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ISBN : 2842631528
Éditeur : Le Dilettante (2008)


Note moyenne : 3.28/5 (sur 973 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 25 août 2012

    pyrouette
    Je connais bien la boite de Pandore et la crise de la cinquantaine, je suis en plein dedans. Ces souvenirs qui vous éclatent en pleine figure, ces faits insignifiants pour d'autres qui sont d'une importance vitale pour vous, cette vie parallèle à la réalité et pourtant c'est votre réalité, cette remise en question qui fait exploser votre routine quotidienne, ce retour vers le passé, c'est pour tout ça que j'ai suivi Charles dans sa quête avec un grand intérêt, que dis-je, avec passion. Ne refermant le livre que pour manger et dormir, impatiente de retourner avec Charles, voir comment il allait s'en sortir…. Ou pas. J'ai fini de lire cette histoire il y a quelques jours et pourtant elle trotte encore dans ma tête comme une petite musique insidieuse, perniceuse. Je suis touchée. J'aime les personnages cassés par la vie d'Anna Gavalda, auteur qui doit souffrir d'empathie…

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/08/25/24960733.html#com..
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    • Livres 5.00/5
    Par mila0707, le 15 avril 2012

    mila0707
    Mon avis : Il y a déjà pas mal de temps que j'ai lu ce livre puisqu'il m'avait été prêté par une amie peu après sa parution. L'année d'avant, j'avais lu et beaucoup apprécié "Ensemble c'est tout" ; je m'étais attachée à ses quatre personnages et à leur histoire, j'étais donc bien décidée à faire un petit bout de chemin avec Anna Gavalda. "La Consolante", un titre comme une promesse, à mes yeux en tous cas. Pourtant, le début de ma lecture m'a paru fastidieux, je n'arrivais pas à suivre, j'avais l'impression de ne pas parvenir à accrocher, ni même de comprendre où Charles Balanda voulait me mener... J'accroche, j'accroche pas ? Je continue, je continue pas ? Et bien, croyez-moi si vous voulez, au moment où je fermais le roman pour le ranger, je n'ai pas pu : j'avais dû lire une phrase de trop, peut-être un seul mot de trop, et je ne pouvais plus quitter le personnage torturé dont je venais de faire la connaissance... Aucun regret, si ce n'est celui du mot fin, et pourtant je ne suis pas une adepte des trilogies (voir plus)... peut-être par peur d'être déçue par le tome deux d'une histoire que j'ai particulièrement aimée, pire encore, par peur de ne pas retrouver le lien qui m'unissait aux personnages. C'est de cela que je voulais témoigner aujourd'hui... si vous êtes un peu désarçonné au début, vous trouverez peut-être cette fameuse phrase clé qui fait que quatre ans après je me souviens encore précisément des sensations de cette lecture.
    Public : roman pour les adultes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 03 mai 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Il s'agit ici d'une relecture. J'avais déjà lu ce livre à sa sortie et j'en gardais un bon souvenir. Mais à force de lire des critiques pas toujours très positives, lui reprochant nombre de choses, j'ai eu envie de l'ouvrir à nouveau pour voir si ma première impression était la bonne. Car si j'étais restée sur un bon souvenir, c'était tout de même un souvenir assez flou même si je me souvenais des grandes lignes.
    Charles Balanda est un architecte qu'une bonne quarantaine, mariée à une femme qui n'est plus vraiment la sienne et vivant également avec sa fille qu'il n'a pas fabriqué lui-même, comme il dit. Mais qu'il aime tout comme !
    Un jour, presque par hasard, Charles apprend la mort de la femme la plus importante de son enfance et de son adolescence, Anouk. La femme qui gardera toujours une place à part dans son cœur et dans sa tête. Trois mots sur un bout de papier et des milliers de souvenirs ressurgissent, des souvenirs qui font mal, des souvenirs qui percent le cœur. Mais le genre de souvenirs, auxquels on aime penser malgré tout.
    Au début, il fait comme si de rien n'était. Il faut dire que tout ça est tellement loin. Et puis, sa vie bat déjà assez de l'aile pour venir ajouter des évènements douloureux.
    Mais à un moment, c'est le déclic ! Marre de cette vie qui n'est pas une vie, marre de courir, marre de fuir surtout. Il part alors affronter ses démons, son passé. Et part sur les traces de celle qu'il a tant aimée.
    Tout au long de son cheminement, Charles va être entouré de personnages. Sa fille Mathilde, adolescente parfois distante, parfois insolente mais avec un cœur gros comme ça qui ne demande qu'à sortir de sa coquille. Sa femme, pris à un autre, en sachant très bien ce qu'il risquait. Une de ses sœurs, Claire, son miroir. Deux ovnis dans une famille que l'on pourrait trouver caricaturale mais qui en regardant plus près, est une famille tout à fait normale. Normale mais pas toujours supportable !
    Anna Gavalda, c'est des personnages très riches, toujours approfondis. On peut les aimer ou non, mais on ne reste jamais indifférent. On a envie de les embrasser, de les câliner, de les secouer, de les frapper, de leur crier dessus, de les aimer. Mais jamais, on ne passe à côté.
    Anna Gavalda, c'est des phrases qui font mouche, qui prennent au cœur. Des phrases qui me donnent les larmes aux yeux tellement tout me semble évident. Comme lorsque l'on se rend compte que l'on est en train de vivre un bonheur. A ce moment là, on ressent un bien-être intense. Avec elle, ces moments là arrivent très souvent.
    Anna Gavalda, c'est aussi une manière de raconter la vie comme personne d'autre ne le fait. Certes, beaucoup le font et même très bien mais elle a ce petit plus qui fait que les personnages ne me quittent pas. Ce petit truc qui me fait regretter que tout ce petit monde n'existe pas vraiment.
    Je ne préfère pas raconter le reste du roman, ni même donner des indices. Je vous laisse le découvrir par vous-même, c'est très beau. J'avais un bon souvenir de ce roman et la deuxième lecture n'en est que plus belle. C'est un coup de cœur ! Et même un énorme coup de cœur. Alors évidemment que j'ai remarqué ces petits reproches que certains faisaient comme par exemple ses phrases sans sujet ou bien ses longues énumérations. Mais je m'y suis fait très vite et puis c'est ça le charme du livre, selon moi. Et puis, l'histoire est d'une telle évidence que ces petites choses en deviennent dérisoires.
    Une relecture plus qu'agréable. Un livre qui met des papillons dans la tête, dans le cœur, dans le corps. Un livre que j'ai été triste de refermer. Des personnes que je ne voulais pas quitter. Mais un coup de cœur ! Un merveilleux coup de cœur.
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    • Livres 4.00/5
    Par maudymaud, le 12 mars 2012

