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ISBN : 2715235437
Éditeur : Mercure de France (05/05/2014)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Originaires de Bretagne, Marion et le narrateur se connaissent depuis l’enfance. Marion a aussi des ascendances vietnamiennes et un corps à la beauté indolente. Tous les deux ont la même passion pour l’océan. Lui est marin, elle une nageuse silencieuse qui goûte un plaisir sensuel à avaler les kilomètres. Ils fondent une famille. Mais le narrateur aspire à d’autres horizons : il nourrit une passion de plus en plus vive pour la peinture. De son côté, Marion passe de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Marple
17 août 2016
A l'image du personnage qui lui a donné son nom, La grande nageuse est un livre beau, sauvage et très mystérieux.
Beau et sauvage comme la Bretagne, comme la mer, comme la peinture, comme les iles, comme les phrases pures et ciselées, comme l'évidence d'amour entre un homme et une femme...
Mystérieux comme peuvent l'être les silences de ceux qu'on aime, leurs secrets de famille, leurs rêves de retour aux sources ou les habitudes qui leur deviennent vitales...
Peut-être un peu trop mystérieux et hermétique pour qu'on puisse véritablement s'identifier aux personnages, qui en outre ont la manie agaçante de faire des trucs idiots sans jamais s'en vouloir ou s'amender...
Mais tellement juste dans la peinture d'un couple qui se fait et se défait, du déchirement de l'artiste entre son art et son quotidien, ou simplement du spectacle d'une nature déchainée...
Je ne suis pas sûre que La grande nageuse me laissera un souvenir durable, mais elle m'a apporté quelques heures de lecture apaisantes et stimulantes, ainsi que l'envie de passer plus de temps à regarder des tableaux ou la mer...
Challenge PAL et challenge Petits plaisirs 32/xx
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Albertine22
06 novembre 2015
Et l'amour et la mer ont l'amer pour partage...
J'ai emprunté ce titre au poète Pierre de Marbeuf. Ce vers m'est revenu spontanément en mémoire à la lecture de ce magnifique roman d'Olivier Frébourg. J'ai aimé son écriture sensuelle dès les premières pages. le narrateur, alors adolescent, vit sur la presqu'île de Quiberon et voue, comme ses copains, un culte quasi-païen à la "belle Gaëlle", une mère de famille franco-vietnamienne. Elle les fascine, ils se consument de désir devant sa "blondeur d'un roux de flamme sous le soleil, ses yeux bleus, bridés, ses pommettes hautes et sa peau couleur résine". C'est une femme-sève qui éveille les sens des garçons. Elle est souvent accompagnée par Marion, l'aînée de ses quatre enfants. Pendant de longues années, elle grandit à l'ombre de sa mère sans que le narrateur lui trouve le moindre intérêt.
Celui-ci entre à l'Ecole Navale, embarque en dernière année à bord du porte-hélicoptère Jeanne-d'Arc pour un tour du monde. S'affirme alors en plus de son amour pour la mer, une passion de plus en plus dévorante pour le dessin et la peinture. Il capte des moments à bord, absorbe des paysages, peint des femmes: sa première petite amie Christine mais aussi des Polynésiennes à Bora-Bora. Sa vie est en équilibre entre son rôle d'officier qui "dompte" les mers et ses expérimentations picturales qui le plongent dans l'univers des couleurs et des matières.
de retour pendant une période de vacances sur la presqu'île, il est invité par la municipalité à faire une conférence sur la campagne de la Jeanne. Dans le public se trouvent la belle Gaëlle et sa fille. Durant ce mois d'août, il va tomber amoureux de Marion, de sa silhouette de statue grecque et de ses silences. Dans son esprit, le corps de Marion et le paysage de la presqu'île se confondent. Il la dessine inlassablement, comme pour tenter de saisir l'âme de sa belle taiseuse.
