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ISBN : 2070368165
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 666 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. C'est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d'abord vu le jour sous la forme d'une nouvelle. Partisan d'un théâtre total, il porte ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 01 janvier 2013

    juliette2a
    Rhinocéros est une pièce complètement absurde mais si réelle !! En fait, Ionesco a voulu lancer à travers l'histoire de ces Rhinocéros envahissant peu à peu cette petite ville, un message politique clair : la lutte contre le Nazisme et la doctrine hitlérienne des années 30.
    C'est une oeuvre que j'ai beaucoup appréciée notamment pour cette perception des hommes juste et profonde, ces hommes qui se rallient petit à petit à la doctrine générale, ici le nombre de plus en plus important de Rhinocéros. Seul Béranger, personnage banal et alcoolique, va résister à cette attaque de bêtes sauvages et restera homme jusqu'à la scène finale. Je me suis attaché à Béranger, véritable héros, seul mais courageux, presque philosophe (à discuter du nombre de cornes que possède le Rhinocéros d'Afrique ou celui d'Asie !) et libre...
    Une véritable dénonciation politique qui m'a beaucoup plue, écrite par un dramaturge que j'admire pour son honnêteté ; bref, une pièce de théâtre que je conseille, au moins pour sa portée idéologique.
    A lire !!
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    • Livres 5.00/5
    Par LunaZione, le 13 mai 2013

    LunaZione
    J'aime cette pièce parce qu'elle à été écrite pour ne jamais être jouée au théâtre. C'est complétement dingue !
    D'un autre côté, ça se comprend : cette pièce est très différentes des autres pièces qu'on lit habituellement. C'est de l'absurde, mais moi, je ne l'ai pas perçue de cette façon. Depuis toujours j'ai entendu dire que cette pièce décrivait la mondé du totalitarisme avant la seconde guerre mondiale, du coup à chaque lecture, je ne vois que cette partie de la pièce et je trouve ça très agréable.

    Les personnages de Rhinocéros sont très attachants, bien que très distant. Pour le coup, on ne se sent vraiment pas concerné par la pièce, on est terriblement distant de ce qui se passe et tant mieux ! Ça nous permet de mieux assimiler les critiques qui sont faites dans cette pièce par Eugène Ionesco.

    J'aime cette façon d'aborder les problèmes avec beaucoup de distance : ça marque vraiment plus le lecteur, voir le spectateur.
    J'aime la façon d'écrire d'Eugène Ionesco : avec beaucoup de retenue, de critiques cachée... L'histoire parait simple au départ, mais plus on s'y plonge et qu'on essaie de lire entre les lignes, plus on se rend compte que Rhinocéros est loin d'être une pièce aussi simple que ça. On comprend ainsi aisément pourquoi on l'a pratiquement tous lus au lycée.
    Vous n'avez aucune bonnes raisons pour ne pas découvrir cette pièce !

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-rhinoceros-eugene-ionesco-720..
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    • Livres 1.00/5
    Par zabeth55, le 20 novembre 2012

    zabeth55
    Que dire, sinon que je n'ai pas apprécié.
    Ne serait l'idée du Rhinocéros symbolisant la contagion idéologique d'une propagande, je n'ai absolument rien trouvé d'intéressant dans ce texte. Ni belle écriture, ni belles répliques, ni originalité. A vrai dire, j'ai même trouvé tout ça assez plat.
    Alors quoi ? Je ne dois pas être assez intello, ou pas assez branchée théâtre.
    Pour tenter de comprendre où se situe le génie dans tout ça, j'ai lu tout ce qui accompagnait la pièce dans cette édition folio-théâtre : la préface, le dossier, les notes, la chronologie
    Hou la la ! ! Quelle horreur indigeste ! Je me suis retrouvée plongée dans les horribles décorticages de textes tels qu'on nous les imposait en cours de français et qui auraient pu nous dégoûter à tout jamais de la lecture. Fort heureusement la rage de lire ne m'a heureusement jamais quittée quand même.
    Bref, je vais de ce pas aller voir les critiques babelio pour savoir à côté de quoi je suis passée.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bilonico, le 18 septembre 2012

    Bilonico
    La pièce d'Eugène Ionesco doit être vue comme la description, par l'absurde et la dérision, de la montée dans une société "civilisée" des idéologies totalitaires en général et du nazisme en particulier.
    Reprenant la figure animale pour matérialiser cette progression idéologique, Ionesco insiste sur le caractère progressif et visible de l'ascension de la "peste brune". Il se porte en faux aux commentateurs a posteriori validant des thèses d'une survenance rapide ayant pris la majorité au dépourvu.
    Au contraire, et c'est sans doute le plus dérangeant pour un lecteur idéaliste vis à vis de la nature humaine, l'auteur insiste sur le lent processus de transformation qui peut toujours être arrêté mais qui faute de volonté devient majoritaire et hégémonique.
    Ionesco joue un "Jean de La Fontaine" moderne et particulièrement inspiré et a apporté à l'époque une réponse artistique à l'énigme des totalitarismes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Audreyy, le 10 août 2012

