Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Anne Perry (Traducteur)

ISBN : 2264042079
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 647 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les r... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (146)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 07 octobre 2013

    jeranjou
    Eh Maurice ! Je m'achèterais bien jeudi prochain l'Eyre comprimé en boite norvégienne ?
    Si vous avez du mal à décrypter cette phrase, c'est très simple. Regardez attentivement la couverture de cet OLNI !
    Un dodo V2.3 ou plus exactement un clone du dronte de Maurice dans une boite de conserve, un titre qui semble s'inspirer du livre de Charlotte Brontë « jane eyre » et enfin Jasper Fforde, sûrement un auteur norvégien qui aurait dérivé en Angleterre depuis le Geirangerfjord. Bref, je me suis toujours demandé, comme vous surement, ce qu'était cet OLNI (objet littéraire non identifié pour ceux qui ne n'auraient pas décodé l'acronyme) sur fond rouge si flashy !
    A priori, les soixante seize sociétés d'édition qui ont refusé de faire paraître l'ouvrage détestent foncièrement les OLNI, ces cocktails de polar, de science-fiction, d'humour british et d'histoire d'amour invraisemblable. Heureusement, une société anglaise, «Hodder and Stoughton» (1), a accepté en 2001 d'éditer cet ouvrage et a touché le jackpot après le succès fulgurant des « aventures de Thursday Next ».
    Oui, oui, vous avez bien lu comme moi. L'héroïne se nomme Thursday Next (jeudi prochain pour les gaulois pure souche) car elle est née un jeudi même si sa mère Wednesday (mercredi pour les wallons pure souche) est née un dimanche. Je sais, cela n'a pas de sens, mais ne cherchez pas à comprendre, suivez moi sans crainte pour un voyage dans une autre dimension, largement consacrée à la littérature anglaise !
    Vivant avec son dodo Pitwick, Thursday, trente cinq ans, est célibataire depuis sa douloureuse rupture avec Landen il y a dix ans. Après avoir quitté l'Armée durant la guerre de Crimée, Thursday rentre dans le Service des Opérations Spéciales anglaises (de OS-1 à OS-30) et plus précisément dans la brigade littéraire (OS-27).
    Durant le mois de juin 1983, le manuscrit "Martin Chuzzlewit" de Charles Dickens est volé par un malfaiteur mystérieusement invisible et l'enquête est alors confiée à Thursday Next, transférée temporairement chez les OS-5. Lorsqu'elle surprend le voleur et décide de lancer l'assaut avec ses collègues, Thursday est grièvement blessée par une balle miraculeusement stoppée par le roman « jane eyre » plaqué contre sa poitrine…
    Simple coïncidence ! C'est à vous de le découvrir. Non, non, même sous la torture, je ne dévoilerai plus une seule ligne de ce roman original et déroutant ! (2)
    Néanmoins, afin d'être parfaitement opérationnel avant d'entamer la lecture de ce livre, je vous conseille quelques pré-requis qui ne vous prendront à peine que quelques mois de travail:
    - bucher intensément sur la Guerre de Crimée opposant français, anglais et turcs notamment contre les russes entre 1853 et 1956 pour prendre le contrôle de la presqu'ile sur le territoire ukrainien,
    - lire toute la bibliographie de Shakespeare et se renseigner sur l'origine de ses écrits,
    - connaître par chœur le livre jane eyre (au moins 4 à 5 lectures minimum me semble nécessaire pour être à l'aise sur le sujet).
    Une connaissance de la série culte de la « Quatrième dimension » serait tout de même un plus afin de mieux comprendre les apparitions déconcertantes du père de Thursday dans le roman. Mais ne vous inquiétez pas, dans un premier temps, la parfaite maitrise de la guerre de Crimée, de Shakespeare et de jane eyre me parait suffisante pour aborder avec sérénité et lucidité cet ouvrage.
    Comme j'ai écrit évidemment la critique après avoir lu « L'affaire Jane Eyre », je ne pouvais pas, bien entendu, mettre en pratique ce que je viens de vous suggérer, mesurant ainsi la chance que vous avez de pouvoir suivre dorénavant mes conseils. Vous me suivez toujours ! Non, bon, je vous laisse quelques secondes pour relire la phrase précédente. Pas de problème, je vous attends,...
    En fin de compte, malgré un univers plutôt différent de mes lectures habituelles, j'ai pris plaisir à découvrir les aventures délirantes de Thursday Next et ses rencontres multiples avec des personnages bien déjantés. J'ai particulièrement aimé cette idée de pouvoir se projeter dans la vie quotidienne des personnages d'un livre et imaginer leur univers uniquement décrit par les mots contenus dans ce même livre.
    Une belle découverte « L'affaire Jane Eyre », un roman anglais (pas du tout norvégien comme certains pouvaient l'imaginer!) intemporel et original à la croisée des genres, à l'humour omniprésent servi à la louche, malgré de nombreuses allusions à l'histoire ou à la littérature anglaise parfois difficiles à appréhender pour les néophytes (comme moi).
    Bonne lecture à tous et à jeudi prochain sans faute.

