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> Anne Perry (Traducteur)

ISBN : 2264042079
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 428 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les r... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 09 novembre 2012

    nekomusume
    Voilà je viens de refermer L'affaire Jane Eyre et je me demande pourquoi je n'ai pas les autres aventures de Thusday Next. J'en voudrais encore un peu plus s'il vous plait. Un conseil LISEZ-LE ! Et si vous comptez le faire, ne lisez pas ce qui suit : spoiler à tous les étages….
    1- Nous somme en Angleterre en 1985, sauf que ce n'est pas l'Angleterre que l'on connait, ni le 1985 que certains d'ente nous ont pu connaître. Vous connaissez le principe des mondes parallèles ? Et bien nous sommes en plein dedans. La théorie c'est que notre monde n'est pas unique mais qu'à chaque fois qu'un évènement se produit, il existe un monde semblable dans lequel il ne se produit pas et qui, à partir de là, diverge totalement du notre. Et bien dans le monde de Thusday Next, Churchill est mort dans un accident à l'adolescence, il n'a pas dirigé le Royaume-Uni pendant la seconde guerre mondiale, du coup les nazis ont envahis l'Angleterre, l e pays de Galle a fait sécession à la fin du 19ème, la guerre de Crimée dure depuis 137 ans, bref, il n'y a plus beaucoup de repère politiques et géographique. Et pour ce qu'il en reste, toute ressemblance avec des faits réels serait purement fortuite.
    2- La police ne semble pas avoir un rôle majeur, elle est secondée (ou elle seconde) une kyrielle de services nommés Opérations Spéciales ou OpSpec ou même OS suivi d'un numéro (jusqu'à 30) ayant des attributions plus ou moins top secrètes et surtout assez peu probables pour certains d'entre eux. C'est pour un de ces services que travaille notre héroïne : OS-27 ou Littératecs, le service des délits littéraires. Enfin jusqu'à ce qu'un de ses anciens prof de fac ne se révèle être un individu très recherché, génie du mal à l'état pur et qu'elle soit la seule à pouvoir l'identifier et se retrouve (brièvement) recrutée par OS-5.
    3- La religion, c'est la littérature d'abord. Les querelles religieuses portent sur qui a réellement écrit les pièces de Shakespeare… mais rien ne convient réellement, jusqu'à ce que le père de Thusday n'apporte une nouvelle explication. En attendant entre Shakespearien, Baconnien et autres partisans des différents candidats, la querelle s'éternise. Toutefois les œuvres sont révérées en tous lieux même les plus improbables : des Shakespearparleurs sont installés à l'effigie des personnages du maître qui déclament leurs célèbres tirades pour quelques piécettes. Il y a même des représentations de Richard III qui sont l'équivalent de certaines projections du Rocky Horror Picture Show (les initiés comprendront)
    4- La famille de Thusday est également particulière : une mère un peu annecdotique, un père Chronogarde rebelle qui apparait et disparait inopinément de la vie de sa fille, un frère aîné mort en Crimée, un frère cadet pasteur de l'Être Suprême Universel, un oncle et une tante du genre couple de savants fous, un ex-petit-ami qui ne demande qu'à renouer…
    5- J'allais oublier les dodos ! et oui dans ce monde (de fous !) les dodos ont été clonés et sont disponibles en kit afin de réaliser son animal de compagnie soi-même, chaque version étant améliorée par rapport à la précédente. E le dodo n'est que l'arbre qui cache la forêt, j'ai entendu parler de mammouths, et même d'hommes de Neandertal (au point qu'il a fallu écrire une Déclaration des Droits de l'Homme de Neandertal)….
    De plus Thusday est un personnage particulièrement attachant, dynamique, intelligente, prête à tout ; elle ne reculera devant rien pour sauve le chef d'œuvre de la littérature anglaise qu'est Jane Eyre, empêcher la guerre en Crimée de se poursuivre, contrer Hadès, mettre des bâtons dans les roues de la multinationale Goliath et reconquérir Laden… Bref, elle nous emmène à 100 à l'heure dans sa Speedster 356 bariolée dans une enquête complètement barrée dans un monde parallèle, dans les romans comme dans le temps…
    Archéron Hadès quand à lui est un méchant digne de son patronyme, faisant le mal pour le mal (bien que je le soupçonne aussi d'agir par cupidité à certains moment, même si il s'en défend), doté de pouvoirs prodigieux, d'une intelligence hors norme et d'une certaine tendance à trop parler…
    Quand à l'intrigue, elle reste relativement simple (enfin relativement, mais après tout çà ce n'est peut être pas plus mal). Hadès vole un manuscrit précieux puis kidnappe l'oncle et la tante de Thusday qui ont mit au point une façon d'entrer et de sortir des livres. Il s'en sert pour faire pression sur le gouvernement pour obtenir tout ce qu'il souhaite. le premier manuscrit ayant été détruit, il s'en prend ensuite à Jane Eyre. Thusday qui n'avait au départ été sur cette enquête que par hasard, se retrouve à tenter de sauver son oncle et sa tante, puis aussi son livre préféré (même si la fin est décevante…). Il faut dire qu'elle a déjà eu l'occasion de rencontrer Mr Rochester plusieurs fois et qu'ils se sont rendu service mutuellement et seront amenés à recommencer plusieurs fois.
    C'est jubilatoire d'imaginer pouvoir rentrer dans son roman préféré, de savoir qu'on pourrait le visiter comme un musée ou un château, qu'il serait possible de le modifier, d'influencer le destin des personnages, que les personnages pourraient devenir nos amis, et même qu'ils pourraient sortir du roman pour influencer nos vies…
    Quand au style d'écriture, si la majeure partie du roman est écrite dans un style propre à l'auteur, celui-ci n'hésite pas à paraphraser, inclure des phrases du livre qu'il visite, voir même à faire parler les personnages issus de ces livres dans le style que leur auteur leur a donné.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 28 décembre 2012

