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ISBN : 2253191604
Éditeur : Le Livre de Poche (2014)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 215 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà, l'été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée...

Une jeune journaliste, Camille Preak, se rend sur place pour couvrir l'affaire. Elle-même a grandi à ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 05 décembre 2013

    gruz
    Voilà un thriller tout en ambiance, pas de rebondissements à profusion, pas d'agent des forces de l'ordre comme personnage principal, mais une journaliste.
    Comme elle l'utilisera également dans son second roman, le fond de commerce de Gillian Flynn, c'est une violence dans la description de personnages tourmentés et d'une Amérique profonde à la dérive.
    Sur la base d'une enquête classique, qui est même mise en retrait lors d'une bonne partie du bouquin, l'auteur axe l'histoire (écrite à la première personne) sur une "héroïne" écorchée (en sens propre comme au figuré), étalant sa souffrance psychologique tout au long des 300 pages.
    L'histoire de ce drame familial est particulièrement malsaine, d'une violence psychologique inouïe, de nombreux passages font froid dans le dos rien qu'à voir l'état de délabrement mental du personnage et de la société qui l'entoure.
    Les femmes de cette petite ville sont toutes plus ou moins atteinte psychologiquement, du fait d'un désœuvrement et d'une perte des repères. Les hommes quant à eux sont relégués pour la plupart au rang de gentils demeurés.
    Mais rien de simpliste dans cette description. L'analyse psychologique est du force rare, d'une brutalité peu commune, le tout particulièrement bien rendu par l'écriture sèche et précise de l'auteur.
    Un magnifique roman, dérangeant, qui se lit sans temps mort. A ne pas conseiller aux âmes sensibles, la violence des mots nous atteint plus puissamment que les scènes baignant dans le sang d'autres romans.
    Les prémisses de l'œuvre de Flynn, qui est devenu depuis une voix incontournable de ce genre de thrillers qui fait la part belle à la psychologie des personnages.
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    • Livres 4.00/5
    Par michfred, le 27 février 2015

    michfred
    Vous avez aimé l'Epatante Amy de "Apparences" ?
    Vous adorerez l'Admirable Adora et l'Amusante Amma de Sur ma peau!! A moins que vous ne préfériez l'Habile Camille, sa demi-soeur, avec ses mots qui frétillent et sa peau qui vibrille...
    Je vous laisse découvrir les péripéties de ce polar féminin, toxique comme les femmes qui le hantent,et perpétuent syndromes et psychoses dans une filiation maladive dont on a le plus grand mal à rompre la chaîne...
    Camille, l'héroïne, est journaliste, et son patron qui est aussi une sorte de père de substitution, l'envoie enquêter sur de probables crimes en série commis sur de très jeunes filles , retrouvées égorgées et édentées. Cette horreur a pour théâtre une petite ville chic et cancanière du Missouri, Cape West, d'où Camille est native...et comme justement elle ne va pas très bien, Camille, ce retour aux sources pourrait être une sorte de psychanalyse.
    De choc, la psychanalyse.
    La tension, les ragots, le harcèlement, les violences sexuelles en réunion, les relations perverses, l'alcool, la drogue, l'auto-mutilation, le S.M.P. (je vous laisse découvrir de quelle malfaisance il s'agit là) , tous les ingrédients sont réunis pour vous donner l'envie farouche d'une bonne parthénogénèse des familles - non, surtout pas des familles!!!- qui vous évite du même coup d'avoir une mère, un père, une soeur, et toute cette sorte de plaies..
    Encore un mot malheureux, les plaies : ce n'est pas cela qui manque Sur (la) Peau de Camille. Son épiderme - on le découvre progressivement et avec quel art de l'approche, dans ce récit- est un abécédaire ambulant, un palimpseste vivant, un grimoire torturé ...
    Si le suspense n'est pas la qualité première de ce polar psychologique -on devine assez vite les mystères et énigmes auxquels la pauvre Camille frotte sa pauvre peau martyrisée- la tension et le malaise sont garantis!
    Vous ne regarderez plus jamais du même oeil les tendres soins de votre infirmier/infirmière personnel(le), père, mère, soeur, amant(e), conjoint(e)...
    Vive l'automédication et l'homéopathie!
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    • Livres 3.00/5
    Par spleen, le 13 septembre 2014

