Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2253167150
Éditeur : Le Livre de Poche (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.83/5 (sur 254 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de 4 ans. Suspect n°1 : son mari Jason.

Dès que l'inspectrice D.D. Warren pénètr... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (75)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 05 juin 2013

    verobleue
    « La maison d'à côté » de Lisa Gardner est un thriller psychologique prenant, bien écrit, dans un style fluide et agréable, rythmé et qui ferait un bon scénario.
    Sandra Jones a disparu. Principal suspect ? Son époux Jason Jones. Principal témoin ? Leur fille de quatre ans, Ree Jones.
    En scène, un voisin délinquant sexuel, le passé de la famille Jones, une inspectrice têtue un ado amoureux et Internet.
    Le début est laborieux mais ensuite le récit trouve son rythme. La
    narration alterne la victime, l'inspectrice et les suspects, une technique qui maintient le suspense. L'envie de savoir ce qui est arrivé à cette jeune maman nous fait tourner les pages : on vibre, on compatit. On vit l'angoisse de Jason et sa fille, les tourments de Sandra et le questionnement de D.D. Warren, flic à Boston. L'auteur nous ballade tout le long du roman, avec indices et rebondissements distillés intelligemment, en nous laissant soupçonner tel ou tel personnage, soupçons démolis l'instant d'après par d'autres suppositions.
    J'ai regretté le dénouement qui, sans être vraiment décevant, est livré de manière brutale, il aurait mérité un peu plus d'épaisseur. Des sujets délicats sont abordés, avec originalité, comme l'évolution des enfants maltraités, le fichage des délinquants sexuels, les sombres secrets de famille.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par MissG, le 11 juin 2012

    MissG
    Sandra Jones, une jeune maîtresse d'école et mère modèle disparaît au beau milieu de la nuit de sa maison d'une banlieue résidentielle de Boston.
    Seul témoin : sa fille de quatre ans.
    Principal suspect : son mari, Jason Jones, qui refuse de répondre aux questions de la police et s'enferme dans une indifférence des plus suspectes.
    Et lorsque D.D. Warren, commandant chargé de l'enquête, pénètre dans la maison, elle sent tout de suite que quelque chose ne va pas.
    Tout y est trop juste : propre comme il faut, négligé comme il faut.
    Et surtout, les fenêtres sont munies de barreaux et les portes de verrous, cette maison est aussi protégée qu'un fort de haute sécurité.
    Avec cette histoire à suspense, Lisa Gardner possédait tous les ingrédients pour une recette à succès.
    Pourtant, la sauce n'a pas totalement prise.
    Est-ce parce que j'ai lu un certain nombre de livres dits de suspense que je ne suis plus surprise par certaines ficelles ?
    Je me doutais depuis le début de la fin du livre, de ce qu'il était advenu de Sandra Jones.
    D'ailleurs l'auteur ne s'en cachait pas tellement puisqu'elle livrait régulièrement des chapitres en italique écrits du point de vue de Sandra.
    Au même titre que j'avais bien envisagé les relations entre Sandra et son père.
    Heureusement, j'ai eu quelques surprises tout de même au cours de ma lecture, ce qui a su maintenir un intérêt pour ce livre.
    Du point de vue de l'histoire, il n'y a rien à redire.
    Lisa Gardner plante un décor et un suspense qui ne se relâchent pas tout au fil de l'histoire.
    En utilisant le principe d'une narration à trois voix, elle a donné de la fluidité à son récit et a su garder l'attention du lecteur.
    L'utilisation qu'elle a fait d'internet et du monde de l'informatique l'est de façon simple, compréhensible par tous et non rébarbative.
    Elle a ancré son histoire dans la thématique des apparences, qui sont souvent trompeuses et peuvent cacher un passé lourd que les personnes cherchent à oublier. C'est un thème intéressant et bien traité à travers ce récit.
    L'autre atout de son livre, ce sont ses personnages, plus particulièrement le commandant D.D. Warren.
    Elle se révèle très attachante, avec ses frustrations, et surtout plutôt maligne et accrocheuse, ce qui donne du piment à l'histoire, et puis elle est surprenante, ce qui est rafraîchissant.
    Hormis quelques ficelles faciles à deviner, je reprocherai à ce livre une mauvaise traduction par moment.
    Certains passages sont difficiles à comprendre car écrits en mauvais français, j'en ai donc déduit qu'ils avaient été mal traduits.
    Ou alors cela est lié à l'édition (France Loisirs) dans laquelle j'ai lu ce livre, mais j'ai été déroutée par cet aspect.
    Je suis toujours étonnée de voir de grosses fautes d'orthographe, ou des phrases maladroites, cela aurait tendance à confirmer que les livres ne sont même pas relus avant impression.
    "La maison d'à côté" de Lisa Gardner est un bon livre de suspense, malgré quelques ficelles facilement devinables par les amateurs du genre, avec une intrigue à rebondissements bien menée du début à la fin du livre.
    J'ai pris du plaisir à le lire et une fois commencé il est difficile de s'arrêter, d'autant que le style fluide de l'auteur rend la lecture facile.
    Avec ce livre je découvrais également Lisa Gardner, je lirai d'autres livres de cette auteur qui maîtrise plutôt bien son sujet et crée des histoires prenantes.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/06/la-maison-da-cote-de-lisa-..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 31 octobre 2012

