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ISBN : 2070368165
Éditeur : Gallimard (19/05/1972)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 1767 notes)
Résumé :
"Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. C'est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d'abord vu le jour sous la forme d'une nouvelle. Partisan d'un théâtre total, il porte l'absurde à son paroxysme en l'incarnant matériellement.
Allégorie des idéologies de masse, le rhinocéros, cruel et dévastateur, ne se déplace qu'en groupe et gagne du terrain à une vitesse ver... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
01 janvier 2013
★★★★★
★★★★★
Rhinocéros est une pièce complètement absurde mais si réelle !! En fait, Ionesco a voulu lancer à travers l'histoire de ces Rhinocéros envahissant peu à peu cette petite ville, un message politique clair : la lutte contre le Nazisme et la doctrine hitlérienne des années 30.
C'est une oeuvre que j'ai beaucoup appréciée notamment pour cette perception des hommes juste et profonde, ces hommes qui se rallient petit à petit à la doctrine générale, ici le nombre de plus en plus important de rhinocéros. Seul Béranger, personnage banal et alcoolique, va résister à cette attaque de bêtes sauvages et restera homme jusqu'à la scène finale. Je me suis attaché à Béranger, véritable héros, seul mais courageux, presque philosophe (à discuter du nombre de cornes que possède le rhinocéros d'Afrique ou celui d'Asie !) et libre...
Une véritable dénonciation politique qui m'a beaucoup plue, écrite par un dramaturge que j'admire pour son honnêteté ; bref, une pièce de théâtre que je conseille, au moins pour sa portée idéologique.
A lire !!
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gouelan
26 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
Rhinocéros dénonce un fait qui est toujours d'actualité. Lorsque le peuple fonce tête baissée dans le courant d'une pensée unique, entrainé par le mouvement, délaissant son identité, son humanité, écrasant tout sur son passage.
Dans ce genre de régime totalitaire, où tout est uniformisé, même couleur, même rugosité, même bestialité, certains résistent. Ils ont beau ne pas faire partie de l'élite, des prétentieux, des besogneux, ils réussissent pourtant là où les autres ont échoué, ils restent humains.
Le personnage de Bérenger, qui semblait un peu stupide au départ, illustre bien cette résistance, cette volonté de ne pas capituler.
Une pièce de théâtre qui paraît au début de la lecture légère, drôle, complètement absurde. Puis, petit à petit on se met à penser à l'Histoire. L'absurde, l'innommable, peut devenir réalité, dans l'indifférence, l'égoïsme, la bêtise, jusqu'au jour où cette folie meurt, où la raison l'emporte, grâce à des personnages comme Bérenger.
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PiertyM
26 février 2017
Quand une épidémie sévit dans une autre partie du monde surtout dans les pays sous-développés, on discute de la chose paisiblement, on organise des débats académiques où la question est débattue sur plusieurs facettes par des savants, des écrivains, des hommes de loi, des femmes savantes, des artistes...mais quand l'épidémie frappe à votre porte, la peur est bien là avant que le discours n'intervienne, c'est une pensée d'un des personnages de Rhinocéros, BÉRENGER, le seul qui a pu résister au fléau qui sévit partout, auquel fléau tout le monde se transforme en rhinocéros. Il voit d'abord son ami Jean se métamorphoser en rhinocéros, ensuite son patron et le logicien avec qui il s'attendait à raisonner sur la situation, enfin c'est au tour à sa bien-aimée Daisy, qu'il aimait secrètement, ne croyait prendre peu de place dans son cœur parce qu'il n'est pas diplômé ...le monde s'écroule à ses pieds. On assiste aussi à au déclin du raisonnement, une crise de la logique , tout est confus, et toutes possibles deviennent possibles et toutes les impossibilités deviennent aussi possibles. Oh, n'y a rien tragique dans la pièce, c'est dans un langage purement absurde que Eugène Ionesco nous parle de cette tragédie qui infecte l'individu comme quoi une contagion collective est une manifestation de la raison, elle se propage comme une vérité absolue, celui qui résiste à ça, est vu comme un homme anormal...
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Marti94
09 novembre 2015
★★★★★
★★★★★
Lu au lycée, j'ai vraiment un excellent souvenir de "Rhinocéros" d'Eugène Ionesco. Cette pièce fait partie du théâtre de l'absurde, dont Ionesco est, avec Beckett, l'un des chefs de file. Ce style littéraire renvoie à des sujets graves mais traités de façon à faire rire car les personnages sont souvent dans l'incapacité de trouver un sens à leurs actes ou à leurs mots.