    spleen
    Premier roman de Gillian Flynn , Sur ma peau est racontée par Camille Preaker, jeune journaliste d'un petit journal de Chicago.
    Elle est envoyée par son chef dans sa ville natale de Wind Gap dans le Missouri pour tenter d'écrire un scoop sur la disparition d'une petite fille qui sera rapidement retrouvée assassinée , ceci quelques mois après le meurtre d'une autre fillette , avec , détail sordide et peu ordinaire , l'extraction des dents chez les deux victimes.
    Camille n'est pas spécialement ravie de revenir sur les lieux où elle a grandi et de se retrouver dans sa famille avec sa mère, Adora , personnage égoïste et dont la fortune et la position sociale renforcent la puissance malfaisante et Amma, sa demi-soeur , une adolescente perverse.
    Elle y rencontre bien sûr ses anciennes camarades, devenues des caricatures de provinciales paumées .
    L'enquête n'est pas l'élément essentiel du roman, c'est le plongeon dans le passé de Camille qui garde sur la peau les séquelles de sa vie antérieure et demeure un être tourmenté , descente aux enfers entrainée par sa mère dont elle cherche en vain l'amour .
    Les descriptions des soirées des ados, l'avilissement du corps de la femme à peine sortie de l'enfance , tout fait froid dans le dos et on cherche en vain une once d'humanité dans cette bourgade américaine, on comprend pourquoi Camille a fui ...
    Tout cela entraine un sentiment de malaise, au delà de la simple intrigue policière .
    Gillian Flynn a un style très efficace pour nous plonger dans cette ambiance nauséabonde, cette sensation vient peu à peu sinon je pense que j'aurai abandonné ce livre avant la fin mais cela gâche tout de même le plaisir du lecteur, il faut le dire ...
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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 25 septembre 2011

    lehane-fan
    Premier roman de Gillian Flynn tres prometteur !
    Camille Preak est desormais une jeune journaliste trentenaire bossant à Chicago . En effet , c'est avec soulagement qu'elle s'est émancipée de sa bonne ville natale de Wind Gap : Missouri , fuyant une adolescence marquée par le déces de sa jeune soeur malade Marian et le désamour de sa mere . Mais son passé chargé de fantomes va tres vite la rattraper lorsque son patron et ami Curry décide de l'y renvoyer afin de couvrir la disparition d'une petite fille , une autre y ayant deja été retrouvée morte l'an passé .
    Sur ma peau présente deja les prémices de ce que sera l'excellent " Les lieux sombres " . L'action y est plutot rare mais Flynn met l'accent sur la psychologie ultra fouillée des personnages qui , il faut bien le dire , sont tout sauf des modeles de normalité . Si tant est qu'un modele de normalité puisse etre défini . Bouquin d'ambiance donc ou les secrets de famille semblent etre un sujet cher à l'auteur , un bon sujet au final .
    Ici , Flynn nous dépeint une petite bourgade typique du Middle West Américain ou la boisson , l'ennui et les regrets semblent etre les seules occupations du coin . Tout le monde connait tout le monde . Tout le monde bave sur tout le monde . La frontiere entre ami et ennemi est souvent ténue .
    Camille va y évoluer tant bien que mal , tentant de faire bonne figure face à une mere ayant fait des rapports conflictuels un mode de vie épanouissant et une demi-soeur - Amma - tenant plus du démon que de l'ange du haut de ses 13 ans. Un passé trouble qui se dévoile peu à peu , des disparitions de fillettes inquiétantes , un climat malsain dans une bourgade paumée font de ce bouquin un bon thriller psychologique meme si l'on est encore loin d'un Ellory . Je passerais volontairement sur l'inévitable et tres dispensable romance entre Camille et Richard le super-flic diligenté pour résoudre cette enquete .Vu , revu , répétitif et énervant .
    La bonne surprise : la psychologie tres poussée des personnages : Une Camille hantée par son passé et devant à nouveau y faire face , une mere castratrice , une demi-soeur qui souffle le chaud et le froid et représentant , à mes yeux , l'un des personnages les plus interessant de ce roman de par son comportement , des habitants chargés de rancoeur et d'amertume...Rien à redire sur les acteurs de ce drame mais là ou le bat blesse , c'est le rythme . Un grand bouquin doit , sans forcément jouer sur la carte du gore , vous tenir continuellement en haleine ; maintenir une certaine tension psychologique a l'instar d'un soufflé qui ne doit jamais retomber hors là , j'ai été parfois agacé par un faux rythme trop souvent récurrent . Ce bouquin épuré de quelques passages ennuyeux et inutiles y aurait gagné en nervosité et intensité . Dernier gros bémol , un final que l'on sent venir à des kilometres malgré une fin à tiroirs plutot astucieuse .
    Sur ma peau , à défaut d'etre un énorme thriller , est un premier polar oppressant et dérangeant plutot réussi et c'est deja pas mal ! le meilleur reste à venir...

