ISBN : 2070126412
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 982 notes) Ajouter à mes livres
Nathalie et François sont heureux, ils s'aiment et semblent avoir la vie devant eux...
Mais, un jour, la belle mécanique s'enraye. François décède brutalement.
Veuve éplorée, le cœur de Nathalie devient une forteresse où même les plus grands séducteurs von... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Reka, le 19 mars 2011

    Reka
    Précepte premier : ne pas lire la quatrième de couverture(*) de ce fichu bouquin.
    (*) « François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu'un jus ça serait bien. Oui, un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. le jus d'abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse…
    – Je vais prendre un jus… Un jus d'abricot, je crois, répondit Nathalie.
    Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »
    On s'attend à un roman doux et sucré comme une petite friandise ou un jus d'abricot. On s'attend à une rencontre, à un rapprochement, à une explosion de couleurs. Hein oui? Eh ben non.
    Que je vous raconte – en septante pages, pas plus – l'amorce de ce bouquin :
    [SPOIL] François rencontre Nathalie au détour d'une rue, ils vont boire un verre (p. 11). Puis ils se marient (p. 20). Au bout de sept années de parfaite harmonie, François décède à la suite d'un accident (p. 36). Nathalie est éplorée. Séduit en secret depuis leur rencontre, Charles, son patron, profite du chagrin et de la vulnérabilité de cette dernière pour tenter une approche (p. 50). Après avoir refusé explicitement ses avances (p. 60), Nathalie va s'intéresser à un collègue de travail discret et ordinaire répondant au nom de Markus (p. 74)… [/SPOIL]
    Dans ce roman, David Foenkinos entend sans doute déjouer les tristes désillusions qui envahissent l'esprit de toute personne essuyant un deuil : celui de l'être aimé. La délicatesse aborde avec humour et légèreté la faisabilité d'un renouveau, principalement amoureux.
    Ne nous y méprenons pas. A moins d'être d'un optimisme grotesque, ce roman n'a rien de thérapeutique. La rapidité à laquelle se font les choses a d'ailleurs de quoi provoquer en l'individu concerné (mais pas seulement) quelques effets indésirables. La nausée et les vomissements, par exemple.
    Les chapitres sont courts et entrecoupés de petites annotations / chansons / dictons / citations / commentaires qui aèrent la lecture ou bouchent les trous, c'est selon (personnellement, j'ai trouvé ces petites additions passablement lourdingues) ; le roman est parsemé de notes de bas de page où est distillé une espèce d'humour gentil et propret – cuicui-, les enchaînements et la progression de l'intrigue sont ultra-rapides et la psychologie des personnages est par conséquent d'une platitude abominable (quand Foenkinos aurait-il pu trouver le temps de donner chair à ses Monsieur-Madame avec cette fulgurante succession des faits, je vous le demande?).
    En conclusion, l'excès de légèreté nuit gravement à la substance.
    J'ai trouvé le contenu de ce roman si futile, risible et harassant que je l'ai abandonné à mi-chemin et ne comprends pas ce qui lui a valu ce torrent de prix littéraires.

    Lien : http://marecages.be/?p=3515
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    Critique de qualité ? (41 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par mariech, le 12 avril 2012

    mariech
    Peut - on encore aimer après un grand amour , peut-on ressentir de l'attirance pour quelqu'un d'insignifiant , de terne , qu'on n'aurait pas remarqué au premier abord ?
    Voilà les questions que nous pose l'auteur avec un style bien à lui , original .
    David Foekinos jongle avec nos émotions , nos contradictions , nos paradoxes .
    Il sait qu'une femme peut tomber amoureuse d'un homme qui ne lui plait pas physiquement mais qui va l'émouvoir ; la toucher par son côté différent des autres , un homme qui comprend intuitivivement beaucoup de choses , qui ne croit pas à sa chance .
    J'ai aimé ce tournant dans le roman , ce qui paraît invraisemblable mais qui arrive car une jolie femme intelligente peut avoir des sentiments pour cet homme , le jeune Markus que personne ne voyait ou dont on se moquait .
    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre et puis me suis laissée emporter par le style qui a quelque chose d'innovant , je comprends que les avis soient si différents .
    Et peut-être que j'ai été influencée par la personne qui m'a prêté le livre , c'est une toute jeune femme que j'apprécie beaucoup et ce livre est un de ses coups de coeur , j'ai essayé de lire ce livre à travers son regard . Merci à A. qui m'a permis cette lecture .
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    Critique de qualité ? (39 votes positifs)
  • Par Aela, le 22 janvier 2012

