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ISBN : 2228909270
Éditeur : Payot et Rivages (2013)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 86 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quelle est l'origine de la société humaine et de ses lois ? En entreprenant de répondre à cette question radicale, Freud, dans Totem et Tabou, paru en 1913, ne fait oeuvre ni d'historien, ni d'anthropologue ; il renoue à sa façon ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 23 août 2012

    aaahhh
    Ouvrage de référence pour qui s'intéresse à la psychanalyse, "Totem et tabou" est l'une des pièces maîtresses de Sigmund Freud car c'est ici que, se basant sur des données anthropologiques, linguistiques et cliniques, il aborde pour la première fois les origine de son célèbre Complexe d'Oedipe.
    Revenant sur des thèmes tels que la peur de l'inceste, l'ambivalence des sentiments et la toute puissance des idées, Freud nous promène à travers l'espace, de l'Australie à l'Europe, et à travers de temps, de l'ère de l'homme préhistorique à celle de la bonne société viennoise du 19ème siècle, afin de nous démontrer que certaines choses sont universelles, et que le tabou d'inceste et le complexe d'œdipe sont de cet ordre.
    "Totem et tabou", en fait, c'est un peu le conte des origines, celles de l'humanité et celles de chacun de nous... Très intéressant et d'une grande richesse théorique, je le recommande chaudement, même si, de par son style, ce n'est pas l'ouvrage du père de la psychanalyse que j'ai pris le plus de plaisir à lire...
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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 24 décembre 2012

    vincentf
    Quelles sont les sources psychiques des Religions? Freud invoque bien sûr le complexe d'Oedipe, cette volonté de tuer le père qui touche tous les enfants. Un père tout-puissant, jadis, a été tué par la horde des fils. Ils l'ont dépecé, l'ont mangé, puis se sont sentis coupables, en ont fait leur totem, sous la forme d'un animal vénéré devenu, à la longue, pour faire renaître le père, un dieu. La démonstration semble convaincante, même s'il ne nous est plus donné de voir la Religion telle qu'elle était à l'origine, et que tout repose sur des observations fragiles et sur l'assimilation de la vie psychique des individus à celle des peuples. de tout cela découlerait aussi l'interdit de l'inceste, car toutes les femmes appartenaient au père assassinée et vénéré. Tout serait ambivalent, mélange d'adoration et de haine, à la fois mal et bien, tentation et interdit. Tout serait donc humain, trop humain.
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    • Livres 2.00/5
    Par ValentineF, le 31 mars 2011

    ValentineF
    Comment dire ? Freud et moi ne sommes pas amis, mais alors loin de là.
    Déçue dès le premier tiers, si ce n'est dès les premières pages, la notion de Totem n'est que survolée, ce qui intéresse Freud correspond aux relations au sein d'une fratrie totémique, quant à la notion de tabou, elle se rapproche du sacré ou de l'intouchable (c'est à voir). J'espérais trouvé un essai évoquant l'élaboration des totems au sens élaboration personnelle de totem et non celle d'un symbole d'identification du groupe ou famille en vue d'éviter l'inceste dit "de groupe".
    Dans le premier tiers, Freud n'évoque pratiquement que les "sauvages" (les aborigènes australien), et les mœurs afin d'éviter l'inceste de groupes, le mariage en dehors du clan totem, et l'évitement entre homme et femme tenant pratiquement de la caricature (même si j'ignore tout de la véracité de ces mœurs). Il sous-entend d'ailleurs, que les "sauvages" sont plus enclin à l'inceste, que ni les Dieux et ni les démons n'existent.
    La suite de l'essai s'améliore (pour moi), on s'éloigne du "sexe", pour aller vers d'autres désirs source de tabou : le désir de mort notamment entraînant des sentiments de culpabilités du survivant, l'aspect intouchable du chef pour pallier au désir de prendre sa place. Même si de temps en temps, son obsession préféré refait surface.
    Je reste un peu déçue par l'essai, même si je ne suis pas autant en colère que lors de la lecture freudienne précédente car il aborde aussi des thêmes moins portés sur la chose et les troubles obsessionnelles, les phobies, lesquels portent selon lui, sur les tabous inconscients de l'individu : et CA m'a paru pertinent.
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    • Livres 3.00/5
    Par Yourievitch, le 02 janvier 2011

    Yourievitch
    Même si les anthropologistes ont démontré qu'il s'était trompé et que les peuplades ne passent pas tous par le parricide se transformant en tabou rappelé par le totem... Et comme avec la bible, l'important n'est pas la vérité mais le message, la symbolique voulant être transmis.

    Le plus accessible de ses ouvrages aux non psychologues.
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Citations et extraits

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  • Par mickbu, le 23 mai 2013

    "Au point de vue génétique, la nature asociale de la névrose découle de sa tendance originelle à fuir la réalité qui n'offre pas de satisfactions, pour se réfugier dans un monde imaginaire, plein de promesses alléchantes. Dans ce monde réel que le névrosé fuit, règne la société humaine, avec toutes les institutions créées par le travail collectif ; en se détournant de cette réalité, le névrosé s'exclut lui-même de la communauté humaine".
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  • Par mickbu, le 02 juin 2013

    "Mais pourquoi le héros de la tragédie doit-il souffrir et que signifie sa faute «
    tragique » ? Nous allons trancher la discussion par une rapide réponse. Il doit souffrir, parce qu'il est le père primitif, le héros de la grande tragédie primitive dont nous avons parlé et qui trouve "ici" une représentation tendancieuse; quant à la faute tragique, c'est celle dont il doit se charger, pour en délivrer le chœur".
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  • Par mickbu, le 25 juillet 2013

    "C'est ainsi que la toute-puissance des idées, la prédominance accordée aux processus psychiques sur les faits de la vie réelle manifestent une efficacité illimitée dans la vie affective des névrosés et dans toutes les conséquences
    qui en découlent................Par cette attitude et par les superstitions qui dominent dans sa vie, il montre combien il est proche du sauvage qui s'imagine pouvoir transformer le monde extérieur uniquement par ses idées".
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  • Par mickbu, le 27 mai 2013

    "L'attitude de l'enfant à l'égard des animaux présente de nombreuses analogies avec celle du primitif. L'enfant n'éprouve encore rien de cet orgueil propre à l'adulte civilisé qui trace une ligne de démarcation nette entre lui et tous les autres représentants du règne animal. Il considère sans hésitation l'animal comme son égal; par l'aveu franc et sincère de ses besoins, il se sent plus proche de l'animal que de l'homme adulte qu'il trouve sans doute plus énigmatique".
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  • Par mickbu, le 02 juin 2013

    "Il n'est pas vrai que les névrosés obsédés qui, de nos jours, subissent la pression d'une sur-morale, ne se défendent que contre la seule réalité psychique des tentations et ne considèrent comme des crimes méritant un châtiment que des impulsions uniquement ressenties.
    Il y a dans leurs tentations et impulsions une bonne part de réalité historique; dans leur enfance, ces hommes ne connaissaient que de mauvaises impulsions et, dans la mesure où le leur permettaient leurs ressources infantiles, ils ont plus d'une fois traduit ces impulsions en actes".
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la femme au miroir - Eric-Emmanuel Schmitt .
Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines ; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin. Trois époques. Trois femmes : et si c'était la même ?











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