    maudymaud
    J'ai été très intriguée par ce livre, surtout en lisant les critiques très différentes qu'il a reçues. Je l'ai donc lu, pour me faire ma propore opinion...et pour mon plaisir bien entendu!
    Verdict: je comprends entièrement les critiques liées au style d'écriture "coupé", voire même "haché". C'est très déstabilisant au départ de lire ces phrases courtissimes et sans sujet, enchaînement de verbes, d'actions. J'ai même failli arrêter la lecture, puis les critiques positives lues m'ont poussée à continuer... Merci Babelio ;-)
    Par après le style change radicalement et on se rend compte qu'il était lié à la période de vie du personnage, il était en renfort de la description: un homme qui court dans tous les sens, bosse comme un dingue, ne dort pas et ne fait que passer d'avion en hotel, d'insomnies en réunions etc.
    Plus le livre avance, plus le style se délie et l'harmonie "style/contenu" se précise.
    En conclusion, ce style tant déprécié fait partie intégrante de l'univers du début du roman (il revient d'ailleurs lorsque le personnage replonge dans le boulot quelques temps) et s'il est vrai qu'il est laborieux à lire de but en blanc, il a sa raison d'être. de plus, ce n'est que passager, propre aux premières pages (une bonne 50aine qd mm je dirais), alors si vous y arrivez, passez au-dessus, l'histoire en vaut vraiment la peine...
    Je disais donc "conclusion"... J'ai aimé ce livre et ai pu comprendre ce style hostile de prime abord!
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    • Livres 4.00/5
    Par saphoo, le 04 mars 2009

    saphoo
    comme souvent, j'aime lire les livres dont tout le monde parle, bien plus tard pour me laisser le temps d'oublier les critiques et de me faire ma propre sensation... dans tous les cas j'aurai lu ce livre de façon ou d'une autre car j'ai toujours apprécié cette auteur en particulier "Ensemble c'est tout" mais aussi les nouvelles et autres récits plus courts. Pour ce dernier roman, je m'attendais à moins d'enthousiasme vu les critiques peu flateuses des lecteurs qui je le comprends n'ont pas retrouvé le côté chaleureux d' "Ensemble c'est tout" mais tous les romans ne peuvent pas se ressembler sinon quel intérêt. Je crois que justement ce livre n'en déplaise à certains, apporte une réflexion voire plusieures... bien que j'ai trouvé moi aussi le début un peu longuet voire sans importance ce n'est qu'au coeur de l'histoire que j'ai compris l'intérêt de tout ce préambule. Je pense que ce roman mérite une critique plus positive, il permet de se remettre en question, notre Charles était arrivé à un moment de sa vie où tout se devait de changer sinon au risque de finir ses vieux jours sans avoir connu le réel bonheur, sans avoir vraiment fait la paix avec sa déception amoureuse de sa jeunesse, non je crois qu'il faut lire ce livre plus en profondeur et non superficiellement comme on l'a pu faire avec "Ensemble c'est tout" ... ce livre m'a apporté plus qu'une lecture une certaine méditation sur le sens de notre vie arrivée au seuil d'un cap dont on ne sait plus diriger ni comprendre il faut parfois savoir virer tout à l'opposé pour mieux se retrouver et s'accepter différemment... j'ai beaucoup aimé aussi le personnage de Kate , je préfère ne pas tout dévoiler afin de laisser le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs retardataires comme moi... pour ceux qui ont peur d'être déçus par l'influence des critiques mitigées, je ne peux que vous conseiller de juger par vous-mêmes et tenter l'aventure auprès de ces personnages atypiques... si vous avez une certaine philosophie dans votre réflexion vous apprécierez ... par contre si vous recherchez que de grandes aventures amoureuses c'est certain passez votre chemin , bien que l'histoire de Charles, Kate, Anouk, nounou, sont de grandes passions amoureuses plus subtiles mais intéressantes ....