    Audreyy
    Rhinocéros est une pièce très originale et absurde qui nous montre une épidémie de “rhinocérite”, une maladie qui va effrayer tous les habitants et les transformer en Rhinocéros.
    J'ai adoré cette pièce très comique et écrite en trois actes. L'acte I comporte les premières apparitions de Rhinocéros : Un ou deux ? Unicorne ou bicornu? Voici un débat où chaque personnage a son propre opinion. Nous avons aussi le syllogisme et le dialogue entre Jean et Beranger qui est très amusant. le style de Ionesco est plutôt simple mais il peut être difficile à suivre par endroits, surtout quand les dialogues s'entrecroisent, où il faut essayer de suivre le fil.
    L'acte II concerne les premières transformations d'habitants, Monsieur le Boeuf, sa femme qui va de son plein gré le rejoindre, ensuite Jean sous les yeux de Béranger. Tous ses personnages donnent l'impression de le vouloir. Même Jean qui pourtant est un homme cultivé. Dudard et Daisy rejoindront les autres également à l'acte III car l'un souhaite “suivre ses chefs et ses camarades” et l'autre sera attirée par les Rhinocéros, les trouvant “beaux”. Nous transformons nous car nous le souhaitons? Béranger et Dudard avaient cette hypothèse pourtant au début de l'acte II, on constate que Botard, un des personnages défend sa position, pour lui c'est un mythe cette histoire de Rhinocéros et pourtant, il va lui aussi se transformer. A t'il changé d'avis?
    Seul Béranger résiste très longtemps et jusque la fin, il refuse de capituler, souhaitant rester “homme”.
    Rhinocéros” est une pièce très intéressante bien que absurde. Mes recherches m'ont apprises que Ionesco souhaitait dénoncer les régimes totalitaires comme le nazisme et le stalinisme. de ce fait, cette pièce prend tout son sens. La transformation des habitants en Rhinocéros montre des personnes cédant, bien qu'ils soient contre ou effrayés, suivre le régime sans résister. Cette pièce montre le caractère influençable des êtres humains. Bien sur, le côté humoristique et absurde adoucisse la pièce et la rende amusante à défaut d'être intéressante. J'ai pris beaucoup de plaisir à la lire !
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 04 février 2012

    - Je n'aime pas tellement l'alcool. Et pourtant si je ne bois pas, ça ne va pas. C'est comme si j'avais peur, alors je bois pour ne plus avoir peur.
    - Peur de quoi ?
    - Je ne sais pas trop. Des angoisses difficiles à définir. Je me sens mal à l'aise dans l'existence, parmi les gens, alors je prends un verre. Cela me calme, cela me détend, j'oublie.
    - Vous vous oubliez !
    - Je suis fatigué, depuis des années fatigué. J'ai du mal à porter le poids de mon propre corps...
    (...) Je sens à chaque instant mon corps, comme s'il était de plomb, ou comme si je portais un autre homme sur le dos. Je ne me suis pas habitué à moi-même. Je ne sais pas si je suis moi. Dès que je bois un peu, le fardeau disparaît, et je me reconnais, je deviens moi. (p. 42-43)
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  • Par MarieAlice, le 30 octobre 2010

    Le logicien - Autre syllogisme: tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.
    Le vieux monsieur - Et il a quatre pattes. C'est vrai, j'ai un chat qui s'appelle Socrate.
    Le logicien - Vous voyez...
    Le vieux monsieur - Socrate était donc un chat!
    Le logicien - La logique vient de nous le révéler....
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  • Par annie, le 28 mars 2009

    -Bérenger: C'est une chose anormale de vivre.
    - Jean: Au contraire. Rien de plus naturel. La preuve: tout le monde vit.
    - Bérenger: Les morts sont plus nombreux que les vivants. Leur nombre augmente. Les vivants sont rares.

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  • Par Sly, le 25 octobre 2011

    Peut-on savoir où s'arrête le normal, où commence l'anormal ? Vous pouvez définir ces notions, vous, normalité, anormalité ? Philosophiquement et médicalement, personne n'a pu résoudre le problème.

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  • Par AlexandrinePoncy, le 10 novembre 2012

    Je sens à chaque instant mon corps, comme s'il était de plomb, ou comme si je portais un autre homme sur le dos. Je ne me suis pas habitué à moi-même. Je ne sais pas si je suis moi. Dès que je bois un peu, le fardeau disparaît, et je me reconnais, je deviens moi.

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Entretien avec Ionesco. Il parle de son enfance, de ses études, de son besoin de solitude











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