ISBN : 2246713617
Éditeur : Grasset&Fasquelle (2008)


Note moyenne : 2.59/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Avec ce livre, Alexandre Jardin clôt provisoirement sa « trilogie » familiale. Le Zubial disait sa dette à l’endroit de son père ; Le roman des Jardin remerciait sa famille ; et ce nouvel ouvrage rend grâce aux femmes qui ont fait son éducation, au premier rang desquell... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Mamzelle, le 20 juin 2008

    Mamzelle
    Si Alexandre Jardin a choisi d'associer dans ce dernier ouvrage le champ lexical de la femme et celui de l'écriture, c'est pour nous rappeler ce qu'il est intrinsèquement: un destin voué à la littérature et un esprit amoureux des femmes à qui il reconnaît devoir sa personnalité même.
    Il signe ici le troisième volet de son autobiographie, commencée avec "Le Zubial" (dédié à son père) puis "Le Roman des Jardin" (dédié à son arbre généalogique), et le dédie à toutes les femmes rencontrées dans sa vie, femmes qui lui ont toutes apporté une petite brique avec laquelle il a construit son être, son esprit et sa perception du monde.
    Alors quoi? le génial auteur de "L'Ile des Gauchers" ne nous livrerait ici qu'un panel représentatif des contradictions féminines, que lui-même aurait tourné en apprentissage personnel?
    Car ne nous leurrons pas, ce qu'Alexandre Jardin nous présente comme des "caractères à part", "des visions originales" ou des "attitudes fantasques" ne sont que des beaux mots pour parler de la complexité naturelle de la Femme face à la simplicité évidente de l'Homme.
    Néanmoins je dois avouer que mon cynisme teinté de féminisme se heurte ici au talent de Jardin. On a beau voir, derrières ces portraits, que les femmes sont finalement des êtres lunaires, Alexandre Jardin nous décrit ici de belles âmes, des amazones, des aventurières haut perchées, de vraies visionnaires, des mythomanes sympathiques et en revient toujours à l'origine : sa mère.
    La mère d'Alexandre Jardin, à coup d'incendies de livres et à travers son intolérance de l'immobilisme, a inculqué a son fils des habitudes qui n'en sont pas, à savoir la perpétuelle remise en question et la capacité de jeter à la poubelle tout nouvel acquis car ce qui est maîtrisé n'est plus un défi intéressant.
    Et c'est toute l'image de ce livre: un obstacle à l'immobilisme, un roman un peu dingue, un peu décousu mais sur lequel on se surprend à sourire plus d'une fois.
    Un livre assez agréable à lire donc, mais plutôt que le lire d'une traite et d'enchainer ces portraits les uns à la suite des autres, portraits en l'occurence organisés par grande typologies de femmes, je vous conseillerai de la lire "à la carte".
    Car le style d'Alexandre Jardin doublé d'un fond plutôt riche mérite plutôt que l'on picore ce livre, choisissant un portrait au hasard puis le refermant pour en savourer la véracité.
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    • Livres 3.00/5
    Par Meria, le 20 mars 2010

    Meria
    J'ai lu Alexandre Jardin à la sortie de Fanfan, Le Zèbre, L'île des gauchers, et plus récemment Le Roman des Jardin. Ce qui m'a enchantée dans les trois premiers livres, c'est le côté très original, voire déjanté de l'histoire. Quant au Le Roman des Jardin, il m'avait aidé à comprendre le côté insolite de ses romans.
    Avec Chaque femme est un roman, je n'ai pas retrouvé ce côté « hors normes » de l'auteur.
    Il s'applique à nous raconter ce que lui ont apporté toutes les femmes qui ont compté, peu ou prou dans sa vie, en une succession d'historiettes, que j'ai préférées lire d'une manière discontinue. Bien sûr, certaines rencontres sortent des sentiers battus, mais comme Alexandre nous précise dans le prologue que deux de ces rencontres sont imaginaires, le lecteur ne sait plus si l'histoire la plus bizarre est réelle ou imaginaire 
    En revanche, ce que j'ai beaucoup aimé, ce sont les épisodes concernant sa mère, et particulièrement le premier « Maman m'a dit », dans lequel il relate l'incendie volontaire de la bibliothèque parentale. : « Il ne faut pas garder les mêmes livres toute sa vie, me répond-elle. On a l'âge de sa bibliothèque. »
    Moi qui refuse de garder trop de livres, qui les donne ou les vend pour faire de la place, mais surtout parce qu'il existe encore tant d'ouvrages à découvrir que je ne souhaite pas lire plusieurs fois ceux que je connais, j'ai été réconfortée qu'une auteure et bibliophile telle que Madame mère, brûle ses livres, au prétexte également, que « un bouquin lu, gorgé d'oxygène entre les pages, s'embrase mieux qu'un volume intouché. »
    Merci à Babelio, pour l'envoi de ce livre, reçu dans le cadre de la 7ème Masse critique.
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    • Livres 3.00/5
    Par Fleur, le 18 mars 2010