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/
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Citations et extraits

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  • Par Marsup, le 25 mai 2010

    [...] A quoi ca sert de faire des mômes s'ils n'ont pas le droit de te parler de leurs amours quand ils sont grands, hein ? (...) Hein ? Et qu'est ce qu'il reste alors ? Qu'est ce qui nous reste si on ne parle pas d'amour ou de plaisir ? Nos feuilles de paye ? La météo ? (...) Les enfants, c'est la vie, merde ! Et c'est parce qu'on a baisé nous aussi qu'ils sont là, non ? Et qu'est ce qu'on s'en fout des papiers du sexe de l'autre ? Deux garçons, deux filles, trois garçons, une pute, un gode, une poupée, deux fouets, trois menottes, milles fantasmes, il est où, le problème, là ? Il est où ? C'est la nuit, non ? Et la nuit, il fait noir ! C'est sacré, la nuit ! Et même le jour, c'est... C'est bien aussi...

    Elle essayait de sourire et se resservait à boire entre chaque point d'interrogation. [...]
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  • Par maudymaud, le 07 mars 2012

    J'ai été très intriguée par ce livre, surtout en lisant les critiques très différentes qu'il a reçues. Je l'ai donc lu, pour me faire ma propore opinion...et pour mon plaisir bien entendu!
    Verdict: je comprends entièrement les critiques liées au style d'écriture "coupé", voire même "haché". C'est très déstabilisant au départ de lire ces phrases courtissimes et sans sujet, enchaînement de verbes, d'actions. J'ai même failli arrêter la lecture, puis les critiques positives lues m'ont poussée à continuer... Merci Babelio ;-)
    Par après le style change radicalement et on se rend compte qu'il était lié à la période de vie du personnage, il était en renfort de la description: un homme qui court dans tous les sens, bosse comme un dingue, ne dort pas et ne fait que passer d'avion en hotel, d'insomnies en réunions etc.
    Plus le livre avance, plus le style se délie et l'harmonie "style/contenu" se précise.
    En conclusion, ce style tant déprécié fait partie intégrante de l'univers du début du roman (il revient d'ailleurs lorsque le personnage replonge dans le boulot quelques temps) et s'il est vrai qu'il est laborieux à lire de but en blanc, il a sa raison d'être. De plus, ce n'est que passager, propre aux premières pages (une bonne 50aine qd mm je dirais), alors si vous y arrivez, passez au-dessus, l'histoire en vaut vraiment la peine...

    Je disais donc "conclusion"... J'ai aimé ce livre et ai pu comprendre ce style hostile de prime abord!

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  • Par evenusia, le 16 juin 2010

    - Mais tu l'aimais d'amour ? avait-elle fini par lui demander.
    Et, comme il n'avait pas répondu immédiatement, cherchant un autre mot, plus juste plus précis moins compromettant, entendit son grognement désabusé lui donner la baffe qu'il attendait depuis plus de vingt ans pour pouvoir revenir à lui :
    - Ben oui, j'suis conne, moi... De quoi d'autre peut-on peut aimer ?
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  • Par Trissotin, le 31 mars 2013

    Le petit banquet. Le dîner du samedi soir chez des gens bien élevés où tout le monde joue sa partition sans vaillance. Le service du mariage, les affreux porte-couteaux en forme de basset, le verre qui tombe, le kilo de sel que l'on déverse sur la nappe, les débats sur les débats télévisés, les trente-cinq heures, la France qui fout le camp, les impôts que l'on paye et le radar que l'on n'avait pas vu venir, le méchant qui dit que les Arabes font trop d'enfants et la gentille qui rétorque qu'il ne faut pas généraliser, la maîtresse de maison qui assure que c'est trop cuit pour le plaisir d'être contredite et le patriarche qui s'inquiète de la température de son vin.
    Allez... Je vous épargne tout ça... Vous les connaissez par cœur, ces parenthèses chaleureuses et toujours un peu déprimantes que l'on appelle la famille et qui vous remémorent de temps à autre comme il est court, le chemin parcouru...
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  • Par Ecureuil, le 12 novembre 2008

    Quelques heures plus tard, Laurence Vernes irait chez le coiffeur, sourirait à la petite Jessica en enfilant sa blouse, s'installerait devant un miroir pendant qu'une autre préparerait sa couleur, prendrait un magazine, feuilletterait les ragots, lèverait la tête, regarderait en face et se mettrait à pleurer.
    Ensuite on ne sait pas.
    Elle n'est plus dans l'histoire.
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