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ISBN : 2290312959
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 1188 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Algernon est une souris de laboratoire, Charlie Gordon un simplet employé aux médiocres besognes. Tous deux vont emprunter, grâce à une découverte du docteur Strauss et du professeur Nemur, le chemin vers l'intelligence. Suivi par la psychologue Alice Kinnian dont il ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 23 avril 2012

    Missbouquin
    On imagine rarement comme il est difficile de parler d'un livre qui nous a bouleversé, qui nous a fait pleuré. Il m'a fallu ici près de deux semaines pour me décider à rédiger cet article sur Algernon.
    Ce roman m'a d'abord un peu décontenancé puisqu'il est abordé sous l'angle de vue de Charlie, que l'on a poussé à raconter son expérience par des compte-rendu réguliers, avec ses propres mots. Les 10 premières pages sont donc bourrées de fautes d'orthographe … et puis, petit à petit, on voit son écriture s'améliorer, ses pensées s'approfondir. C'est au cœur même du texte, de ce récit que Daniel Keyes a inscrit l'évolution de Charlie, au fil des pages. Et c'est ce qui en fait un roman des plus touchants, qui m'est allé droit au cœur.
    Au-delà de cette écriture et de cette construction particulière, le roman aborde de nombreuses questions brûlantes qui touchent à l'intelligence de l'homme. Comme le dit un des médecins : “Plus tu deviendras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie.” N'était-il pas finalement plus heureux avant ? Il avait des amis, un travail. Quand il prend conscience qu'il devient plus intelligent, de nouveaux sentiments, des émotions nouvelles apparaissent : la première est la honte qu'il ressent, la honte envers l'ancien Charlie, toujours tapi en lui, que l'on a toujours pris pour un imbécile, dont on s'est moqué sans arrêt, sans qu'il ne s'en doute : “C'est facile d'avoir des amis si vous avez laissé les gens rire de vous.”
    Ce déchirement est pourtant accompagné du plaisir d'apprendre, de maîtriser de plus en plus de concepts, de dépasser ses maîtres. Il se rend alors compte l'importance du savoir, même si cette découverte produit des bouleversements inattendus : “Je comprends que l'une des grandes raisons d'aller au collège et de s'instruire, c'est d'apprendre que les choses auxquelles on a cru toute sa vie ne sont pas vraies, et que rien n'est ce qu'il paraît être.”
    En parallèle, il fait aussi l'expérience de ses premiers émois amoureux. le lecture comprend que l'ancien Charlie avait plus ou moins été bloqué dans sa puberté, puisqu'il n'avait pas été capable de comprendre ce qui lui arrivait et de le maîtriser. L'intelligence le rend donc à l'intégralité d'une vie réellement humaine.
    Mais au final, il a l'intuition que l'intelligence n'est rien s'il n'y a pas le reste : l'amour, la douceur, la compassion. “L'intelligence et l'instruction qui ne sont pas tempérées par une chaleur humaine ne valent pas cher [...] trop souvent la recherche du savoir chasse la recherche de l'amour. L'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la psychose.”
    L'intelligence ne mène pas au bonheur, est-ce là une des morales du roman ? Je n'en suis pas sûre car comprendre le monde apporte aussi à Charlie le bonheur; montrer à sa mère qu'il a pu évoluer, également.
    Des fleurs pour Algernon est un livre qui se ressent, qui se vit. Plus qu'un roman de science fiction, c'est un roman psychologique, qui peut toucher tout le monde.
    Un livre d'une incroyable modernité, universel.
    “Exceptionnel s'entend aussi bien pour un extrême que pour l'autre, si bien que j'ai été exceptionnel toute ma vie.”

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/04/21/des-fleurs-pour-alger..
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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 12 octobre 2012

    marina53
    Charlie Gordon é un atardé don le QI culmine à 70, Charlie é gentil avec tou le monde il veut simplement quon l'aime; Algernon, elle, é une petite souris de laboratoir.
    Charlie travail dan une boulangeri, il fé les sals corvés, on le traite com un neuneu. Dan un gran laboratoir, des savans vienne de décuplé l'inteligence d'Algernon. Et si l'expérience pouvait ètre efectué sur un homme? Charlie devien alor un instrument de laboratoir, com Algernon.
    Ce trétemen apliqué sur Charlie et c'est toute sa vie qui é chamboulé. Il devien "quelqun"; il atteint un certin nivo d'intelligence, il compren les chose, les saisit et se ren vite conte du monde dan lequel il vi. Charlie finira par ne plu conprendre les gen, le monde qui l'entoure mais le plu tragic é qu'il finira par se perdre lui mème, par ne plus savoir qui il é. On s'inquiète bocou pour Charlie, pour son avenir. Réussira t il dan sa mission?
    Fascinant, troublant, émouvant, bouleversant, poignant, bref, autant de qualicatifs pour rendre compte de mon état d'esprit à la fin de ce roman. Il nous plonge dans le destin de cet homme, on le suit au jour le jour, au gré de ses évolutions.
    Des fleurs pour Algernon est un véritable roman psychologique. L'auteur explore à fond son sujet.
    Une oeuvre originale, poussée dans ses derniers retranchements.
    Inoubliable et frapant... oups... frappant!
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 08 septembre 2012

