> Cécile Deniard (Traducteur)

ISBN : 2226215107
Éditeur : Albin Michel (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.81/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de 4 ans. Suspect n°1 : son mari Jason. Dès que l'inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (20)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 27 novembre 2010

    mimipinson
    Une famille bien comme il faut : papa, maman et une ravissante petite fille, résidant dans une banlieue plutôt chic de Boston. Et pourtant en y regardant de près le tableau n'est pas aussi idyllique que cela.
    Chacun espionne l'autre, chacun traine derrière lui quelques casseroles fort peu avouables. Mais les apparences sont sauves.
    Un voisin, lui non plus pas très propre sur lui, c'est le moins que l'on puisse dire : un délinquant sexuel, fiché, catalogué, je dirais même presque étiqueté en tant que tel.
    Quand Sandra disparaît au cours d'une nuit, il n'en faut pas moins pour faire d'Aidan Browster le coupable idéal.
    Ce sera au commandant D.D Warner et son acolyte Miller de trouver le nœud de cette histoire pas banale du tout. C'est qu'elle n'est pas banale non plus D.D : un peu frustrée sur les bords (et les bords sont larges !!!), qui ne pense qu'au travail….normal, elle n'a que cela à se mettre sous la dent….
    Et nos ne seront pas au bout de nos surprises ; Au beau milieu de l'histoire surgit de nulle part le père de Sandra, un élève as de l'informatique……….ah l'informatique, chers ordinateurs qui n'en finissent pas de délivrer leurs secrets, si tant est qu'un mari, lui aussi le coupable idéal, ne tente pas par tous les moyens de les faire taire……..
    Il reste Clarissa, Ree pour les intimes, 4 ans, sensée savoir des choses, mais……Elle aurait pu être un peu plus mise en valeur, avoir un rôle un peu plus consistant.
    Jusqu'au bout le secret aura été bien gardé. Non, non, je ne dirai rien, et comme je ne lis pas la fin avant la fin, et bien comme tout le monde, j'ai douté, tiqué, trouvé que telle ou telle ficelle était peut-être un peu trop grosse. Alors pour savoir, il n'y a qu'une solution, ne pas s'arrêter……
    J'ai bien aimé la construction originale du roman. Il s'agit d'une narration à trois voix, qui sans rien dévoiler, permet tout de même au lecteur de cheminer dans son raisonnement, et de se dire « et si ça n'était pas ça, et si la solution était carrément ailleurs ? »
    Le style est alerte, on ne s'ennuie pas une minute, un langage, parfois un peu…… « Pas très chrétien » ; en même temps n'oublions pas que nous avons affaire à un délinquant sexuel, et que ces gaillards là, en général, ne s'embarrasse pas avec la sémantique. Cela pourrait en choquer certains, pas moi, cela faisait partie du décor.
    Tous les ingrédients étaient réunis pour en faire un coup de coeur

