ISBN : 2290312959
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 356 notes) Ajouter à mes livres
Algernon est une souris de laboratoire, Charlie Gordon un simplet employé aux médiocres besognes. Tous deux vont emprunter, grâce à une découverte du docteur Strauss et du professeur Nemur, le chemin vers l'intelligence. Suivi par la psycholog... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    Charlie Gordon, la trentaine, est déficient intellectuel. Il travaille dans une boulangerie où il est employé pour réaliser les basses besognes. Il évolue dans un univers où il a l'impression d'avoir de nombreux amis qui rient beaucoup avec lui, sans se rendre compte qu'ils rient de lui. Jusqu'au jour où une opération miraculeuse, déjà testée avec brio sur une souris de laboratoire, Algernon, lui permet de devenir de plus en plus intelligent et d'atteindre un QI de 185. Il découvre alors l'amour avec Alice Kinnian, sa formatrice au cours d'adultes attardés où il se rendait auparavant pour apprendre à lire et à écrire. Mais un beau matin, Algernon régresse…
    Le livre débute par un très bel extrait de « La République » de Platon qui décrit le trouble qui peut saisir l'âme quand elle passe de l'obscurité à la lumière, ou inversement, de la lumière à l'obscurité. C'est exactement ce qui va arriver à Charlie Gordon, le passage de l'ignorance et de l'arriération mentale vers l'état le plus extrême de connaissances et d'intelligence, puis la phase de déclin.
    L'auteur fait usage d'un procédé stylistique habile pour retracer ces deux phases : il expose les plus intimes pensées de Charlie en le faisant parler lui-même, sous forme de comptes-rendus que les psychochirurgiens lui demandent afin de suivre sa progression. Au départ, l'orthographe est maladroite, hésitante, la syntaxe et le vocabulaire simples, avec beaucoup d'erreurs. Les dix premières pages en sont rendues d'autant plus difficiles à lire, ce qui confère au roman, au départ, un caractère un peu abrupt. Mais cet effet s'estompe rapidement, au fur et à mesure que Charlie gagne en intelligence : le vocabulaire s'étoffe et s'enrichit, les fautes d'orthographe disparaissent, le propos et les réflexions sont soutenues. Un bel exercice de style en somme !
    Ce roman de science-fiction (science-fiction, non pas au sens de grands voyages intergalactiques ou présence d'extra-terrestres, mais parce que l'opération qui permet de voir croître l'intelligence n'existe pas) aborde un grand débat qui anime le monde de la psychologie, concernant l'intelligence et le QI : peut-on guérir d'un handicap intellectuel, peut-on gagner en QI, en « musclant » son intelligence, à force d'entraînement et en étant un peu aidé par une opération miraculeuse ? C'était là tout l'espoir de la mère de Charlie qui a passé une bonne partie de sa vie à consulter des charlatans en tous genres, dans l'espoir de ramener son fils vers la normalité. Quand elle a compris que son espoir était vain, elle a alors décidé de s'en débarrasser, puis de l'oublier.
    La scène des retrouvailles de Charlie avec sa mère – tant attendue et tant redoutée – est incontournable et s'avère très émouvante. L'auteur – qui est chercheur universitaire en psychologie – analyse avec finesse l'évolution de l'état psychique – tant intellectuel qu'émotionnel – de Charlie : si le jeune homme voit son intelligence croître considérablement, le côté affectif ne suit pas, Charlie restant marqué par son enfance, ses blessures narcissiques, et sa relation pathologique avec sa mère.
    Daniel Keyes délivre un message à travers son roman : le surcroît d'intelligence peut transformer de manière irréversible la personnalité, pas forcément de façon positive : le Charlie d'avant l'opération était peut-être déficient intellectuel, mais il avait une grande bonté d'âme, qu'il a perdue après l'opération. J'ai ressenti beaucoup d'attachement pour Charlie et ai été très touchée par sa destinée.
    J'ai vraiment aimé cette belle fable, à la fois psychologique mais aussi philosophique, en témoigne l'incipit dédié à un extrait d'œuvre de Platon. Une fable profonde, mais éprouvante, intellectuellement et émotionnellement. Une fable qui nous fait réfléchir sur le sens de la différence, de l'altérité, du handicap (soit par arriération, soit par trop grand génie).
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    L'année 2006 s'ouvre sur une lecture intéressante. Première lecture, premier coup de coeur.Publié dans les années 50, ce roman de SF est écrit par le héros de l'histoire, Charlie Gordon. Deux savants ont réussi à décupler l'intelligence d'une souris, Algernon, grâce à un tratiement. Motivés par les résultats positifs, ils vont tenter l'opération sur Charlie, arriéré mental. le jeune homme va peu à peu décourvrir un monde duquel il était exclu jusqu'à présent. Ses connaissances et son savoir vont se développer à une vitesse assez fulgurante. Mais petit à petit, les facultés extraordinaires d'Algernon commencent à décliner. Charlie prend alors conscience que la dégénérescence va aussi le toucher.Le roman, très difficile à commencer, devient très vite passionnant. L'histoire débute avant l'opération du héros, alors qu'il sait à peine écrire. C'est assez laborieux à déchiffrer. Mais au fil du texte, et donc de l'expérience, le style de l'auteur évolue et nous vivons progressivement son ascension intellectuelle. Nous partageons son voyage à travers ses rêves, ses peurs, son passé retrouvé, son présent et son futur incertain. Personnage attachant, nous gardons espoir jusqu'au bout. Plus dur en est la chute. La prise de conscience que cet état d'intelligence ne va pas durer fait mal. Charlie ne veut pas tout perdre de ses acquis. Nous vivons sa descente à travers ses écrits comme nous avons suivi sa montée. le style se dégrade. le nouveau Charlie va rendre se place à l'ancien. Ce qui rend la lecture intense, c'est la conscience que Charlie a de son état, de ce qui va lui arriver.Le style narratif intègre le lecteur dans la peau du héros.J'ai adoré ce bouquin, moi qui ne suis pas très SF. Je lui accorde 4,5 étoiles sur 5.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par TwiTwi, le 14 septembre 2009

