> Vincent Delezoide (Traducteur)

ISBN : 2757811584
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Deux prostituées, Yuriko et Kazue, viennent d'être assassinées à Tokyo. Vingt ans plus tôt, les deux femmes étaient éduquées au lycée pour jeunes filles de K., un des établissements les plus réputés de la ville. Elles étaient jeunes et l'avenir qui les attendait ne pouv... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 04 novembre 2011

    Woland
    Titre original : Gurotesuku
    Traduit de l'édition anglaise "Grotesque" par Vincent Delezoide
    En lisant les critiques du livre sur Amazon, on constate qu'un reproche revient souvent sur ce livre : on ne croirait pas qu'il a été écrit par l'auteur de "Out." Pourtant, apparemment, il a été édité après ce dernier. le problème vient peut-être de ce que, contrairement à ce qu'il s'est passé pour le premier grand succès de Kirino Natsuo, la traduction française vient du texte anglais et non du texte japonais. Et puis, si l'auteur avait choisi pour héroïnes de "Out" des femmes faites et matures (à l'exception de Jônuchi, peut-être), elle s'intéresse ici à des personnages qui, tous ou à peu près, en sont restés à une mentalité adolescente qu'on retrouvera d'ailleurs, en plus tranché encore si possible, dans "Le Monde Réel." En Outre, à la troisième personne, qui permet un maximum de recul et à l'écrivain, et à son lecteur, se substitue dans "Monstrueux" un "Je" souverain mais fortement égomaniaque.
    A l'origine de l'intrigue, une union mixte entre un Suisse dur au travail mais à la personnalité mesquine et une Japonaise pas très jolie. le Suisse en question n'étant pas lui-même un Apollon, le couple est donc très étonné de donner un jour naissance à la petite Yuriko, à la beauté exceptionnelle. Cette enfant va dès lors devenir la préférée de ses parents, aux dépens de son aînée, assurément beaucoup moins jolie (pour ne pas dire laide) mais aussi bien plus douée sur le plan intellectuel.
    Par sa beauté et par la certitude, ancrée dans son enfance, que cette beauté lui permettra de réussir sans se donner beaucoup de mal, Yuriko va donner à son existence un cours qui la conduira à finir assassinée par un émigré chinois sans papiers pour le moins aussi égocentrique qu'elle. Mais le plus terrible, c'est que la perception de cette beauté influera également de manière tragique sur le destin de ses proches, parmi lesquels sa soeur aînée mais aussi sa mère et une ancienne condisciple, Satô Kazue, laquelle finira par se prostituer pour l'imiter.
    Une fois de plus, mais avec une violence beaucoup plus brute que celle rencontrée dans "Out", Kirino Natsuo tire à bOuts portants, et pour ainsi dire au bazooka, sur la société japonaise. Elle s'acharne tOut particulièrement sur le système éducatif, axé dès les petites classes sur un élitisme qui ne laisse pratiquement aucune chance aux élèves dont les parents n'ont ni moyens financiers, ni relations. Il y a de quoi en perdre le souffle.
    Moins affinés que dans [b]"Out", les personnages sont bruts de décoffrage et raisonnent tous plus ou moins comme les adolescents frustrés qu'ils sont, quelque part, restés dans leur coeur. Cela pourrait amuser s'ils n'étaient tous aussi cyniques, aussi persuadés que seule compte la réussite sociale. Les relations avec leurs parents sont quasi inexistantes ou perverties justement par cette course au succès. Quand on sait l'importance que revêtent la famille et le clan dans la tradition japonaise, il y a là de quoi avoir des sueurs froides.
    [/b]
    Quant à l'assassinat de Yuriko et celui de Kazue, amateurs de polars, passez votre chemin : tous deux ne sont qu'une conséquence accessoire de l'existence complètement déviée et déviante qu'elles ont menée, chacune à sa façon. A tel point qu'on se demande avec raison pourquoi les éditeurs s'entêtent à publier ce roman sous le bandeau "policier."
    Un roman à ne réserver, à mon sens, qu'aux inconditionnels de l'auteur. En attendant une traduction directe du japonais. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 26 août 2011