    (1) La société "Penguin Books" édite également la série pour le marché anglo-saxon.
    (2) Si vraiment vous souhaitez connaitre la fin pour des raisons personnelles, il est toujours possible de s'arranger moyennant quelques billets, uniquement libellés en euros (je ne prends pas les livres... sterling).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          9 63         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 09 novembre 2012

    nekomusume
    Voilà je viens de refermer L'affaire Jane Eyre et je me demande pourquoi je n'ai pas les autres aventures de Thusday Next. J'en voudrais encore un peu plus s'il vous plait. Un conseil LISEZ-LE ! Et si vous comptez le faire, ne lisez pas ce qui suit : spoiler à tous les étages….
    1- Nous somme en Angleterre en 1985, sauf que ce n'est pas l'Angleterre que l'on connait, ni le 1985 que certains d'ente nous ont pu connaître. Vous connaissez le principe des mondes parallèles ? Et bien nous sommes en plein dedans. La théorie c'est que notre monde n'est pas unique mais qu'à chaque fois qu'un évènement se produit, il existe un monde semblable dans lequel il ne se produit pas et qui, à partir de là, diverge totalement du notre. Et bien dans le monde de Thusday Next, Churchill est mort dans un accident à l'adolescence, il n'a pas dirigé le Royaume-Uni pendant la seconde guerre mondiale, du coup les nazis ont envahis l'Angleterre, l e pays de Galle a fait sécession à la fin du 19ème, la guerre de Crimée dure depuis 137 ans, bref, il n'y a plus beaucoup de repère politiques et géographique. Et pour ce qu'il en reste, toute ressemblance avec des faits réels serait purement fortuite.
    2- La police ne semble pas avoir un rôle majeur, elle est secondée (ou elle seconde) une kyrielle de services nommés Opérations Spéciales ou OpSpec ou même OS suivi d'un numéro (jusqu'à 30) ayant des attributions plus ou moins top secrètes et surtout assez peu probables pour certains d'entre eux. C'est pour un de ces services que travaille notre héroïne : OS-27 ou Littératecs, le service des délits littéraires. Enfin jusqu'à ce qu'un de ses anciens prof de fac ne se révèle être un individu très recherché, génie du mal à l'état pur et qu'elle soit la seule à pouvoir l'identifier et se retrouve (brièvement) recrutée par OS-5.
    3- La religion, c'est la littérature d'abord. Les querelles religieuses portent sur qui a réellement écrit les pièces de Shakespeare… mais rien ne convient réellement, jusqu'à ce que le père de Thusday n'apporte une nouvelle explication. En attendant entre Shakespearien, Baconnien et autres partisans des différents candidats, la querelle s'éternise. Toutefois les œuvres sont révérées en tous lieux même les plus improbables : des Shakespearparleurs sont installés à l'effigie des personnages du maître qui déclament leurs célèbres tirades pour quelques piécettes. Il y a même des représentations de Richard III qui sont l'équivalent de certaines projections du Rocky Horror Picture Show (les initiés comprendront)
    4- La famille de Thusday est également particulière : une mère un peu annecdotique, un père Chronogarde rebelle qui apparait et disparait inopinément de la vie de sa fille, un frère aîné mort en Crimée, un frère cadet pasteur de l'Être Suprême Universel, un oncle et une tante du genre couple de savants fous, un ex-petit-ami qui ne demande qu'à renouer…
    5- J'allais oublier les dodos ! et oui dans ce monde (de fous !) les dodos ont été clonés et sont disponibles en kit afin de réaliser son animal de compagnie soi-même, chaque version étant améliorée par rapport à la précédente. E le dodo n'est que l'arbre qui cache la forêt, j'ai entendu parler de mammouths, et même d'hommes de Neandertal (au point qu'il a fallu écrire une Déclaration des Droits de l'Homme de Neandertal)….
    De plus Thusday est un personnage particulièrement attachant, dynamique, intelligente, prête à tout ; elle ne reculera devant rien pour sauve le chef d'œuvre de la littérature anglaise qu'est Jane Eyre, empêcher la guerre en Crimée de se poursuivre, contrer Hadès, mettre des bâtons dans les roues de la multinationale Goliath et reconquérir Laden… Bref, elle nous emmène à 100 à l'heure dans sa Speedster 356 bariolée dans une enquête complètement barrée dans un monde parallèle, dans les romans comme dans le temps…
    Archéron Hadès quand à lui est un méchant digne de son patronyme, faisant le mal pour le mal (bien que je le soupçonne aussi d'agir par cupidité à certains moment, même si il s'en défend), doté de pouvoirs prodigieux, d'une intelligence hors norme et d'une certaine tendance à trop parler…
    Quand à l'intrigue, elle reste relativement simple (enfin relativement, mais après tout çà ce n'est peut être pas plus mal). Hadès vole un manuscrit précieux puis kidnappe l'oncle et la tante de Thusday qui ont mit au point une façon d'entrer et de sortir des livres. Il s'en sert pour faire pression sur le gouvernement pour obtenir tout ce qu'il souhaite. le premier manuscrit ayant été détruit, il s'en prend ensuite à Jane Eyre. Thusday qui n'avait au départ été sur cette enquête que par hasard, se retrouve à tenter de sauver son oncle et sa tante, puis aussi son livre préféré (même si la fin est décevante…). Il faut dire qu'elle a déjà eu l'occasion de rencontrer Mr Rochester plusieurs fois et qu'ils se sont rendu service mutuellement et seront amenés à recommencer plusieurs fois.
    C'est jubilatoire d'imaginer pouvoir rentrer dans son roman préféré, de savoir qu'on pourrait le visiter comme un musée ou un château, qu'il serait possible de le modifier, d'influencer le destin des personnages, que les personnages pourraient devenir nos amis, et même qu'ils pourraient sortir du roman pour influencer nos vies…
    Quand au style d'écriture, si la majeure partie du roman est écrite dans un style propre à l'auteur, celui-ci n'hésite pas à paraphraser, inclure des phrases du livre qu'il visite, voir même à faire parler les personnages issus de ces livres dans le style que leur auteur leur a donné.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 26         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par mariecesttout, le 31 mars 2014

