> Adolphe Loève-Veimars (Traducteur)
> Aline Bunod (Éditeur scientifique)

ISBN : 2081223589
Éditeur : Flammarion (2009)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

« Quelque chose d'épouvantable a pénétré dans ma vie ! » Voici ce que confie Nathanaël, aux premières lignes de cette époustouflante nouvelle. Et surgissent alors les terreurs enfantines qui s'ingénient à... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 31 mars 2012

    Folfaerie
    Hoffmann (1776-1822) est un grand nom de la littérature allemande. Ce juriste de formation a écrit de nombreuses oeuvres littéraires mais aussi des opéras et des sonates pour piano entre autres. Je possède ses Contes dans au moins quatre éditions différentes, et parmi les plus célèbres, on retiendra Les élixirs du diable, le chevalier Gluck ou Le Chat Murr.
    Mais pour moi, Hoffmann reste l'auteur de l'un des plus délicieux Contes pour enfants que j'ai jamais lu : le casse-noisettes.
    L'Homme au Sable fait partie de ces récits fantastiques dont le fil conducteur est la folie.
    J'avais à le lire dans le cadre de ma première année de licence LM.
    L'intrigue est simple et le conte fort court. L'étudiant Nathanaël, amoureux de la jolie Clara, a subi un traumatisme d'enfance. Il est persuadé que son père est mort à cause du mystérieux Coppelius, lequel s'était d'ailleurs montré très menaçant avec le petit Nathanaël. Dans l'esprit de celui-ci, Coppelius et L'Homme au Sable ne font qu'un.
    Des années plus tard, notre infortuné héros reçoit un second choc en rencontrant un vendeur de lunettes ambulant, nommé Coppola et en qui il croit reconnaître L'Homme au Sable. A partir de ce moment, Nathanaël montre clairement quelques signes de faiblesse.
    A son retour dans la maison paternelle, le jeune homme manifeste un comportement curieux qui déroute sa fiancée. Il est évident que ce traumatisme d'enfance, réactivé par cette rencontre bizarre avec Coppola, nuit à l'équilibre de Nathanaël.
    Pire encore, et il est difficile d'expliquer un tel aveuglement, l'étudiant tombe éperdument amoureux d'Olimpia, la fille de son professeur Spalanzani, oubliant instantanément la pauvre Clara. Seulement, la belle Olimpia cache un secret bien étrange...
    Tout au long du récit, il est difficile de démêler le rêve de la réalité. Coppelius a-t-il réellement commis ces actes abominables ? Nathanaël souffre-t-il d'hallucinations ? Est-il malade ?
    La narration ne nous permet pas réellement de trancher. C'est d'abord le point de vue de Nathanaël qui est présenté, et de manière fort convaincante, sous formes de lettres adressées à Clara ou à son frère. Puis c'est un narrateur extérieur qui conte les événements survenus au retour de l'étudiant chez lui. Et là, le lecteur se met à douter de la santé mentale du héros de cette histoire.
    La folie est un thème repris dans bien d'autres oeuvres, pour ma part, ce conte m'a rappelé certains écrits De Maupassant ou de Gogol. le tout est habilement mené et très plaisant à lire, car l'atmosphère angoissante et même macabre, permet d'imaginer sans peine les angoisses et la névrose du jeune homme. Un conte empreint à la fois de surnaturel et de romantisme, qui permet d'aborder le thème de la créature artificielle.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-l-homme-au-sabl..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sandy73, le 01 juin 2011

    sandy73
    L'Homme au sable a également été publié sous le titre « Le Marchand de Sable ».
    Nous sommes loin du gentil marchand de sable qui visite les enfants sages pour les endormir à la nuit tombée.
    L'œuvre est un modèle du genre fantastique. le récit étonne par sa densité, sa forte structure, et l'ambiguïté permanente de son rapport à la réalité.
    L'Homme au sable, l'un des récits les plus terribles des Contes fantastiques, est emblématique de la place qu'occupe E.T.A. Hoffmann dans la littérature internationale.
    Ce conte surnaturel est un incontournable, un chef d'œuvre, à ne manquer sous aucun prétexte.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Folfaerie, le 31 mars 2012

