ISBN : 2259212328
Éditeur : Plon (2010)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Après une enfance mouvementée, une plongée précoce dans l'immense célébrité, la rencontre décisive avec Yoko Ono, des années d'errance et de drogue, John Lennon a décidé d'interrompre sa carrière en 1975, à l'âge de 35 ans, pour s'occuper de son fils Sean. Pendant cinq ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (11)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par colimasson, le 31 juillet 2011

    colimasson
    Avant de lire ce livre, Les Beatles m'étaient plutôt étrangers… Certaines de leurs chansons me plaisent mais sont loin de déclencher ma passion. Quant aux autres, je les ai déjà oubliées. Pour ce qui est de John Lennon, le mystère est encore plus grand… Encore plus inconnu pour moi que le groupe auquel il a largement contribué.
    Heureusement, avec Foenkinos, les lacunes sur le sujet ne sont pas un problème insurmontable à la lecture. On peut ouvrir Lennon sans rien connaître du personnage, et on peut même se permettre l'hérésie de se lancer dans cette lecture sans jamais avoir écouté une des chansons du groupe (même si c'est toujours un avantage pour comprendre les quelques paragraphes dans lesquels Lennon règle son compte à certaines chansons qui ont fait le succès du groupe –et je pense tout particulièrement à Yesterday) :
    « Il y avait toujours un con pour me dire qu'il adorait plus que tout Yesterday. Je ne disais rien, mais bon, j'en ai rien à foutre de cette chanson. Elle est de Paul. Elle est complètement Paul. J'ai dîné tellement de fois ans des restaurants où les musiciens du coin se mettaient à jouer Yesterday pour me faire plaisir. Faut être vraiment con pour croire que ça pourrait me mettre en joie. »
    Ici, il est question de musique, bien sûr, mais celle-ci ne se résume pas simplement à la création d'une harmonie de notes et de sons visant uniquement à l'élaboration d'une chanson. Avec toute l'honnêteté que l'on est en droit d'exiger lorsqu'on lit les confessions d'un homme à son psychiatre, on comprend rapidement que la création musicale n'est qu'un moyen pour combler le déficit sentimental accumulé par John depuis son enfance. le succès, l'admiration, le sentiment d'appartenance à un groupe… quoi de mieux en effet pour pallier momentanément à un sentiment de solitude et d'abandon ?
    « Je me sens seul, et c'est de cette solitude-là que tout a découlé. C'est pour ça que les Beatles ont marché. le socle du groupe, c'est ma solitude. Ma nécessité de vivre avec eux pour survivre. »
    Pour autant, Foenkinos ne donne pas à Lennon le ton apitoyé d'un homme qui cherche à régler ses comptes avec son passé en désignant des coupables. On a plutôt l'impression de l'entendre raconter simplement sa vie, uniquement pour lui permettre de réaliser le chemin parcouru depuis son enfance solitaire.
    Les anecdotes s'enchaînent les unes après les autres, chaque séance chez le psychiatre s'attardant plus particulièrement sur un évènement bouleversant de son existence : l'enfance chez Mimi, puis le bref retour chez sa mère, l'ennui, la formation du premier groupe, les premiers concerts, la première copine, la folie des Beatles, le coup de foudre avec Yoko Ono, la séparation. La fin, bien sûr, Lennon ne la connaît pas encore, et elle fera simplement l'objet d'un épilogue.
    Faut-il croire ou non à toutes les élucubrations de Foenkinos au sujet de la vie de Lennon ? Ou est la part de vérité, ou est la part de digression littéraire ? Même si Foenkinos semble vouer beaucoup d'admiration à Lennon, il ne perd jamais son regard critique et permet au lecteur de réfléchir en même temps que lui. Cette biographie romancée, véritable plaisir de lecture, ne pouvait aller plus directement au cœur de son sujet qu'en plaçant le lecteur dans la peau de son psychiatre. Et le résultat me paraît très réussi.
    (Après ça, j'ai essayé de réécouter des albums des Beatles mais la magie n'a malheureusement pas opéré… Je resterai toujours réfractaire il me semble !)