    Fleur
    Dans ce roman (car il est bien stipulé sur la page de titre qu'il s'agit d'un roman même si la portée est autobiographique) Alexandre Jardin nous fait le récit de toutes les femmes qui ont marquées sa vie. Qu'elles n'aient été que de passage ou partie intégrante de sa famille ou de ses amis, toutes lui ont offert un regard nouveau sur la vie, la société ou encore sa propre existence. le roman, qui rassemble les témoignage et les enseignements tirés à travers 6 parties (ce que je crois savoir de l'amour, les délires bienfaisants, ce qu'elles m'ont appris en me blessant...), est construit de telle manière -1 ou 2 pages par femme- qu'il est agréable de lire cet hommage rendu par fragments. Personnellement lire tout à la suite, même si le style est agréable, m'était un peu indigeste, j'ai pris davantage plaisir à lire ce roman par petites touches.
    Toutes ces femmes ne me laisseront pas un souvenir impérissable mais certaines, qui m'ont plus émue ou frappée que d'autres, peut-être:
    - l'histoire du carré de sa mère ou encore ses autodafés
    - la contre-dictée de Mme Folichet ou encore l'institutrice qui décide de mettre à la porte les bons élèves
    -La lectrice au bord de la crise de nerf....
    S'il est indiqué que seulement 2 de ces récits sont imaginaires, j'ai eu quand même parfois du mal à croire à la véracité de certaines situations tellement elles me semblent démesurées, c'est pourquoi ma lecture est un peu en demi-teinte.
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    • Livres 4.00/5
    Par Missgolfy, le 27 janvier 2012

    Missgolfy
    Après avoir lu Le Roman des Jardin et entendu l'auteur défendre son nouvel opus dans l'émission "Les Grosses Têtes", j'ai été intriguée par ce livre, l'ai acheté et comme tant d'autres, l'ai déposé sur mon étagère avant de le commencer ... une première fois, puis de le mettre de côté, n'ayant pas vraiment accroché aux 50 premières pages.
    Sur les conseils d'une amie (Merci Céline!), je m'y suis remise, me motivant presque pour le commencer. Et effectivement, les 50 premières pages sont un peu longues, mais la suite est plaisante, très plaisante.
    Tout comme pour Le Roman des Jardin, j'en arrive à me demander si toutes ces aventures sont réellement arrivées à l'auteur (c'est en tout cas ce qu'il dit), tant sa vie est jalonnée de rencontres extraordinaires! Ne serait-il pas un peu mégalo et ne serait-il pas enclin à exagérer les choses? Est-ce que tout s'est réellement passé comme il le dit? Cette dame qui atteinte d'un cancer en phase terminale lui donne son portable et invite sa centaine "d'amis" à une fête d'anniversaire organisée chez lui? Et sa femme ne dit rien? Ou encore accepter un rendez-vous au fin fond du Japon avec une dame qu'il ne connaît pas alors que cette dame croit qu'il est ... Daniel Pennac?
    Le style est envolé, léger, drôle, le récit est étonnant et fascinant et j'ai aimé ce livre, mais j'ai vraiment du mal à croire que tout ce qui y est couché sur papier n'est pas un peu exagéré.
    La dernière partie m'a particulièrement touchée. Il y parle de son père, trop tôt disparu et ce qu'il dit est extrêmement émouvant pour une âme très sensible comme la mienne...