    mariecesttout
    Et bien ,on a eu chaud! Figurez vous, chers amis lecteurs, qui, le plus souvent dans vos jeunes années, vous êtes plongés dans la vie tumultueuse de Jane eyre , avez pleuré et vous êtes réjouis avec elle, que Charlotte Brontë avait choisi une toute autre fin pour ce roman, et une autre destinée pour son héroïne. Certes Mr Rochester ne devenait pas aveugle, mais Jane, écoeurée de ses découvertes, le quittait définitivement pour devenir missionnaire en suivant un personnage falot et très ennuyeux.
    Heureusement........heureusement Thursday a changé tout cela, et en pénétrant au coeur de ce roman, a permis de réunir ces deux personnages!
    Comment a -t-elle fait? Ah ça......Il faut savoir, quand même ,que Thursday est une LittéraTec. Et que le manuscrit de Martin Chuzzlewit a disparu. Volé. Par l'immonde Achéron Hadès, qui ne compte pas s'arrêter là. A une époque où le Pays de Galles est une République socialiste indépendante, où la guerre entre Crimée et Angleterre dure depuis 130 ans, où les animaux domestiques sont des dodos clonés et où les Shakesparleur ( distributeurs automatiques de monologues de Shakespeare) commencent à se faire rares, on ne plaisante pas avec la littérature anglaise .Non mais!!!!
    Quelle bouffée d'oxygène que ce livre! A déconseiller peut être à ceux qui n'aiment ni la littérature anglaise, ni les histoires complètement déjantées( sous peine, par exemple de finir meringués, c'est une mort atroce) mais que les autres n'hésitent pas! Ces personnages qui entrent et sortent des livres m'ont rappelé l'excellent roman de Timothy Findley, le chasseur de tête, dans lequel Kurtz s'échappe malencontreusement des pages d'Au coeur des ténèbres, argh!
    Les premières lignes:
    "Mon père avait une tête à arrêter les pendules. Je ne veux pas dire par là qu'il était laid; c'était l'expression employée chez les ChronoGardes pour décrire quelqu'un qui avait le pouvoir de ralentir le débit du temps.."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 35         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par DBC-Anais, le 10 mai 2015