    Ellen-R
    Alors là, si je m'y attendais ! Jane Eyre, Jane Eyre, bien sûr qu'avec un titre pareil, mon œil ne pouvait que s'y attarder… mais de là à en imaginer le contenu...
    C'est un retour au surréalisme cher à Vian, peut-être, où l'on fait la part belle à la littérature. Imaginez un peu une époque « contemporaine », où il n'y a plus de guerre de religions mais de pensées artistiques et littéraires (et dont les adeptes font du porte à porte !), où le plus grave terrorisme consiste en kidnappings de romans originaux, où l'animal domestique le plus répandu est le « dodo », espèce régénérée friande du Marsh mallow, où le trafic de drogue est remplacé par celui des emballages de Bubble Gum, où existe une brigade de ChronoGardes, voyageurs temporels spécialisés dans le contrôle de l'Histoire, et où l'on peut trouver, dans les endroits publics, des « Shakesparleurs », automates qui, pour une petite pièce, vous feront l'honneur de quelques versets de Shakespeare
    Dans tout ça, vous rencontrerez Thursday Next, vétéran d'une guerre de Crimée qui dure depuis plus d'un siècle, notre héroïne. Inspecteur chez les OpSpec (Opérations Spéciales), elle travaille à la brigade littéraire, les LittéraTecs… La voilà sur une nouvelle mission : le manuscrit de « Martin Chuzzlewit » de Dickens a été kidnappé et l'on soupçonne le grand criminel Achéron Hadès d'être l'auteur de ce vol innommable.
    Après une tentative infructueuse de le capturer alors qu'il se rendait chez son frère Styx, Thursday quitte Londres pour un travail dans sa ville natale, où elle suppose rencontrer le fameux Hadès.
    Mais quand son Oncle Mycroft, inventeur du Portail de Prose se fait enlever avec sa tante enfermée dans un poème de Wordsworth, et qu'un certain Mr Quaverley, personnage de « Martin Chuzzlewit » est retrouvé assassiné hors de son roman, elle ne peut qu'y voir un plan machiavélique d'Hadès…
    Et bientôt c'est au tour du manuscrit de « Jane Eyre » d'être volé et celle-ci de disparaître de ses pages. Grande fan de ce roman, Thursday va devoir y jouer un rôle plus que déterminant pour remettre les choses à leur place. Enfin presque...
    Un roman surprenant, parsemé de chasses au vampire, de sauts dans le temps, de rencontres entre « réel » et « imaginaire ». le tout écrit avec pas mal d'humour et sans verser dans l'exagération. On ne manque pas d'y trouver quelques similarités avec notre quotidien mais malgré tout, sans perdre le sourire.
    Beaucoup d'originalité, donc, et une intrigue dont on ne perd pas le fil de bout en bout. de la nouveauté, en tout cas. le droit est donné à l'imagination perspicace, à vous de découvrir…
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    • Livres 4.00/5
    Par Soune, le 30 mai 2013

