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ISBN : 2226218696
Éditeur : Albin Michel (2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3/5 (sur 31 notes)
Résumé :

Le passé ne meurt jamais. Chargée de la défense d'une femme que tout accuse, une jeune avocate voit ressurgir un autre crime jamais élucidé : celui de sa propre mère, quand elle était enfant. La " Rigole du diable " n'a pas livré tous ses secrets... "De chausse-trapes en faux-semblants, Sylvie Granotier entraîne ses lecteurs vers les plus noires aventures humaines avec une élégance diabolique. " Lire<... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
canel
16 décembre 2014
  • 5/ 5
Jeune avocate de vingt-six ans, Catherine se lance dans son premier procès d'assises. Elle défend Myriam, une femme noire accusée d'avoir empoisonné son mari, un agriculteur sexagénaire de vingt ans son aîné.
La communication est loin d'être évidente entre les deux femmes lors des rencontres pour préparer la défense - choc des cultures ? Même si elle n'est pas censée le faire (mais trop zélée/angoissée sans doute), Catherine mène sa petite enquête en séjournant à plusieurs reprises sur les lieux. Pas sûr que tous ces choix soient judicieux : une affaire dans la Creuse a peu de chance d'être suffisamment médiatisée pour lancer sa carrière d'avocate. Et tout cela mène Catherine malgré elle sur les traces du meurtre sanglant de sa propre mère, survenu vingt années plus tôt.
'La rigole du Diable' est le deuxième roman de Sylvie Granotier que je lis et je reste admirative de l'acuité de ses portraits, et de sa plume à la fois sensible, vive et intelligente. Comme dans 'Personne n'en saura rien', l'intrigue est centrée sur un procès, mais le ton est moins journalistique. On suit une jeune femme empêtrée dans deux quêtes parallèles - une personnelle et une professionnelle. Les protagonistes et leurs échanges sont riches et complexes, je m'aperçois d'ailleurs après lecture que l'essentiel du suspense a résidé pour moi dans l'évolution de leurs relations, plus que dans le dénouement de l'intrigue. La déception ressentie à la fin ne me dissuade pas de continuer à lire d'autres ouvrages de cette auteur. J'aime en particulier ses réflexions sur la justice - sur le rôle et la place des avocats, ici.
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kiki23
25 avril 2012
  • 4/ 5
Un commentaire objectif difficile à rédiger car ce livre a avant tout une histoire pour moi….
J'avais entendu parler dans la presse locale de ce roman à sa sortie et il m'avait forcément interpelée : un polar qui se déroule en Creuse raconté du point de vue de l'avocat. J'ai profité du salon du livre de Felletin pour rencontrer l'auteur, Sylvie GRANOTIER. Qu'elle n'a pas été la surprise de cette dernière en apprenant que je m'appelais Catherine, que je venais de région parisienne et que j'étais tout nouvellement convertie à la matière pénale…
Je ne pouvais que m'y plonger il y a quelques semaines, quand j'ai su que j'allais suivre les pas de l'héroïne de Sylvie GRANOTIER.
L'impression d'être « comme à la maison » avec des remerciements à Annier ASTIER (normal) et à Jean-Alain MICHEL (un peu plus étonnant!).
L'histoire : une jeune avocate parisienne accepte la défense d'une femme immigrée accusée d'avoir empoisonné son mari dans le département de la Creuse. Elle est loin de s'imaginer que ce dossier va lui donner les clés de son passé.
Le style d'Annie GRANOTIER m'a au départ dérouté. J'ai pu m'y perdre et il m'a fallu faire un petit effort face à des constructions parfois longues à la lecture desquelles je devais reprendre mon souffle !
Les dialogues sonnent parfois faux, ce qui est dommage pour une histoire qui se déroule au milieu de gens simples et concrets.
L'auteur déroule une double intrigue qui ne manque pas d'intérêt et d'originalité mais, il me semble, qu'elle n'a pas été assez travaillée pour que l'effet de miroir soit encore plus implacable.
Le tout est très visuel (mais Sylvie GRANOTIER est scénariste…) puisque c'est surtout une image qui me revient quand j'écris ce commentaire quelques temps après avoir refermé ce livre…. je suis le bébé dans la poussette et une ombre s'approche…
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Astazie
14 novembre 2011
  • 4/ 5
Sylvie Granotier nous entraîne de nouveau dans une double intrigue. Catherine , jeune avocate, vient de remporter son premier procès, son client , Cedric Devers souhaite la revoir.
Elle va devoir maintenant défendre une jeune femme , accusée d'avoir empoisonné son mari au cyanure. Une femme intelligente, sans doute manipulatrice, cette Myriam. Pourtant, elle n'avait pas de motif direct pour supprimer son vieux mari, c'est l'essentiel. Maître Renaud approuve la position que Catherine défendra au procès, qui approche. Catherine retourne en Creuse: Myriam est enfermée à la prison de Guéret où elle clame son innocence..Catherine habite Paris, elle va faire des aller- retour dans la Creuse, pour interroger sa cliente.

Le père de Catherine, le docteur Monsigny, ne l'encourage pas dans sa démarche. le docteur Monsigny et sa femme ont vécu dans cette région, qu'il s'est empressé de quitter avec sa fille Catherine, après l'assassinat de sa femme. Ce meurtre n'avait pas été élucidé. Son père s'est retranché dans le silence, tout ce qui avait appartenu à sa femme , il l'a détruit.
De sa mère, elle retrouve une vieille photo, qu'elle a découverte dans un livre.