    canel
    Sandra, maman de vingt-trois ans, disparaît en pleine nuit, sans trace d'effraction ni d'effusion de sang. Jason, le mari, devient rapidement le principal suspect, mais un délinquant sexuel du voisinage attire aussi l'attention des enquêteurs. Que s'est-il passé ? Fugue de la jeune femme qui aurait abandonné sa fillette de quatre ans ? Peu probable ! Enlèvement ? Meurtre ?... Quid du stoïcisme de l'époux et des mystères autour de son passé ?
    Un polar très efficace ! Les personnages - notamment l'enfant -, leurs émotions et leurs relations sont parfaitement bien décrits. Les thématiques sont abordées de manière pertinente et intéressante : informatique, paternité, couple, délinquance sexuelle, passé douloureux... le suspense ne lâche pas le lecteur et les questions qu'il se pose sont multiples. La fin est un peu théâtrale, mais pourquoi pas.
    Quoi qu'il en soit, j'aurais aimé pouvoir dévorer non-stop ces cinq cents pages scotchantes.
    PS : un peu dommage de retrouver d'un polar à l'autre les sujets qui font recette depuis quelque temps : crise conjugale et/ou disparition et/ou stigmates d'une enfance traumatisante (cf. 'Jusqu'à ce que la mort nous sépare' de cette même auteur, 'Les Apparences' de Gillian Flynn, 'Comme ton ombre' de E. Haynes... et beaucoup d'autres). du coup, le G.F., visiblement écrit après les autres, vient de "perdre" beaucoup de points à mes yeux !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Sara2a, le 17 novembre 2012

    Sara2a
    Dans « La maison d'à côté » à la lecture des premières lignes, l'attention du lecteur est immédiatement accaparée. En effet, figure de style osée, Lisa Gardner fait parler sa victime Sandra Jones. Osée, car la maîtrise de l'auteure réside dans cette capacité à enfoncer le lecteur dans une toile mouvante où chaque phrase lâchée provoque des remous d'interrogations avec un rythme effréné.
    Le lecteur devient enquêteur à part entière , comme s'il menait ses propres investigations en parallèle avec l'inspectrice chargée officiellement de l'affaire D.D. WARREN, qui elle-même est confrontée à une foule de suspects qui pourraient tous avoir une bonne raison de faire disparaître Sandra Jones. Mais le « boulot » du lecteur est ardu, car notre machiavélique Lisa Gardner ne se contente pas de nous livrer les pensées de sa victime, elle nous immisce également dans les raisonnements et agissements de chaque personnages, comme pour nous dire : »alors, vous avancez, c'est plus clair ? » Et bien non Madame Gardner, c'est à en devenir carrément paranoïaque, toutes ces confidences ne nous aident pas bien au contraire, on passe du doute, à l'accusation, puis à nouveau au doute, puis à la culpabilité, et puis au final on ne sait plus…
    Au fur et à mesure que l'intrigue avance le nombre de suspects potentiels augmente car même si les personnages semblent se dévoiler c'est pour mieux nous faire ressentir le poids de leurs secrets!
    Lisa Gardner bâtit son intrigue autour de sujets brûlants, angoissants mais avec beaucoup de classe, de pudeur et de sensibilité. Pourtant l'inceste, la pédophilie, la réinsertion des délinquants sexuels sont des thèmes sordides et difficiles à évoquer sans choquer, l'auteure les aborde avec finesse et beaucoup de justesse.
    Le terrible pouvoir du web plane sur le roman, c'est vrai qu'un écran peut devenir un enfer dans certains cas, on ne connaît pas toujours les limites et parfois cela peut devenir un cercle infernal.
    Le poids des secrets au tréfonds de certaines familles, ces secrets que l'on garde comme des trésors maléfiques parce qu'on a peur de les affronter. Se pourrait il que l'on vive avec un proche et se rendre compte que finalement on ne sait rien de lui.
    Lisa Gardner n'en fait jamais de trop, elle ne s'encombre pas de scènes sordides ou sanglantes pour laisser planer ce climat d'angoisse et c'est là que son écriture est grandiose.
    C'est un roman dont j'ai trouvé l'intrigue excellente, intrigue qui m'a tenue en haleine sans aucun point mort, il m'a par certains aspects rappelé les romans d'Agatha Christie, des huis clos où chaque personnage pourrait être coupable, des histoires où les suspects en s'alliant pourraient avoir commis le crime au même moment.
    J'ai un tout petit regret pour la fin qui m'a laissée sur ma faim!
    Un coup de cœur tout de même pour l'intrigue, originale, toute en finesse et froidement angoissante.
    Un grand merci à Partage Lecture, aux éditions Albin Michel .
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Audreyy, le 22 novembre 2012

