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Les Elixirs du Diable : Papiers laissés à sa mort par le frère Médard, capucin1Ajouter à mes livres
Aux côtés du Moine de Lewis (1795) et du Melmoth de Maturin (1820). Les Elixirs du Diable (1816) figurent parmi les chefs-d'œuvre absolus du " roman noir " de la période romantique. Pour Hoffmann, ce récit de toutes les indécences et de tous les excès n'était rien de mo... > voir plus
Un roman fantastique du XIX ème siècle à l'atmosphère « gothique » dont l'intérêt réside dans les jeux sur l'identité du héros : le malheureux frère Médard s'est laissé tenter par le diable, a bu un élixir satanique conservé dans son couvent et se trouve dès lors entraîné dans une course folle : en proie à des crises de démence, il s'abandonne à la passion et au meurtre. On apprend ensuite que sa prédestination au crime est imputable à ses ancêtres : Médard doit racheter les fautes de sa lignée.
Une action foisonnante : Médard est sans cesse confronté à des sosies, des spectres ou apparitions qui portent son nom. le dédoublement de la personnalité, analysé ici est nourri par les connaissances d'Hoffmann qui était parfaitement informé des théories scientifiques de son temps.
Une belle œuvre de cet écrivain à l'imagination débordante.
Il me semblait entendre le grondement sourd de la tempête qui s’engouffrait dans le chœur à travers les vitraux brisés, comme des voix plaintives qui m’avertissaient. .. Lorsque je pénétrai dans la chambre aux reliques, tout était silencieux et tranquille ; j’ouvris l’armoire, saisis le coffret, le flacon déjà, j’avais bu une longue gorgée..