ISBN : 9782070132805
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

"A trois ans, je me savais un écrivain. Je l'étais avant de naître." Des pages ardentes et vivaces de ce journal jaillit un véritable récit, celui d'années captivantes dans la vie de Viviane Forrester. Rue de Rivoli vibre la ruch... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 août 2011

    brigittelascombe
    Six ans de vie et toute une vie.
    Celle d'un couple qui nait et qui meurt, celle d'un premier livre qui s'enclenche,s'étoffe et s'édite.
    Le couple, au jour le jour dans ce Journal en pensées,paroles et émotions.
    Lui, John, fougueux,longiligne et beau aux yeux "bleu glacier", peintre audacieux, complice avec son art à elle car il sait depuis toujours, bien qu'elle n'ait jamais rien écrit, qu'elle est un écrivain. Elle,brune, belle,intellectuelle et cultivée qui lit,lit,lit... jusqu'à plus soif Kafka,Proust,Sartre,Virginia Woolf,Rainer Maria Rilke,Joyce,Bloomsbury,Balzac,Sue,Cabanis,Simenon...tout en se lançant dans l'écriture d'un premier roman.
    Un début de connivences, une fin où l'auteur confie:"Ne plus parler de nous" ,"nous en avons assez de nous et nous nous regrettons".
    Comme il est dur de travailler côte à côte, chacun dans son atelier puis d'être obligée de multiplier critiques et traductions à l'extérieur pour assurer la survie par faute d'argent et puis tout se délite,tout s'étiole,tout a une fin!
    "Comme c'est putain de publier un livre"
    Ca c'est en 1970 avec le premier roman de Viviane Forrester Ainsi des exilés, alors que l'insémination débute en 1966.
    Partir de souvenirs,comme cette plage de Scheveningen en Hollande où John et elle ont vécu d'inoubliables moments et la débarasser d'eux,la déplacer dans l'après guerre,y introduire "un gros déchet" Rochting, un ancien collabo et des souvenirs des camps,puis "en ce temps de paix sans innocence" y réhabiliter Sarah pour qu'elle retrouve sa plénitude en devenant le paysage car c'est Viviane Forrester ce livre et ces lieux et ses personnages.
    Et Rue de Rivoli dans la rue de Rivoli,celle où ils ont habité, où il se passe plein de choses lorsque du haut de sa fenêtre on voit passer un ministre,des assistants,des sous directeurs.Ca s'agite tout ce monde ,c'est propice à L'Imaginaire!
    J'ai apprécié Rue de Rivoli et la double ouverture des portes secrètes de Viviane Forrester qui nous livre son expérience de femme aimante de l'homme qui l'aime et passionnée de mots.
    Petit rappel:Viviane Forrester critique au Monde,au Nouvel observateur et à La quinzaine littéraire auteur de nombreux ouvrages a obtenu le prix fémina de l'essai en 1983 pour Van Gogh ou l'enterrement des blés,le prix Médicis de l'essai en 1996 pour L'Horreur économique, le Goncourt de la biographie pour Virginia Woolf en 2009.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 août 2011

    brigittelascombe
    Le journal autobiographique de six ans de vie de Viviane Forrester, rue de Rivoli, aux côtés du peintre John Forrester entre connivence et rupture,l'amour des livres et des mots,et les prémisces puis la naissance de son premier roman:Ainsi des exilés.
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 17 août 2011

    Ce lieu d'écriture dont je m'entoure,que je construis,dont je m'enchante de savoir qu'il existe et m'attend lorsque je me trouve ailleurs,le sachant mien,disponible,en attente.Mon royaume.Volupté.
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  • Par Trissotin, le 02 décembre 2011

    On lit Aragon, "Les Beaux Quartiers", quand on a seize ans. On décide, persuadée cette fois pour de bon, de franchir la frontière au plus vite et de plus rien avoir en commun, dès que ce sera possible, avec l’opulence dont on est entourée. De repousser tout privilège. De s’en libérer. On décide d’être pauvre. Rien de plus facile ! On se retrouve pauvre, empêtrée dans des problèmes qui entravent la liberté - et on découvre en feuilletant des magazines un Aragon plein aux as, faisant visiter son luxueux moulin aménagé à la mode (très "bourgeoise") du temps. Un Aragon prospère et roi du Tout-Paris.
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  • Par brigittelascombe, le 17 août 2011

    Comme j'ai besoin de quelqu'un entre le vide et moi,entre l'énigme et moi.Un intercesseur entre la vie,le temps,l'espace et moi.Quelqu'unqui m'abrite,m'aide à supporter ce que j'ignore,ce que je sais.
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  • Par brigittelascombe, le 17 août 2011

    Je ne vis que pour écrire et tout ce qui n'y tend pas me semble mort et coupable.
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  • Par brigittelascombe, le 17 août 2011

    Proust(J.F,p.815):"C'est que,pas plus que ce n'est le désir de devenir célèbre,mais l'habitude d'être laborieux,qui nous permet de produire une oeuvre."
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Patrick Lapeyre Prix Femina
Patrick Lapeyre Prix Femina 2010 pour "La Vie est brève et le désir sans fin" paru aux éditions POL - Remise du Prix le 2 novembre 2010 à l'Hotel Crillon -Paris : Membres du Jury Femina : Diane de Margerie - Viviane Forrester - Claire Gallois - Benoîte Groult - Paula Jacques - Christine Jordis - Mona Ozouf - Danièle Sallenave - Chantal Thomas -Paule Constant - Camille Laurens - Solange Fasquelle - Prix Femina Etranger: Sofi Oksanen "Purge" éditions Stock - AFP TV








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