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ISBN : 2738127541
Éditeur : Odile Jacob (2012)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 102 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" II y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c'est de cela que j'ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie".
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Kittiwake, le 21 avril 2012

    Kittiwake
    Une petite merveille!
    A peine 100 pages, mais qui donnent envie d'attraper un crayon et un petit carnet (joli de préférence) et d'écrire la suite, sa suite à soi, ses propres broutilles, ses instants de clairvoyance, ses kifs
    Car c'est un recueil de ces innombrables détails qui ne demandent pour exister qu'un être humain en vie et la volonté de les observer. En ouvrant tout grands les yeux et les oreilles, près à recevoir en conscience la caresse du vent sur la peau, ou à déguster une tartine de pain frais et de beurre. Il suffit juste d'avoir conscience que ces moments font le sel de la vie. Nul besoin de matériel sophistiqué, d'argent, de gloire ou de beauté, c'est accessible à tous, à tout instant, n'importe où. Il suffit d'être en vie.
    À lire, relire, offrir, et réécrire avec ses propres mots


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/04/le-sel-de-la-vie.html
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 28 mai 2012

    cicou45
    Une méditation sur tous ces petits plaisir qui font "Le sel de la vie" et que, si l'on n'y prend pas garde, nous font passer à côté de petites choses toutes simples mais qui pourtant, mêlées les unes aux autres, rendent la vie belle et font que celle-ci vaut la peine d'être vécue.
    Bref ouvrage construit sous à la fois une forme épistolaire puisque la narratrice répond en réalité à la lettre de l'un de ses amis mais aussi sous celle d'une sorte de journal intime puisqu'elle reprend, chaque jour (bien qu'il y ait des jours où cette dernière n'écrit pas) le fil de ses pensées là où elle les avait laissées. Une sorte de liste interminable également, bref, ce livre est plein de choses à la fois mais avant tout une réflexion sur le sens que chacun d'entre nous veut donner à sa propre vie. Ces quatre-vingt-cinq pages sont en réalités constituées en grande partie d'une seule et même phrase. C'est terriblement long me direz-vous, c'est ce que je pensais au départ (moi que les longues phrases, telles celles de Proust que l'auteure cite d'ailleurs à la fin de son livre, in supportent) mais ne dit-on pas aussi : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ?" C'est ce qui s'est produit pour moi lors de cette lecture car pas une seule fois, je n'ai trouvé qu'il y avait des longueurs ou j'ai regretté qu'il n'y ait pas plus de points, le temps de reprendre ma respiration.
    Il y a a bien évidemment des choses essentielles pour Françoise Héritier, l'auteure, qui me sont complètement inconnues et d'autres qui seraient pour moi à classer dans cette liste des petits plaisirs de la vie qui lui seraient également étrangères car, n'étant pas de la même génération, cela est inévitable mais d'autres pourtant nous sont communes et resteront, je l'espère, intemporelles.
    Une merveille, à découvrir !
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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 23 novembre 2012

    mariech
    Le sel de la vie c'est l'énumération de tous ces petits instants de bonheur qui font que la vie mérite d'être vécue , ces instants de grâce .
    Ce genre de livres n'est pas vraiment fait pour moi , attention , il n'y a rien à redire , l'auteur a certainement un public .
    Mais ce que je n'ai pas aimé c'est cette énumération trop longue qui en devient monotone , et puis Le sel de la vie est différent d'une personne à l'autre ( et tant mieux ) , donc ces souvenirs sont propres à l'auteur plus qu'universels .
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    • Livres 1.00/5
    Par Corboland78, le 08 août 2012

    Corboland78
    Françoise Héritier née le 15 novembre 1933 est une anthropologue et ethnologue française. Elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d'« étude comparée des sociétés africaines ». Lévi-Strauss voyait en elle son successeur.
    Son dernier ouvrage qui vient de paraître, Le sel de la vie, n'est pas un livre scientifique, « c'est une « fantaisie », née au fil de la plume et de l'inspiration » comme l'annonce en présentation son auteure. J'avoue qu'il m'est difficile d'en faire un compte-rendu, car j'hésite à classer ce bouquin qui selon les jours ou les heures, passe dans la catégorie des livres sans intérêt ou bien dans celle des livres de sagesse au quotidien !
    Abordons la forme. Il s'agit d'une lettre envoyée à un ami et qui s'étale sur 80 pages mais dans laquelle Françoise Héritier ne fait que lister tous ces petits moments qui donnent du goût à la vie. Une liste de 80 pages, vous imaginez que ça fait beaucoup de petits riens où se mêlent souvenirs, émotions, plaisirs banals… qui vont « d'oublier de prendre son courrier » à « revoir Butch Cassidy et le Kid » en passant par « rechercher toujours bien qu'en vain le goût des reinettes du Mans ». A ce point de la chronique, certains vont se dire, mais à quoi rime cette daube ? Un bouquin qui en fait n'est qu'une énumération, merci bien. Je reconnais qu'il m'est difficile de donner tort à ces reproches et je les partage quand je suis dans ma phase négative.
    Par contre, dans ma période positive, je parcours l'ouvrage sereinement, comme une poésie en prose et je m'arrête longuement sur chaque item de la liste, cherchant à retrouver en moi les émotions qu'ils suscitent. le plaisir retiré est mince mais je conçois qu'on puisse l'apprécier. Vous voyez que je fais des efforts pour être objectif dans mon analyse.
    Pour éclairer un peu plus la lanterne du futur lecteur éventuel, j'associerais Françoise Héritier et Philippe Delerm comme le tenon et la mortaise, sans allusion grivoise bien évidemment, elle, dressant la liste des sujets que lui développe en quelques pages dans ses propres livres. Et pour être franc, je préfère lire les petits billets simples de Delerm plutôt que la liste sèche d'Héritier.
    Dans cette longue liste chacun n'y retrouvera pas tous ses petits – ce qui est normal – mais tous y trouveront des similitudes avec sa propre vie, donc sur 80 pages si vous ôtez ce qui ne vous concerne pas, il ne reste qu'un fascicule pas bien épais. Il ne coûte pas cher certes (7.00 euros), mais il ne vaut pas plus, non plus. Mon conseil est simple, lisez-le chez votre libraire, ce sera bien suffisant. Encore un de ces livres dans l'air du temps, où l'on vous vante le bonheur des plaisirs simples – et je suis d'accord sur ce constat – mais qui ne va pas plus loin. Si vous en étiez déjà convaincu avant de l'ouvrir, ennui total assuré, si ce n'est pas votre façon de voir les choses, après cinq pages le bouquin finira à la poubelle.
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    • Livres 4.00/5
    Par LUKE59, le 07 août 2012

    LUKE59
    Drôle de bouquin que cet inventaire à la Prévert, sorte de catalogue de "j' aime" à la façon de " La première gorgée de bière...." avec toutefois, ça et là , référence à quelques moments douloureux. Françoise Héritier nous parle des petits ou grands instants magiques de sa vie, présente ou passée, sous forme de flashs, avec de nombreuses anecdotes concernant les voyages qu' elle a pu effectuer à l' étranger et ses rencontres avec des êtres marquants...Bref , une belle leçon de vie, une invitation à goûter à chaque instant, à se ressourcer par les souvenirs sélectionnés et le le sensualisme .
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Critiques presse (1)


  • LeMonde , le 20 février 2012
    Sans prétention, mais avec culot, l'anthropologue livre un poème en prose où elle célèbre les émois quotidiens, le simple fait d'exister.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par michelekastner, le 25 juin 2012

    ...faire siffler un brin d'herbe entre ses doigts et ses lèvres, écouter dans la nuit du fond du lit le carillon Westminster qui augmente à chaque quart d'heure la durée de sa ritournelle dans la cuisine de Bodelio, entendre la vache de Moelan, voir un grand stampede dans un western, caresser la peau douce et flétrie des mains d'une vieille dame, appeler sa mère "ma petite mère", sa fille "mon trésor", son mari "mon coeur" et ressentir pleinement la justesse de ces appellations, dîner aux Bons Enfants dans une cour enclavée, savourer une histoire drôle rabbinique, chanter avec jean Gabin "Quand on s'promène au bord de l'eau", savoir prononcer correctement le nom de la ville de Cunlhat, ouvrir une lettre le coeur battant, être dehors quand le diable marie ses filles (What ? oh pardon ! sous une giboulée par beau temps), prédire qu'il pleuvra le lendemain à la position des rayons du soleil couchant, donner solennellement du "Monsieur" à un adolescent, écouter la voie sucrée de Rina Ketty attendant "le retour" et celle, piquante, de Mireille sur "le petit chemin", tomber en extase devant une couleur si juste, sautiller avec Charles Trénet et regarder avec Yves Montand les jambes de la demoiselle sur une balançoire, appeler avec un frémissement interne par son prénom quelqu'un que l'on vénère et qui vous en a prié, s'éveiller dans Paris avec Jacques Dutronc, lécher consciencieusement le fond des plats, s'asseoir au soleil à Rome piazza Navona en février et manger une salade de roquette avec un verre d'orvietto, faire se refléter sous le menton le jaune des boutons d'or, manger du raisin pris directement à la treille sur la façade d'une maison, voir de grosse gouttes d'eau s'écraser sur le sol ou un immense arc-en-ciel ou une lumière lointaine dans la nuit noire ou une étoile filante ou silencieusement passer très haut une capsule spatiale, avoir une tirelire, surprendre un animal qui vaque à ses affaires, sentir la densité d'un silence attentif, entrer dans la parole comme on entre dans l'arène, trouver enfin le mot juste, attendre un coup de fil, s'attrister parce que les galets perdent leurs belles couleurs en séchant, avoir le fantasme d'une grande maison à volets verts située à une croisée de chemins au coeur d'une forêt, admirer un grand perron doté de deux élégantes volées de marches ou des roses trémières opulentes ou un toit de tuiles vernissées, chanter à capella et à l'unisson, vibrer au timbre d'une voix, recevoir en pleine figure des ressemblances troublantes et agir avec le nouveau venu comme une ancienne connaissance, se parler à soi-même in petto, garder fidèlement une certaine idée de ceux que l'on a aimés, recevoir les épreuves d'un nouveau livre, manger des rayons de miel sauvage récolté par enfumage, croquer des radis, faire des compotes de pomme et des tartes à la pâte brisée, boire du cidre frais, coucher à la belle étoile, admirer le travail de nuit des termites sur des chaussures oubliées sur le sol, boire à la calebasse de la bière de mil chaude en passant à son voisin, faire un long voyage sur piste sans crever un pneu, entrevoir au bout du couloir la démarche de grand héron pressé et les pans de la blouse blanche du patron que l'on attend dans son service à l'hôpital et se sentir réconforté, empli de joie et de bien-être, aimer tout de la vie sur le terrain, même l'inconfort, nouer conversation facilement, assumer ses détestations, garder les vaches, tirer du vin nouveau, regarder les mains expertes de son médecin qui sait identifier le mal du bout des doigts, faire un bon mot ingénument et ne s'en rendre compte qu'à l'hilarité des autres, descendre en voiture un jour la rue de Belleville d'un trait, aller chez le coiffeur, se faire une manucure...
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  • Par castabea, le 28 mai 2014

