Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2259212328
Éditeur : Plon (2010)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après une enfance mouvementée, une plongée précoce dans l'immense célébrité, la rencontre décisive avec Yoko Ono, des années d'errance et de drogue, John Lennon a décidé d'interrompre sa carrière en 1975, à l'âge de 35 ans, pour s'occuper de son fils Sean. Pendant cinq ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (23)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 06 mars 2013

    Dionysos89
    Comme son idole en 1971, David Foenkinos « imagine ». Il imagine un témoignage poignant de John Lennon sous forme de séances chez le psy au cours des cinq années où celui-ci s'est retiré de la vie médiatique et où il n'a produit aucun nouvel album.
    Après une brève introduction pour mettre en place le contexte, on voit rapidement se mettre en place, par l'intermédiaire de David Foenkinos, un John Lennon à fleur de peau qui enchaîne les déclarations sur toutes les meurtrissures qui jalonnent sa vie : comment ne pas être bouleversé par ce témoignage sur des thèmes comme l'angoisse parentale, la maltraitance ou bien le mal-être enfantin ? Ici, on découvre un héros incompris (que, personnellement, je n'ai pas connu de son vivant, ce qui fausse peut-être un peu le jugement sur ces années qui deviennent lointaines) qui a dû constamment faire face à la folie de la célébrité planétaire et également à sa propre folie dévastatrice. Car, en contrepartie, ces séances de psychanalyse à une voix montrent un Lennon hautain, violent et immonde par moment, il faut bien le dire.
    Dans ce portrait à sens multiples, l'auteur réussit à ne pas tomber dans l'œuvre du fan de la toute première heure qu'il est pourtant (grâce à l'usage du "je" sûrement, qui lui permet de s'immerger différemment dans la tête de l'artiste), puisque non content de nous offrir plusieurs points de vue contradictoires sur la vie de cette icône quasi immortelle (rappelons-nous que John Lennon fait l'objet de commémoration tous les 8 décembre à New York), il expose d'une manière systématique, mais agréable, sa grande connaissance des détails de la vie des Beatles. Une biographie toute particulière que ce simple « Lennon », aussi vivante et touchante que triste et implacable.
    Avec ce roman biographique, je découvre David Foenkinos qu'on me décrit comme un grand auteur (merci pour le conseil de lecture, Carré !) et qui, il me semble, joue sur le sentiment (en tout cas, ses titres La délicatesse ou Les Souvenirs sonnent comme tels). C'est un plaisir qu'il faudra désormais renouveler.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          3 56         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 11 juin 2012

