> Annie Morvan (Traducteur)

ISBN : 2253060542
Éditeur : LGF - Livre de Poche


Note moyenne : 4.03/5 (sur 168 notes) Ajouter à mes livres
A la fin du siècle dernier, dans une petite ville des Caraïbes, un jeune télégraphiste pauvre et une ravissante écolière jurent de se marier et de vivre un amour éternel. Durant trois ans, ils ne vivent que l'un pour l'autre, mais Fermina épouse Juvenal Urbino, un jeune... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par quenlore, le 29 octobre 2011

    quenlore
    A la fin du XIXe siècle, dans une petite ville perdue au coeur des Caraïbes, perpétuellement ensanglantée par les ravages de la guerre civile, un jeune télégraphiste, Florentino Ariza, et une jeune écolière issue d'une famille aisée, Fermina Daza, s'éprennent l'un de l'autre et se jurent un amour éternel. Très vite, Florentino se trouve pris d'étranges maux : nausées, angoisses, évanouissements... Sa mère craint qu'il ne soit atteint du choléra qui décime alors la population de la région. Mais ce ne sont là que les symptômes d'un amour insensé et dévorant. Cependant, le père de Fermina s'oppose fermement à ce mariage qui contrarie tous ses projets de voir sa fille accéder aux cercles les plus nobles de la ville, et interdit aux deux jeunes gens de se fréquenter. La pauvre Fermina devra épouser le célèbre docteur Juvenal Urbino, médecin brillant et réputé dans toute la ville, qu'elle n'aime pourtant pas et qui l'intimide au plus haut point. Pourtant, elle comprend peu à peu que sa passion pour Florentino n'était qu'un enfantillage, un passe-temps d'écolière, et elle oublie le pauvre télégraphiste à son triste sort. Celui-ci, atteint du plus profond désespoir, finit par devenir un séducteur impénitent, cherchant dans les bras de ses nombreuses maîtresses l'amour que Fermina refuse de lui donner, tout en s'efforçant de se faire une réputation dans la ville et une place de choix dans l'entreprise de navigation fluviale dirigée par son oncle, afin de mériter enfin l'objet de ses voeux. Durant cinquante ans, ils ne cesseront de se croiser, parfois sans même le savoir, et se verront vieillir mutuellement. Mais un jour, en cherchant à rattraper son perroquet dans un manguier, le docteur Urbino tombe d'une échelle et décède sur le coup. Florentino, qui attendait cette occasion depuis un demi-siècle, en profite pour réaffirmer à la jeune veuve sa promesse de l'aimer pour l'éternité. Alors seulement l'amour pourra triompher...
    Une histoire d'amour et de mort, oui, mais écrite par un maître de la littérature sud-américaine ! Ce roman, au style sublime et burlesque à la fois, aux personnages attachants mais avec chacun leur part d'ombre et d'actes peu glorieux , à l'écriture riche et fourmillante de trouvailles lexicales et syntaxiques, à l'intrigue passionnante malgré sa banalité apparente, au ton juste et émouvant est plus proche de Cent ans de Solitude pour le côté "saga" que de Chronique d'une mort annoncée, où l'intrigue primait sur un style réduit au strict minimum, L'Amour aux temps du choléra est un hymne à l'amour éternel, unique, absolu, mais aussi une des plus belles histoires écrites sur la vieillesse dans le couple, avec ses multiples et perpétuels désagréments... Sa description des différentes émotions de la passion amoureuse est incroyablement juste et précise : coup de foudre, premiers émois amoureux, cristallisation, passion dévorante, absence de l'être aimé, espoir, attente, déception... Mais la plus belle trouvaille de Garcia Marquez est sans nul doute d'avoir mis en parallèle, de façon remarquable, les affres de l'émotion amoureuse et les symptômes du choléra, faisant de l'amour une véritable maladie, loin des clichés au sens affaibli et insipide, avec ses phases de rechute et ses remèdes, somme toute peu efficaces face à cette passion absolue qui unit deux êtres par-delà la vieillesse, et même par-delà la mort. Un chef-d'œuvre incontestable et incontesté, au rythme enivrant.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 29 décembre 2011

