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Louis Fabulet (Traducteur)Robert d' Humières (Traducteur)
ISBN : 2070366170
Éditeur : Gallimard (1974)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Kipling nous conte dans cette nouvelle les mésaventures d’un homme – le narrateur – en mal d’inspiration qui tente de faire sienne l’histoire imaginée par un autre.
Cet autre, Charlie Mears, un jeune commis de 20 ans plein d’aspirations littéraires, est venu le trouver pour qu’il l’aide à améliorer son écriture. Le narrateur découvre très vite que, si Charlie n’a aucun talent littéraire, il se souvient avec exactitude d’expériences palpitantes vécues lors de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Alexein
09 juillet 2016
  • 5/ 5
La plus belle histoire du monde
Charlie Mears est un jeune garçon commis de banque, rêveur rimailleur qui s'admire composer des mauvais vers. Il fait la connaissance du narrateur qui est un écrivain. Charlie lui révèle, à son insu, dans une sorte de transe, des moments de vie de galériens grecs et de vikings admirables de vraisemblance et de précision, alors qu'il ignore absolument tout de ces époques.
Le narrateur repère là un filon intéressant et incite le jeune homme à se confier en vue d'obtenir d'autres éléments pour l'histoire qu'il entend en tirer : « La plus belle histoire du monde ». Malheureusement, les choses ne se passeront pas si facilement.
Kipling, jouant sur les ambiguïtés, convoque ici les réminiscences de vies antérieures dont les portes ne se seraient pas entièrement refermées, laissant un passage inconscient et intermittent de souvenirs précis et indubitablement authentiques qui happent le lecteur dans un monde aux possibilités fascinantes.
___________________
Par les ondes
Dans une officine d'apothicaire, le narrateur (qui chez Kipling est souvent le protagoniste) tient compagnie au pharmacien et à un jeune homme se livrant à des expériences sur les ondes. Nous sommes à l'époque des prémices de la radio, technologie devenue tellement banale à notre époque de l'internet.
Nous sommes en hiver. Dehors, le vent glacial balaie les rues et fouette les façades et les enseignes. le jeune homme attend un signal en code qui doit être émis de Poole à minuit. Il explique succinctement au narrateur le fonctionnement de tout son appareillage dont le maître mot est l'induction. Au moment critique se produit un évènement pour le moins inattendu et mystérieux.
Avec un humour tout britannique, Kipling brosse ici une jolie histoire poétique née de la rencontre des nouvelles découvertes scientifiques et d'un esprit à la curiosité inlassable, qui ne cessa jamais de s'émerveiller. Il suggère, avec l'habileté qui le caractérise, sans en dire trop ni trop peu, et crée des liens fantastiques qui transcendent le monde prosaïque qui nous entoure.
L'espace d'un instant, il jette des étoiles dans les yeux du lecteur pour ensuite le ramener à la réalité. Mais quelle est la réalité ? Était-ce un rêve ou est-ce vraiment arrivé ?
Avec ces deux nouvelles assez peu connues de son oeuvre, Kipling ouvre une brèche, nous donne à voir au travers pour laisser ensuite son lecteur vagabonder dans un espace de liberté où l'on peut encore croire au merveilleux.
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gill
27 mai 2012
  • 4/ 5
On se plonge tout d'abord avec curiosité dans ce recueil de nouvelles, signé Rudyard Kipling et paru en 1920 aux éditions "Mercure de France".
Le premier texte, qui a donné son nom à l'ouvrage, est devenu fameux avec l'âge - il s'agit de l'histoire d'un écrivain qui tente de transposer en une nouvelle fabuleuse le récit des réincarnations d'un de ses amis -.
Mais les autres textes sont tout aussi intéressants, même si parfois ils souffrent un peu de la profusion de détails.
Dans ces nouvelles le plaisir de savourer la littérature de Kipling est supérieur à l'intérêt du récit.
Dans "Le perturbateur du trafic", histoire loufoque d'un gardien de phare devenu fou, certains passages sont de toute beauté ; "Elle me fut contée par lambeaux, au bruit de patins à roulettes des lentilles tournantes, au mugissement de la sirène à nos pieds, parmi les appels qui répondaient du large, et les chocs clairs des oiseaux de nuit affolés, qui se jetaient contre les glaces...".
C'est le plaisir de lire du Kipling qui prévaut, comme on peut ressentir celui de lire du HG Wells, du Stevenson, du Conan Doyle dans le format de la nouvelle, et c'est un plaisir qui n'a besoin que de lui même et peu importe si parfois le récit n'est que prétexte au style.