    Soune
    Lorsqu'on est fan de littérature anglo-saxonne, qu'on adore la langue d'origine et qu'on est enclin à apprécier tout ce qui sort de l'ordinaire, on se jette à corps perdu dans le livre de Jasper Fforde, The Eyre affair. C'est logique, prévisible. On s'attend à être surpris.
    Cependant, lorsqu'on est un tantinet suspicieux, à tort ou à raison, sur son niveau d'anglais, que les inventions de termes et les histoires abracadabrantesques se succèdent, la première réaction est sans appel : « Mon dieu ! Aidez-moi. Je ne comprends plus rien à l'anglais !!!!! »On tente de poursuivre l'aventure, tenace, on note sur des bouts de papier des noms, des mots clefs, les liens qu'ont les personnages entre eux, on se fait des fiches… Au final, on est arrivé à la moitié du livre. L'histoire a l'air superbement original mais semble tellement tirée par les cheveux qu'on doute qu'elle soit bel et bien écrite ainsi. Au mieux, on se dit qu'on a une trame gigantesque, suffisamment bien faite pour écrire soi-même l'histoire et finalement le roman. Au pire, on se dit qu'on doit retourner immanquablement sur les bancs de l'école pour revoir les bases.
    Puis, las de ces questionnement, on fait une pause de lecture. Ce livre nous a tellement chamboulés qu'il vaut mieux nous reposer un moment.
    Les mois passent. On zieute la version française, figurant dans le catalogue de notre bibliothèque de quartier qui, comme par hasard, n'est jamais disponible et on finit part trouver une occasion à moins d'un euro. le livre est abimé mais qu'importe.Il faut tout simplement que notre curiosité soit rassasiée. Adieu Shakespeare, bonjour Molière !
    Le livre arrive.On le range dans un coin un moment, histoire de le regarder en chien de faïence pour le supplice vécu. Et un jour, on on se lève du pied droit : on se décide enfin à le lire.
    Les mots défilent. Les souvenirs nous assaillent. Cette histoire nous rappelle quelque chose. On arrive à la moitié du livre. Nous constatons avec effarement que la langue ne posait pas le moindre problème à la compréhension du roman. On a lu deux fois la même histoire. Nous n'avions aucune difficulté linguistique. Nous étions juste dans un combat acharné avec le style de l'auteur. Un sourire inattendu s'accroche à nous. On a adoré lire deux fois la même histoire. C'est quelquefois un peu long et pourtant on adore ! Nous sommes éblouis par notre prestation, autant que par celle de l'auteur qui a réussi à nous retourner le cerveau en deux temps trois mouvements. Quelle imagination ! Quelle culture ! Quelle honte ! Quelle joie !
    Les émotions affluent en tous sens.
    C'est qu'on ne rencontre pas tous les jours une histoire aussi tirée par les cheveux, farfelue de bout en bout. A croire par moments que l'auteur est tombé sur la tête… C'est en tout cas la première réflexion qui vient à l'esprit dès lors que l'originalité pousse la porte de notre monde. Trop c'est trop, disent souvent certains. Certes ! On pourrait ne pas aimer et s'ennuyer avec tous ces détails rocambolesques. Personnellement, je ne l'ai pas vécu ainsi. J'ai cédé à Jasper Fforde. Je suis devenue une lectrice assidue. C'est grave, docteur ?