    Aela
    Franchement je n'ai pas bien compris l'engouement qu'a suscité ce livre.
    Le sujet est distrayant, le style est bien enlevé mais je n'ai pu m'empêcher de ressentir un immense "creux" après la lecture de ce livre.
    Pour de multiples raisons: la maigreur du sujet, la superficialité des rapports humains évoqués ici, une vision de l'entreprise très déconnectée du réel, des rapports sociaux dans l'entreprise décrits ici d'une manière complètement surréaliste.. entre autres...
    Voilà en gros de quoi il s'agit: une jeune femme est recrutée dans une entreprise suédoise par un patron français. Celui-ci se sent dès le début irrémédiablement attiré par cette jeune femme.
    Il se tient néanmoins tranquille jusqu'à ce que la pauvre dame perde son mari dans un accident stupide, renversé par la camionnette d'une fleuriste partie livrer des fleurs pour le compte d'un monsieur qui voulait faire une demande de mariage à sa douce amie... Cet accident va rendre veuve la pauvre Nathalie héroïne du livre et le monsieur remettra sa demande à plus tard devant ce funeste présage..
    Ensuite tout semble tiré par les cheveux: le patron harcèle Nathalie, on semble loin de toute réglementation en la matière!
    Le monde de l'entreprise est décrit comme un monde où les démêlés sentimentaux ont plus d'importance que les enjeux économiques; les harceleurs peuvent embrasser à pleine bouche des salariés, sans crainte de procès pour harcèlement!! Etonnant, surréaliste!! et franchement, heureusement que les choses ne se passent pas comme cela dans la réalité!
    J'allais oublier les poncifs qui s'égrènent dans ce récit, par exemple les nombreux clichés sur la Suède et les Suédois.
    J'ai vécu et travaillé dans ce pays, et franchement pour moi la Suède c'est autre chose..
    Peut-être devrait-on conseiller à M.Foenkinos de voyager un peu: un stage en entreprise en Suède peut-être? pour mieux savoir de quoi on parle.
    En tout cas, un livre "facile " comme celui-ci a sans doute l'intérêt d'encourager les vocations à l'écriture: moins de complexes à écrire après cela..
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    Critique de qualité ? (33 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par missmolko1, le 28 février 2012

    missmolko1
    Un très bon moment de lecture avec ce roman que l'on m'a offert et qui porte très bien son nom. Un livre plein de pudeur qui traite un sujet difficile, peut-on encore tomber amoureuse alors qu'on a perdu l'homme de sa vie?
    Les personnages sont attachants et l'on fait un petit bout de chemin avec eux, le tout sur fond de poésie et rythmé par une écriture très belle (je pense que même sans avoir ouvert ce roman, on peut le constater avec les 181 citations relevées pour ce livre).
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    Critique de qualité ? (36 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Skorpionnan, le 20 mai 2011

    Skorpionnan
    Lecture croisée en 3 parties en compagnie de Noursette (voir sa critique)
    Cette première partie m'a enchanté. C'est un cocktail pétillant et frais.
    Tout y est juste et touchant. La rencontre entre François et Nathalie est superbement décrite, tous deux ébahis et incrédules devant l'évidence de l'autre. Leur vie commune est irisée de moments de bonheur et de complicité partagée, au point qu'ils se sentent presque coupables d'être si heureux.
    La mort de François frappe brutale et inattendue. le chagrin et le deuil de Nathalie sont sobres mais prenants. Elle se retrouve dans cet état d'esprit qui est le mien en période de lassitude et dont j'ai particulièrement apprécié la description : elle suit le monde comme un spectacle, elle n'est que la spectatrice et l'actrice forcée d'un spectacle qui n'a pas été écrit pour elle. Sensation oh combien véridique et angoissante.
    Les chapitres sont courts. Certains d'entre eux ne comportent que quelques mots, une information, une donnée qui ancre le récit dans la réalité et en même temps le distancie un peu comme si tout cela n'était pas le plus important. Les éléments constitutifs de l'histoire bénéficient de chapitre plus étoffés, et le rythme du langage s'accorde alors au sentiment dégagé par l'instant vécu.
    Il y a un humour bien venu, comme la scène du bar ou bien le laïus sur le suédois originaire de Uppsala : "Même le nom de cette ville sonne comme une excuse". La fantaisie et la joie sont présents, la tristesse aussi.
    Tout cela baigne dans un élan de vie réjouissant et véridique, touche et sonne juste.
    J'ai hâte de lire la suite...
    Seconde partie
    Ici encore les sentiments sont finement peints. Nathalie, coupable de ce baiser incongru, se laisse courtiser par Markus. Mais Markus n'est que maladresse et émotion. Il va même jusqu'à repousser Nathalie lorsqu'il se rend compte que cette relation est trop belle pour être vraie et qu'il ne pourra qu'être blessé. Mais "On ne devrait faire l'économie d'une douleur potentielle".(p 137) Il s'engage donc doucement et sa candeur et ses sentiments émeuvent Nathalie. Il est particulièrement touchant et attachant, passant des moments de gloire euphorique au désespoir l'espace d'un regard.
    Il y a moins d'humour dans cette partie. On est en effet dans les atermoiements de la séduction sincère et inquiète. L'entreprise dans laquelle évoluent les personnages est également un milieu assez rude et en tous les cas intimement perfide..
    Bien que les chapitres restent assez courts, le style de l'auteur s'affirme plus solide. le soliloques inquiets et fiévreux de Markus, les délires du Boss ou l'étonnement heureux de Nathalie appellent à des développements plus longs. Tout sonne toujours aussi juste.
    Une pointe d'inquiétude en plus : le boss, les collègues jaloux, vont ils ruiner cette idylle qui ressemble de plus en plus à un véritable amour?
     Troisième et dernière partie