Ils vont s'aimer, se marier et devenir les parents d'une petite Louise. Pour le narrateur, l'univers pourrait se limiter à eux trois. Mais Marion s'échappe, elle ne semble pleinement exister que dans l'eau. Elle nage en piscine, dans toutes les eaux que leur offrent leurs voyages. Elle accepte parfois la présence de son mari à ses côtés mais semble préférer être seule pendant ses baignades C'est une femme-sirène, appelée par la mer, qui va s'initier à la plongée en apnée pour se fondre encore plus dans les fonds marins.
Alors que Marion s'énivre des profondeurs océanes, le narrateur s'immerge de plus en plus dans la peinture. Dans la presqu'île où ils ont acheté une maison, leurs trajectoires semblent se séparer...
le style d'Olivier Frébourg est à fleur de peau, d'une peau au goût de sel et de soleil. Il nous parle avec passion de la mer, des corps qui s'aiment et se désaiment et de l'attachement presque viscéral à un lieu, cette presqu'île, frontière floue entre terre et mer.
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Nadouch
27 décembre 2014
Ce roman, comme une vague, nous fait pénétrer dans les flux et reflux d'une histoire d'amour (?). A travers les yeux d'un narrateur de plus en plus torturé par son désir de peindre, qui le tiraille avec la nécessité de mener une vie "normale" (travail, salaire...), on entre dans l'intimité d'un couple, d'abord naissant, puis installé. La particularité de ce couple en est également l'élément féminin, Marion, cette grande nageuse secrète dont même son mari n'arrive pas à percer la façade...
Le côté sublime du roman vient de l'ambiance qui s'en dégage. Bretons, les protagonistes sont littéralement habités par l'eau, par la mer, par les courants. On croit, durant la lecture, presque sentir les embruns, le goût du sel, l'odeur des peaux après la baignade. le texte est concis et précis, mais aussi empreint d'une grande poésie, admirable lorsqu'elle est associée à un style aussi ramassé, à des phrases aussi courtes et denses.
Finalement, tout est à l'image du corps de cette grande nageuse : fort, puissant, brillant, aqueux, ramassé et secret. Un roman en forme de métaphore, donc, qui réussit également la prouesse, sans en avoir l'air, de faire monter la pression, la gêne, de faire poindre peu à peu le mauvais pressentiment qui, à juste titre, ne quitte plus le lecteur jusqu'à la fin, noire et belle...
Vraiment un beau roman, reposant sans être optimiste, mais berçant, apaisant et précis.
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Bazart
05 août 2014
Editeur très reconnu dans le milieu, Olivier Frébourg est également un auteur qui commence également à faire son trou, notamment depuis son avant dernier roman, "Gaston et Gustave" que je n'avais pas lu mais dont j'avais entendu beaucoup de bien.
Ce dernier roman, sorti en avril dernier, confirme tout son talent d'écrivain élégant et délicat avec cette jolie et courte histoire d'amour entre un jeune homme navigateur qui a passé ses étés d'enfance dans la presqu'ile de Quiberon, et la jeune et mystérieuse Marion, dont la beauté sauvage intrigue énormément le narrateur.
Si l'histoire d'amour est racontée un peu trop brièvement pour toucher vraiment (avec un dénouement dramatique assez abrupt), j'ai particulièrement apprécié les descriptions de l'art pictural, des paysages marins, et surtout de la Bretagne, particulièrement mise en valeur par la plume raffinée mais jamais appliquée de Frébourg (ah, les longues plages de sable blanc autour du fort de Penthivre, on s'y croirait!!).