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-lennon-2010-de-david-foenkin..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par angelita.manchado, le 12 mai 2012

    angelita.manchado
    Résumé copié sur Fnac.com . Après une enfance terrible, une plongée précoce dans l'immense célébrité, sa rencontre décisive avec Yoko Ono, des années d'errance et de drogue, John Lennon a décidé d'interrompre sa carrière en 1975, à l'âge de 35 ans, pour s'occuper de son fils Sean. Pendant cinq années, à New York, il s'est retiré de la vie médiatique et n'a pas sorti d'album. C'est durant cette période qu'il a pris le temps de réfléchir à la folie de son parcours. Jusqu'à ce que le fil de son existence soit brutalement interrompu, le 8 décembre 1980, jour de son assassinat par un déséquilibré.
    Imaginant les confessions du créateur des Beatles et s'emparant d'une période méconnue de sa vie, David Foenkinos dresse un portrait intime et inédit de John Lennon.
    Ce livre m'a déstabilisé parce que je ne sais pas quelle est la part de vrai ou la part de faux. En tous les cas, on peut dire que l'auteur a réussi à relater la vie de Lennon, mais quelle est la part de vérité là dedans.
    Je connais pour ainsi dire le personnage de John Lennon pour ce que j'en ai pu lire par ci, par là. Mais je n'ai jamais été une fan des Beatles. Je suis plutôt une Rolling Stones. Car eux, au moins, ils montraient leur folie et n'ont jamais caché qu'ils étaient drogués. Pourtant ce que raconte le livre est une toute autre histoire. Defoncés du matin au soir et inversement.
    Donc ce livre nous retrace 18 séances avec une psy. On apprend l'enfance, la jeunesse de Lennon, l'absence du père, le désintérêt de la mère. Pourtant Lennon sera toujours à la recherche de la mère. Il y a ses débuts en tant que musicien et le triomphe des Beatles jusqu'à l'explosion finale. Yoko Ono, responsable de cette rupture ? Oui et non, personne ne l'aimait mais la rencontre entre les 2 a été une révélation pour Lennon.
    Je ne vais pas en dire plus car pour ceux qui ne connaissent pas la vie de Lennon, ce serait ôter toute saveur et pour les autres, ils ne seraient pas forcément d'accord.
    L'auteur s'attache à nous présenter un artiste, une célébrité dans tout son génie, mais aussi sa laideur, sa noirceur, sa violence et son sentiment d'être unique et Dieu.
    Je comprends très bien que l'on puisse être fan de John, presque se l'approprier. Mais si j'en ai appris plus, je n'ai pas été happée par le personnage, comme peut l'être l'auteur. Il a pourtant souffert. Comme tous les grands, il était solitaire, avait peur du bonheur, n'a jamais été heureux. L'auteur s'est donc laissé tenter de nous montrer ce qui a joué dans la noirceur du personnage. Lennon n'est pas un personnage solaire mais torturé.
    Je ne sais pas si l'auteur n'a fait que retranscrire des séances. Ca n'a pas l'air le cas puisqu'il a fait une introduction. J'estime qu'il y a une part de vrai dans tout ça, dans tout ce qui est écrit. C'est donc son interprétation sur la vie d'un artiste qu'il continue d'aimer.
    Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce livre. Mais je ne l'ai pas adoré non plus. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Cela ne veut pas dire que je ne lirai rien d'autre de David Foenkinos.
    Et pour finir ce chiffre 9 qui a toujours fait partie de la vie de Lennon du début à la fin.

    Lien : http://angelitamblog.com/2012/05/12/lennon-de-david-foenkinos/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 02 janvier 2012

    carre
    Une belle surprise que cette bio de "Lennon" par Foenkinos, imaginant les confidences de Lennon jusqu'a la veille de son assassinat, Foenkinos se démarque en choisissant de montrer la star planétaire sous le côté intime.
    Le succés, la Beatlemania, mais aussi le côté mauvais garçon de Lennon, la renconte avec Ono puis le retrait en forme de rédemption, Foenkinos raconte avec sincérité sans omettre les mauvais côtés de la personnalité de Lennon.
    Mais la rencontre avec Yoko Ono sera celle de la sagesse et de la tolérance.
    Emouvant et formidablement vivant. Lennon for ever.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Pachy, le 16 mai 2011

    Pachy
    Voici une biographie de Lennon un peu différente d'une biographie classique (chronologique). Mais en fait ce serait plutôt une autobiographie puisqu'il fait parler Lennon lui-même. David Foenkinos est sûrement passionné par les Beatles et Lennon. Il utilise les cinq années où John Lennon a vécu aux États-Unis avec Yoko Ono et leur fils, Sean, pour raconter des séances d'analyse. Les séances ne sont pas régulières : parfois le couple est au Japon, ou bien Lennon ne ressent pas le besoin de s'épancher.

    Une biographie qui tombe bien en cet automne 2010 puisque Lennon aurait eu 60 ans le 9 octobre et que cela fera 30 ans qu'il a été assassiné (8 décembre 1980 à New York).
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Katherine, le 20 novembre 2010

    Katherine
    Lennon est un roman biographique de David Foenkinos paru le 21 octobre 2010 aux éditions Plon (236 pages, 18 €, ISBN 978-2-259-21232-8). CoupCoeur2010.png

    Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce livre passionnant.