    Résumé de la quatrième de couverture :
    Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine... " Au croisement du roman policier et de l'uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire. " le Monde des livres.

    Mon avis:
    Dans un monde semblable au notre, le détective intrépide Thursday Next se bat pour contrer les malfaiteurs qui kidnappent les personnages des romans de la littérature classique. Dans ce monde étrange, la littérature est une composante si essentielle à la société qu'une section spéciale de la police œuvre pour mettre fin aux actes criminels liés aux œuvres littéraires.Le Pays de Galle et une nation socialiste indépendante, l'Angleterre poursuit la guerre de Crimée depuis plus d'un siècle aux côtés de la Russie impériale, les débats littéraires sont au cœur des préoccupations de la société et conduisent souvent à des crimes.
    C'est ici qu'intervient Thursday Next, détective littéraire, vivant à Londres. Lorsque le manuscrit de Martin Chuzzlewit de Charles Dickens est volé, elle est appelée sur l'affaire, car elle est l'une des seules à pouvoir appréhender le voleur, l'ayant déjà aperçu. Alors qu'elle est sur le point de l'arrêter, il réussit à s'échapper après lui avoir tiré une balle dessus. Grièvement blessée, elle est sauvée de justesse par un exemplaire de Jane Eyre qu'elle avait avec elle et qui a stoppé la balle.Un mystérieux inconnu s'approche d'elle pour la soigner avant que les ambulances n'arrivent.
    Thursday Next, dans ce monde totalement délirant et pourtant très bien organisé, est l'héroïne parfaite. Célibataire, vétéran de la guerre de Crimée et meurtrie par un ancien amour, elle est la parfaite héroïne. Il lui manque presque son cheval blanc pour sauver la terre du malfaiteur absolu! Aussi quand ce monstre décide de kidnapper Jane Eyre, remettant ainsi en cause l'avenir même d'un roman vénéré par la plupart des habitants, le lecteur avide de littérature ne peut que l'acclamer, à défaut de l'accompagner réellement. Revenons sur terre un peu là, car le lecteur que nous sommes n'a malheureusement pas le pouvoir d'entrer dans les livres, et encore moins d'échanger avec les personnages.
    Lorsque Jane Eyre est kidnappée par le monstre, qui a enlevé auparavant bien d'autres personnes, dont des gens très proches de Thursday Next, l'histoire prend corps et m'a complètement passionnée. Bien qu'arrivant tardivement dans le roman, j'ai personnellement adoré arriver à ce tournant de l'histoire avec tous les détails hallucinants qui amènent notre détective à ce moment crucial. Les détails sont non seulement nécessaires pour rendre l'histoire complètement loufoque mais ils soulignent d'autant plus le second degré que l'auteur utilise constamment.
    Malgré ce coup de cœur de ma part, j'ai parfaitement conscience que le lecteur a parfois quelques difficultés à entrer dans ce monde « trop » différent des romans que nous avons l'habitude de côtoyer, aux frontières du roman policier, de la romance, du mystère, de l'humour et de la science fiction. Jasper Fforde aurait pu opérer un choix entre tous ces styles. L'auteur a choisi de tous les utiliser, histoire de faire un pied de nez à la littérature classique. On aime ou non. Il est vrai que ce n'est pas toujours facile de se familiariser avec la nouveauté.
    Le lecteur est peu habitué à découvrir de tels mondes parallèles, où le burlesque est roi, où l'Angleterre est complètement parodiée au travers de sa culture littéraire.Voici un monde où la paternité des œuvres de William Shakespeare est remise en question par exemple, pas moins! On a osé toucher aux valeurs sûres : « Help» nous crie notre cerveau bien trop civilisé.
    L'auteur s'inspire en effet d'œuvres littéraires ayant marqué l'identité anglaise pour créer une histoire policière aux antipodes de ce qui a été fait jusqu'ici.
    Outre l'imagination débordante dans laquelle j'ai adoré voyager, la technique utilisée se révèle être aussi une sorte de critique de la littérature anglaise, la parodie étant pour l'auteur la ligne de conduite par excellence. L'histoire de Charlotte Brontë, auteur de Jane Eyre est critiquée pour son contenu, le caractère des personnages… C'est également une sacralisation merveilleuse de l'œuvre brontéenne qui est faite ici, un hommage sublime qui est réalisé à un auteur classique que j'apprécie et que j'ai aimé retrouver ici sous une autre forme. La culture n'est pas limitée et Jasper Fforde le montre parfaitement avec ce premier tome d'une série parfaitement maîtrisée à mon sens.
    En faisant montre d'une écriture très personnelle de la langue anglaise et de sa connaissance des œuvres du patrimoine anglais, Jasper Fforde offre ici un roman qui marque en raison des détournements des codes littéraires. Ils sont quelques peu dérangeants car surprenants, innovants, caustiques, absurdes et en même temps si intelligents.Voici une prouesse que je suis loin d'oublier, un monde crédible qui se moque des impossibilités et qu'on découvre avec un plaisir contagieux.
    Et puis avouez que pour tout livraddict, il est jubilatoire de vivre dans un monde où la littérature est sans cesse un enjeu de pouvoir et de passion. Imaginez un univers où les livres ont plus d'impact que les boutiques de luxe, où les partisans de Shakespeare affrontent régulièrement les amoureux de Bacon, où la langue est sans cesse réinventée, moquée et en même temps adulée…