    Lien : http://www.clubdesliseuses.blogspot.com/2011/02/alexandre-jardin-cha..
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  • Par deliregirl1, le 25 juin 2008

    deliregirl1
    Totale découverte pour cet auteur et je pense que ce livre n'est pas le meilleur pour commencer. Je m'explique, cet auteur écrit habituellement des romans excepté pour ces trois derniers écrits celui-ci inclus où il raconte sa vie. Voici un genre littéraire où je n'accroche pas vraiment la preuve en est faite avec Lunar Park où je n'ai pas du tout accroché non plus.
    Malgré cela le style de l'auteur est recherché, des mots peu utilisé dans mes précédentes lectures apparaissent ce qui lui donne un léger petit plus en comparaison d'autres auteurs jeunes et contemporains. Il a voulu faire un hommage aux différentes femmes de sa vie et il y est arrivé mais personnellement je ne vois pas trop l'intérêt de ce genre de livre d'où aussi ma note et mon manque d'intérêt. A lire pour ceux qui apprécie l'auteur ou qui aurait déjà commencé sa trilogie autobiographique. Une découverte nuancée car l'auteur m'intrigue tout de même mais je me contenterai à l'avenir d'essayer de lire un de ces romans. Merci à Babelio pour cette découverte en demi-teinte.
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    Avant que le crépuscule ne vous surprenne, cher Alexandre, rompez le licol du raisonnable. N'émoussez pas votre capacité à commettre des folies ; un jour prochain, il sera trop tard pour calfater votre vaisseau et jouer les incendiaires. Aimez les précarités plutôt que les gages. Ne lisez que des bréviaires de subversion. Faites mentir les statistiques. Osez tous les retours de jeunesse (oui, nous en pouvons vivre plusieurs). Méprisez le bonheur, cette bévue, préférez la joie. Renoncez à la manie de vous perpétuer en vous cramponnant à toutes les rampes. Exposez-vous aux vents les plus inattendus. Flambez dix fois l'argent que vous auriez dû posséder. Prenez en chargece qui paraît sans remède. Infligez gaiement des rebuffades en tenant la tiédeur pour une impolitesse. Butinez vos mille contradictions. Egarez-vous méthodiquement pour mieux vous retrouver. Cueillez vos revanches. Offensez en claironnant votre vérité et, surtout, ne commettez pas le péché de ménager ceux que vous aimez. Trouvez votre compte dans le désordre. Refaites la vie avec le plus vif idéal romanesque. Recommencez-vous toujours, loin des confinements. Et ne vous croyez jamais au bout de vous-même ; il reste forcément une dernière bourrasque à vivre.
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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    Des millions de gens, sans doute aussi blessés que moi, lisaient avec appétence ces textes comme on use de sédatifs légers. On m'a même rapporté qu'à Beyrouth, dans le tohu-bohu des bombes, il s'est trouvé des lectrices pour renouer par mes romans avec une vision optimiste de la vie. C'est ainsi que j'ai longtemps été une jeune pousse réputée romantique ; ce qui, à l'époque, passait dans certains milieux littéraires, avides d'air vicié et de prose poisseuse, pour une mauvaise réputation. Ou du moins pour une marque de balourdise. En écrivant ainsi, toujours accroché aux cimes, je tâchais désespérement de guérir ma ferveur déçue.

    Et puis un jour, la mère de mes garçons m'a posé une question coupante (s'en souvient-elle seulement ?), alors que nous marchions à l'autre bout du monde dans un paysage idéal :

    "Alexandre, sommes-nous ce que nous paraissons ?"

    Poser la question, c'était y répondre.
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  • Par Meria, le 20 mars 2010

    Il ne faut pas garder les mêmes livres toute sa vie. On a l'âge de sa bibliothèque.
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  • Par Julie87, le 25 février 2010

    Aimons-nous des être réels ou bien l'opinion que nous nous faisons d'eux?
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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    Je sais désormais comment on récupère l'amour de sa vie : en dégringolant loin de son ego. On ne retient bien que ce qu'on lâche à temps.
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Vidéo de Alexandre Jardin

Alexandre Jardin à Tout le monde en parle le 1er mai 2011
Alexandre Jardin s'attendait aux représailles de sa famille, mais pas à celles de la France tout entière. C'est dans un registre plus dramatique et loin du romantisme que le célèbre auteur de Fanfan a dénoncé le passé controversé de ses proches dans son roman Des gens très bien. Au-delà des violentes réactions, ce livre grave sur la collaboration des Français avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale a eu une influence irréversible sur l'écrivain, qui a désormais pris goût au vrai.








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