    verobleue
    « Monstrueux » de Natsuo Kirino est un roman psychologique dense (700 pages) qui aborde une multitude de sujets tabous du Japon. C'est toute la société japonaise, fondée sur l'inégalité sociale et profondément machiste, obsédée par l'apparence et l'origine sociale qui est ici épinglée. Je découvre la hiérarchie figée où le poids de la naissance a énormément d'importance, les écoles d'élite et les grandes sociétés avec leurs conventions et leurs exigences. L'auteur en dépouillant les faux-semblants de la société japonaise, nous fait découvrir une réalité bien différente, sordide et quasi oppressante.
    L'intrigue, le meurtre de deux prostituées, Yuriko et Kazue, n'est qu'un prétexte à la trame du récit. le livre est articulé en plusieurs parties avec des points de vue et des rédactions différentes : on découvre ainsi le journal intime de Yuriko, celui de Kazue, des lettres échangées, des conclusions d'enquêtes de police, l'historique de Zhang, leur assassin, ce qui enrichit le roman. La narration à la 1ère personne, du point de vue de la sœur de Yuriko, cynique, haineuse et froide effectue un retour dans le passé et aide à élucider comment un "monstre" de beauté comme Yuriko a pu tomber dans la prostitution, tout comme Kazue, directrice-adjointe compétente et reconnue d'une entreprise japonaise. Mais les quatre comptes-rendus expliquent différemment le crime.
    J'ai été d'abord surprise par cette étude cruelle des protagonistes puis, fascinée et captivée par cette description qui décortique la "monstruosité" sordide de la société japonaise et puis finalement, cela m'a carrément déprimée. J'ai été perturbée par certaines phrases qui m'ont l'air d'avoir été mal traduites (le livre est une traduction de la version anglaise, elle-même traduite du japonais) de plus, pas une seule fois dans cette brique de 700 pages n'est donné le prénom de la sœur de Yuriko, elle est signalée comme la sœur de, la fille de, la petite-fille de, la tante de. En fait, elle n'a aucune identité propre.
    Edit du 29/8: J'avais d'abord noté 2 sur 5 étoiles car profondément choquée par ce livre. Mais il a le mérite de faire réfléchir et c'est ce que j'ai fait une fois le livre fermé. J'ai relu certains chapitres et je termine par attribuer 4 étoiles. Natsuo Kirino est géniale même si le livre me laisse avec un sentiment de malaise
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    • Livres 5.00/5
    Par iti1801, le 27 janvier 2009

    iti1801
    Comme Out, il est ici question de meurtre et de femme. Sauf qu'ici, ce sont deux femmes qui meurent. Deux prostituées. Une qui l'est parce que c'est ce qu'elle a toujours fait et n'aime que le sexe
    - (...) Qu'est-ce que tu cherches ? Je veux dire, ici. Tu es venue pour étudier? Ou pour t'amuser avec tes copines de clubs? Les deux, peut-être ? (...) - Eh bien, disons... pour le sexe, je crois. - Alors comme ça, t'aimes ça ? - J'adore
    L'autre qui, malgré son emploi de directrice adjointe dans une grosse boîte de Tokyo, a vendu ses charmes, entre autres, car elle s'est fixée l'objectif d'atteindre coûte que coûte quarante millions Yen avant ses 40 ans. Leur autre point commun ? La première, Yukio, est la soeur de la narratrice, la seconde, Kazue, a été sa camarade au lycée.
    Car tOut commence avec la narratrice qui décide de rapporter ce qu'elle sait à propos de cette affaire qui a fait grand bruit. Et elle reprend tOut depuis le début. le tOut début, lorsque très jeune, elle a compris que sa soeur était monstrueuse ou plutôt avait une beauté monstrueuse qui la terrifiait, due en partie à son métissage (leur mère est japonaise et leur père suisse).
    - C'est Yuriko, maman. Sa tête... Elle me fait peur ! J'avais soudain compris ce que c'était : les yeux de Yuriko ne renvoyaient aucune lumière. Même les yeux des poupées ont toujours un petit point blanc peint au milieu pour suggérer la lumière. Cela donne à leur visage un air doux et charmant ; les yeux de Yuriko, eux, étaient comme deux étangs sombres.
    Mais l'intrigue, n'est qu'un prétexte car l'auteur aborde également le thème de la hiérarchie au sein de la société japonaise