    Un roman à part que je recommande, bien que je comprenne aisément qu'il risque de ne pas plaire à tous. Vivement la suite que je lirai cette fois-ci en anglais!!!! Parce que « je le vaux bien » M. Jasper Fforde.

    Lien : http://aupetitbonheurlapage.blogspot.fr/2013/05/lorsquon-est-fan-de-..
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 07 juin 2013

    LecottagedeMyrtille
    Il s'agit du premier roman de cet auteur britannique, paru en 2001 au Royaume-Uni.
    1985, Londres. Après quelques mésaventures qui lui ont valu d'être aux prises avec le terrifiant Hadès, Thursday Next, 36 ans, est de retour à Swindon, sa ville natale, en tant que détective littéraire dans la brigade des Op(érations)Spec(iales). Elle est affublée d'un père qui voyage dans le temps sans pour autant le maîtriser et d'un ex-petit ami qui a trahi sa confiance. C'est alors qu'Hadès revient sur le devant de la scène en projetant d'enlever des personnages de roman pour « la beauté du geste » et... l'argent. Thursday, n'écoutant que son courage et sa loyauté envers la littérature victorienne, va tout mettre en œuvre pour sauver ses héros préférés...
    J'ai lu beaucoup de chroniques enthousiastes sur ce roman. Aussi ai-je été un peu déçue de me trouver face à un univers si hermétique, si difficile d'accès au premier abord. J'aime généralement les romans qui me prennent par la main, m'expliquent tout de fond en comble au lieu d'exiger de moi que j'assemble peu à peu les pièces du puzzle. C'est justement le cas de ce récit à la croisée de plusieurs genres : science-fiction, roman policier, roman sentimental... Si j'ai immédiatement trouvé sympathique l'héroïne au nom burlesque (Thursday Next), il m'a fallu du temps pour trouver mes marques parmi une profusion de brigades et de personnages, sans parler du contexte (la guerre qui oppose la Grande-Bretagne à la Crimée) et des nouvelles technologies. Il faut dire que l'auteur prend le temps de poser le cadre de l'intrigue. Ne vous attendez pas à rencontrer Jane Eyre avant plusieurs centaines de pages ! Comme toujours dans ces cas-là, j'ai purement et simplement abandonné ma lecture. Et puis tout à coup, la semaine dernière, une furieuse envie de le terminer m'a saisie et je l'ai dévoré !
    Jasper Fforde est un auteur particulièrement inventif et atypique – dodos livrés en kit comme sur la couverture de 10/18, entre autres inventions loufoques. J'ai particulièrement apprécié les touches d'humour british : « Une tragédie, Thursday. Nous mettions au point une machine qui synthétisait du méthanol à partir de blanc d'œuf, de chaleur et de sucre, quand une saute de courant a provoqué une implosion. Owens a été meringué. » (p. 112) Même le terrible Achéron Hadès est irrésistible : « Ce que vous pouvez être assommante, Jane, avec votre côté puritain. Vous auriez dû profiter de l'occasion pour partir avec Rochester au lieu de gâcher votre vie avec cette lavette de Saint-John Rivers ».
    Enfin, les clins d'œil à la littérature anglaise sont sympathiques (Mycroft, oncle de Thursday évoque le frère de Sherlock Holmes tandis que Spike Stoker fait appel, à plus d'un titre, à Dracula et que Pickwick, le dodo de Thursday, est un personnage de Dickens...) Un récit à recommander à tous les lecteurs passionnés qui rêvent de plonger – au sens propre ! - dans l'univers romanesque et de réécrire la fin de l'histoire à leur manière... C'est finalement une lecture marquante, drôle et originale ! Point d'orgue : les incursions dans l'univers de Jane Eyre de Charlotte Brontë bien sûr ! Devinez qui va se procurer le tome 2 ?!!
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    • Livres 3.00/5
    Par lilu60, le 22 janvier 2013

