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ISBN : 2070368165
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 1362 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. C'est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d'abord vu le jour sous la forme d'une nouvelle. Partisan d'un théâtre total, il porte ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 01 janvier 2013

    juliette2a
    Rhinocéros est une pièce complètement absurde mais si réelle !! En fait, Ionesco a voulu lancer à travers l'histoire de ces Rhinocéros envahissant peu à peu cette petite ville, un message politique clair : la lutte contre le Nazisme et la doctrine hitlérienne des années 30.
    C'est une oeuvre que j'ai beaucoup appréciée notamment pour cette perception des hommes juste et profonde, ces hommes qui se rallient petit à petit à la doctrine générale, ici le nombre de plus en plus important de rhinocéros. Seul Béranger, personnage banal et alcoolique, va résister à cette attaque de bêtes sauvages et restera homme jusqu'à la scène finale. Je me suis attaché à Béranger, véritable héros, seul mais courageux, presque philosophe (à discuter du nombre de cornes que possède le rhinocéros d'Afrique ou celui d'Asie !) et libre...
    Une véritable dénonciation politique qui m'a beaucoup plue, écrite par un dramaturge que j'admire pour son honnêteté ; bref, une pièce de théâtre que je conseille, au moins pour sa portée idéologique.
    A lire !!
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    • Livres 1.00/5
    Par zabeth55, le 20 novembre 2012

    zabeth55
    Que dire, sinon que je n'ai pas apprécié.
    Ne serait l'idée du rhinocéros symbolisant la contagion idéologique d'une propagande, je n'ai absolument rien trouvé d'intéressant dans ce texte. Ni belle écriture, ni belles répliques, ni originalité. A vrai dire, j'ai même trouvé tout ça assez plat.
    Alors quoi ? Je ne dois pas être assez intello, ou pas assez branchée théâtre.
    Pour tenter de comprendre où se situe le génie dans tout ça, j'ai lu tout ce qui accompagnait la pièce dans cette édition folio-théâtre : la préface, le dossier, les notes, la chronologie
    Hou la la ! ! Quelle horreur indigeste ! Je me suis retrouvée plongée dans les horribles décorticages de textes tels qu'on nous les imposait en cours de français et qui auraient pu nous dégoûter à tout jamais de la lecture. Fort heureusement la rage de lire ne m'a heureusement jamais quittée quand même.
    Bref, je vais de ce pas aller voir les critiques babelio pour savoir à côté de quoi je suis passée.
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    • Livres 2.00/5
    Par Malivriotheque, le 07 octobre 2013

    Malivriotheque
    Alors que Bérenger et Jean prennent tranquillement un verre dans un café, deux rhinocéros font leur apparition. Surprise, incrédulité, incompréhension. Mais le phénomène se reproduit plusieurs fois : les gens se métamorphosent en pachydermes et la contagion semble s'accentuer d'heure en heure...
    I comme Ionesco.
    R comme Rhinocéros.
    A comme Absurde.
    F comme Faut quand même connaître le contexte pour comprendre la portée de ce texte bourré de métaphores surréalistes et de situations plus barrées les unes que les autres ! le lecteur lambda saurait-il déjouer de lui-même les entrelacs d'une telle pièce ? Une fois le parallèle établi avec le nazisme et le totalitarisme, les sentiments à la lecture oscillent entre captativité dubitative et lassitude inextinguible.
    J'ai préféré les parties 2 et 4, sans doute car les 1 et 3 sont basées sur le principe d'écho sur-répétitif, peut-être en tant que procédé de martèlement idéologique.
    Qu'à cela ne tienne, quelque part entre le trop long et le trop profond, cette pièce de Ionesco s'est perdue dans les méandres de ma compréhension pourtant avertie.
    Une curiosité toutefois à voir... par curiosité.