    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Kely, le 05 octobre 2011

    Kely
    Mon avis sur la lecture de La maison d'à côté de Lisa Gardner:
    Lisa Gardner, l'auteure de La maison d'à côté a su écrire, avec brio, une intrigue haletante dans laquelle le suspens s'inscrit de la première à la dernière page.
    Une petite cellule familiale, les JONES, composée d'un mari, Jason, d'une épouse, Sandra, tous deux parents d'une adorable petite fille précoce, Clarissa-Ree, sont les personnages de premier plan.
    C'est autour de cette sympathique petite famille, à l'apparence plutôt « modèle » que Lisa Gardner va nous entraîner dans des découvertes à la limite de l'avouable, et dans des mondes intolérables.
    La disparition de Sandra Jones marque le début d'une trame bien ficelée, au sein de laquelle plusieurs personnages vont tour à tour prendre la place de suspects potentiels et crédibles, et auront à faire face à la redoutable, intransigeante et irréductible D.D. Warren, commandant à la brigade criminelle du commissariat central de Boston.
    Ce que je mettrais en avant sur ce roman, est la pudeur dans l'écriture sur des sujets extrêmement sensibles, en particulier, celui de la pédocriminalité.
    En effet, les mots, le ton, les sentiments utilisés essaient d'éviter le caractère passionnel du lecteur sur le versant ignoble de ce type de crime, mais sans entrer non plus dans l'excuse ou la justification.
    Par ailleurs, toujours sur le style, l'auteure sait avec adresse, manier les contrastes en utilisant l'humour en dialogue, dans certaines situations qui ne s'y prêtent pas à priori.
    Enfin, elle use tactiquement (pour le fond) du monologue « aparté » à la première personne, le je, pour ses principaux personnages, procédé favorisant ainsi l'aspect confidentiel acteur/lecteur. Chacun des principaux protagonistes se dévoile peu à peu en dessinant son propre portrait psychologique, de manière sincère, sans détour, avouant ses propres faiblesses face aux autres et aux évènements.
    Typographiquement, les passages en aparté sont très lisibles en italique (pour la forme), donnant une parfaite lisibilité entre l'action et la confidence intimiste.
    Le temps de conjugaison est le présent de l'indicatif, ce qui appuie encore davantage le rythme soutenu de l'action.
    Il est important de souligner la façon dont l'auteure aborde le monde de l'informatique et d'internet : simple, compréhensible (au contraire de rébarbatif), accessible au simple lecteur, et certainement traité de manière « experte » pour les plus aguerris dans ce domaine.
    Il en va de même, d'ailleurs pour tout ce qui concerne le système juridique et procédural, avec ses libertés et surtout ses contraintes.
    D'ailleurs, le petit clin d'œil fait à certaines séries policières made in USA, n'est pas anodin.
    Le seul petit bémol, tout petit par rapport à l'ensemble, est l'emploi, rare certes, mais existant quand même, de mots plutôt crus dans certains passages.
    Pour conclure, ce roman peut être lu au rythme enlevé d'un bon scénario d'une série télévisée, dans lequel chaque heure compte, sans essouflement. Ce que j'ai pu noter, à ce titre est le « montage », passant habilement d'une séquence à une autre, sans que cela nuise au bon suivi de l'action.
    Un roman osé dans les sujets abordés, cependant prude et équilibré.
    Note : 9/10
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par delcyfaro, le 27 septembre 2010

    delcyfaro
    Ce livre qui m'a été envoyé lors d'un partenariat entre Livraddict et les éditions Albin Michel m'a permis de découvrir une nouvelle auteure que je ne connaissais pas et de me plonger dans une lecture que je qualifierais absolument de "coup de cœur".
    Oui un coup de cœur car cette histoire est passionnante et menée de main de maitre par Lisa Gardner.
    Le départ du roman est lié à la découverte de la disparition de Sandra Jones en pleine nuit, par son mari qui rentre du travail. Sandra est partie, abandonnant sa petite fille endormie... fugue, enlèvement, meurtre..aucune piste n'est privilégiée, aucune piste n 'est écartée..
    L'inspectrice DD Warren se trouve très vite confrontée à des problèmes pour résoudre cette disparition car les personnages sont plus énigmatiques les uns que les autres, à commencer par le mari, qui semble cacher bien des choses et des secrets..
    Le point très fort de ce roman est justement la faculté de brouiller les pistes, de partir dans tellement d'hypothèses diverses pour comprendre la disparition de Sandra.
    A aucun moment on ne peut deviner la fin de l'histoire.. toutes les suppositions et les scenarios que l'on peut élaborer s'écroulent les uns à la suite des autres et on reste scotché par la conclusion du roman..
    Au niveau de l'écriture, j'ai beaucoup aimé le style narratif de l'auteure, c'est très vivant et très prenant..les parties du roman où s'exprime Sandra ont un côté très émouvant et passionnant à la fois.. elles expriment tellement de sentiments differents, on est vraiment touché par le personnage, on la suit dans ses envies, ses sentiments, ses peurs, ses peines etc....
    Une chose est certaine, dans un futur proche je vais me mettre en quête d'autres romans de Lisa Gardner.. car ce roman ci m'a vraiment emballée et touchée et m'a vraiment donné envie de lire autre chose de cette auteure; donc en conclusion...je recommande vraiment la lecture de La maison d'à côté
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par petitepom, le 27 avril 2012