Catherine prend une chambre d'hôte, et continue son enquête .Des souvenirs la hantent. Elle va être confrontée à son passé, des images lui reviennent en mémoire. La vie de Catherine s'est construite sans sa mère,.

Catherine va se livrer à une double enquête, celle de Myriam et celle de sa mère. Elle s'interroge sur son existence, sur son mystérieux père.


Sylvie Granotier tisse des liens entre chaque personnage, Tout est décrit avec finesse jusqu' au final. Un bon roman policier.
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lilitu
03 septembre 2015
  • 4/ 5
j'ai la fâcheuse tendance à aller vers un livre à cause de son titre ou même de sa couverture. Pour La Rigole du Diable, il faut bien l'avouer, cela sonne plutôt bien pour un thriller. Moi qui adore ce genre, je me faisais un plaisir de lire ce bouquin. Sauf que pour ne rien vous cacher, je suis assez mitigée. Et cela pour plusieurs raisons, que je vais vous expliquer.
L'histoire en elle-même, reste assez classique : une jeune femme qui décide de partir à la recherche de son passé, il faut le reconnaître, cela peut paraître du déjà vu. Néanmoins, cela ne m'a pas dérangé dans ma lecture, au contraire, j'ai assez aimé la façon dont Catherine se voit en arrivée-là.
En revanche, je regrette la multiplicité des personnages, qui ne sont à mon sens, pas assez exploités/poussés. J'aurais aisément vu des destins pour chacun d'eux qui s'entrecroisent. Mais non, du tout. Ce manque de construction autour des différents personnages dessert un peu le livre.
Seconde chose qui m'a dérangé : le rythme irrégulier… Ce qui assez regrettable dans un thriller. le début est plutôt pas mal, il attise notre curiosité, nous donne envie de continuer, afin de voir le moment où tout va décoller, sauf que… Aucun décollage. On avance donc très lentement dans l'histoire.. Alors que surprise, la fin et la découverte de la vérité se fait un peu trop vite par rapport au reste. La fin est d'ailleurs un peu trop prévisible. Dommage !
Malgré cela, j'ai beaucoup aimé le personnage de Catherine, on se rend compte que cette jeune femme, n'a aucunement besoin des hommes, et elle sait les mener à la baguette ! Cela change un peu des personnages féminins trop nianians.
Si je devais résumer mon avis : la Rigole du Diable est un bon livre si vous n'avez pas l'habitude des thrillers, en effet, cela pourrait être une première approche. Au contraire, si comme moi, vous êtes un(e) adepte du genre, vous risquerez d'être déçu(e).
Lien : http://www.lilitu.fr/la-rigo..
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Tatty
09 novembre 2015
  • 3/ 5
Catherine, jeune avocate, va faire ses premiers pas aux Assises et de Paris, se retrouve en Creuse pour défendre une femme noire, Catherine, accusée d'avoir empoisonné son mari. le dialogue est difficile entre les deux femmes et Catherine cherche à mieux connaître l'histoire. Olivier l'aidera sur place à mieux connaître l'histoire et els lieux.
Or, ce voyage en Creuse va amener catherine à découvrir que l'assassinat de sa mère a eu lieu dans cette même région et va se lancer à la recherche du meurtrier de sa mère. Elle en avait été le témoin, très jeune enfant dans sa poussette, sans voir le meurtrier, juste une main qui lui avait rendu son doudou.
En parallèle, un client qu'elle vient de défendre, Cédric Devers semble la suivre tandis que son père se fait lus présent.
Une double intrigue, le procès (plutôt la raison de la présence de Catherine en Creuse) et la recherche du meurtrier (vraie intrigue) de la mère de Catherine qui va nous conduire jusqu'au dénouement final où le meurtrier (inattendu) est démasqué…
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Les critiques presse (1)
Lhumanite13 février 2012
Sylvie Granotier sait emprisonner le lecteur dans une toile aussi serrée que celle où se débat son héroïne.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
canelcanel14 décembre 2014
L'enfance de Myriam [au Gabon] se résume à la proximité des corps, sensations plutôt que souvenirs. Le rythme du pas de sa mère décolle son ventre de bébé du dos protecteur, puis l'y recolle en ventouse. Le corps n'est jamais enfermé dans le froid de la solitude, il est posé sous le bras, écrasé contre la poitrine, manié par les grandes mains, contact permanent de la chair tiède, souffle de la respiration, un coeur marquant le tempo de l'autre, palpitation grouillante des organes, ronronnement du ventre, éclats des voix, des rires. Jamais séparée, la petite fille est toujours reliée à une autre vie. (p. 113)
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canelcanel16 décembre 2014
Dans cette époque paranoïaque où chacun se croit l'objet d'une surveillance machinale et systématique, il suffit d'être démuni pour rester invisible. Sans portable, ni carte de crédit ou de transport, les pauvres sont intraçables. (p. 214)
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canelcanel15 décembre 2014
Maître Renaud commence par dire [à la jeune avocate] qu'il faut choisir. Soit elle plaide l'innocence, en sachant que c'est un quitte ou double. Soit elle plaide le doute et argumente dans ce sens-là. Mais elle ne peut pas faire les deux. Il faut tracer une ligne claire pour les jurés. Surtout ne pas les embrouiller. (p. 241)
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kiki23kiki2323 avril 2012
Personne n’a l’idée de construire son propre malheur. Tous nos choix sont dictés par l’espoir.
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kiki23kiki2323 avril 2012
Les bornes du déplaisir maternel étant aléatoires.
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