    TwiTwi
    Charlie nous conte son histoire au travers de compte-rendus. Charlie est attardé mental. Il est relativement autonome, fait de menus travaux dans une boulangerie, suit des cours pour apprendre à écrire avec la charmante Alice Kinnian. Deux scientifiques, Pr Nemur et Dr Strauss vont s'intéresser à lui afin de lui faire subir une “opération du cerveau” qui le rendra intelligent. Leur découverte a déjà été testée sur Algernon, la souris aux facultés mentales hors du commun.
    On va alors suivre le parcours de Charlie, la montée en puissance de son intelligence, qui va dépasser celle de tous les hommes. Mais Algernon se met à avoir un comportement bizarre, la souris se perd dans les labyrinthes dont elle sortait aisément auparavant . Elle devient agressive. Commence alors la descente aux enfers pour Charlie. La quête effrénée de la solution qui l'empêchera de perdre lui aussi son intelligence. Peine perdue. Il assistera impuissant au retour à son état initial.
    Des fleurs pour algernon est un livre qui ne paie pas de mine mais qui est un chef-d'oeuvre à plusieurs niveaux :
    1) le livre est entièrement composé des comptes-rendus de Charlie, dont l'écriture va suivre son évolution. D'abord bourrés de fautes d'orthographe et utilisant un vocabulaire pauvre, ils vont devenir plus précis, plus riches, plus torturés aussi. le déclin de Charlie provoquera le déclin de son écriture également. Voir les extraits ci-dessous pour se rendre compte de cette évolution.
    2) Plus qu'un roman de science-fiction, Des fleurs pour algernon est un roman psychologique. L'auteur explore à fond son sujet, décortiquant la psychologie de son personnage au plus profond de son esprit. On assiste à des moments très émouvants. Ainsi, Charlie devenu intelligent va comprendre que ses amis se moquaient de lui quand il était bête. Beaucoup de souvenirs de son enfance traumatisée vont remonter à la surface : l'obstination de sa mère à vouloir le croire normal, les tracasseries de sa soeur, la passivité de son père. Sa découverte douloureuse de l'amour et des relations compliqués, tellement compliquées avec les autres. Charlie est tellement partagé entre sa vie d'attardé mental et sa vie d'homme intelligent qu'il se dédouble en quelque sorte. Il y a deux Charlie : l'être naïf, confiant et stupide & l'homme arrogant, torturé et (trop) intelligent. Les deux vont se battre pour leur place mais ce sera forcément au profit du premier, qui gardera quelques souvenirs nostalgiques de quand il était “un télijan”.
    3) le livre doit sa richesse aussi au questionnement qu'il nous impose : heureux les simples d'esprit … ? C'est tout au long la question que nous nous posons : vaut-il mieux être bête et heureux qu'intelligent et torturé ? N'aurait-il pas mieux valu que Charlie reste Charlie ? Et lui qu'en pense-t-il de son QI de 70 après avoir eu un QI de 170 ? Qu'en est-il de l'éthique de ces deux scientifiques ayant procédé à l'expérience ?
    4) La couverture de l'édition J'ai lu est tout simplement superbe. Elle retransmet toute la complexité du livre. L'étroite imbrication entre Charlie et la souris, mettant en parallèle le labyrinthe d'exercice d'Algernon et le labyrinthe de l'esprit de Charlie; le lien étroit entre le nouveau Charlie au cerveau surdéveloppé et Charlie l'attardé, qui regarde les autres enfants jouer dehors par la fenêtre . Chapeau bas pour l'illustrateur d'avoir pu retranscrire en une seule image la richesse de se livre.
    Une oeuvre originale, poussée dans ses derniers retranchements par son auteur, récompensée par deux grands prix de la SF et défiant le passage du temps. Une oeuvre qui pourra réconcilier les frileux de la SF avec le genre en l'abordant via la porte du jardin plutôt que la porte d'entrée des voyages galactiques et autres space opéras. Une oeuvre troublante, émouvante, qui ne pourra que tirer des larmes au plus insensible de ses lecteurs. Inoubliable.

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2009/09/des-fleurs-pour-alger..
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 20 août 2008

    annie
    Très bon souvenir de lecture.
    Il me semble avoir lu également un bouquin de Lentéric sur le même sujet...
    *
    Algernon est une souris de laboratoire, Charlie Gordon un simplet employé aux médiocres besognes.
    Tous deux vont emprunter, grâce à une découverte du docteur Strauss et du professeur Nemur, le chemin vers l'intelligence.
    Suivi par la psychologue Alice Kinnian dont il tombe rapidement amoureux, Charlie va faire de grands progrès sur le plan intellectuel. Ainsi, au terme du troisième mois de traitement, il consigne dans son journal, originellement intitulé COMPTE RENDU :
    J'ai téléphoné à Landsdoff au New Institute for Advanced Study, au sujet de l'utilisation des paires d'ions produites par effet photo-nucléaire, pour des recherches exploratoires en biophysique. La progression est fulgurante.
    Mais le plus dur est à venir, et la découverte du monde qui l'entoure sera sans concession.
    Puis soudain le rêve s'effondre, Algernon décline et finit par mourir.
    A rapprocher de Quotient intellectuel à vendre de John Boyd, cette fable émouvante conviendra autant aux jeunes lecteurs avides de découvertes qu'aux amateurs qui seraient passés à côté de ce livre aujourd'hui classique. Il obtint en effet le prix Hugo en 1960 et fut porté à l'écran par Ralph Nelson en 1968 sous le titre de Charly.
    La forme littéraire du journal intime était le meilleur choix esthétique possible pour ce roman qui est d'abord le tableau dramatique d'un individu confronté à l'énigme de sa propre double identité.
    S'il n'est d'abord qu'un outil de travail médical imposé à Charlie Gordon par les professeurs Nemur et Strauss pour leur permettre de suivre l'évolution de son QI, Charlie finit par se l'approprier totalement et s'en sert de miroir et de confident.
    L'évolution intellectuelle de Charlie se manifeste aussi bien dans le contenu de plus en plus élaboré du journal que dans l'évolution même de sa maîtrise orthographique et grammaticale de la langue.
    Le lecteur lira les premiers "comptes rendu" de Charlie cousus de fautes et écrits de manière quasiment phonétique et se rendra compte stylistiquement de l'évolution du personnage.
    La tournure tragique du récit n'apparaîtra qu'à la fin du roman, lorsque Charlie perdra peu à peu ses facultés mentales et ne pourra par conséquent plus lire et comprendre son propre journal intime, véritable mémoire de son autre Moi devenu à jamais inaccessible.

    Le développement du QI de Charlie Gordon a des conséquences évidentes d'un point de vue cognitif.
    Charlie assimile rapidement tout ce qu'il lit : il apprend avec une aisance incroyable de nombreuses langues étrangères, il est capable de débattre conceptuellement avec des professeurs d'Université spécialistes dans leurs domaines, se met à composer un concerto pour piano, etc.
    Mais Daniel Keyes étend également les facultés de Charlie dans le sens d'un approfondissement réflexif de la structure psychologique du Moi et dans le décodage psychanalytique des manifestations de l'inconscient :
    rêves, souvenirs censurés, actes manqués.
    Charlie Gordon va ainsi se servir de ses nouvelles facultés mentales pour explorer la vie antérieure de son double attardé mental afin d'en reconstituer le parcours existentiel et d'en découvrir les traumatismes. L'auteur fera d'ailleurs un usage plus qu'insistant des différents traumatismes psychanalytiques vécus par le petit Charlie Gordon dans sa cellule familiale, entre une mère honteuse d'avoir donné le jour à un dégénéré et un père protecteur mais faible.
    L'intelligence est également l'enjeu d'un autre combat pour le nouveau Charlie Gordon : faire comprendre aux deux professeurs Nemur et Strauss que le premier Charlie Gordon, l'attardé mental au QI inférieur à 70, était une "personne" à part entière et non pas un semi-être humain heureusement ramené dans le cercle de l'humanité par les bienfaits de la science.
    C'est la prise de conscience du mépris des deux scientifiques pour son ancien Moi dégénéré qui empêche Charlie de leur témoigner toute sa reconnaissance.
    Il n'est pas simplement le surhomme de demain, né d'un laboratoire de recherche en neurobiologie, il aspire à la reconnaissance sans aucune restriction de toute forme de vie humaine. De plus on peut constater qu'il y a un rapport évident entre l'incrédulité de Charlie (retardé) qui est comparé à un innocent au sens religieux et "diabolique" en "surhomme".
    ******
    Dans son Histoire de la science-fiction moderne, Jacques Sadoul déclare à propos de ce roman: « C'est là une œuvre d'une poignante beauté, un récit humain et désespéré. »
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    • Livres 5.00/5
    Par Chinchilla, le 25 février 2011

    Chinchilla
    Voilà un livre qui m'a énormément touchée, c'était une lecture assez étrange car j'avais très envie de lire la suite mais à chaque fois que je lisais ça me filait un cafard pas possible (mon état d'esprit n'aidait pas, j'en conviens mais je crois que là c'était vraiment le livre). Charlie a un QI de 70 qui lui permet de travailler comme homme de ménage dans une boulangerie et de suivre des cours pour adultes attardés fin d'apprendre à lire. C'est d'ailleurs son enseignante qui le recommande pour une opération qui va permettre d'augmenter son QI. Pour suivre les progrès de l'étude, il doit écrire régulièrement des comptes-rendus sur ce qui lui arrive. On suit donc l'introspection de cet homme qui va subitement devenir intelligent. Mais Charlie va surtout se remémorer de son enfance, sa mère qui s'obstinait à le vouloir « normal » puis qui l'a rejeté, les autres enfants qui le persécutaient. Il va aussi se rendre compte que ses amis de la boulangerie riaient souvent à ses dépends. Mais Charlie va surtout découvrir qu'Algernon, la souris qui a subit la même opération que lui va régresser et qu'il va lui arriver la même chose. L'évolution de ce personnage est fascinante et extrêmement bien écrite. Les premiers comptes rendus de Charlie sont écrit avec une orthographe qui fait saigner les yeux et petit à petit on se rend compte de son évolution, de sa tristesse face à sa découverte du monde tel qu'il est réellement et ses difficultés à se faire accepter aussi bien quand il est attardé que quand il est très intelligent et son impuissance à empêcher l'inéluctable à la fin. C'est un livre d'une incroyable modernité alors qu'il a été écrit il y a plus de 50 ans et qui pousse vraiment à réfléchir sur la liberté, la différence et la relation aux autres et le sens du mot intelligence. Un très beau livre que je ne peux que conseiller à ceux qui ne le connaissent pas encore.
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Citations et extraits