    Audreyy
    Un soir alors que son mari rentre tard du travail comme d'habitude, il s'aperçoit que sa femme a disparu en ayant laissé leur petite fille de quatre ans. L'inspecteur D.D Warren va être chargée de l'enquête mais au lieu de trouver un mari abattu, c'est un mari froid et qui ne laisse apparaître aucune émotion. Il ne veut pas effrayer sa fille ? Peut-être mais très vite, il devient le principal suspect de l'enquête. Mais ce n'est pas le seul, reste suspect aussi un jeune voisin, Aidan Brewster, qui a déjà été arrêté pour être un délinquant sexuel.
    J'ai apprécié que l'histoire démarre tout de suite et qu'on entre tout de suite dans l'histoire. Au style haletant, l'auteure plonge son lecteur au choeur d'une famille qui avait tout l'air d'une famille ordinaire. Que souhaitons nous réellement connaître de nos voisins ? C'est une famille avec un ou même des secrets que l'on découvre au fil de pages.
    J'ai également beaucoup apprécié le fait que l'on a plusieurs voix dans ce roman. On suit l'enquête menée par D.D, on suit le mari et sa petite fille qui continuent leur vie et tentent de trouver des réponses, on suit Aïdan, le délinquant sexuel mais aussi Ethan un adolescent de treize ans amoureux de la Disparue mais on a également la voix de la Disparue. Ces passages là sont en italiques et donc facilement clair pour le lecteur. On apprend la vie et les secrets que gardait Sandra.
    Sur la première de couverture, on peut y lire « Lisa Gardner est passée maître dans l'art de manipuler les lecteurs » ce qui reflète parfaitement bien tout le livre. L'auteure nous mène en bateau tout le long même si on a des doutes et que l'on sait que ce sera bien plus compliqué qu'il n'y paraît. Ce qui m'a plu aussi, c'est qu'en plus de découvrir le pourquoi et le comment de la disparition, on découvre de lourds secrets sur cette famille. de plus, les personnages sont attachants et très intéressants. Parfaitement crédible dans leur rôle du point de vue psychologique. Un petit coup de coeur pour Jason, le mari, surtout quand on découvre tout ce qu'il a vécu.
    Par contre, je ne comprends pas le titre du livre « La maison d'à coté » ? Car après avoir lu le livre, je ne comprends pas pourquoi on a choisi ce titre qui ne reflète pas vraiment l'histoire, à mon goût.
    Finalement un thriller excellent : Enlèvement ou fugue ? Qu'a vu la petite fille de quatre ans, seul témoin cette nuit là ? Que cache le mari ? Que cache cette famille ? Des tonnes de secrets à découvrir dans un seul livre que vous ne pourrez plus lâcher ! Je vous le recommande vivement.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

> voir toutes (30)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Aproposdelivres, le 17 janvier 2011