    DBC-Anais
    WAHOU ! Ce livre est vraiment un ovni de la littérature. Indéfinissable, indescriptible, mais proprement envoûtant et irréaliste.
    L'entrée en matière est déroutant. Jasper Fforde nous plonge directement dans son univers aux dimensions incroyables, au style singulier, à l'orée du fantastique. On y découvre des animaux disparus, qui paraissaient presque mythiques (comme le dodo de la protagoniste), qui peuvent être choisis comme des produits de consommation (dodo 1.3, 2.1...). Des inventeurs hors du commun, comme le grand-père de Thursday Next, notre héroïne, qui concocte des inventions toutes plus audacieuses et futuristes les unes que les autres. Mais on découvre surtout des castes, nommés OpSpecs, où sont rangées toutes les personnes selon leurs grades et leurs affectations. Thursday Next, quant à elle, fait partie des OS-27, autrement dit LittéraTecs, elle est chargée de la protection des livres. C'est pour cette raison que lorsqu'Achéron Hadès, le mal incarné, kidnappe son grand-père et sa machine à entrer dans les livres, elle se lance à la recherche de ce ravisseur original. Tous les grands mythes de la littérature sont en danger ; ils peuvent être modifiés ou supprimés par Hadès.
    Ce qui est extraordinaire dans ce livre, c'est la matérialisation de la littérature. On a l'impression que les personnages que nous aimons le plus prennent vie sous nos yeux, s'humanisent, sortent de leur livre d'origine et se rapproche du lecteur. En effet, on a des interaction avec des personnages de toutes époques confondues, grâce notamment aux machines créées par le grand-père de Thursday.
    Jane Eyre de Charlotte Brontë étant mon roman fétiche de tous les temps, j'ai adoré faire des allers et retours dans le temps pour dialoguer avec les protagonistes de l'histoire et les voir sous un jour nouveau, différent de celui du livre.
    Mais ce qui m'a un peu gêné, que je n'ai pas réussie à cerner, c'est les nombreuses références lancinantes à la guerre de Crimée. Des références historiques complexes à retenir, un langage souvent ardu à comprendre. Je n'ai pas trouvé d'intérêt à mêler cette histoire politique au thème de la littérature.
    Vous l'aurez compris, L'affaire Jane Eyre est indéfinissable du point de vu temporel (pas de marque de temps, ou des dates fictives, inventées, avec une Histoire détournée) ou géographique (on ne sait pas où on se situe, l'auteur brouille les pistes). Il est également inclassable selon son genre littéraire (il y a une enquête "policière" pour retrouver la trace d'Achéron Hadès, de l'action lors des scènes dans le livre Jane Eyre, mais aussi des passages historiques avec la guerre de Crimé. On peut penser à une dystopie, ou à un roman humoristique... tous les styles sont combinés).
    J'ai été contente de découvrir ce livre dont j'ai si longtemps entendu parler ; j'ai passé un agréable moment à vivre de nouvelles aventures dans le monde de Jane Eyre, même si le roman ne m'a pas plût plus que ça.
    Si vous voulez être surpris, si vous recherchez quelque chose de novateur, de totalement loufoque et destabilisant, lancez-vous dans ce livre. Je n'ai jamais rien vu d'aussi étrange...