    Lien : http://iti1801.net/blog/index.php?post/2009/23/01/Monstrueux
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    • Livres 2.00/5
    Par wakinasimba, le 09 décembre 2011

    wakinasimba
    La soeur de Yuriko raconte son enfance avec un père suisse et une mère japonaise qui ne s'entendaient pas ; la beauté de sa soeur qu'elle qualifie de "monstrueuse" ; la vie avec son grand-père ex-escroc ; sa vie au lycée de K. avec son amie Kazue.
    Les journaux intimes de Yuriko et Kazue viennent donner un autre éclairage à l'histoire, sans oublier la confession du tueur chinois Zhang.
    Une plongée dans ce roman offre une plongée dans la société japonaise qui laisse toujours les femmes en marge (rien de nouveau depuis "Out", dommage) mais surtOut une plongée dans le mensonge de la société et des personnages eux-mêmes.
    Rien de neuf, donc, dans ce nouveau roman de l'auteure, si ce n'est que dans cet opus, pas d'hémoglobine, mais du sexe. Oui, oui, car les deux personnages principaux se prostituent et, parfois, leur travail nous est décrit par le menu.
    Et puis de l'inceste : entre (presque) père et (presque) fille ; entre frère et soeur.
    Un peu plus sérieux, on découvre que la société japonaise fonctionne par système de classe, et que même si les filles peuvent entrer au mérite dans un bon lycée, elles ne pourront jamais accéder à de hautes fonctions, réservées aux hommes.
    Quelques pages sur l'immigration chinoise au Japon et les événements de la place Tian'anmen.
    Des descriptions de la beauté de Yuriko qualifiée de "monstrueuse". Qualificatif répété, et répété, et répété, qui ne m'a pas permis d'adhérer au propos. Et puis, tous les personnages deviennent "Monstrueux", c'est assez répétitif et lassant, au final.
    Un peu déçue, donc, à la fin de ma lecture.
    L'image que je retiendrai :
    Celle de l'appartement de Zhang, l'émigré chinois, encombré de détritus, car personne ne semble à sa place au Japon.

    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2011/11/25/21826128.html
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 21 août 2010

    liratouva2
    Les monstres sont partout, sous des apparences trompeuses, dans ce Japon moderne, mais tout est décrit le plus simplement possible par l'auteur dont j'admire la faculté à nous harponner des les premières lignes sans plus nous lâcher ensuite. J'ai dévoré ce récit dur, très dur mais moins à la façon des thrillers habituels que des grands romans psychologiques qui fouillent l'âme humaine plutôt que les cadavres.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/08/monstrueux-de-natsuo-kirino.h..
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Citations et extraits

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  • Par verobleue, le 25 août 2011

    Parce que dans cette maison, il y a un ordre aux choses. C’est comme le test qu’on fait avec le chien, non ? On aligne les membres de la famille et on lâche le chien pour voir vers qui il va en premier. Et le premier, c’est le patron. C’est comme ça. Tout le monde perçoit naturellement l’ordre des choses…qui a le plus de prestige et d’autorité, je veux dire. Et on observe cet ordre instinctivement. Pas besoin de l’expliquer, tout le monde y obéit. Tout se décide en fonction de cet ordre… comme euh…qui a le droit de prendre son bain en premier et à qui reviennent les meilleurs morceaux. Mon père passe en premier ; c’est tout naturel, non ? Et moi je viens en deuxième position. Avant, c’était ma mère la deuxième, mais depuis que je me suis hissée parmi les meilleures de ma classe d’âge au classement national, j’ai pris sa place. Donc maintenant mon père vient en premier, moi en deuxième, puis ma mère et enfin ma sœur. Si ma mère ne fait pas attention, ma sœur risque bientôt de passer devant.
    - Vous déterminez l’ordre de préséance dans votre famille en fonction des résultats aux tests nationaux ?
    - Disons que nous nous classons en fonction de l’effort fourni.
    - Mais puisque ta mère ne va jamais passer de concours d’entrée, ce n’est pas un peu injuste pour elle ?
    Mères et filles mises en concurrence les unes avec les autres. Avait-on jamais vu quelque chose d’aussi absurde ? Mais Kazue était parfaitement sérieuse.
    - C’est inévitable. Ma mère a perdu contre mon père dès le départ et personne dans notre famille ne peut prendre le dessus sur lui. J’ai étudié aussi dur que je le pouvais et aussi loin que je me souvienne. Ma plus grande joie dans la vie, c’est d’améliorer mes notes. Ça fait bien longtemps que j’ai décidé de tout faire pour surclasser ma mère. Tu sais, elle dit toujours qu’elle n’a jamais eu l’ambition de faire carrière, mais je crois qu’elle voulait devenir médecin quand elle était jeune. Son père ne l’aurait jamais laissée faire ; en plus, elle n’était pas assez intelligente pour entrer en faculté de médecine. Mais elle l’a toujours regretté. Etre élevée pour ne devenir qu’une femme, c’est lamentable, tu ne trouves pas ? C’est ce qu’elle dit toujours. Elle se sert du fait qu’elle est une femme pour se justifier de n’avoir rien fait de sa vie. Mais si tu t’y emploies à fond, c’est possible de réussir, même en étant une femme.
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  • Par Woland, le 07 février 2012