    Alcapone
    Nous sommes à la fin du XIXe siècle dans un petit village des Caraïbes. Alors que les guerres se succèdent et que l'épidémie de choléra menace à chaque instant d'éclater, les destins de ses habitants se lient et se délient au fil de l'histoire. Florentino Ariza est un jeune télégraphe taciturne, dont la première rencontre avec Fermina Daza allait bouleverser l'existence entière. Dès le premier instant où Florentino Ariza rencontre Fermina Daza, il sut qu'elle serait la femme de sa vie. Entre les deux jeunes gens nait un amour platonique ponctué de poésie. Pourtant, contrairement à toutes les attentes, la belle est promise au jeune et riche docteur Juvenal Urbino. Contrariée par la décision de son père, Fermina Daza affronte cependant les obligations de la vie conjugale avec l'arrogance et le panache qui la caractérisent. Ayant tiré un trait sur son amour d'adolescence, elle abandonne à son sort Florentino (Pauvre homme, dira t-elle toute sa vie à chaque fois qu'elle le voit). Mais c'est sans compter sur la pugnacité et l'amour immodéré de son éternel prétendant : Florentino consacrera toute sa vie à reconquérir le coeur de sa déesse couronnée. Malade d'amour, il multiplie les conquêtes mais rien ne le guérira de cette empreinte indélébile laissée par la farouche Fermina. L'histoire de L'amour aux temps de cholera est celle de cet amour impossible qui durera plus de cinquante ans.
    Comme à son habitude, Gabriel Garcia Marquez ne laisse aucun répit à son lecteur : les événements s'enchaînent sur un ryhtme effrené, le récit est dense, les histoires s'imbriquent les unes aux autres tel un puzzle à mille pièces, les personnages sont nombreux, chaque chapitre est un pavé... L'amour mais aussi la vieillesse, tels sont les deux sujets abordés par L'Amour aux temps du choléra. le roman est triste, dramatique, cocasse, drôle parfois, et bien que le texte m'est parfois paru long, j'ai vite pardonné à Marquez sa prolixité au bénéfice de son talent de conteur. Il est vrai que l'histoire de cet amoureux transi qui attend sa dulcinée pendant cinquante ans peut sembler mièvre mais lorsque l'histoire est racontée par Marquez, elle prend un autre sens. La sensibilité de l'auteur me touche et je trouve que sa manière de mettre en scène les destins de ses personnages réserve toujours des surprises et de l'espoir aussi. La vieillesse telle qu'elle est envisagée par Marquez m'a émue et ce roman est l'un des plus beaux hymnes à l'amour que j'ai pu lire jusqu'ici. J'ai moins apprécié L'Amour aux temps du choléra que Cent ans de Solitude, mais ce roman aux allures romantiques peut surprendre agréablement ceux qui ne s'arrêteront pas à cela.

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/12/lamour-aux-t..
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 29 mai 2010