    petitepom
    J'ai beaucoup aimé ce policier, il est très riche en suspense, les personnages sont complexes, réels.
    Les premières pages donnent le ton, Sandy disparaît dans des conditions qui suggèrent de la violence. Tout accuse le mari qui est un homme mystérieux, mais peu à peu on découvre aussi que Sandy a un passé trouble.
    Il y a plusieurs narrateurs, le mari mais aussi Sandy et, un voisin qui a été condamné de pédophilie pour avoir couché avec sa demi sœur de 14 ans ; c'est un personnage ambigu, on ne sait pas si on doit le plaindre ou non.
    C'est prenant et bien mené, on doit attendre les dernières pages pour que tout s'éclaire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lilcassie, le 07 mars 2011

    lilcassie
    Avant de commencer de livre, je n'avais lu qu'un seul livre de l'auteur : La fille cachée. J'avais bien aimé mais sans plus. Concernant La maison d'à côté, j'avais pas mal d'attente car les avis était quasi-unanimes : un bon roman à suspense. Alors?
    Après quelques pages pour m'imprégner de ambiance du livre, j'ai vite apprécié la manière dont l'auteur présente son roman. On alterne entre différents points de vue : celui des suspects, des enquêteurs et même de la victime ce qui représente une certaine originalité. Au fil des pages, on sent que les choses ne sont pas aussi simples qu'il n'y parait et que chacun des personnages a beaucoup à cacher. Qui est vraiment Jason? Que cache le couple qu'il forme avec la victime? Pas forcément ce que l'on croit!
    Au final, je dois avouer avoir plus accroché à la seconde partie du livre mais le résultat est là! le suspense est bien mené et plus on tourne les pages et plus on a envie de savoir ce que cachent tous ces personnages. Je n'arrêterai donc pas là la découverte des livres de cet auteur!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Aproposdelivres, le 17 janvier 2011