    Le livre continue sur le même ton. Toujours intime, drôle et frais. Mais tout s'accélère comme si cette fin n'était qu'accessoire au regard de tout ce qui s'est passé avant.
    J'ai quand même apprécié tout particulièrement quelques passages que je me permets de citer.
    Markus se rend compte petit à petit que son amour pour Nathalie n'est pas une fleur fraichement éclose mais que même sans le savoir, il en a toujours été amoureux. Cela marque ses sentiments dans la continuité et la solidité: "Chaque jour près d'elle avait été la conquête immense mais sournoise d'un véritable empire du coeur"(p172)
    Nathalie elle se rend également compte que cette amourette a largement dépassé les limites qu'elles s'était posées :" Elle trahissait son trouble. Ce trouble qu'elle était incapable de définir. le Larousse s'arrête là où commence le coeur".(p179)
    Mais l'envie et la mesquinerie qui les entourent les mettent sur la défensive et ils finissent par douter " le sentiment amoureux est le plus culpabilisant . On peut penser alors que toutes les plaies de l'autre viennent de soi" (p183)
    Leur réponse à cette animosité sera la même , chacun de leur côté, le refus et la fuite. C'est cette fuite qui les rapprochera défintivement.
    On retrouve toutes les qualités déjà citées, inutile de les répéter. Cette fin m'a paru bien trop rapide. Mais ce livre est tellement agréable à lire, leur bonheur si communicatif, que l'on a qu'une envie : leur demander de nous laisser rester encore un peu.
    Conclusion
    Un livre plein de fraîcheur et d'humour. Des personnages humains, imparfaits et attachants remplis de délicatesse. Nathalie est convalescente, Markus a mis son armure, mais tous deux se trouvent dans l'autre.
    Un style fluide tout entier aux sentiments, quels qu'ils soient. Une belle histoire que l'on vit avec ravissement. Un vrai bonheur. J'aurais pu continuer ce voyage coeur à coeur encore longtemps.
    Ma note: 17/20
    pour lire la lecture croisée:
    http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/179-delicatesse-lc-noursette
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    Zélateurs et détracteurs de David Foenkinos s’accordent sur un point : sa légèreté. Les premiers y voient une vertu rare, permettant à l’auteur de naviguer ma... > lire la suite

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Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 02 septembre 2011
    Foenkinos a réussi une mission impossible: faire sourire et réfléchir avec un roman sentimental. Ses dialogues, comme les situations, sont savoureux… et délicats. A lire et à offrir.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeFigaro , le 18 juin 2011
    Inutile de résister : cette plume qui s'immisce dans les méandres des coeurs vous touchera avec la justesse d'une flèche de Cupidon.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par marysedepe81, le 23 mai 2012

    Fébrile, fragile par moments, Markus avait une certaine force. Une sorte de stabilité, du calme. Quelque chose qui permet de ne pas mettre en danger les jours. A quoi bon s'exciter quand tout est absurde? Se disait-il parfois, sûrement trop nourri à la lecture de Cioran. La vie peut être belle quand on sait l'inconvenient d'être né.
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  • Par marysedepe81, le 23 mai 2012

    On se doit d'être festif à un mariage. Il y a une hiérarchie de l'obligation de la joie, et le mariage est au sommet de cette pyramide. Il faut sourire, il faut danser et, plus tard, il faut pousser les vieux à aller se coucher.
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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    Etonnant comme parfois on prend des résolutions, on se dit que tout sera ainsi dorénavant, et il suffit d'un mouvement infime des lèvres pour casser l'assurance d'une certitude qui paraissait éternelle. Toute la volonté Markus venait de s'effondrer devant l'évidence, celle du visage de Nathalie.
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  • Par malimor1, le 18 mai 2012

    Personne n'entend ceux qui disent vouloir être seuls. La volonté de solitude, c'est forcément une pulsion morbide
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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    C'était lui le patron. C'était lui qui décidait du montant des tickets-restaurants, ce n'est pas rien quand même. Non vraiment, il devait se ressaisir [...] On n'en finit jamais de nos passions.
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