Dans "Rhinocéros", le personnage principal est un homme nommé Bérenger. Il vit dans une ville où tous les habitants commencent à se transformer en rhinocéros sans que l'on comprenne pourquoi. Bérenger est le seul à réagir humainement, et à s'affoler face à la métamorphose alors que tous ses proches succombent à la rhinocérite, lui va décider de résister.
On comprend que Ionesco utilise cette métaphore pour dénoncer l'attitude des français sous l'occupation, alors que d'autres on choisit de résister face au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans la pièce, Béranger serait le seul résistant parmi les collaborateurs. Il représente la lucidité et le courage dans un monde où chacun se laisse conditionner et aveugler par la puissance dominante.
c'est donc une véritable tragédie humaine que Ionesco met en scène judicieusement et intelligemment.
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zabeth55
20 novembre 2012
★★★★★
★★★★★
Que dire, sinon que je n'ai pas apprécié.
Ne serait l'idée du rhinocéros symbolisant la contagion idéologique d'une propagande, je n'ai absolument rien trouvé d'intéressant dans ce texte. Ni belle écriture, ni belles répliques, ni originalité. A vrai dire, j'ai même trouvé tout ça assez plat.
Alors quoi ? Je ne dois pas être assez intello, ou pas assez branchée théâtre.
Pour tenter de comprendre où se situe le génie dans tout ça, j'ai lu tout ce qui accompagnait la pièce dans cette édition folio-théâtre : la préface, le dossier, les notes, la chronologie
Hou la la ! ! Quelle horreur indigeste ! Je me suis retrouvée plongée dans les horribles décorticages de textes tels qu'on nous les imposait en cours de français et qui auraient pu nous dégoûter à tout jamais de la lecture. Fort heureusement la rage de lire ne m'a heureusement jamais quittée quand même.
Bref, je vais de ce pas aller voir les critiques babelio pour savoir à côté de quoi je suis passée.
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Citations & extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM26 février 2017
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur.
Autre syllogisme : tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.
...(...)...
LE VIEUX MONSIEUR, au Logicien.
Socrate était donc un chat !
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur.
La logique vient de nous le révéler
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canelcanel04 février 2012
- Je n'aime pas tellement l'alcool. Et pourtant si je ne bois pas, ça ne va pas. C'est comme si j'avais peur, alors je bois pour ne plus avoir peur.
- Peur de quoi ?
- Je ne sais pas trop. Des angoisses difficiles à définir. Je me sens mal à l'aise dans l'existence, parmi les gens, alors je prends un verre. Cela me calme, cela me détend, j'oublie.
- Vous vous oubliez !
- Je suis fatigué, depuis des années fatigué. J'ai du mal à porter le poids de mon propre corps...
(...) Je sens à chaque instant mon corps, comme s'il était de plomb, ou comme si je portais un autre homme sur le dos. Je ne me suis pas habitué à moi-même. Je ne sais pas si je suis moi. Dès que je bois un peu, le fardeau disparaît, et je me reconnais, je deviens moi.
(p. 42-43)
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SlySly25 octobre 2011
Peut-on savoir où s'arrête le normal, où commence l'anormal ? Vous pouvez définir ces notions, vous, normalité, anormalité ? Philosophiquement et médicalement, personne n'a pu résoudre le problème.
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MarieAliceMarieAlice30 octobre 2010
Le logicien - Autre syllogisme: tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.
Le vieux monsieur - Et il a quatre pattes. C'est vrai, j'ai un chat qui s'appelle Socrate.
Le logicien - Vous voyez...
Le vieux monsieur - Socrate était donc un chat!
Le logicien - La logique vient de nous le révéler....
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gouelangouelan26 septembre 2016
Monsieur papillon, à Botard.
Vous n'allez pas dire que mon collaborateur et votre collègue, monsieur Dudard, qui est licencié en droit, excellent employé, est un ignorant.

Botard
Je n'irai pas jusqu'à affirmer une pareille chose, toutefois les Facultés, l'Université, cela ne vaut pas l'école communale.

[...]

Botard, à Dudard.
Ce qui manque aux universitaires, ce sont les idées claires, l'esprit d'observation, le sens pratique.

Dudard, à Botard
Allons donc !
[...]
Les universitaires sont des esprits abstraits qui ne connaissent rien à la vie.

Dudard, à Botard
Sottises !
+ Lire la suite
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