    belette2911
    « Un bon livre, c'est un livre qui te fait mal quand tu le refermes. »
    Cette année 2012 est un bon millésime car riche en "coups de cœur" littéraires.
    Ces coups de cœur, je les dois aux critiques sur Babelio, qui m'ont données envie d'enrichir ma bibliothèque, mais aussi à certains membres qui m'ont conseillé des livres dont ils se doutaient qu'ils me procureraient des heures de plaisir.
    Et bien, ce livre, c'est aussi grâce aux bonnes critiques lues sur Babelio et surtout grâce au fait que Métaphore me l'ai recommandé comme j'hésitais avec un autre titre.
    Cette œuvre de science-fiction (que je n'aurais eu l'idée de lire), je l'ai acquise et lue dans le cadre du challenge "Romans Cultes" organisé par Métaphore.
    C'est grâce à son challenge que j'ai découvert cette pépite.
    "Des fleurs pour Algernon" fera, lui aussi, partie de ces romans qui me hanteront encore longtemps après avoir tourné la dernière page.
    Pourtant, ma première impression, en commençant ma lecture, fut un écarquillement des yeux pas possible.
    En effet, sur la première ligne, je venais de lire "Conte randu" et je me suis dit qu'il devait y avoir une grève des correcteurs, le jour où le livre fut édité.
    La deuxième ligne me fit tiquer aussi sur une faute d'orthographe énorme et là je me suis dit qu'il devait y avoir une subtilité que je n'avais pas vu, étant donné que j'avais commencé ma lecture en buvant mon premier café, au réveil.
    Ok, c'est Charlie Gordon, le "héros" qui nous parle et vu qu'il est arriéré mental, ces fautes d'orthographe sont normales.
    Le personnage de Charlie est sympathique, on aurait presque envie de gueuler sur tous ceux qui se moquent de lui, sans que Charlie s'en rende compte.
    Évidemment, il est toujours plus facile de se moquer de ceux qui ne savent pas se défendre, cela nous rend plus fort...
    Charlie ne veut qu'une chose, devenir "un telligent". La science le fera, mais les rêves, une fois qu'ils sont réalisés, ne sont pas toujours agréables et Charlie va le découvrir à ses dépends.
    Puisque son QI se développe, Charlie va tout doucement se rendre compte que les autres se moquaient de lui, qu'il peut éprouver de la colère, que lui aussi peut devenir condescendant envers les autres parce qu'ils n'ont pas un esprit aussi vif que le sien.
    Voilà donc un roman qui m'a pris aux tripes, me laissant à la fin avec une boule dans la gorge parce que l'issue est tout tracée.
    J'ai suivi l'évolution de Charlie, son retour dans son passé, dans ses souvenirs qui sont remontés à la surface durant l'augmentation de son QI, j'ai souffert avec lui en découvrant que sa mère, après avoir fait comme si son fils était "normal", a tout fait pour le rendre intelligent, préférant se dire que c'était de la paresse plutôt qu'une déficience mentale.
    Le début est fort prenant, on remarque de suite l'amélioration de Charlie en lisant ses billets où les fautes s'estompent, où les phrases deviennent de plus en plus construite.
    L'homme ayant toujours eu peur de ce qu'il ne connaît pas, de ce qui est différent de lui, voilà que les collègues de travail de Charlie ont peur de lui, ne veulent plus le voir, son niveau d'intelligence étant tellement élevé, qu'ils se sentent en infériorité devant lui.
    Et vu qu'ils s'élevaient en écrasant un plus faible, une fois que le faible d'esprit devient un génie, ça les rabaissent.
    Le pire c'est que Charlie devient comme eux, regardant les autres qui sont moins vifs d'esprit que lui, avec supériorité, changeant de personnalité, perdant même son sourire qu'il affichait tout le temps auparavant.
    Si une partie du livre peut sembler moins importante, je l'ai lue avec avidité parce que elle signifiait aussi la révolte de Charlie qui en avait marre de ne pas être traîté en être humain et sa fuite, avec Algernon.
    Arriéré avant, cobaye ensuite, il se révoltait contre ceux qui le considérait comme leur "propriété", comme s'ils lui avaient donné naissance. Ils traitaient Charlie comme Algernon, la souris blanche devenue intelligente, elle aussi, suite à une manipulation scientifique.
    L'auteur ne s'appesantit pas non plus sur la vie de misère de Charlie, distillant plutôt tout cela dans les rapports écrits par Charlie, lorsqu'il se souvient et comprend. Je pense que c'est encore pire de cette manière. On a mal avec lui.
    La fin est prenante, vous collant une boule dans la gorge lorsque Charlie se rend compte que le processus s'inverse...
    Je l'ai terminé avec les larmes aux yeux, tant je m'étais attachée au personnage et tant il est déprimant de se rendre compte de sa déchéance.
    C'est comme lorsqu'une personne atteinte d'Alzheimer se rend compte, dans un bref moment de lucidité, qu'elle perd les pédales... ça lui fait mal et aux autres aussi.
    Ce livre a beau être de la science-fiction, il illustre de belle manière les dangers de la science ou de la médecine, lorsqu'elle utilise son savoir à mauvais escient.
    Comme le disait Rabelais : « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Et c'est la vie et l'âme de Charlie qu'ils ont ruiné, même si le fait de devenir aussi intelligent était son rêve. Ceci dit, l'enfer est pavé de bonnes intentions...
    Le mal était plus fort que le bien qui fut fait et, ma foi, ils auraient mieux fait de lui ficher la paix, à Charlie !
    Après un roman pareil, un de ceux qui me hantera longtemps après que la dernière page se soit tournée, il me faut lire un roman simple, un roman avec un meurtre ou un truc léger, une lecture qui ne prendra pas la tête, qui ne me nouera pas les tripes, ne me causera pas de l'humidité dans les yeux, un truc du genre...
    Lire un Harlequin ? Non, j'ai dit "divertissant", pas "abrutissant" ! Oh, vite, un San-Antonio !