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  • Par Endea54, le 25 janvier 2010

    « L’intelligence est l’un des plus grands dons humains. Mais trop souvent, la recherche du savoir chasse la recherche de l’amour. C’est encore une chose que j’ai découverte pour moi-même récemment. Je vous l’offre sous forme d’hypothèse : l’intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l’écroulement mental et moral, à la névrose et peut-être même à la psychose. Et je dis que l’esprit humain qui n’a d’autre fin qu’un intérêt et une absorption égoïste en lui-même, à l’exclusion de toute relation humaine, ne peut qu’aboutir à la violence et à la douleur »

    « Je crois que j’ai changé durant ces semaines loin du labo, dis-je. D’abord je n’arrivais pas à voir comment faire, mais cette nuit, en errant à travers la ville, cela m’est venu à l’esprit. La bêtise c’était d’essayer de résoudre le problème tout seul. Mais plus je m’emmêle dans la masse de mes rêves et de mes souvenirs, plus je m’aperçois que les problèmes émotionnels ne peuvent être résolus comme les problèmes intellectuels. […] Sans que je sache pourquoi, je m’étais détaché émotionnellement de tout, des êtres et des choses. Et ce que je cherchais réellement, la nuit, dans les rues sombres –le dernier endroit où j’aurais jamais pu le trouver -, c’était un moyen de me rapprocher de nouveau des gens, émotionnellement, de faire partie de la foule, tout en gardant mon indépendance intellectuelle. »
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  • Par annie, le 20 août 2008

    Quelques citations d'Algernon :





    « Quand j'étais arriéré, j'avais des tas d’amis. Maintenant, je n'en ai pas un. »
    « Plus tu seras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie. »
    « Je suis un être humain, une personne, avec des parents et des souvenirs et une existence - et je l'étais avant que vous me poussiez sur un chariot dans la salle d'opération ! »
    « L'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la névrose, et peut-être même à la psychose. »
    « Et je dis que l'esprit qui n'a d'autre fin qu'un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l'exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu'à la violence et à la douleur. »
    « Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir quelque chose qui se passe en toi, que tu ne peux ni voir ni contrôler, et de sentir que tout te file entre les doigts. »
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  • Par Seraphita, le 08 mars 2010

    Mais si l’on avait quelque bon sens, on se rappellerait que la vue peut être troublée de deux manières et pour deux causes : quand on passe de la lumière à l’obscurité, ou bien le contraire, de l’obscurité à la lumière. Si l’on réfléchissait que cela se produit de même pour l’âme, toutes les fois que l’on verrait l’une d’elles dans le trouble, incapable de distinguer quelque objet, on ne se mettrait pas sottement à rire ; on se demanderait plutôt si, faute d’accoutumance, elle ne se trouve pas aveuglée en arrivant d’un séjour plus lumineux, ou au contraire, si sortant d’une ignorance opaque vers la lumière de la connaissance, elle ne se trouve pas éblouie par des rayons trop éclatants pour elle. Dans le premier cas, on lui ferait des compliments pour sa façon de vivre et de sentir ; dans le second, on la plaindrait, et si l’on s’avisait de rire, ce serait avec plus d’indulgence qu’à l’égard de l’âme qui descendrait du séjour de la lumière.
    Platon, La République.
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  • Par TwiTwi, le 14 septembre 2009

    20 mai. […] Mon intelligence a causé un fossé entre moi et tous ceux que je connaissais et que j'aimais, et j'ai été chassé de la boulangerie. Je suis maintenant plus seul que jamais auparavant. Je me demande ce qui se passerait si on remettait Algernon dans la grande cage avec quelques unes des autres souris. Est-ce qu'elles la traiteraient en ennemi ?
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  • Par Penelope, le 13 septembre 2008

    Maintenant, je comprends que l'une des grandes raisons d'aller au collège et de s'instruire, c'est d'apprendre que les choses auxquelles on a cru toute sa vie ne sont pas vraies, et que rien n'est ce qu'il paraît être.

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Vidéo de Daniel Keyes

Extrait 2 du téléfilm français "Des fleurs pour Algernon" de David Delrieux (2006) avec Julien Boisselier dans le rôle de Charlie. D'après le roman de Daniel Keyes.








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