    Lien : http://addictbooks.skyrock.com/3250405794-posted-on-2015-05-04.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          3 28         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Eve025, le 11 mai 2015

    Eve025
    Encore une belle découverte grâce à Babelio et en particulier grâce au club de lecture !
    "L'affaire Jane Eyre" est un roman inclassable et c'est tant mieux ! C'est loufoque comme seuls les anglais en sont capables !
    J'ai lu les différentes critiques (les bonnes comme les mauvaises) concernant ce bouquin et OK l'écriture est assez simple et les personnages sont un peu clichés (les méchants vraiment méchants...), mais moi j'ai pris un vrai plaisir à lire ce livre bourré de références littéraires et très drôle ! Bon c'est de l'humour anglais donc on adhère ou pas, en ce qui me concerne j'adore !
    On est dans un univers qui ressemble au notre (même références culturelles et historiques) mais qui s'avère être complètement différent. Dans ce monde, la littérature tient une place capitale, une sorte de police littéraire est même créée ! Que dire des "Baconians" (lu en VO, je dirais "Baconiens" mais je ne suis pas sûre ...) qui font du porte à porte afin de convaincre les gens que c'est Bacon lui-même qui a écrit les pièces de Shakespeare ?! J'ai adoré ce passage et cette manière de voir la littérature presque comme une religion !
    Et pouvoir rencontrer les personnages de ses romans préférés ?!? Quel rêve !
    Bref j'aurais presque adoré vivre dans ce monde là ! Je dis "presque" parce que forcément il n'est pas non plus parfait : la guerre de Crimée est toujours en cours, une multinationale gouverne l'Angleterre de manière "secrète" ...
    J'ai toujours pensé que ce livre serait trop "bizarre" et que cela me gênerait, et ben pas du tout ! Je suis donc très contente d'avoir franchi le cap et je vais lire les suites prochainement.

    CHALLENGE VARIETES 2015 - UN LIVRE DROLE
    CLUB DE LECTURE MAI 2015
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 21         Page de la critique

> voir toutes (56)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par babel95, le 18 mai 2015

    Nous étions arrivés à l'atelier. La porte était fermée à l'aide d'une bûche dans laquelle on avait fiché une hache. Mycroft tâtonna à la recherche de l'interrupteur, et les néons s'allumèrent, inondant la pièce d'une lumière crue et phosphorescente. Le laboratoire était tel que je l'avais connu naguère, en termes de désordre et de bric-à-brac, mais les appareils étaient différents. J'avais su par les nombreuses lettres de ma mère que Mycroft avait inventé une méthode pour expédier les pizzas par fax et un crayon 2B avec un correcteur d'orthographe intégré, mais j'ignorais totalement sur quoi il travaillait maintenant.
    - Au fait, ç'a a marché, tonton, la machine à gommer les souvenirs ?
    - la quoi ?
    - la machine à gommer les souvenirs. Tu étais en train de la tester la dernière fois qu'on s'est vus.
    Je ne sais pas de quoi tu parles, ma petite fille.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par babel95, le 18 mai 2015

    Là-haut, dans le ciel du soir, j'entendais une voix lointaine qui m'appelait. La voix se fit plus forte, et le ciel s'obscurcit. L'air froid tiédit sur mon visage ; le chemin s'évanouit ; le cheval, le cavalier, la jeune femme et le chien regagnèrent les pages du livre d'où ils avaient surgi. La salle du musée se matérialisa autour de moi. Les images, les odeurs se retransformèrent en paroles pendant que la lectrice terminait sa phrase.
    ..... car il s'arrêta, et s'assit sur une des marches de l'escalier.....
    - Thursday ! s'écria ma tante Polly avec humeur. Tâche donc de ne pas traîner. Tu poseras des questions plus tard.
    Elle me saisit par la main et m'entraîna avec elle. Je me retournai et adressai un geste de remerciement à la touriste japonaise qui me répondit d'un sourire chaleureux.
    Depuis, j'avais eu d'autres occasions de visiter le musée, mais la magie n'opérait plus. Mon esprit s'était fermé beaucoup trop quand j'avais douze ans - j'étais déjà une jeune femme. J'en parlai juste à mon oncle qui hocha gravement la tête et me crut sans restriction. Je ne le dis à personne d'autre. Les adultes normaux n'aiment pas entendre des choses que leur propre grisaille leur rend inaccessibles.
    En vieillissant, je me mis à douter de la fiabilité de ma mémoire. A dix-huit ans, je classai cet épisode dans les produits d'une imagination trop fertile. La réapparation de Rochester ce soir-là en bas de chez Styx ne faisait donc que créer la confusion. La réalité, décidément, commençait à gauchir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par babel95, le 18 mai 2015