    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#06
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    • Livres 4.00/5
    Par viou1108, le 07 octobre 2013

    viou1108
    Préparez-vous à une plongée en science-fiction… Rassurez-vous, de la SF « soft », sans Martiens ni combats intergalactiques. Nous restons sur la Terre, peuplée d'êtres humains. Nous sommes à New York dans les années 50-60. Rien d'extraordinaire pour vous, juste un petit effort pour retourner dans le temps et traverser l'Atlantique. Et imaginer…
    Imaginez…Vous vous appelez Charlie, vous avez 30 ans, un travail, des amis, il ne vous manque rien, sauf d'être « un téligent ». Car oui, vous avez 30 ans, un travail et des amis, mais vous êtes attardé mental. Mais vous avé trè envi d'apprendre à lir et écrire, é ôsi d'ètre com lé zôtre.
    Alors, quand de brillants neurochirurgiens vous expliquent qu'ils ont réussi à rendre Algernon (une souris de laboratoire) super-intelligente grâce à une opération du cerveau, et que cette opération pourrait être tentée sur un humain, et que cet humain pourrait être vous, Charlie, vous acceptez, malgré les risques et les incertitudes quant au succès de cette expérience.
    Les médecins vous demandent alors de rédiger une sorte de journal, une suite de comptes-rendus au jour le jour, dans lesquels vous racontez cette expérience à votre façon, avec vos moyens intellectuels du moment. Au début c'est difficile, vous faites beaucoup de fautes, vous n'avez pas l'impression d'être devenu intelligent et ça vous déçoit, ça vous énerve. Puis vous comprenez que ça va prendre du temps. Mais de fait, en quelques semaines, vous devenez littéralement un petit génie, vous faites exploser les tests de QI, vous devenez un « monstre » d'intelligence, presque une bête de foire. Tout cela est très difficile à gérer émotionnellement, et vous vous posez beaucoup de questions, auxquelles tous les livres que vous ingurgitez ne répondent pas. Vous vous rendez compte que ceux que vous appeliez « amis » quand vous étiez attardé, en réalité se moquaient de vous, et qu'aujourd'hui que vous êtes beaucoup plus savant qu'eux, vous rejettent. Vous comprenez que la connaissance ne rend pas heureux, dès lors qu'elle ne livre pas les clés de l'intelligence émotionnelle. Vous vous sentez seul, incompris. Vos relations avec les femmes, surtout Alice, sont compliquées. Vous ne savez pas qui vous êtes : êtes-vous toujours Charlie l'attardé devenu intelligent, êtes-vous devenu un autre, Charlie le génie tiré du néant par la grâce de la Science ?
    Pire, quand on s'aperçoit qu'Algernon la souris semble régresser, vous prenez peur. Vous vous rebellez. Puis vous pensez à votre chance et vous décidez de mettre votre intelligence au service de l'expérience, avant qu'il ne soit trop tard. Vous engagez une course contre la montre et contre la déchéance.
    Mais vous continuez à vous débattre avec ce dilemme qui vous est insurmontable : que souhaitez-vous : être aimé ou être intelligent ? Et qui est ce jeune simplet de Charlie qui vous observe dans votre miroir ? Hallucination ou subconscient ?
    Nous lecteurs, nous connaissons la fin. Vous, Charlie, au moment où vous terminez votre dernier compte-rendu, pas encore. Mais vous nous demandez de continuer à fleurir la tombe d'Algernon.
    Maintenant revenez sur terre, ici et aujourd'hui. Vous avez refermé le livre, mais vous n'oublierez ni Algernon, ni Charlie. Comme eux, vous ne sortez pas indemne de cette histoire, votre cerveau aussi a été trituré par cette expérience. Emu aux larmes, bouleversé ou à tout le moins interpellé, vous continuerez longtemps à vous poser des questions sur la Science et les scientifiques, l'intelligence et la nature humaine. Et ça, ce n'est pas de la SF, c'est une certitude.
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    • Livres 5.00/5
    Par Altervorace, le 04 juin 2013