    Lien : http://livriotheque.free.fr/#!xhr_find_book.php?nom=88&titre=126
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    • Livres 4.00/5
    Par Bilonico, le 18 septembre 2012

    Bilonico
    La pièce d'Eugène Ionesco doit être vue comme la description, par l'absurde et la dérision, de la montée dans une société "civilisée" des idéologies totalitaires en général et du nazisme en particulier.
    Reprenant la figure animale pour matérialiser cette progression idéologique, Ionesco insiste sur le caractère progressif et visible de l'ascension de la "peste brune". Il se porte en faux aux commentateurs a posteriori validant des thèses d'une survenance rapide ayant pris la majorité au dépourvu.
    Au contraire, et c'est sans doute le plus dérangeant pour un lecteur idéaliste vis à vis de la nature humaine, l'auteur insiste sur le lent processus de transformation qui peut toujours être arrêté mais qui faute de volonté devient majoritaire et hégémonique.
    Ionesco joue un "Jean de la Fontaine" moderne et particulièrement inspiré et a apporté à l'époque une réponse artistique à l'énigme des totalitarismes.
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    • Livres 5.00/5
    Par odin062, le 15 décembre 2013

    odin062
    C'est parfois assez bêtement que l'on (ne) prévoit (pas) les lectures du weekend. Une vente au profit du secours populaire dans le quartier, une foule de livres et au milieu : Rhinocéros de Ionesco. Mon amie qui m'interpelle et m'apprend qu'elle a toujours voulu le lire. Moi j'étais complètement passé à côté. Mes connaissances sur cette pièce de théâtre se limitaient en son nom et en son auteur. Je me suis donc lancé dans cette lecture hier, pour la terminer de bon matin.
    Ça fait tout de même un bien fou de lire une pièce de théâtre quand on en a plus lu depuis le lycée (il y a 7 ou 8 ans, quel vieux !). D'autant plus que je suis acteur depuis cette année dans une troupe sans prétention. Oui je me suis trouvé une passion pour le théâtre, j'ai toujours aimé en regarder, mais maintenant j'adore encore plus en jouer/lire !
    Bref revenons au livre. Une ville est victime d'un raz de marée de rhinocéros. Mais les rhinocéros ne sont autres que des Hommes pris dans la vague d'une opinion, d'une idée, d'une mode… Ecrit à partir du vécu de Ionesco qui se trouvait seul contre tous à l'université, lorsque la vague nazi est arrivée, cette pièce est également une critique du totalitarisme et de l'effet « moutons » des hommes qui ne prennent plus le temps de penser (ou ont trop à penser).
    C'est donc un sujet grave qui est traité ici. Mais rassurez-vous, on ne pleure pas de désespoir tout au long de cette pièce. On se voit même amusé de certaine scène comique. Les personnages sont forts en caractère, parfois frôlant la débilité, parfois frôlant le génie. Je pense au logicien et à ses syllogismes loufoques. La fin n'en reste pas moins tragique. Finir seul contre tous, voici le destin du personnage principal. Mais heureusement que ces hommes existent, ils sont notre salut. Que serions-nous sans eux/nous ?
    Je vais d'ici peu louer le DVD d'une mise en scène pour voir ce que peut donner cette pièce au théâtre. le jeu d'acteur m'a l'air bien difficile avec tous ces dialogues entrecroisés. Bref il y a déjà beaucoup de critiques et je ne suis pas un analyseur littéraire donc je m'arrêterai sur le simple fait que cette pièce est d'une grande qualité et m'a bien plu.
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Citations et extraits

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  • Par DOGONColas, le 24 août 2015

    BÉRENGER , se précipitant vers le poste de T.S.F. - Faisons marcher le poste, pour connaître les nouvelles.

    DAISY - Oui, il faut savoir où nous en sommes! (Des barrissements partent du poste. Bérenger tourne rapidement le bouton. Le poste s'arrête. On entend encore, dans le lointain, comme des échos de barrissements.) Ça devient vraiment sérieux! Je n'aime pas cela, je n'admets pas!