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Fifrildi
12 août 2016
  • 5/ 5
C'est la quatrième histoire que je lis dans cette collection de nouvelles bilingues et encore une fois je suis conquise! La collection compte 29 nouvelles et j'ai bien hâte d'arriver au samedi pour aller chercher la suivante!
L'histoire m'a transportée car j'ai toujours rêvé de me souvenir de mes existences passées (même si je suis convaincue qu'avant ou après la mort il n'y a que le néant). C'est un templin à l'imagination!
Demain c'est samedi et j'ai rendez-vous avec G.K. Chesterton ;-)
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Alexielle63
09 décembre 2011
  • 2/ 5
J'ai trouvé l'idée accrocheuse mais le charme n'a pas opéré, peut-être à cause des nombreuses longueurs du récit. Je me suis perdue dans les différentes vies de Charlie et à la fin de ma lecture, le message de l'auteur reste confus… de nombreux thèmes sont abordés : le manque d'inspiration d'un artiste, la difficulté à reproduire sur papier une histoire qui nous trotte dans la tête, la réincarnation des âmes, qui permet à un être de vivre plusieurs destins, la recherche de gloire et de reconnaissance dans la création artistique, quitte à employer des moyens douteux pour parvenir à ses fins, la découverte de la littérature, l'ouverture à la culture et les dérives qui peuvent en découler comme tenter de reproduire le style d'un auteur lu et apprécié plutôt que de trouver son propre style, l'amour qui ouvre la porte à un avenir et ferme celle du passé et des souvenirs… le tout m'a semblé peu approfondi mais en même temps, il s'agit d'une nouvelle et pourtant, j'ai eu largement le temps de m'ennuyer et n'ai pas retrouvé dans ce texte le Rudyard Kipling que j'avais aimé dans Histoires comme ça, son humour et son univers enchanteur…
Lien : http://lecturesdalexielle.ov..
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
gillgill27 mai 2012
Parmi les rouages des services publics que met en action le gouvernement de l'Inde, il n'en est pas de plus important que le département des bois et forêts. Le soin du reboisement de toute l'Inde est entre ses mains...Ou y sera quand le gouvernement aura l'argent nécessaire. Ses agents luttent contre les torrents de sable nomades et les dunes mouvantes, leur clayonnant les flancs, les endiguant de face, les chevillant de la base au sommet à l'aide d'herbes tenaces et de branches de pins en fuseaux, suivant les règles de Nancy.
Ils répondent de toutes les futaies dans les forêts domaniales de l'Himalaya, aussi bien que des versants dénudés que les moussons creusent de sillons à sec et de ravins à vif, et dont chaque blessure crie comme une bouche tous les maux de l'incurie....
[...]
- Pas si vite. Je ne peux marcher à ce pas, dit l'homme blanc. Arrêtons nous là. Ton visage est nouveau pour moi.
- Il se peut. Je suis nouveau venu dans cette forêt.
- De quel village ?
- Je suis san village. Je viens de là-bas.
Il jeta son bras vers le nord.
- Un nomade alors ?
- Non, Sahib. Je suis un homme sans caste et, par conséquent sans père.
- Comment les hommes t'appellent-ils ?
- Mowgli, Sahib. Et comment s'appelle le Sahib ?
- Je suis le garde de ce rukh...Gisborne est mon nom....
(extrait de "Dans le Rukh")
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FifrildiFifrildi12 août 2016
Les Parques, qui veillent à fermer derrière nous les portes de nos vies successives, s'étaient montrées, cette fois-ci, fort négligentes, et Charlie observait, sans même le savoir, ce que nul homme n'était autorisé à observer consciemment depuis le début des temps.
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FifrildiFifrildi12 août 2016
(...) il était allé acheter des idées conçues par d'autres hommes, dans l'espoir que ceux-ci lui apprendraient à écrire.
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Videos de Rudyard Kipling (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rudyard Kipling
Le livre de la jungle : on a comparé le film au dessin animé .Comment Walt Disney est passé du dessin animé qui date de 1967, au film d'animation en 2016 ? Si l'histoire inspirée du roman de Rudyard Kipling est la même, l'adaptation est plus noir et plus réaliste, destiné à un public un tout petit peu plus âgé (à partir de 8 ans). Tout a été tourné sur fond vert, avec des images de synthèse et un seul acteur : Neel Sethi, le petit garçon.
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