    Il faut se garder du temps pour constituer ce florilège intime de sensualité qui peut pourtant se partager, substrat fondamental de la "condition humaine" Quand on utilise cette expression et bien d'autres (pensons à la "vallée des larmes" qu'est censée être l'existence sur terre !), on en vient toujours à l’expérience brûlante de la douleur et cruciale de la mort. Oui, mais c'est aussi cette capacité d'avoir du "goût" comme on dit en Bretagne, de l'appétence, du désir, cette capacité de sentir et de ressentir, d'être ému, touché et de communiquer tout cela à d'autres qui comprennent ce langage commun
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  • Par keisha, le 20 mai 2013

    ... marcher d'un bon pas, traîner des pieds dans les feuilles mortes, ..., écouter les hulottes la nuit et les grillons le jour, faire un bouquet de fleurs de talus, regarder glisser les nappes de brouillard, suivre la course d'un lièvre à travers champs ..., essayer de saisir le moment où l'on s'endort, sentir le poids de son corps recru de fatigue dans le lit, être reçu à un examen, dormir sur l'épaule de quelqu’un, participer à une liesse populaire, voir un beau feu d'artifice, écouter la Callas ou gémir le vent ou crépiter la grêle, regarder le feu, manger un sandwich dans le rue, marcher sur du sable chaud mais pas trop, siroter, faire sauter un trousseau de clés, faire pipi dans la nature, être ému aux larmes, ..., caresser, être caressé, enlacer, être enlacé (avec amour, complicité, tendresse), se sentir plein d'allant, d'enthousiasme, de passion, avoir des élans du cœur, se moquer des convenances, admirer la jeunesse, avoir les yeux plus gros que le ventre, avoir délicieusement peur, ..., se délecter en secret d'une idée ou d'un projet ou d'un souvenir, sortir sur le tarmac à la saison des pluies à la nuit à Niamey et sentir l'odeur chaude et épicée de la terre africaine, ...
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  • Par Moumoune, le 14 juillet 2012

    ...exulter secrètement quand quelque chose se passe comme on l'avait prévu, trouver que le fond de l'air est frais et qu'on mettrait bien une petite laine, s'étonner du rajeunissement des gens autour de soi et prendre un professeur d'informatique de 25 ans, s'émouvoir de ce que sa mère disait avoir toujours 20 ans dans sa tête et de ce que son père ne vous reconnaissait plus...

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  • Par liratouva2, le 27 août 2012

    Je cours le risque de vous ennuyer »grave »…
    Et encore…
    …fondre devant la retenue dévastatrice de Robert Redford dans "Out of Africa" ou la tout aussi dévastatrice insolence de Glark Gable dans "Autant en emporte le vent", trier des lentilles, ôter un caillou de son soulier…
    …conduire une conversation complice avec un chat siamois ou un épagneul breton, éternuer sept fois de suite, chanter "Stormy wheater" comme Lena Horne…
    …reprendre en chœur des airs populaires, avoir des secrets, se faire consciemment des idées, jouir de la douceur du temps…
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Françoise Héritier - Le Goût des mots .
A l'occasion du Salon du Livre 2014, Françoise Héritier vous présente son ouvrage "Le Goût des mots" aux éditions Odile Jacob. http://www.mollat.com/livres/heritier-francoise-gout-des-mots-9782738130013.html Notes de musique : Tres Tristes Tangos/Unknown Album/Planta Baja. Free Music Archive.








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