    Quelque chose de terrible est venu corrompre ma vie ! — Les pressentiments confus d’une destinée affreuse me menacent et m’enveloppent comme de sombres nuages impénétrables à tout rayon lumineux. — Enfin il faut que je te confie ce qui m’est arrivé, maintenant il le faut, je le vois bien ; mais, rien que d’y penser, il m’échappe un rire involontaire, comme si j’étais devenu fou. — Ah ! mon bon ami Lothaire ! comment vais-je m’y prendre pour que tu comprennes que ce qui m’est arrivé récemment a dû réellement jeter dans ma vie un trouble aussi funeste ? Si tu étais ici, tu pourrais te convaincre de ce que j’avance, tandis que tu vas sûrement me traiter de visionnaire radoteur. — Bref, l’événement épouvantable en question, et dont je m’efforce en vain d’atténuer l’impression mortelle, consiste uniquement en ce qu’il y a quelques jours, c’était le 20 octobre, à l’heure de midi, un marchand de baromètres entra dans ma chambre pour m’offrir de ses instruments. Je n’achetai rien, et le menaçai de le jeter par les escaliers ; sur quoi il s’éloigna de son plein gré. — Tu prévois bien que certains rapports tout particuliers et essentiels dans ma vie peuvent seuls donner à cette rencontre une signification raisonnable, et que la personne de cet odieux brocanteur doit avoir sur moi quelque influence bien pernicieuse. — Il en est ainsi effectivement. — Je vais me recueillir de tout mon pouvoir pour te raconter, avec calme et patience, certains détails de mon enfance que l’activité de ta pensée saura transformer en tableaux vivants et colorés.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sandy73, le 01 juin 2011

    Vos regards semblent alors chercher des images fantasques dans l'espace, et nos paroles s'exhalent en sont entrecoupés. En vain vos amis vous entourent et vous interrogent sur la cause de votre délire. On veut peindre avec leurs brillantes couleurs, leurs ombres et leurs vives lumières, les figures vaporeuses que l'on aperçoit, et l'on s'efforce inutilement de trouver des paroles pour rendre sa pensée.
    On voudrait reproduire au premier mot tout ce que ces apparitions offrent de merveilles, de magnificences, de sombres horreurs, de gaietés inouïes, afin de frapper ses auditeurs comme par un coup électrique ; mais chaque lettre vous semble glaciale, décolorée, sans vie.
    On cherche et l'on cherche encore, on balbutie et l'on murmure, et les questions timides de vos amis viennent frapper, comme le souffle des vents de la nuit, votre imagination brûlante qu'elles ne tardent pas à tarir et à éteindre.
    Mais, si, en peintre habile et hardi, on a jeté en traits rapides une esquisse de ces images intérieures, il est facile d'en ranimer peu à peu le coloris fugitif, et de transporter ses auditeurs au milieu de ce monde que notre âme a créé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sandy73, le 01 juin 2011

    S'il est en effet une puissance occulte qui plonge ainsi traîtreusement en notre sein ses griffes ennemies, pour nous saisir et nous entraîner dans une route dangereuse que nous n'eussions pas suivie, s'il est une telle puissance, il faut qu'elle se plie à nos goûts et à nos convenances, car ce n'est qu'ainsi qu'elle obtiendra de nous quelque créance, et qu'elle gagnera dans notre cœur la place dont elle a besoin pour accomplir son ouvrage.

    Que nous ayons assez de fermeté, assez de courage pour reconnaître la route où doivent nous conduire notre vocation et nos penchants, pour la suivre d'un pas tranquille, notre ennemi intérieur périra dans les vains efforts qu'il fera pour nous faire illusion.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sandy73, le 01 juin 2011

    C'est un méchant homme qui vient trouver les enfants lorsqu'ils ne veulent pas aller au lit, et qui leur jette une poignée de sable dans les yeux, à leur faire pleurer du sang. Ensuite, il les plonge dans un sac et les porte dans la pleine lune pour amuser ses petits enfant qui ont des becs tordus comme les chauves-souris, et qui leur piquent les yeux, à les faire mourir.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sandy73, le 01 juin 2011

    La puissance ténébreuse, à laquelle nous nous donnons, crée souvent en nous des images si attrayantes, que nous produisons nous-même le principe dévorant qui nous consume. C'est le fantôme de notre propre nous, dont l'influence agit sur notre âme, et nous plonge dans l'enfer ou nous ravit au ciel.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'Homme au Sable par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (17)

> voir plus

Quiz