    JE ME SUIS TOUJOURS DEMANDÉ ce que ressentaient les gens pendant les toutes dernières heures de leur existence. Savent-ils qu’un drame est sur le point de se produire ? Pressentent-ils la tragédie imminente, étreignent-ils leurs proches ? Ou bien est-ce que ce sont juste des choses qui arrivent ? La mère de famille qui couche ses quatre enfants en s’inquiétant des covoiturages du matin, du linge dont elle ne s’est pas encore occupée et du bruit bizarre que fait à nouveau la chaudière, quand elle entend soudain un craquement sinistre au bout du couloir. Ou l’adolescente qui rêve de son shopping du samedi avec sa Meilleure Amie pour la Vie et qui découvre en ouvrant les yeux qu’elle n’est plus seule dans sa chambre. Ou le père qui se réveille en sursaut et se demande Mais qu’est-ce que ? juste avant de recevoir un coup de marteau entre les deux yeux.
    Pendant les six dernières heures du monde tel que je le connais, je donne son dîner à Ree. Des macaronis au fromage de chez Kraft avec des morceaux de saucisse de dinde. Je coupe une pomme en tranches. Ree mange la chair blanche croquante et laisse des demi sourires de pelure rouge. Toutes les vitamines sont dans la peau, lui dis-je. Elle lève les yeux au ciel – elle a quatre ans, mais là on dirait quatorze. C’est déjà la bagarre pour les vêtements : elle aime les jupes courtes, son père et moi préférons les robes longues ; elle veut un bikini, nous tenons à ce qu’elle porte un maillot de bain une pièce. J’imagine que c’est l’affaire de quelques semaines avant qu’elle ne demande les clés de la voiture.
    Ensuite elle veut partir à la «chasse au trésor» dans le grenier. Je lui réponds que c’est l’heure du bain. De la douche, en fait. Depuis qu’elle est bébé, nous nous lavons ensemble dans la vieille baignoire à pattes de lion dans la salle de bains de l’étage. Ree savonne deux Barbie et un canard princesse en caoutchouc. Je la savonne, elle. Lorsque nous avons fini, nous sentons toutes les deux la lavande et la salle de bains carrelée de noir et blanc est une étuve.
    J’aime le rituel qui suit la douche. Nous nous enveloppons dans d’immenses serviettes, puis nous filons tout droit par le couloir froid jusqu’au Grand Lit de la chambre que je partage avec Jason ; nous nous y allongeons, côte à côte, les bras emmaillotés, mais les doigts de pied qui dépassent et se frôlent. Notre chat tigré orange, M. Smith, saute sur le lit et nous dévisage de ses grands yeux dorés en remuant sa longue queue.
    «Quel moment tu as préféré aujourd’hui ?» demandé-je à ma fille.
    Ree plisse le nez. «Je ne me souviens plus.»
    M. Smith s’éloigne de nous, se trouve un coin bien douillet près de la tête de lit et commence sa toilette. Il sait ce qui vient ensuite.
    «Mon moment préféré, c’est quand j’ai eu droit à un gros câlin en rentrant du collège.» Je suis enseignante. Nous sommes mercredi.
    Le mercredi, je rentre vers quatre heures. Jason part à cinq. Ree a l’habitude de cette organisation à présent. Papa s’occupe d’elle la journée, maman le soir. Nous ne voulions pas que notre enfant soit élevée par d’autres et nous avons ce que nous voulions.
    «Je peux regarder un film?» demande Ree. Sempiternelle question. Elle passerait sa vie enchaînée au lecteur de DVD si on la laissait faire.
    «Pas de film, réponds-je avec légèreté. Raconte-moi l’école.»
    Elle revient à la charge :
    «Un petit film, dit-elle avant de proposer d’un air triomphant : Nos amis les légumes !
    – Pas de film», répété-je en dégageant un peu mon bras pour la chatouiller sous le menton. Il est près de huit heures du soir et je sais qu’elle est fatiguée et têtue. J’aimerais éviter un beau caprice aussi près de l’heure du coucher. «Alors, raconte-moi l’école. Qu’est-ce que vous avez eu comme collation ?»
    Elle libère ses bras et me chatouille sous le menton. «Des carottes !
    – Ah oui ?» Encore des chatouilles, derrière son oreille. «Qui les a apportées ?
    – Heidi ! »
    Elle essaie d’atteindre mes aisselles. Je bloque adroitement sa manœuvre. «Arts plastiques ou musique ?
    – musique !
    – Chant ou instrument ?
    – Guitare ! »
    Elle enlève sa serviette et me saute dessus pour me chatouiller partout où elle le peut de ses petits doigts vifs, dernier débordement d’énergie avant l’effondrement de la fin de journée. J’arrive à la repousser, mais roule en riant jusqu’à tomber du lit. J’atterris lourdement sur le parquet, ce qui ne fait que redoubler l’hilarité de Ree tandis que M. Smith émet un miaulement de protestation. Il sort de la chambre en trottinant, impatient désormais que notre rituel du soir s’achève.
    Je sors un long tee-shirt pour moi et une chemise de nuit Petite Sirène pour elle. Nous nous brossons les dents ensemble, côte à côte devant le miroir ovale. Ree aime que nous crachions en même temps. Deux histoires, une chanson et une demi-comédie musicale plus tard, elle est enfin couchée, Doudou Lapine entre les bras et M. Smith roulé en boule à ses pieds.
    Vingt heures trente. Notre petite maison est officiellement à moi. Je m’installe au bar de la cuisine. Je prends un thé en corrigeant des copies, le dos tourné à l’ordinateur pour ne pas être tentée.
    L’horloge en forme de chat que Jason a offerte à Ree pour Noël miaule pour sonner l’heure. Le bruit résonne dans les deux étages de notre pavillon des années 1950, qui paraît ainsi plus vide qu’il ne l’est réellement.
    J’ai froid aux pieds. C’est le mois de mars en Nouvelle-Angleterre, les journées sont encore fraîches. Je devrais mettre des chaussettes, mais j’ai la flemme de me lever.
    Vingt et une heures quinze, je fais ma ronde. Je pousse le verrou de la porte de derrière, vérifie les coins en bois enfoncés dans tous les châssis de fenêtre. Pour finir, je ferme le double verrou de la porte d’entrée métallique. Nous vivons à South Boston, dans un quartier résidentiel sans prétention, avec des rues bordées d’arbres et des parcs pour les enfants. Beaucoup de familles, beaucoup de clôtures de piquets blancs.
    Je vérifie quand même les verrous et je renforce les fenêtres. Jason et moi avons chacun nos raisons.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par oops, le 10 juillet 2011

    On peut-être amoureux et se sentir encore incroyablement seul. On peut avoir tout ce qu'on a toujours voulu et s'apercevoir qu'on ne voulait pas les bonnes choses.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par anyuka, le 14 décembre 2010

    Je me demande comment on est censé savoir qui sont les vrais monstres de nos jours
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La maison d'à côté par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (77)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz