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ISBN : 2842631528
Éditeur : Le Dilettante (2008)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 1366 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Epictete, le 15 juillet 2014

    Epictete
    C'est un livre dont tout le monde a parlé et depuis longtemps (il est sorti en 2008)
    Et c'est un livre finalement plus compliqué que prévu, sur un thème qui apparaissait en réalité assez simple.
    Il est compliqué en raison du nombre et de la personnalité des personnages, du style employé et de la structure de l'ouvrage choisie par l'auteur.
    Il faut arriver à la seconde moitié du livre pour se dire qu'il y a en fait, un véritable récit, puis comprendre que le style « décomposé » du début a un sens si on le relie au sujet.
    Cette lecture n'est pas vraiment évidente immédiatement et cela peut décourager (mais j'ai horreur d'abandonner un livre en cours de lecture – Cela n'a du m'arriver que deux fois, et j'en ai toujours été culpabilisé…)
    Sans entrer dans le détail, l'histoire conte le destin de Charles Ballandra , quarante sept ans, architecte doué et bourreau de travail, un peu sous la coupe de son associé, et dont la vie professionnelle et sociale correspondent à son statut officiel, qui va après quelques infos qui l'obligent à remonter dans ses souvenirs, se trouver déstabilisé.
    Il rencontrera une Anglaise, plus jeune, un peu écolo, baba-cool, qui s'est retirée à la campagne avec plein d'enfants et d'animaux.
    En ce qui concerne le thème, on est en pleine exploration de la crise de la cibnquantaine (Il parait qu'elle exxiste !) avec des souvenirs qui nous ramènent à des films comme « le lauréat (1967 de Mike Nichols) et en lisant certains passages on n'est pas loin d'entendre Simon and Garfunkel chanter « Mrs Robinson »
    Ces souvenirs, chez Charles Ballandra vont conditionner la seconde partie du récit, avec une rencontre qui va aider chacun à se rassurer sur sa capacité à plaire, puis se transformer en véritable rencontre amoureuse, qui change une vie et remet en cause tout un passé.
    Quant au style, alors là il y a beaucoup à dire . J'avoue que quand j'ai jeté un œil à mes notes à la fin de ma lecture, 90% d'entre-elles étaient relatives au syle de l'auteur.
    Pour le moins, le début du livre est déroutant. On ne sait jamais de quel personnage on parle, on saute de l'un à l'autre, d'une époque à une autre, sans indication. Il n'y a pas de pronoms (Il, elle….).
    Les verbes, quand ils existent, n'ont pas de sujets…
    Si, dans nos écoles, nous avions écrit comme cela, le résultat aurait été cuisant ...
    Mais on comprend peu à peu que le style choisi accompagne l'époque relatée.
    On a en gros 300 pages d'exposé du problème et de la déstabilisation de Charles, puis 300 pages d'ébauche de solution, d'évolution vers des équilibrages avec leurs difficultés ou leurs plaisirs associés.
    Les gens qui parlent de ce roman, varient dans le choix de leurs qualificatifs de « Magnifique » à « déstabilisant », « décousu », voire « lourd ».
    C'est bien le signe d'un livre qui ne laisse pas indifférent.
    J'avais tant aimé les nouvelles de « Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part », que j'ai eu du mal à aborder ce roman. Cependant je suis loin d'être dégoutté de Gavalda et j'en lirai certainement d'autres.
    Je sors pourtant de cette lecture avec un sentiment mitigé, et je me dis que tous les qualificatifs employés par les lecteurs sont en effet justifiables.
    Et il est bien intéressant que certains auteurs prennent des risques en faisant des essais d'écriture nouvelle.
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 25 août 2012

    pyrouette
    Je connais bien la boite de Pandore et la crise de la cinquantaine, je suis en plein dedans. Ces souvenirs qui vous éclatent en pleine figure, ces faits insignifiants pour d'autres qui sont d'une importance vitale pour vous, cette vie parallèle à la réalité et pourtant c'est votre réalité, cette remise en question qui fait exploser votre routine quotidienne, ce retour vers le passé, c'est pour tout ça que j'ai suivi Charles dans sa quête avec un grand intérêt, que dis-je, avec passion. Ne refermant le livre que pour manger et dormir, impatiente de retourner avec Charles, voir comment il allait s'en sortir…. Ou pas. J'ai fini de lire cette histoire il y a quelques jours et pourtant elle trotte encore dans ma tête comme une petite musique insidieuse, perniceuse. Je suis touchée. J'aime les personnages cassés par la vie d'Anna Gavalda, auteur qui doit souffrir d'empathie…

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/08/25/24960733.html#com..
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    • Livres 5.00/5
    Par mila0707, le 15 avril 2012

    mila0707
    Mon avis : Il y a déjà pas mal de temps que j'ai lu ce livre puisqu'il m'avait été prêté par une amie peu après sa parution. L'année d'avant, j'avais lu et beaucoup apprécié "Ensemble c'est tout" ; je m'étais attachée à ses quatre personnages et à leur histoire, j'étais donc bien décidée à faire un petit bout de chemin avec Anna Gavalda. "La Consolante", un titre comme une promesse, à mes yeux en tous cas. Pourtant, le début de ma lecture m'a paru fastidieux, je n'arrivais pas à suivre, j'avais l'impression de ne pas parvenir à accrocher, ni même de comprendre où Charles Balanda voulait me mener... J'accroche, j'accroche pas ? Je continue, je continue pas ? Et bien, croyez-moi si vous voulez, au moment où je fermais le roman pour le ranger, je n'ai pas pu : j'avais dû lire une phrase de trop, peut-être un seul mot de trop, et je ne pouvais plus quitter le personnage torturé dont je venais de faire la connaissance... Aucun regret, si ce n'est celui du mot fin, et pourtant je ne suis pas une adepte des trilogies (voir plus)... peut-être par peur d'être déçue par le tome deux d'une histoire que j'ai particulièrement aimée, pire encore, par peur de ne pas retrouver le lien qui m'unissait aux personnages. C'est de cela que je voulais témoigner aujourd'hui... si vous êtes un peu désarçonné au début, vous trouverez peut-être cette fameuse phrase clé qui fait que quatre ans après je me souviens encore précisément des sensations de cette lecture.
    Public : roman pour les adultes.
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    • Livres 4.00/5
    Par maudymaud, le 12 mars 2012

    maudymaud
    J'ai été très intriguée par ce livre, surtout en lisant les critiques très différentes qu'il a reçues. Je l'ai donc lu, pour me faire ma propore opinion...et pour mon plaisir bien entendu!
    Verdict: je comprends entièrement les critiques liées au style d'écriture "coupé", voire même "haché". C'est très déstabilisant au départ de lire ces phrases courtissimes et sans sujet, enchaînement de verbes, d'actions. J'ai même failli arrêter la lecture, puis les critiques positives lues m'ont poussée à continuer... Merci Babelio ;-)
    Par après le style change radicalement et on se rend compte qu'il était lié à la période de vie du personnage, il était en renfort de la description: un homme qui court dans tous les sens, bosse comme un dingue, ne dort pas et ne fait que passer d'avion en hotel, d'insomnies en réunions etc.
    Plus le livre avance, plus le style se délie et l'harmonie "style/contenu" se précise.
    En conclusion, ce style tant déprécié fait partie intégrante de l'univers du début du roman (il revient d'ailleurs lorsque le personnage replonge dans le boulot quelques temps) et s'il est vrai qu'il est laborieux à lire de but en blanc, il a sa raison d'être. de plus, ce n'est que passager, propre aux premières pages (une bonne 50aine qd mm je dirais), alors si vous y arrivez, passez au-dessus, l'histoire en vaut vraiment la peine...
    Je disais donc "conclusion"... J'ai aimé ce livre et ai pu comprendre ce style hostile de prime abord!
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    • Livres 4.00/5
    Par saphoo, le 04 mars 2009

    saphoo
    comme souvent, j'aime lire les livres dont tout le monde parle, bien plus tard pour me laisser le temps d'oublier les critiques et de me faire ma propre sensation... dans tous les cas j'aurai lu ce livre de façon ou d'une autre car j'ai toujours apprécié cette auteur en particulier "Ensemble c'est tout" mais aussi les nouvelles et autres récits plus courts. Pour ce dernier roman, je m'attendais à moins d'enthousiasme vu les critiques peu flateuses des lecteurs qui je le comprends n'ont pas retrouvé le côté chaleureux d' "Ensemble c'est tout" mais tous les romans ne peuvent pas se ressembler sinon quel intérêt. Je crois que justement ce livre n'en déplaise à certains, apporte une réflexion voire plusieures... bien que j'ai trouvé moi aussi le début un peu longuet voire sans importance ce n'est qu'au coeur de l'histoire que j'ai compris l'intérêt de tout ce préambule. Je pense que ce roman mérite une critique plus positive, il permet de se remettre en question, notre Charles était arrivé à un moment de sa vie où tout se devait de changer sinon au risque de finir ses vieux jours sans avoir connu le réel bonheur, sans avoir vraiment fait la paix avec sa déception amoureuse de sa jeunesse, non je crois qu'il faut lire ce livre plus en profondeur et non superficiellement comme on l'a pu faire avec "Ensemble c'est tout" ... ce livre m'a apporté plus qu'une lecture une certaine méditation sur le sens de notre vie arrivée au seuil d'un cap dont on ne sait plus diriger ni comprendre il faut parfois savoir virer tout à l'opposé pour mieux se retrouver et s'accepter différemment... j'ai beaucoup aimé aussi le personnage de Kate , je préfère ne pas tout dévoiler afin de laisser le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs retardataires comme moi... pour ceux qui ont peur d'être déçus par l'influence des critiques mitigées, je ne peux que vous conseiller de juger par vous-mêmes et tenter l'aventure auprès de ces personnages atypiques... si vous avez une certaine philosophie dans votre réflexion vous apprécierez ... par contre si vous recherchez que de grandes aventures amoureuses c'est certain passez votre chemin , bien que l'histoire de Charles, Kate, Anouk, nounou, sont de grandes passions amoureuses plus subtiles mais intéressantes ....