    Turner me conduisit dans la salle des manuscrits. La vitrine qui avait contenu le manuscrit relié de cuir était vide.
    - Du nouveau ? demanda-t-elle à l'un des agents sur place.
    - Rien.
    - Des gants ? fis-je;
    La technicienne se redressa et s'étira : elle n'avait pas relevé la moindre empreinte.
    -Non, c'est ça qui est étrange. On dirait qu'ils n'ont pas touché à la vitrine - ni avec des gants, ni avec un chiffon, rien. D'après moi, cette vitrine n'a pas été ouverte, et le manuscrit est toujours dedans !
    Je regardai la vitrine. Elle était bien fermée à clé, et tous les autres objets exposés paraissaient intacts. Les clés, conservées à part, n'allaient pas tarder à arriver de Londres.
    Tiens, c'est curieux.... marmonnai-je en me penchant plus près.
    - Qu'est ce que tu vois ? demanda Paige anxieusement.
    J'indiquai une portion de la vitre latérale qui ondulait légèrement. Une portion à peu près de la taille du manuscrit.
    - J'avais remarqué, dit Paige. Je croyais que c'était un défaut du verre.
    - Une vitre à blindage renforcé ? Impossible. Et ce n'était pas comme ça quand j'avais supervisé l'installation, je peux te l'assurer.
    - C'est quoi, alors ?
    Je caressai le verre et sentis la surface dure et brillante ondoyer sous mes doigts. Un frisson courut le long de mon échine ; une sensation désagréablement familière s'empara de moi, le genre de sensation qu'on éprouve quand quelqu'un qui vous martyrisait à l'école vous interpelle des années après comme un ami de longue date.
    - Ce travail, ça me dit quelque chose, Paige. Quand j'aurai retrouvé son auteur, ce sera sûrement une vieille connaissance....
    .... Qui ont-ils vu ?
    Personne, répliqua Turner. Pas un rat. Je peux te repasser les bandes, mais ça ne t'avancera pas à grand chose....
    - Qu'espères-tu trouver ? demanda Paige.
    - N'importe quoi.
    Je ne trouvai rien.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Yuko, le 01 février 2012

    En l'espace de vingt secondes suivant l'enlèvement de Jane, le premier lecteur inquiet avait remarqué qu'il se passait des choses étranges aux abords de la page cent sept de sa luxueuse édition reliée de cuir de Jane Eyre. En l'espace d'une demi-heure, le standard de la bibliothèque de l'English Museum avait sauté. En l'espace de deux heures, tous les bureaux de LittéraTecs étaient assiégés de coups de fil provenant de fans de Brontë anxieux. En l'espace de quatre heures, le président de la Fédération Brontë s'était entretenu avec le Premier Ministre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la citation

  • Par saphoo, le 01 mai 2010

    de l’autre côté du Portail de la Prose, Polly se tenait sur la rive herbeuse d’un grand lac, écoutant le doux clapotis de l’eau. Le soleil brillait, et des petits nuages floconneux voguaient paresseusement dans l’azur du ciel. Le long de la baie, on apercevait des myriades de jonquilles jaune vif qui poussaient dans l’ombre ajourée d’une boulaie. Les fleurs frissonnaient et dansaient dans la brise dont le souffle embaumait la fraîche odeur de printemps. Tout était calme et paisible. Le monde dans lequel elle se trouvait à présent n’était pas terni par la méchanceté des hommes. C’était le paradis
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la citation

> voir toutes (9)

Videos de Jasper Fforde

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jasper Fforde


Etonnants Voyageurs 2011 : Conférence Comment je me suis emparé de l'univers d'un autre 2/2
Avec Brandon Sanderson, Jasper Fforde, Fabrice Colin, Nicolas Fructus et Joëlle Wintrebert








Sur Amazon
à partir de :
9,12 € (neuf)
4,89 € (occasion)

   

Faire découvrir L'affaire Jane Eyre par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez les éditions 10-18

> voir plus

Lecteurs (1126)

> voir plus

Quiz