    LiliGalipette
    Roman de Gabriel Garcia Marquez.
    Florentino Ariza est un jeune employé des Postes quand il croise le regard de biche de la toute jeune Fermina Daza. "Ce coup d'oeil fortuit fut à l'origine d'un cataclysme d'amour qui, un demi-siècle plus tard, ne s'était pas encore apaisé." (p. 74) Après plusieurs années d'une cour clandestine faite de lettres poétiques, de sérénades au violon, d'effleurements et de camélias blancs, Florentino vibre toujours pour sa belle, mais l'enfant est devenue femme et elle considère d'un oeil dédaigneux les élans du coeur de son soupirant. Elle épouse rapidement le jeune Juvenal Urbino, médecin formé à Paris, homme d'ambition et d'avenir, décidé à sauver sa ville et ses concitoyens des ravages du cholera morbus. Si leur mariage tient bon face aux "grandes catastrophes conjugales" et aux "minuscules misères de tous les jours" (p. 39), la passion de Florentino n'en est pas moins constante et, pendant cinquante ans, il renouvelle à Fermina "[son] serment de fidélité et [son] amour à jamais." (p. 68)
    Si j'ai été très emballée par la première moitié du livre, j'ai fini par me lasser par des personnages et de l'intrigue. Fermina, "la demoiselle idéalisée par l'alchimie de la poésie" (p. 85), est agaçante, versatile, hautaine et bien trop consciente du pouvoir de ses charmes. Florentino tente de "se faire un nom et une fortune pour la mériter" (p. 205) mais, même si sa persévérance paie, son entêtement et sa façon d'idéaliser la capricieuse bourgeoise sont assez hypocrites. Il fait de la séduction de masse clandestine sa spécialité. Pour résumer son comportement: les honorer toutes, n'en admettre aucune. Juvenal, citoyen impliqué, catholique pratiquant, patricien des mers du sud, est bien loin des folies amoureuses de l'ancien amoureux de son épouse. Sa vie n'est qu'habitudes réglées et luxe prosaïque. Ses succès sanitaires dans la lutte contre le choléra sont admirables mais bien peu romantiques.
    Le choléra? On en parle beaucoup dans ce livre. On vante les exploits de Juvenal, on pleure les morts des anciennes épidémies, dont le père de notre médecin. Mais on n'en parle en fait pas vraiment. le microbe reste en dehors de la ville dès que Juvenal y pose le pied, à son arrivée de Paris. Même si le choléra frappe encore dans le pays, il ne fait pas de mal à nos protagonistes. J'espèrais un peu une histoire façon le hussard sur le toit dans la chaleur moite d'une ancienne ville coloniale. Ce choléra m'a fait l'effet du loup après lequel le petit Pierre crie si fort: beaucoup de bruit pour rien. Comme pour le légendaire trésor du galion englouti dans la baie de la ville, dont tout le monde parle mais que personne n'a jamais vu.
    Le ridicule s'invite même dans la terreur que génère cette maladie si foudroyante. De quoi souffre le héros désespérement amoureux de sa lointaine beauté? De constipation chronique... On est loin des affres du choléra et de ses épanchements manifestes.
    L'indolence de la narration est aussi étouffante que l'atmosphère qui précède les pluies tropicales qui inondent la ville du littoral caribéen où se déroule l'histoire. La lourdeur du récit est aussi le fait de la répétition systématique et maniaque des noms complets des personnages. Il n'y a de Florentino qu'Ariza, de Fermina que Daza et de Juvenal qu'Urbino. Les prénoms ne suffisent pas et il n'y a que le patronyme qui crée une identité. Fermina est peut-être une femme mariée, mais pas assimilée à son époux. Il y a sûrement de quoi faire avec l'onomastique dans ce roman, mais je ne m'y risque pas, je frôle l'overdose à force de lire les mêmes noms!
    J'ai trouvé ce roman trop long, trop lent, trop répétitif, trop descriptif et pourtant j'aime les descriptions! J'hésite maintenant à regarder le film de Mike Newell adapté de ce roman. Bon, Javier Bardem tient le haut de l'affiche, je vais faire un effort...
    Je pense être passée à côté de l'humour et de l'ironie de ce texte de Gabriel Garcia Marquez. Ou plutôt, je n'y ai pas été sensible. du même auteur, j'avais largement préféré Cent ans de solitude. La narration était bien plus tortueuse et exigeante mais je n'avais pas décroché d'une ligne!


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/05/29/18003887.html
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    • Livres 5.00/5
    Par anthom, le 06 janvier 2012

    anthom
    "Chronique d'une mort annoncée" m'avait laissé froid, à tel point que je me demandais d'où pouvait bien venir la réputation et la notoriété de cet auteur colombien prix nobel de la littérature en 1982. C'est donc avec scepticisme que je me suis plongé dans "L'amour au temps du choléra".
    Le coup de foudre ne fût pas immédiat, mais au fur et à mesure de la lecture, force est de constater que l'on s'attache à l'univers et au style de l'auteur, ainsi qu'aux personnages que l'on finit par adopter, à tel point que l'impression de lire la vie sentimentale de vieux amis que l'on aime à retrouver le soir au coin du feu se fait ressentir.
    Ainsi, on découvre l'évolution de la vie de Florentino Ariza, de sa carrière, de sa sexualité, les vicissitudes de sa vieillesse, mais surtout l'amour inébranlable éprouvé pour Fermina Daza.
    Sur quoi porte exactement le roman? L'éternité du sentiment amoureux? Les sévices du temps qui passe? La solitude vaincue ou inévitable? Une simple fresque d'amoureux? Une généalogie du sentiment? Une ode à l'amour naturel face à l'amour arrangé par des conditions sociales? Peu importe...
    Le roman de Gabriel Garcia Marquez est un puit dans lequel chacun y puise ce dont il a besoin, ce qu'il espère y trouver.
    Un très grand roman d'amour, dont les dernières pages n'auront de cesse d'émouvoir des générations d'amoureux transis. A lire absolument.
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    • Livres 5.00/5
    Par valdemosa38, le 04 décembre 2011