    JE ME SUIS TOUJOURS DEMANDÉ ce que ressentaient les gens pendant les toutes dernières heures de leur existence. Savent-ils qu’un drame est sur le point de se produire ? Pressentent-ils la tragédie imminente, étreignent-ils leurs proches ? Ou bien est-ce que ce sont juste des choses qui arrivent ? La mère de famille qui couche ses quatre enfants en s’inquiétant des covoiturages du matin, du linge dont elle ne s’est pas encore occupée et du bruit bizarre que fait à nouveau la chaudière, quand elle entend soudain un craquement sinistre au bout du couloir. Ou l’adolescente qui rêve de son shopping du samedi avec sa Meilleure Amie pour la Vie et qui découvre en ouvrant les yeux qu’elle n’est plus seule dans sa chambre. Ou le père qui se réveille en sursaut et se demande Mais qu’est-ce que ? juste avant de recevoir un coup de marteau entre les deux yeux.
    Pendant les six dernières heures du monde tel que je le connais, je donne son dîner à Ree. Des macaronis au fromage de chez Kraft avec des morceaux de saucisse de dinde. Je coupe une pomme en tranches. Ree mange la chair blanche croquante et laisse des demi sourires de pelure rouge. Toutes les vitamines sont dans la peau, lui dis-je. Elle lève les yeux au ciel – elle a quatre ans, mais là on dirait quatorze. C’est déjà la bagarre pour les vêtements : elle aime les jupes courtes, son père et moi préférons les robes longues ; elle veut un bikini, nous tenons à ce qu’elle porte un maillot de bain une pièce. J’imagine que c’est l’affaire de quelques semaines avant qu’elle ne demande les clés de la voiture.
    Ensuite elle veut partir à la «chasse au trésor» dans le grenier. Je lui réponds que c’est l’heure du bain. De la douche, en fait. Depuis qu’elle est bébé, nous nous lavons ensemble dans la vieille baignoire à pattes de lion dans la salle de bains de l’étage. Ree savonne deux Barbie et un canard princesse en caoutchouc. Je la savonne, elle. Lorsque nous avons fini, nous sentons toutes les deux la lavande et la salle de bains carrelée de noir et blanc est une étuve.
    J’aime le rituel qui suit la douche. Nous nous enveloppons dans d’immenses serviettes, puis nous filons tout droit par le couloir froid jusqu’au Grand Lit de la chambre que je partage avec Jason ; nous nous y allongeons, côte à côte, les bras emmaillotés, mais les doigts de pied qui dépassent et se frôlent. Notre chat tigré orange, M. Smith, saute sur le lit et nous dévisage de ses grands yeux dorés en remuant sa longue queue.
    «Quel moment tu as préféré aujourd’hui ?» demandé-je à ma fille.
    Ree plisse le nez. «Je ne me souviens plus.»
    M. Smith s’éloigne de nous, se trouve un coin bien douillet près de la tête de lit et commence sa toilette. Il sait ce qui vient ensuite.
    «Mon moment préféré, c’est quand j’ai eu droit à un gros câlin en rentrant du collège.» Je suis enseignante. Nous sommes mercredi.
    Le mercredi, je rentre vers quatre heures. Jason part à cinq. Ree a l’habitude de cette organisation à présent. Papa s’occupe d’elle la journée, maman le soir. Nous ne voulions pas que notre enfant soit élevée par d’autres et nous avons ce que nous voulions.
    «Je peux regarder un film?» demande Ree. Sempiternelle question. Elle passerait sa vie enchaînée au lecteur de DVD si on la laissait faire.
    «Pas de film, réponds-je avec légèreté. Raconte-moi l’école.»
    Elle revient à la charge :
    «Un petit film, dit-elle avant de proposer d’un air triomphant : Nos amis les légumes !
    – Pas de film», répété-je en dégageant un peu mon bras pour la chatouiller sous le menton. Il est près de huit heures du soir et je sais qu’elle est fatiguée et têtue. J’aimerais éviter un beau caprice aussi près de l’heure du coucher. «Alors, raconte-moi l’école. Qu’est-ce que vous avez eu comme collation ?»
    Elle libère ses bras et me chatouille sous le menton. «Des carottes !
    – Ah oui ?» Encore des chatouilles, derrière son oreille. «Qui les a apportées ?
    – Heidi ! »
    Elle essaie d’atteindre mes aisselles. Je bloque adroitement sa manœuvre. «Arts plastiques ou musique ?
    – musique !
    – Chant ou instrument ?
    – Guitare ! »
    Elle enlève sa serviette et me saute dessus pour me chatouiller partout où elle le peut de ses petits doigts vifs, dernier débordement d’énergie avant l’effondrement de la fin de journée. J’arrive à la repousser, mais roule en riant jusqu’à tomber du lit. J’atterris lourdement sur le parquet, ce qui ne fait que redoubler l’hilarité de Ree tandis que M. Smith émet un miaulement de protestation. Il sort de la chambre en trottinant, impatient désormais que notre rituel du soir s’achève.
    Je sors un long tee-shirt pour moi et une chemise de nuit Petite Sirène pour elle. Nous nous brossons les dents ensemble, côte à côte devant le miroir ovale. Ree aime que nous crachions en même temps. Deux histoires, une chanson et une demi-comédie musicale plus tard, elle est enfin couchée, Doudou Lapine entre les bras et M. Smith roulé en boule à ses pieds.
    Vingt heures trente. Notre petite maison est officiellement à moi. Je m’installe au bar de la cuisine. Je prends un thé en corrigeant des copies, le dos tourné à l’ordinateur pour ne pas être tentée.
    L’horloge en forme de chat que Jason a offerte à Ree pour Noël miaule pour sonner l’heure. Le bruit résonne dans les deux étages de notre pavillon des années 1950, qui paraît ainsi plus vide qu’il ne l’est réellement.
    J’ai froid aux pieds. C’est le mois de mars en Nouvelle-Angleterre, les journées sont encore fraîches. Je devrais mettre des chaussettes, mais j’ai la flemme de me lever.
    Vingt et une heures quinze, je fais ma ronde. Je pousse le verrou de la porte de derrière, vérifie les coins en bois enfoncés dans tous les châssis de fenêtre. Pour finir, je ferme le double verrou de la porte d’entrée métallique. Nous vivons à South Boston, dans un quartier résidentiel sans prétention, avec des rues bordées d’arbres et des parcs pour les enfants. Beaucoup de familles, beaucoup de clôtures de piquets blancs.
    Je vérifie quand même les verrous et je renforce les fenêtres. Jason et moi avons chacun nos raisons.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par canel, le 30 octobre 2012