    lilu60
    Thursday Next est une Littéra-tec, elle est chargée des opérations de fraudes autour de la littérature. Dans son monde, les romans sont devenus un bien précieux qui fait l'objet de contrebandes et autres actions frauduleuses. Son quotidien est plutôt calme jusqu'au jour où elle croise le chemin d'Hadès Acheron, bandit de haut-vol, assasin et personnage doté d'étranges pouvoirs. Elle semble être la seule capable de lui tenir tête. Alors qu'il a découvert un moyen de rentrer dans les romans et d'en faire sortir les personnages, il s'attaque à jane eyre, une oeuvre précieuse pour bon nombre et particulièrement pour Thursday, qui semble avoir créer un lien tout particulier avec l'un de ses personnages...Malgré le danger qu'elle encourt, Thursday part à la recherche d'Acheron pour tenter de sauver les grandes oeuvres littéraires. Pourra t'elle sauver le roman de Charlotte Bronté? Pour le savoir, il faudra le lire^^
    Pourquoi ce livre? - Après avoir lu la saga "Jennifer Strange" du même auteur, ses premiers romans jeunesse, il m'a été conseillé de découvrir un de ses romans "adulte". A la lecture du résumé, je me suis laissée tenter par celui-ci, qui nous propose une vision d'un monde où la littérature a une place très importante. Quoi de mieux pour une blogueuse littéraire^^
    J'avais déjà relevé la particularité de la plume de Jasper Fforde dans ses romans jeunesse, et j'ai retrouvé ce même style dans ce roman: toujours aussi loufoque, farfelu mais surtout extrêmement détaillé. L'auteur nous propose tout un univers revisité dans ces moindres détails. Mélange de science fiction avec le clonage des dodos, les voyages dans le temps, de fantastique avec les pouvoirs surhumains d'Acheron, et de littérature plus classique, dans le style et les références, Jasper Fforde ne peut s'apparenter à un seul genre!
    Cette fois-encore j'ai été transportée dans cet univers si proche et en même temps si éloigné du nôtre. Les personnages sont humains, ils vivent dans un monde similaire au nôtre mais en même temps, Achéron a des "super" pouvoirs, le père de Thursday voyage dans le temps, la population clone des espèces disparus en guise d'animal de compagnie....On se rend compte que tout cela est très farfelu, mais en même temps tout est tellement réfléchi, et complet qu'on ne sent pas d'incohérence dans le décor et l'histoire, ce qui dans un univers si étrange est une prouesse! Cependant je dois avouer que malgré la qualité d'écriture et d'imagination de l'auteur, je ressors mitigée de ma lecture. J'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l'histoire, le temps de me faire à toutes les spécificités citées plus haut, et j'ai eu du mal à tenir le coup jusqu'à la fin, que j'ai laissée longtemps traîner...
    Qui n'a jamais rêvé de rencontrer le héros de son roman préféré? Et bien ce rêve Thursday l'a réalisé à plusieurs reprises, et son héros lui a même sauvé la vie... Et oui dans ce roman, certaines personnes ont la faculté d'entrer dans les romans et de s'y ballader, et pour les autres, ils ont besoin d'une machine inventée par l'oncle de Thursday. C'est cette machine que convoite Hadès afin de détruire les oeuvres les plus célèbres, de l'intérieur. J'ai trouvé fascinant la façon dont est imaginée la vie des personnages "dans" les romans, qui auraient totalement conscience de leur rôle au sein d'une histoire, et qui continueraient leur petite vie, même lorsque l'auteur n'écrit plus rien sur eux. C'est une des parties que j'ai préférée.
    C'est un peu le problème ici: les personnages sont soit tout blanc, soit tout noir. D'un côté on trouve Hadès , le mal absolu, qui ne fait même pas les choses pour des raisons personnelles ou financières, mais juste histoire de faire le mal: le personnage amoral par excellence! Et de l'autre côté, on a Thursday, embarqué là dedans simplement parce qu'elle a eu Hadès comme professeur à l'époque, et qui se retrouve au centre de toute cette histoire. Je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, et c'est peut-être en partie ce qui a contribué à rendre ma lecture un peu laborieuse par moment.
    Je suis une fois de plus mitigée après ma lecture. Cet auteur reste une intrigue pour moi, je suis admirative de son imagination et de ce qu'il peut nous proposer mais je n'arrive jamais à adhérer totalement à ses romans. Je reste néanmoins contente d'avoir pu lire celui-ci qui nous propose un monde où la littérature est un bien convoité^^ Pour ceux qui sont tentés, il existe plusieurs romans à la suite de celui-ci, où l'on retrouve l'héroïne Thursday Next.
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Citations et extraits