    valdemosa38
    Toujours des titres impossibles .On se demande de quoi ça va parler .Bon ,il parle bien un peu du choléra mais ce n'est pas un livre sur le choléra .Pas plus que la peste de Camus n'est un livre sur la peste ppppppfffffffff
    Donc,c'est une histoire d'amour ....impossible .Ils s'aimaient ,elle ne l'aime plus ,elle en épouse un autre ,l'aime t'elle , mais lui ( le premier LOL )l'aime toujours ,pour toujours et n'en démordra pas .....
    Alors ,de nos jours ,on aurait fait de tout ça un thriller sanglant .Il finit par la tuer avec une paire de bas puis fou de douleur il se suicide mais là .... c'est sans compter sur le génie de conteur de Gabriel Garcia Marquez ,ça devient une histoire délirante ,fabuleuse ,interminable comme si la vie ne s'arrétait jamais . Car dans le monde de Marquez ,la mort n'existe pas . Mais le corps existe qd même .Il pue ,il vieillit ,il chie , il baise ,il bouffe.Gabriel Garcia Marquez n'a pas peur du corps ,il le voit se dissoudre dans le vieillesse mais l'âme est là .Il y a comme un dialogue entre l'ame et le corps .Le corps impose et l'âme se débrouille avec mais finit toujours par dépasser la matérialité .Le corps se rapetisse tandis que l'âme grandit et c'est ce qui rend finalement l'homme immortel .Gabriel Garcia Marquez arrive à être tantôt trivial ,tripal ,ne machant pas ses mots ,n'hésitant pas à décrire les réalités du corps ,tantôt poétique à l'extrême.
    Et puis l'analyse de la psychologie des personnages est incroyablement fouillée .Tout y est ,il n'y a pas de complaisance ,les héros sont irrémédiablement humains ,pourris de contradictions ,capricieux ,enfantins et touchants .On peut les trouver à la fois grandioses et insupportables .
    Et Gabriel Garicia Marquez reussit à les rendre vraiment immortels ..... dans l'amour
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Citations et extraits

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  • Par zorazur, le 10 février 2012

    C'était un mari parfait : il ne ramassait jamais rien, n'éteignait jamais la lumière, ne fermait jamais une porte. Le matin, dans l'obscurité, lorsqu'un bouton manquait à ses vêtements, elle l'entendait dire : "Un homme aurait besoin de deux femmes : une pour l'aimer, l'autre pour lui coudre ses boutons." Tous les jours, à la première gorgée de café, il poussait un hurlement déchirant qui n'effrayait plus personne, et lâchait ce qu'il avait sur le coeur : "Le jour où je ficherai le camp de cette maison, tout le monde saura que c'est parce que j'en ai assez de me brûler la langue."
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  • Par zorazur, le 10 février 2012

    Le problème de la vie publique, c'est d'apprendre à dominer la terreur, celui de la vie conjugale d'apprendre à dominer l'ennui.
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  • Par Co, le 15 janvier 2009

    "Il disait : "Le problème du mariage, c'est qu'il meurt toutes les nuits après l'amour et qu'il faut le reconstruire tous les matins avant le petit-déjeuner."

    "il est plus facile de contourner les grandes catastrophes conjugales que les minuscules misères de tous les jours"

    "cet après-midi-là, il se demanda, avec son infinie capacité de rêve, si une indifférence aussi acharnée n'était pas un subterfuge pour dissimuler le tourment de l'amour."
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  • Par latrace, le 22 décembre 2010

    Des questions insidieuses adressées à lui d’abord puis à sa mère suffirent au médecin pour constater une fois de plus que les symptômes de l’amour sont identiques à ceux du choléra. Il prescrit des infusions de fleurs de tilleul pour calmer ses nerfs et suggéra un changement d’air afin qu’il pût trouver un réconfort dans la distance, mais ce à quoi aspirait Florentino Ariza était tout le contraire : Jouir de son martyre. Transito Ariza était une quarteronne libre, avec un instinct de bonheur gâché par la pauvreté, et elle se complaisait dans les souffrances de son fils comme si elles eussent été siennes. Elle lui disait boire des infusions lorsqu’elle le sentait délirer et l’enveloppait dans des couvertures de laine pour l’empêcher de trembler en même temps qu’elle l’encourageait à se délecter de sa prostration. « Profite de ce que tu es jeune pour souffrir autant que tu peux, lui disait-elle, ça ne durera pas toute la vie.»
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  • Par Outis, le 19 septembre 2007

    Elle lui rappela que les faibles jamais n’entreraient au royaume de l’amour , qui est un royaume inclément et mesquin, et que les femmes ne se donnent qu’aux hommes de caractère car il leur communiquent la sécurité dont elles ont tant besoin pour affronter la vie.
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Alain Mabanckou vous dit pourquoi il aime "Cent ans de solitude" de Gabriel Garcia Marquez.











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