Bref, tous ceux qui aiment la mer, la peinture la Bretagne et les émois adolescents devraient être sous le charme de cette grande Nageuse!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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LiliGalipette
28 septembre 2016
Le narrateur raconte son enfance sur une presqu'île, entre la mer, la voile et les amis. En grandissant, il est devenu officier de marine et s'est découvert une passion pour la peinture. Son enfance, il l'a vécu sur les mêmes plages et le même terrain de tennis que Marion. Mais ce n'est qu'adultes qu'ils se rencontrent vraiment. « Je sus alors que j'allais épouser cette femme, qu'il me faudrait la peindre. Peindre le silence. » (p. 46) Affecté en Martinique, le narrateur craint de perdre Marion, mais elle le rejoint sous le soleil et ils vivent ensemble deux années de douces fiançailles. Marion l'inspire, à la fois muse et modèle. « Elle était l'essentiel et l'épure. » (p. 65) Marion nage beaucoup et souvent, immergée dans l'océan et le silence marin. « L'eau non seulement la nourrissait, la sculptait, mais imposait un filtre entre elle et moi. » (p. 67) de son côté, le narrateur est de plus en plus obsédé par la peinture et la création. Leurs passions communes vont-elles les séparer ? le couple peut-il résister ? Sera-t-il toujours uni par la mer ? « Est-ce au nom de la mer que nous nous étions choisis, Marion et Moi ? Pour ce goût commun du silence, de la solitude ? » (p. 67)
Si j'ai trouvé la fin de ce court roman un peu précipitée, bien qu'elle semble avoir été annoncée depuis le début, j'ai été complètement emballée par le reste du texte, très sensible et vibrant. le récit est porté par la seule voix du narrateur qui est à la fois homme, militaire, peintre, amant et père, et souvent en peine pour réconcilier tous les aspects de sa personnalité. S'oppose à lui la grande et silencieuse Marion qui n'est perçue que par les mots de son compagnon, restant de fait mystérieuse, inaccessible et sublime. D'Olivier Frébourg, dont je vais continuer à découvrir l'oeuvre, je vous conseille le superbe Gaston et Gustave.
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Les critiques presse (2)
Lexpress29 juillet 2014
Il est écrivain de Marine, mais ses mots forment de véritables tableaux. [...] Et c'est ainsi qu'Olivier Frébourg distille, tout en touches aériennes, les prémices du crépuscule.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama02 juillet 2014
Un récit qui à l'univers de la peinture n'est pas étranger. Parce que son narrateur est peintre – et marin.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
78tard78tard21 janvier 2015
Encore une fois un très très bon livre. Très prenant, poétique tout en restant très réaliste, et c’est là le tour de force de cette écriture. Olivier Frébourg, cet auteur à la double casquette (il est aussi éditeur) gagne à être plus connu (je ne connaissais pas). J’ai aimé beaucoup de choses dans cette histoire d’amour, de peinture, de Bretagne et de nage (dans l’ordre que vous voulez). L’écriture de ce monsieur est tout à fait remarquable. Il y a là une façon décrire les choses qui est très prenante. Cette façon de parler de sa jeunesse en Bretagne, de ce que représentais, pour lui, Gaëlle (sa future belle-mère) quand il était adolescent, puis sa future femme Marion (fille de Gaëlle donc) me rend admiratif. Nous suivons ces deux êtres qui nourrissent deux passions dévorantes et si différentes (ou pas ?), la natation et la peinture. Ma sensibilité n’est pas extraordinaire, mais lorsque je lis ce livre j’ai l’impression d’apercevoir quelle puissance elle peut avoir sur certaines personnes. Au risque de me répéter, les mots, les phrases, les paragraphes qu’il trouve pour parler de sa femme, la Bretagne et la peinture sont magnifiques. On est porté comme dans un doux rêve, le réalisme de la vie et des sentiments en plus. La quatrième de couv’ est fidèle au roman.

Yassir (Poissy)
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BazartBazart02 août 2014
Je revois très bien la couverture rouge du livre qui l’absorbait : c’était une lecture bien sérieuse pour la plage.

Je profitais de ces moments pour crayonner dans mon carnet des croquis de ses jambes et de ses pieds"
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motspourmotsmotspourmots17 juin 2014
Marion ne s'intéressait ni au quotidien, ni à l'action. Elle ne l'avait jamais formulé ainsi mais ce qui la retenait, c'était le beau. Le réel la laissait indifférente.
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BazartBazart02 août 2014
En mer nous avons l'infini devant nous et nos cartes de navigation nous servent de cadre. Dans la peinture nous avons un cadre dans lequel nous devons trouver l'infini.
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BazartBazart02 août 2014
"Nous étions comme deux violons l'un à côté de l'autre, composant apparemment la même musique, réunis dans un concerto unique.
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