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/
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Citations et extraits

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  • Par Epictete, le 11 juillet 2014

    L'adolescence.... Quel yoyo épuisant.

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  • Par Marsup, le 25 mai 2010

    [...] A quoi ca sert de faire des mômes s'ils n'ont pas le droit de te parler de leurs amours quand ils sont grands, hein ? (...) Hein ? Et qu'est ce qu'il reste alors ? Qu'est ce qui nous reste si on ne parle pas d'amour ou de plaisir ? Nos feuilles de paye ? La météo ? (...) Les enfants, c'est la vie, merde ! Et c'est parce qu'on a baisé nous aussi qu'ils sont là, non ? Et qu'est ce qu'on s'en fout des papiers du sexe de l'autre ? Deux garçons, deux filles, trois garçons, une pute, un gode, une poupée, deux fouets, trois menottes, milles fantasmes, il est où, le problème, là ? Il est où ? C'est la nuit, non ? Et la nuit, il fait noir ! C'est sacré, la nuit ! Et même le jour, c'est... C'est bien aussi...

    Elle essayait de sourire et se resservait à boire entre chaque point d'interrogation. [...]
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  • Par evenusia, le 16 juin 2010

    - Mais tu l'aimais d'amour ? avait-elle fini par lui demander.
    Et, comme il n'avait pas répondu immédiatement, cherchant un autre mot, plus juste plus précis moins compromettant, entendit son grognement désabusé lui donner la baffe qu'il attendait depuis plus de vingt ans pour pouvoir revenir à lui :
    - Ben oui, j'suis conne, moi... De quoi d'autre peut-on peut aimer ?
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  • Par maudymaud, le 07 mars 2012

    J'ai été très intriguée par ce livre, surtout en lisant les critiques très différentes qu'il a reçues. Je l'ai donc lu, pour me faire ma propore opinion...et pour mon plaisir bien entendu!
    Verdict: je comprends entièrement les critiques liées au style d'écriture "coupé", voire même "haché". C'est très déstabilisant au départ de lire ces phrases courtissimes et sans sujet, enchaînement de verbes, d'actions. J'ai même failli arrêter la lecture, puis les critiques positives lues m'ont poussée à continuer... Merci Babelio ;-)
    Par après le style change radicalement et on se rend compte qu'il était lié à la période de vie du personnage, il était en renfort de la description: un homme qui court dans tous les sens, bosse comme un dingue, ne dort pas et ne fait que passer d'avion en hotel, d'insomnies en réunions etc.
    Plus le livre avance, plus le style se délie et l'harmonie "style/contenu" se précise.
    En conclusion, ce style tant déprécié fait partie intégrante de l'univers du début du roman (il revient d'ailleurs lorsque le personnage replonge dans le boulot quelques temps) et s'il est vrai qu'il est laborieux à lire de but en blanc, il a sa raison d'être. De plus, ce n'est que passager, propre aux premières pages (une bonne 50aine qd mm je dirais), alors si vous y arrivez, passez au-dessus, l'histoire en vaut vraiment la peine...

    Je disais donc "conclusion"... J'ai aimé ce livre et ai pu comprendre ce style hostile de prime abord!

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  • Par Trissotin, le 31 mars 2013

    Le petit banquet. Le dîner du samedi soir chez des gens bien élevés où tout le monde joue sa partition sans vaillance. Le service du mariage, les affreux porte-couteaux en forme de basset, le verre qui tombe, le kilo de sel que l'on déverse sur la nappe, les débats sur les débats télévisés, les trente-cinq heures, la France qui fout le camp, les impôts que l'on paye et le radar que l'on n'avait pas vu venir, le méchant qui dit que les Arabes font trop d'enfants et la gentille qui rétorque qu'il ne faut pas généraliser, la maîtresse de maison qui assure que c'est trop cuit pour le plaisir d'être contredite et le patriarche qui s'inquiète de la température de son vin.
    Allez... Je vous épargne tout ça... Vous les connaissez par cœur, ces parenthèses chaleureuses et toujours un peu déprimantes que l'on appelle la famille et qui vous remémorent de temps à autre comme il est court, le chemin parcouru...
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