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    • Livres 4.00/5
    Par Amnezik666, le 26 novembre 2012

    Amnezik666
    Pour un premier roman on peut dire que l'auteure place la barre haut, elle nous brosse un portrait sans concessions d'une bourgade en apparence paisible mais rongée par les non-dits, les mensonges et l'hypocrisie, où la jalousie peut pousser aux pires extrêmes. Gillian Flynn plonge aussi dans les tréfonds de l'âme de ses personnages, bien sûr celle de Camille est disséquée (d'autant que le récit est à la première personne) mais on perçoit aussi les autres intervenants par le biais de son regard et de son analyse de journaliste sans prétention mais perspicace qui, après avoir voulu oublier le passé dans la douleur, cherche à le noyer dans l'alcool.
    Cet aspect psychologique se greffe parfaitement à l'intrigue à proprement parler ; même si le rythme n'est pas forcément haletant l'ambiance reste pesante, de même on ne peut pas vraiment dire que l'intrigue connaisse moult rebondissements mais elle parvient à nous scotcher au bouquin. J'ai dévoré le bouquin le temps d'un weekend (et encore sans forcer le rythme).

    Lien : http://amnezik666.wordpress.com/2012/11/26/bouquins-gillian-flynn-su..
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Citations et extraits

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  • Par yslas, le 18 avril 2015

    J'ai vidé, pièce par pièce, tout le contenu de la maison de poupée - la réplique de mon lit à colonnes, de la méridienne d'Amma, de la causeuse jaune citron. Et une fois que j'ai eu flanqué par terre la réplique du lourd baldaquin en cuivre de ma mère, et détruit celle de sa table de toilette, l'une de nous a poussé un hurlement. Ou peut-être toutes les deux ensemble. le sol de la chambre de ma mère. la sublime mosaïque en ivoire. Dupliquée avec des dents humaines. Cinquante-six petites dents, bien propres et blanchies à l'eau de Javel, étincelantes.
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  • Par yslas, le 17 avril 2015

    "Je crois que j'ai enfin compris pourquoi je ne t'aime pas", a-t-elle lâché.
    Qu'elle ne m'aimait, je le savais - mais jamais je ne l'avais entendue l'admettre aussi ouvertement. J'ai essayé de me dire que j'étais intriguée, tel un scientifique sur le point de faire une découverte, mais ma gorge s'est nouée et j'ai dû me concentrer pour continuer à respirer.
    "Tu me rappelles ma mère, Joya. froide, distante, et tellement suffisante. Ma mère, elle non plus, ne m'a jamais aimé. Et si vous, les filles, vous ne m'aimez pas, ne comptez pas sur moi pour le faire."
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  • Par yslas, le 16 avril 2015

    Elle m'a tendu une petite enveloppe carrée en papier fantaisie, en m'invitant à faire attention en l'ouvrant. A l'intérieur : un joint, soigneusement roulé.
    "C'est mieux que cette vodka que tu bois, s'est-elle machinalement défendue. Tu bois beaucoup. Ça,c'est mieux. Ça ne te rendra pas aussi triste.
    - Amma, franchement...
    - Tu peux me remontrer tes entailles?" Elle souriait avec timidité.
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  • Par yslas, le 15 avril 2015

    Elle ne m'avait jamais raconté comment elle avait rencontré Alan. Ce que je savais de leur histoire, je l'avais appris par d'autres. On n'encourage pas les questions, elles sont considérées comme de l'indiscrétion. Je me souviens du choc que j'avais éprouvé en entendant ma camarade de chambre, à la fac, discuter au téléphone avec sa mère : ce luxe de menus détails, cette absence de censure - ça me semblait décadent. Elle racontait des anecdotes sans intérêt.
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  • Par verobleue, le 12 avril 2011

    Je me coupe, voyez-vous. Je me taillade la peau. Je l'incise. Je la creuse. Je la troue. Je suis un cas très particulier. Je n'agis pas ainsi sans raison : ma peau hurle. Elle est couverte de mots - cuire, bonbon, minou, boucles -, comme si un élève de cours préparatoire avait appris à écrire sur ma chair avec un canif. Parfois - parfois seulement - j'éclate de rire. Quand je sors de la baignoire et que, du coin de l'oeil, j'aperçois sur le flan d'un mollet ; "babydoll". Quand j'enfile un pull et que soudain, "nocive" flashe sur mon poignet. Pourquoi ces mots-là en particulier? Des milliers d'heures de thérapie ont inspiré quelques idées à de brillants cliniciens. Il s'agit souvent de mots à connotation féminine. Ou bien négative. J'ai gravé sur ma peau un certain nombre de synonymes pour "anxieux" : onze en tout. Tout ce que je sais, c'est que, sur le moment, c'était crucial de voir ces lettres sur moi - et pas simplement de les voir, mais de les sentir, aussi. Comme cette brûlure sur ma hanche gauche : jupon.
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Bande annonce du film Dark Places d'après le roman "Les lieux sombres" de Gillian Flynn








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