    David Foenkinos est né en 1974 à Paris et il a étudié à la Sorbonne. Il est passionné de jazz et a été professeur de guitare.
    Du même auteur : Inversion de l'idiotie : De l'influence de deux Polonais (2001, prix François Mauriac), Entre les oreilles (2002), Le Potentiel érotique de ma Femme (2004, prix Roger Nimier), En cas de bonheur (2005), Les cœurs autonomes (2006), Qui se souvient de David Foenkinos ? (2007, prix Giono), Nos séparations (2008), La délicatesse (2009, prix des Dunes).
    Le blog de David Foenkinos sur Livres Hebdo (plus trop mis à jour).

    Voici une biographie de Lennon un peu différente d'une biographie classique (chronologique). David Foenkinos est sûrement passionné par les Beatles et Lennon. Il utilise les cinq années où John Lennon a vécu aux États-Unis avec Yoko Ono et leur fils, Sean, pour raconter des séances d'analyse. Les séances ne sont pas régulières : parfois le couple est au Japon, ou bien Lennon ne ressent pas le besoin de s'épancher.

    Une biographie qui tombe bien en cet automne 2010 puisque Lennon aurait eu 60 ans le 9 octobre et que cela fera 30 ans qu'il a été assassiné (8 décembre 1980 à New York).
    [...]

    Lien : http://laculturesepartage.over-blog.com/article-lennon-de-david-foen..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (39)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Rion69, le 15 mai 2012

    C’est surement dans ces orgies qu’est né en moi le fantasme absolu d’une femme qui anéantirait de sa puissance toutes les autres femmes. Une femme qui dominerait mes désirs par un amour suprême. Une femme qui deviendrait la seule et l’unique. J’ai vue des filles drôles, piquantes, étonnantes, mais elles se mélangeaient toutes dans une multitude qui prenait l’allure du rien. Avec cette consommation excessive du néant, j’allais accumuler la frustration nécessaire qui ferait l’apparition de Yoko un ravage.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par MissAlfie, le 19 avril 2012

    Nous n'étions plus des hommes. Nous étions les Beatles. Ce qu'on a vécu ensemble allait forcément nous lier pour toujours. Qui pourrait me comprendre à part les trois autres Qui d'autre allait vivre de l'intérieur la Beatlemania ? Nous étions comme les quatre passagers d'une mission spatiale, les seuls hommes à avoir marché sur la lune de la notoriété.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par colimasson, le 31 juillet 2011

    On était quatre garçons dans le vent, mais c'était un vent glacial. Je criais au secours, et les gens applaudissaient. J'étais une bête apeurée. Je me sentais si fragile, j'avais l'impression que tout le monde allait me fuir. J'avais des visions de gens prenant des trains et des avions pour aller le plus loin possible de moi. J'ai toujours ressenti ça. J'ai chanté si souvent que je ne voulais pas qu'on me laisse tomber. Et même avec vous, je vais essayer d'être drôle, de vous séduire un peu, de faire en sorte que vous m'aimiez pour ne pas foutre le camp. Je sais c'est facile, c'est lié à mes parents. Ils se sont barrés quand j'étais petit. Pas besoin d'une longue séance pour comprendre ma vie, c'est une tentative incessante de prouver au monde que je vaux quelque chose. Mais bon...si mes parents étaient restés, que se serait-il passé? J'aurais peut-être été heureux. Et je serais devenu dentiste.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Lowra, le 18 avril 2012

    Est-ce que sans la drogue je serais passé de Love me do à I am the Walrus ? Je ne pas pas. Peut-être que tout était là, en moi. Et que me soûler à l'eau aurait tout autant fait l'affaire. Je ne peux pas le savoir. Personne ne peut faire marche arrière dans mes veines. p.16
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Katherine, le 20 novembre 2010

    Quand je pense qu'à ce moment-là, tout le monde cherchait à nous opposer aux Stones. Comme quoi on était les gentils et eux les méchants. Quelle connerie. D'abord on était potes, on leur avait même écrit des chansons. Et puis j'étais cent fois plus violent que Mick. […]. Mais ils ont passé leur temps à nous copier. […]. Les seuls avec qui on a vraiment rivalisé, ce sont les Beach Boys. […]. (pages 131-132)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Lennon par :

  • Mail
  • Blog

Lire un extrait

> voir plus

Lecteurs (42)

> voir plus

Quiz