
par chartel, le 2007-08-31 20:37:19
Juste une petite remarque sur la préface de Jean-Jacques Mayoux: indigeste, pompeux, prétencieux, académique, inaccessible au novice, sans saveur, sans grandeur. Surtout, ne vous fiez pas à cette...
par chartel, le 2007-08-31 20:21:06
Le génie conradien atteint des sommets dans ce court roman qui a inspiré Coppola pour "Apocalyse Now". Une descente vers l'obscur, le ténébreux, le mystérieux de l'Homme transcrit par l'un des plus...
par chartel, le 2007-08-31 20:25:36
Je reverrai ce spectre éloquent aussi longtemps que je vivrai, et je la reverrai, elle aussi, une Ombre tragique et familière, ressemblant dans ce geste à une autre, tragique aussi, et ornée...
C'est une lente et funèbre progression qui mène le capitaine Marlow et son vieux rafiot rouillé, par les bras d'un tortueux fleuve-serpent, jusqu'au "coeur des ténèbres". Kurtz l'y attend, comme une jeune fille endormie dans son château de broussailles. Ou comme Klamm, autre K., autre maître du château tout aussi ensorcelé de Kafka. Éminemment moderne, le récit de Conrad, écrit en 1902, suscitera toutes les interprétations : violent réquisitoire contre le colonialisme, féconde représentation d'une libido tourmentée, rêverie métaphysique sur l'homme et la nature, chacun de puiser selon son désir dans ce texte d'une richesse et d'une portée sans limites. Car au bout du voyage, les ténèbres l'emportent. L'illusion domine un monde où pulsions de mort, masques et travestissements ont stérilisé l'amour. Mais pas le rêve qui, par la magie de cette écriture inflexible, se lève et déploie ses splendeurs comme une brume aux échos incertains. --Scarbo