    Altervorace
    Aujourd'hui, ami lecteur, je ne vais pas te parler d'un roman que je viens de découvrir mais d'un livre qui me suit depuis des années. Rendons grâce à Sephirotha de m'avoir poussée à écrire cette chronique, cela fait longtemps que je le dois et cela m'a donné une bonne excuse pour relire Des Fleurs pour Algernon.
    Mettons tout de suite les choses au point. Ce roman n'est pas un récit de science-fiction. Non. Je n'ai rien de particulier contre cette dernière, mais il faut arrêter d'estampiller tout ce qui parle un peu de science et d'imaginaire de science-fiction. Certes, le récit a pour point de départ une opération. Celle du héros, Charlie. Handicapé par son QI très bas, les médecins expérimente sur lui un traitement chirurgical pour augmenter son intelligence. La procédure a eu des effets positifs sur Algernon, une petite souris.
    Tout le roman a pour narrateur Charlie et lorsque s'ouvre le récit, son écriture malhabile et bourrée de fautes d'orthographe décrit son existence paisible entre son travail et ses cours pour adulte. Le jeune homme est heureux de son quotidien. Au fil des pages, l'opération produit ses effets sur le journal que tient le héros. Les fautes se raréfient, le style s'affermit et Charlie s'éveille à une autre réalité. En même temps que son intelligence se développe, les vérités -parfois cruelles- du monde lui apparaissent. Tout se révèlent sous un autre jour et il découvre la méchanceté, le désir, le plaisir d'apprendre, l'art... En parallèle, son passé difficile refait surface dans une quête troublante. Puis le « cobaye » dépasse ses maîtres et le développement de ses capacités semblent sans limite. Il s'attache à la petite souris Algernon au moment où son QI, désormais hors-norme, l'éloigne des autres. Puis le rongeur se met à régresser...
    On a beaucoup écrit sur cet ouvrage, un classique. Certains ont voulu voir une réflexion sur le fait qu'en devenant de plus en plus intelligent, Charlie perd sa capacité au bonheur et son humanité. Personnellement dans l'histoire de Keyes, j'ai vu une histoire de prisons intérieures. Car oui, Charlie est d'abord emprisonné par son handicap. Son horizon est réduit malgré son bonheur. Après l'opération, sa prison est très vite tout aussi fermée. C'est sa -trop- grande intelligence et sa lucidité qui formeront les barreaux de sa cellule.
    Alors que le héros avait pour plus grande joie d'avoir des amis, il se rend compte qu'il est toujours seul. Avec les capacités d'un enfant, il vivait dans l'illusion de l'amitié puisque qu'incapable de se rendre compte des moqueries et de la cruauté d'autrui. Ensuite, ses hautes capacités vont le séparer du reste du monde.
    Le roman est d'une grande tristesse mais l'émotion est transmise de manière subtile. On ne tombe pas dans le pathos. La tragédie de Charlie reste sans surprise -on sait très vite que cette histoire ne pourra être qu'un drame. L'écriture de Keyes -et la traduction est, je trouve, à la hauteur- est admirable. Durant ma lecture, je n'ai eu aucun mal à me glisser dans la peau du narrateur. Comme ce dernier, la cruauté du monde m'a frappée avec violence. Comme lui, j'ai ressenti la jubilation de la normalité. Puis les désillusions.
    Des Fleurs pour Algernon est un très grand roman. A chaque relecture, l'émotion est présente et engendre de nouvelles réflexions. Un roman humaniste, philosophique, touchant. Bref, un roman indispensable.

    Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2013/06/04/27190756.html
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Citations et extraits

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  • Par viou1108, le 26 septembre 2013

    Mais j'ai appris que l'intelligence seule ne signifie pas grand-chose. Ici, dans cette Université, l'intelligence, l'instruction, le savoir sont tous devenus de grandes idoles. Mais je sais maintenant qu'il y a un détail que vous avez négligé: l'intelligence et l'instruction qui ne sont pas tempérées par une chaleur humaine ne valent pas cher. (...) L'intelligence est l'un des plus grands dons humains. Mais trop souvent, la recherche du savoir chasse la recherche de l'amour.(...) l'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la névrose, et peut-être même à la psychose. Et je dis que l'esprit qui n'a d'autre fin qu'un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l'exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu'à la violence et à la douleur.
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  • Par annie, le 20 août 2008

    Quelques citations d'Algernon :





    « Quand j'étais arriéré, j'avais des tas d’amis. Maintenant, je n'en ai pas un. »
    « Plus tu seras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie. »
    « Je suis un être humain, une personne, avec des parents et des souvenirs et une existence - et je l'étais avant que vous me poussiez sur un chariot dans la salle d'opération ! »
    « L'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la névrose, et peut-être même à la psychose. »
    « Et je dis que l'esprit qui n'a d'autre fin qu'un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l'exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu'à la violence et à la douleur. »
    « Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir quelque chose qui se passe en toi, que tu ne peux ni voir ni contrôler, et de sentir que tout te file entre les doigts. »
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  • Par Endea54, le 25 janvier 2010

    « L’intelligence est l’un des plus grands dons humains. Mais trop souvent, la recherche du savoir chasse la recherche de l’amour. C’est encore une chose que j’ai découverte pour moi-même récemment. Je vous l’offre sous forme d’hypothèse : l’intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l’écroulement mental et moral, à la névrose et peut-être même à la psychose. Et je dis que l’esprit humain qui n’a d’autre fin qu’un intérêt et une absorption égoïste en lui-même, à l’exclusion de toute relation humaine, ne peut qu’aboutir à la violence et à la douleur »

    « Je crois que j’ai changé durant ces semaines loin du labo, dis-je. D’abord je n’arrivais pas à voir comment faire, mais cette nuit, en errant à travers la ville, cela m’est venu à l’esprit. La bêtise c’était d’essayer de résoudre le problème tout seul. Mais plus je m’emmêle dans la masse de mes rêves et de mes souvenirs, plus je m’aperçois que les problèmes émotionnels ne peuvent être résolus comme les problèmes intellectuels. […] Sans que je sache pourquoi, je m’étais détaché émotionnellement de tout, des êtres et des choses. Et ce que je cherchais réellement, la nuit, dans les rues sombres –le dernier endroit où j’aurais jamais pu le trouver -, c’était un moyen de me rapprocher de nouveau des gens, émotionnellement, de faire partie de la foule, tout en gardant mon indépendance intellectuelle. »
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  • Par jostein, le 27 septembre 2010

    L'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la névrose et peut-être même à la psychose

    Avant, ils riaient de moi, me méprisaient pour mon ignorance et ma lenteur d'esprit, maintenant ils me haïssent pour mon savoir et ma facilité de compréhension.

    Le langage est parfois un obstacle au lieu d'un moyen de communication
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  • Par Penelope, le 13 septembre 2008

    Maintenant, je comprends que l'une des grandes raisons d'aller au collège et de s'instruire, c'est d'apprendre que les choses auxquelles on a cru toute sa vie ne sont pas vraies, et que rien n'est ce qu'il paraît être.

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Extrait 2 du téléfilm français "Des fleurs pour Algernon" de David Delrieux (2006) avec Julien Boisselier dans le rôle de Charlie. D'après le roman de Daniel Keyes.








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