    Elle tremble.

    BÉRENGER , très agité - Du calme! Du calme!

    DAISY - Ils ont occupé les installations de la radio!

    BÉRENGER , tremblant et agité - Du calme! Du calme! Du calme!

    Daisy court vers la fenêtre du fond, regarde, puis regarde vers la fenêtre de face et regarde; Bérenger fait la même chose en sens inverse, puis tout deux se retrouvent au milieu du plateau, l'un en face de l'autre.

    DAISY - Ça n'est plus du tout de la plaisanterie. Ils se sont vraiment pris au sérieux:

    BÉRENGER - Il n'y a plus qu'eux. Les autorités sont passés de leur côté.

    Même jeu que tout à l'heure de Daisy et Bérenger vers les deux fenêtres, puis les deux personnages se rejoignent de nouveau au milieu du plateau.

    DAISY - Il n'y a plus personne nulle part.

    BÉRENGER - Nous sommes seuls, nous sommes restés seuls.

    Acte III
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  • Par DOGONColas, le 24 août 2015

    BÉRENGER - Je me sens solidaire de tout ce qui arrive. Je prends part, je ne peux pas rester indifférent.

    DUDARD - Ne jugez pas les autres, si vous ne voulez pas être jugé. Et puis si on se faisait des soucis pour tout ce qui se passe, on ne pourrait plus vivre.

    BÉRENGER - Si cela s'était passé ailleurs, dans un autre pays et qu'on eût appris cela par les journaux, on pourrait discuter paisiblement de la chose, étudier la question sur toutes ses faces, en tirer objectivement des conclusions. On organiserait des débats académiques, on ferait venir des savants, des écrivains, des hommes de loi, des femmes savantes, des artistes. Des hommes de la rue aussi, ce serait intéressant, passionnant, instructif. Mais quand vous êtes pris vous-même dans l'événement, quand vous êtes mis tout à coup devant la réalité brutale des faits, on ne peut pas ne pas se sentir concerné directement, on est trop violemment surpris pour garder tout son sang-froid.

    Acte III
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  • Par DOGONColas, le 24 août 2015

    JEAN - Je vous dis que ce n'est pas si mal que ça! Après tout, les rhinocéros sont des créatures comme nous, qui ont droit à la vie au même titre que nous !

    BÉRENGER - A condition qu'elles ne détruisent pas la notre. Vous rendez-vous compte de la différence de mentalité?

    JEAN , allant et venant dans la pièce, entrant dans la salle de bain et sortant. - Pensez-vous que la nôtre soit préférable?

    BÉRENGER - Tout de même, nous avons notre morale à nous, que je juge incompatible avec celle de ces animaux.

    JEAN - La morale ! Parlons-en de la morale, j'en ai assez de la morale, elle est belle la morale ! Il faut dépasser la morale.

    BÉRENGER - Que mettriez-vous à la place?

    JEAN , même jeu - La nature.

    BÉRENGER - La nature?

    JEAN , même jeu - La nature a ses lois. La morale est antinaturelle.

    BÉRENGER - Si je comprends, vous voulez remplacer la loi morale par la loi de la jungle !

    Acte II, tableau II.
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  • Par DOGONColas, le 24 août 2015

    BÉRENGER - [...] Malheur à celui qui veut conserver son originalité ! (Il a un brusque sursaut.) Et bien tant pis ! Je me défendrai contre tout le monde ! Ma carabine, ma carabine ! (Il se retourne face au mur du fond où sont fixées les têtes des rhinocéros tout en criant :) Contre tout le monde, je me défendrai ! Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas !

    RIDEAU

    Acte III
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  • Par cecile4437, le 24 août 2015

    Ce sont eux qui sont beaux. J'ai eu tort ! Oh ! comme je voudrais être comme eux. Je n'ai pas de corne, hélas ! Que c'est laid, un front plat. Il m'en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombant. Ça viendra peut-être, et je n'aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver.

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