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 07 juin 2013

    Ce que vous pouvez être assommante, Jane, avec votre côté puritain. Vous auriez dû profiter de l'occasion pour partir avec Rochester au lieu de gâcher votre vie avec cette lavette de Saint-John Rivers

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 07 juin 2013

    Ces cent dernières années, il y a eu des échanges inexplicables entre la réalité et des œuvres de fiction.

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  • Par Yuko, le 01 février 2012

    En l'espace de vingt secondes suivant l'enlèvement de Jane, le premier lecteur inquiet avait remarqué qu'il se passait des choses étranges aux abords de la page cent sept de sa luxueuse édition reliée de cuir de Jane Eyre. En l'espace d'une demi-heure, le standard de la bibliothèque de l'English Museum avait sauté. En l'espace de deux heures, tous les bureaux de LittéraTecs étaient assiégés de coups de fil provenant de fans de Brontë anxieux. En l'espace de quatre heures, le président de la Fédération Brontë s'était entretenu avec le Premier Ministre.
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  • Par saphoo, le 01 mai 2010

    de l’autre côté du Portail de la Prose, Polly se tenait sur la rive herbeuse d’un grand lac, écoutant le doux clapotis de l’eau. Le soleil brillait, et des petits nuages floconneux voguaient paresseusement dans l’azur du ciel. Le long de la baie, on apercevait des myriades de jonquilles jaune vif qui poussaient dans l’ombre ajourée d’une boulaie. Les fleurs frissonnaient et dansaient dans la brise dont le souffle embaumait la fraîche odeur de printemps. Tout était calme et paisible. Le monde dans lequel elle se trouvait à présent n’était pas terni par la méchanceté des hommes. C’était le paradis
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  • Par nekomusume, le 07 novembre 2012

    On se serait cru dans la bibliothèque d'une maison de campagne. Sur deux niveaux, les étagères étaient pleines à craquer de livres qui recouvraient chaque centimètre carré du mur. Un escalier en colimaçon menait vers la galerie qui faisait le tour de la pièce, permettant d'accéder aux étagères du haut. au centre de la pièce, il y avait des tables disposées comme dans la salle de lecture d'une bibliothèque publique. La moindre surface et tout le plancher disparaissaient sous des piles de livres et de papiers; c'en était même surprenant qu'ils arrivent à travailler là-dedans.
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