    Vous savez ce que les gens désirent plus que tout ? Plus que l'amour, plus que l'argent, plus que la paix sur terre ? Ils veulent se sentir normaux. Ils veulent avoir le sentiment que leurs émotions, leur vie, leurs expériences sont semblables à celles de tout le monde.
    C'est ça qui nous fait tous courir. (...)
    Nous n'avons pas envie de nous sentir bizarres, différents ou à part. Nous voulons nous sentir normaux. Nous voulons être exactement comme n'importe qui ou du moins comme nous devrions être à en croire les spots pour le Viagra, le Botox ou le rachat de crédits. Dans cette quête de normalité, nous ignorons ce que nous devons ignorer. Nous cachons ce que nous devons cacher. Et nous fermons les yeux chaque fois que c'est nécessaire pour pouvoir nous cramponner à notre illusion d'un bonheur parfaitement réglé. (p. 217)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par pyrouette, le 16 novembre 2013

    Vous savez ce que les gens désirent plus que tout ? Plus que l'amour, plus que l'argent, plus que la paix sur terre ? Ils veulent se sentir normaux. Ils veulent avoir le sentiment que leurs émotions, leur vie, leurs expériences sont semblables à celles de tout le monde.
    Dans cette quête de normalité, nous ignorons ce que nous devons ignorer. Nous cachons ce que nous devons cacher. Et nous fermons les yeux chaque fois que c'est nécessaire pour pouvoir nous cramponner à notre illusion d'un bonheur parfaitement réglé.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation

  • Par patrick75, le 01 mai 2013

    Et Jason se souvint alors très distinctement de l'instant où il l'avait vue venir au monde. Toute ridée, petite et bleue. Ses poings qui battaient l'air. La moue boudeuse de sa bouche vagissante. L'amour fou qu'il avait instantanément ressenti pour chaque centimètre d'elle. Sa fille. Son seul miracle.

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par canel, le 30 octobre 2012

    Coucher avec des inconnus ne va pas de soi pour une femme. Les hommes ont la partie la plus facile. Ils se retirent, oublient, passent à autre chose. Pour les femmes, ça n'a rien de comparable. La nature a fait de nous des réceptacles, destinés à prendre un homme en nous, à le recevoir, à l'accepter, à le garder. C'est plus dur d'oublier. Plus difficile de passer à autre chose. (p. 303)

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

> voir toutes (10)

Videos de Lisa Gardner

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Lisa Gardner

Lisa Gardner - Sauver sa peau .
Sally, Cindy, Lucile... Depuis l?enfance, Annabelle Granger s?est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d?histoire? Sans qu?on lui donne la moindre explication. La découverte dans une chambre souterraine de l?ancien l?hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes, mortes des années auparavant, fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l?une des petites victimes : Annabelle Granger. L?heure n?est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l?ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l?attend. Depuis vingt cinq ans? le début intrigant d?un suspense qui ne l?est pas moins? et a propulsé Lisa Gardner en tête des listes des meilleures ventes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où elle est considérée aujourd?hui comme l?égale des plus grandes romancières du genre. "Un climat de menace grandissante particulièrement impressionnant. Un suspense que l?on n?a pas envie de lire seul dans un endroit mal éclairé?" The Guardian








Sur Amazon
à partir de :
7,10 € (neuf)
6,08 € (occasion)

   

Faire découvrir La maison d'à côté par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (480)

> voir plus

Quiz