    ph_hugot
    lorsque j'ai appris que l'écrivain David Foenkinos avait publié une fiction autour de John Lennon, je me suis dit que des deux artistes, il y en avait un que je connaissais beaucoup plus que l'autre, et ce n'etait pas, contrairement à la majorité des gens, l'auteur d'Imagine. Car je vous ai déja dit plusieurs fois le bien que je pensais de l'écrivain - et cinéaste Foenkinos, et j'avais donc envie de faire d'une pierre deux coups: continuer à lire son oeuvre et en savoir plus sur le leader de ce groupe que j'avais tant dédaigné.
    En 1975, à l'âge de 35 ans, John Lennon décide de mettre un terme à sa carrière d'artiste afin de s'occuper de son jeune fils Sean. Pendant cinq années, il s'est retiré de la vie médiatique et n'a sorti aucun album. David Foenkinos entre alors en scène et imagine un témoignage inédit du leader des Beatles. Lennon en profite alors pour revenir sur son incroyable carrière et pour suivre plusieurs hypothétiques séances de psychanalyse. Ces séances lui donnent l'occasion de s'exprimer librement sur la terrible enfance qu'il a vécue, sur sa célébrité précoce, sur ses années d'errances, de solitude totale qui l'a conduit à la drogue, sur sa vie avec Yoko Ono… Son existence- et ses confessions- seront interrompues le 8 décembre 1980, jour de son assassinat par un déséquilibré.
    Au début de ma lecture du roman, j'avoue avoir un peu tiqué : je trouvais le procédé d'une part, déjà utilisé par Michel Schneider dans son très réussi Marylin dernière séances ( sauf que Marylin avait vraiment suivi des séances d'analyse, contrairement à celles de Lennon purement fantasmées) et surtout, qui sentait un peu l'artifice et la facilité: à chaque séance, Lennon raconte l'histoire là où il l'avait laissé la dernière fois, et on sait tous que les séances de psy (notamment pour tout ceux qui ont suivi la superbe série En Analyse) sont tout sauf linéaires et chronologiques.
    Mais rapidement, j'ai vite vaincu mes réticences et j'ai été convaincu par ces ces confessions qui prennent un tour inédit et personnel, sans que l'on puisse accuser son scribe de violer sa pensée ou sa parole. En effet Foenkinos, qui dans plusieurs de ses précédents ouvrages, avait laissé transparaitre sa passion pour Lennon, sa vie, son oeuvre, connait son sujet sur le bout des doigts, mais n'en demeure pas moins parfois critique sur son idole.
    Du coup, le récit, jamais hagiographique, laisse transparaitre les failles et la grande humanité de Lennon, qui a quand même connu une enfance et une adolescence partciulièrement tourmentée. Et la dernière partie, sur sa période, (un peu) plus sereine avec le grand amour de sa vie Yoko Ono, est assez bouleversante.
    Bref, l'exercice, périlleux au départ, s'avère être in fine extremement réussi, grâce avant tout au brio de l'auteur et à l'incroyable matière qu'il possédait.


    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2012/06/11/24373310.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par colimasson, le 31 juillet 2011

    colimasson
    Avant de lire ce livre, Les Beatles m'étaient plutôt étrangers… Certaines de leurs chansons me plaisent mais sont loin de déclencher ma passion. Quant aux autres, je les ai déjà oubliées. Pour ce qui est de John Lennon, le mystère est encore plus grand… Encore plus inconnu pour moi que le groupe auquel il a largement contribué.
    Heureusement, avec Foenkinos, les lacunes sur le sujet ne sont pas un problème insurmontable à la lecture. On peut ouvrir Lennon sans rien connaître du personnage, et on peut même se permettre l'hérésie de se lancer dans cette lecture sans jamais avoir écouté une des chansons du groupe (même si c'est toujours un avantage pour comprendre les quelques paragraphes dans lesquels Lennon règle son compte à certaines chansons qui ont fait le succès du groupe –et je pense tout particulièrement à Yesterday) :
    « Il y avait toujours un con pour me dire qu'il adorait plus que tout Yesterday. Je ne disais rien, mais bon, j'en ai rien à foutre de cette chanson. Elle est de Paul. Elle est complètement Paul. J'ai dîné tellement de fois ans des restaurants où les musiciens du coin se mettaient à jouer Yesterday pour me faire plaisir. Faut être vraiment con pour croire que ça pourrait me mettre en joie. »
    Ici, il est question de musique, bien sûr, mais celle-ci ne se résume pas simplement à la création d'une harmonie de notes et de sons visant uniquement à l'élaboration d'une chanson. Avec toute l'honnêteté que l'on est en droit d'exiger lorsqu'on lit les confessions d'un homme à son psychiatre, on comprend rapidement que la création musicale n'est qu'un moyen pour combler le déficit sentimental accumulé par John depuis son enfance. le succès, l'admiration, le sentiment d'appartenance à un groupe… quoi de mieux en effet pour pallier momentanément à un sentiment de solitude et d'abandon ?
    « Je me sens seul, et c'est de cette solitude-là que tout a découlé. C'est pour ça que les Beatles ont marché. le socle du groupe, c'est ma solitude. Ma nécessité de vivre avec eux pour survivre. »
    Pour autant, Foenkinos ne donne pas à Lennon le ton apitoyé d'un homme qui cherche à régler ses comptes avec son passé en désignant des coupables. On a plutôt l'impression de l'entendre raconter simplement sa vie, uniquement pour lui permettre de réaliser le chemin parcouru depuis son enfance solitaire.
    Les anecdotes s'enchaînent les unes après les autres, chaque séance chez le psychiatre s'attardant plus particulièrement sur un évènement bouleversant de son existence : l'enfance chez Mimi, puis le bref retour chez sa mère, l'ennui, la formation du premier groupe, les premiers concerts, la première copine, la folie des Beatles, le coup de foudre avec Yoko Ono, la séparation. La fin, bien sûr, Lennon ne la connaît pas encore, et elle fera simplement l'objet d'un épilogue.
    Faut-il croire ou non à toutes les élucubrations de Foenkinos au sujet de la vie de Lennon ? Ou est la part de vérité, ou est la part de digression littéraire ? Même si Foenkinos semble vouer beaucoup d'admiration à Lennon, il ne perd jamais son regard critique et permet au lecteur de réfléchir en même temps que lui. Cette biographie romancée, véritable plaisir de lecture, ne pouvait aller plus directement au cœur de son sujet qu'en plaçant le lecteur dans la peau de son psychiatre. Et le résultat me paraît très réussi.
    (Après ça, j'ai essayé de réécouter des albums des Beatles mais la magie n'a malheureusement pas opéré… Je resterai toujours réfractaire il me semble !)

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-lennon-2010-de-david-foenkin..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 02 janvier 2012

    carre
    Une belle surprise que cette bio de "Lennon" par Foenkinos, imaginant les confidences de Lennon jusqu'a la veille de son assassinat, Foenkinos se démarque en choisissant de montrer la star planétaire sous le côté intime.
    Le succés, la Beatlemania, mais aussi le côté mauvais garçon de Lennon, la renconte avec Ono puis le retrait en forme de rédemption, Foenkinos raconte avec sincérité sans omettre les mauvais côtés de la personnalité de Lennon.
    Mais la rencontre avec Yoko Ono sera celle de la sagesse et de la tolérance.
    Emouvant et formidablement vivant. Lennon for ever.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par angelita.manchado, le 12 mai 2012

    angelita.manchado
    Résumé copié sur Fnac.com . Après une enfance terrible, une plongée précoce dans l'immense célébrité, sa rencontre décisive avec Yoko Ono, des années d'errance et de drogue, John Lennon a décidé d'interrompre sa carrière en 1975, à l'âge de 35 ans, pour s'occuper de son fils Sean. Pendant cinq années, à New York, il s'est retiré de la vie médiatique et n'a pas sorti d'album. C'est durant cette période qu'il a pris le temps de réfléchir à la folie de son parcours. Jusqu'à ce que le fil de son existence soit brutalement interrompu, le 8 décembre 1980, jour de son assassinat par un déséquilibré.
    Imaginant les confessions du créateur des Beatles et s'emparant d'une période méconnue de sa vie, David Foenkinos dresse un portrait intime et inédit de John Lennon.
    Ce livre m'a déstabilisé parce que je ne sais pas quelle est la part de vrai ou la part de faux. En tous les cas, on peut dire que l'auteur a réussi à relater la vie de Lennon, mais quelle est la part de vérité là dedans.
    Je connais pour ainsi dire le personnage de John Lennon pour ce que j'en ai pu lire par ci, par là. Mais je n'ai jamais été une fan des Beatles. Je suis plutôt une Rolling Stones. Car eux, au moins, ils montraient leur folie et n'ont jamais caché qu'ils étaient drogués. Pourtant ce que raconte le livre est une toute autre histoire. Defoncés du matin au soir et inversement.
    Donc ce livre nous retrace 18 séances avec une psy. On apprend l'enfance, la jeunesse de Lennon, l'absence du père, le désintérêt de la mère. Pourtant Lennon sera toujours à la recherche de la mère. Il y a ses débuts en tant que musicien et le triomphe des Beatles jusqu'à l'explosion finale. Yoko Ono, responsable de cette rupture ? Oui et non, personne ne l'aimait mais la rencontre entre les 2 a été une révélation pour Lennon.
    Je ne vais pas en dire plus car pour ceux qui ne connaissent pas la vie de Lennon, ce serait ôter toute saveur et pour les autres, ils ne seraient pas forcément d'accord.
    L'auteur s'attache à nous présenter un artiste, une célébrité dans tout son génie, mais aussi sa laideur, sa noirceur, sa violence et son sentiment d'être unique et Dieu.
    Je comprends très bien que l'on puisse être fan de John, presque se l'approprier. Mais si j'en ai appris plus, je n'ai pas été happée par le personnage, comme peut l'être l'auteur. Il a pourtant souffert. Comme tous les grands, il était solitaire, avait peur du bonheur, n'a jamais été heureux. L'auteur s'est donc laissé tenter de nous montrer ce qui a joué dans la noirceur du personnage. Lennon n'est pas un personnage solaire mais torturé.
    Je ne sais pas si l'auteur n'a fait que retranscrire des séances. Ca n'a pas l'air le cas puisqu'il a fait une introduction. J'estime qu'il y a une part de vrai dans tout ça, dans tout ce qui est écrit. C'est donc son interprétation sur la vie d'un artiste qu'il continue d'aimer.
    Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce livre. Mais je ne l'ai pas adoré non plus. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Cela ne veut pas dire que je ne lirai rien d'autre de David Foenkinos.
    Et pour finir ce chiffre 9 qui a toujours fait partie de la vie de Lennon du début à la fin.