    [... ] ... C'est très clair aujourd'hui. Plus jeune, j'étais abondamment dotée de ce je-ne-sais-quoi qui attire les hommes mûrs. J'avais le pouvoir de réveiller chez eux ce que l'on appelle le complexe de Lolita. Mais le destin a voulu que, les années passant, il me soit de plus en plus difficile de conserver ce charme enfantin. Il ne m'a pas abandonnée d'un seul coup. Jusqu'à trente ans, j'ai toujours été capable d'en faire usage, dans une certaine mesure. Et parce que je possède de naissance une beauté qui surpasse de loin celle des autres femmes, je suis toujours attirante malgré mes trente-six ans. Mais aujourd'hui j'officie dans des bars à hôtesses minables et me prostitue quand l'occasion se présente. Il faut croire que, dans le vrai sens du terme, je suis devenue laide.

    Mon sang lascif ne me laisse pas d'autre choix que de convoiter les hommes. Et même si je deviens banale, laide, vieille, aussi longtemps que la vie animera mon corps, je continuerai à les désirer. C'est mon destin, tout simplement. Même si les hommes ne s'émerveillent plus en me voyant, même s'ils ne me désirent plus, même s'ils me rabaissent, il faut que je les aie dans mon lit. Ou plutôt, je veux les avoir dans mon lit. C'est la contrepartie d'un attribut divin que nul ne peut conserver éternellement. On pourrait peut-être dire que mon "pouvoir" n'est guère plus qu'un péché. ... [...]
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  • Par Woland, le 07 février 2012

    [...] ... En y regardant de près, on s'aperçoit tout de suite que je suis une "sang-mêlé." Mon père est un ressortissant suisse d'origine polonaise. Il paraît que son grand-père, un pasteur, avait fui les nazis et s'était réfugié en Suisse, où il était mort. Mon père avait une petite affaire - il était importateur en pâtisseries et friandises occidentales. L'intitulé en lui-même est assez alléchant mais en réalité, mon père se contentait d'importer des chocolats et des biscuits de qualité médiocre, rien de plus que des amuse-gueules bon marché. Et il avait beau être connu pour ses douceurs à l'occidentale, pas une fois dans toute mon enfance je n'ai eu la permission d'y goûter.

    Nous menions une vie très frugale. Nos repas, nos vêtements et même nos affaires de classe étaient tous fabriqués au Japon. Je ne suis pas allée dans une école internationale mais à l'école publique japonaise. Mon argent de poche était strictement rationné et le budget consacré aux dépenses de la maison était largement inférieur à ce que ma mère aurait pu tenir pour suffisant.

    Mon père n'avait jamais réellement décidé de passer le reste de sa vie au Japon avec ma mère et moi. Il était tout simplement trop radin pour repartir. Il refusait de dépenser le moindre yen inutilement. Et c'était lui, bien sûr, qui décidait de ce qui était utile et de ce qui ne l'était pas. ... [...]
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  • Par verobleue, le 25 août 2011

    Les hommes vivent selon des règles qu’ils se sont fixées eux-mêmes. Et parmi ces règles, il y en a une qui veut que les femmes ne soient qu’une marchandise qu’il leur appartient de posséder. Une fille appartient à son père, une femme à son mari. Pour eux, les désirs propres aux femmes représentent un obstacle, et mieux vaut les ignorer. D’ailleurs, le désir est toujours le fait de l’homme. C’est son rôle de faire des avances aux femmes et de protéger les siennes des avances des autres.
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  • Par liratouva2, le 21 août 2010

    Chaque fois que je croise un homme, je me prends à imaginer l'aspect qu'aurait notre enfant si l'idée nous venait d'en faire un ensemble. C'est pratiquement devenu une seconde nature... Je commence toujours par imaginer le meilleur des scénarios possibles, mais bientôt des visions d'horreur surgissent à l'exact opposé du spectre.
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