    Lien : http://angelitamblog.com/2012/05/12/lennon-de-david-foenkinos/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (82)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par CoralieLeboucher, le 09 avril 2014

    Les heures passaient si vite quand on se voyait. Et je vivais comme une brûlure le moment où je devais rentrer. Où je devais la quitter. Ça me renvoyait en pleine figure son attitude : elle m'avait abandonné. Mon amour se transformait alors en une souffrance terrible. J'étais perdu, je ne savais que penser, je ne voulais plus jamais la voir, elle m'avait fait trop de mal, et puis elle me manquait, elle me manquait comme personne ne m'avait jamais manqué, et je voulais la revoir le plus vite possible. C'était la chorégraphie incessante de mon cœur. Au fond, on était si proches, si identiques.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par CoralieLeboucher, le 09 avril 2014

    Et pourtant la folie de mon bonheur n'avait pas altéré mon malaise. Je sentais encore les démons de toujours. J'avais tenté tant de chose pour aller mieux, et rien n'y faisait. Cela empirait même.

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par CoralieLeboucher, le 09 avril 2014

    Enfin je commence à être heureux. Mes démons me chatouillent les pieds, mais je les rejette. Ça me fait peur aussi, ce bonheur qui arrive. Je ne sais pas ce qu'il faut faire quand on est heureux. Peut-être que c'est ça que je viens chercher ici : le mode d'emploi du bonheur. C'est comme si on me le livrait maintenant, et que je le regardais comme on regarde le soleil. Avec la peur de se brûler les yeux au cœur de l'émerveillement.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par CoralieLeboucher, le 09 avril 2014

    J'ai trouvé ma moitié, celle avec qui je ne formerai qu'une personne. Partout où j'irai, elle sera avec moi. Certains y ont vu une aliénation du couple, alors que c'était tout le contraire. Avec elle, je venais de trouver la liberté. La liberté suprême, celle qui est au sein de toute fusion.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par CoralieLeboucher, le 09 avril 2014

    Et je me disais que j'allais peut-être me trouver quelque part. Que tout ce cirque qui prenait place autour de nous allait être la clé de min épanouissement. Ce qui était ridicule. Je mettais dans chaque jour un peu plus de l'oubli de moi. J'enfouissais mon mal-être.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
9,88 € (neuf)
5,94 € (occasion)

   

Faire découvrir Lennon par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (151)

> voir plus

Quiz