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François Ricard (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2070411761
Éditeur : Gallimard (2000)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 238 notes)
Résumé :
Car tel est bien l'amour de Jean-Marc et Chantal : un espace aménagé en marge du monde, à l'écart de la vie, contre la vie, en fait, et donc " une hérésie, une transgression des lois non écrites de la communauté humaine ".
François Ricard

Autre présentation:
Confondre l'apparence physique de l'aimée avec celle d'une autre. Combien de fois il a déjà vécu cela ! Toujours avec le même étonnement : la différence entre elle et les autres est-... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
najnaje
najnaje22 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
Une fois encore j'ai été dérouté par l'écriture de Kundera. Un babéliote m'a dit et c'est tout à fait vrai, que Kundera est un auteur à tiroirs et qu'il y avait toujours quelque chose à découvrir dans ses livres, qu'il ne raconte pas à proprement parler une histoire et que pour lui c'était une découverte à chaque page. Il ajoutait que ce n'était pas un auteur qu'il recommandais. Je le rejoins sur tous ces points c'est vrai que Kundera à une écriture atypique qui déroute mais qu'il vaut la peine d'être lu.
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SebastienFritsch
SebastienFritsch23 avril 2012
  • Livres 3.00/5
Kundera utilise une banale histoire d'amour et ses banals doutes pour nous interroger sur l'identité.
L'identité de celui que l'on aime.
L'aimerait-on de la même façon s'il était différent ? Aimerait-on autant quelqu'un qui lui ressemblerait en partie ? L'aimera-t-on encore quand le temps l'aura changé ? C'est ce type de questions qui harcèlent Jean-Marc, le personnage masculin principal, à propos de Chantal. Mais Chantal fait naître aussi des interrogations : aime-t-on l'autre pour ce qu'il est ou pour ce qu'on imagine à son sujet ?
Alors, quelle est notre identité réelle ? Sommes-nous ce que nous voulons être ? Sommes-nous ce que nous prétendons être ? Jean-Marc se dit marginal et anticonformiste. Il vit au crochet de sa femme, dans le confort. Chantal, pour sa part, a l'impression d'avoir deux visages : dans le privé, elle est sympathique, ouverte, anticonformiste également ; au bureau, elle se plie au protocole de sa boîte de pub, où l'efficacité froide prime sur l'humain, où l'on sourit à tous, même si on souhaiterait en tuer la moitié.
Ce roman est attachant surtout pour ces questionnements dans lesquels il nous entraîne sans lourdeur. Ce ne sont pas de grandes envolées philosophiques, mais des dialogues, des situations qui posent les sujets et apportent des réponses, propres à chaque personnage. Aucune de ces réponses n'est définitive, assenée comme LA grande vérité. Elles ressemblent plus à des invitations à chercher nos propres réponses.
Le style, quant à lui, n'est pas désagréable à lire, mais on sent qu'il n'est qu'un outil pour véhiculer des idées, faire avancer l'intrigue (car il y en a une, et on veut savoir jusqu'où iront les deux personnages dans leur quête de leur véritable identité et dans leur rejet des autres identités qu'on leur prête ou qu'ils se sont inventés). Il n'y a donc pas de chaleur ni de poésie dans l'écriture, mais une efficacité à conduire son sujet et à nous entraîner derrière lui qui, finalement, nous fait passer un bon moment. Mais un moment troublant. Comme sont troublants les doutes que l'on peut concevoir sur soi-même.
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TataSka
TataSka25 février 2013
  • Livres 4.00/5
Quelle belle surprise, que ce livre!
Pioché un peu au hasard dans ma bibliothèque, un jour où je n'avais plus réellement de lecture en vue et où je me sentais l'âme à me cultiver.
J'ai donc choisi Kundera. L'identité. Un thème que j'aime, que je pratique, que j'enseigne.
Tout d'abord: ce que le français est beau, manié par un auteur d'origine étrangère. On oublie, parfois, sa beauté simple.
Jean-Marc et Chantal, mari et femme, doivent se retrouver en bord de mer. Mais ils se ratent. Il devait la rejoindre mais ne la retrouve pas, parmi les passants. Pire, il croit la reconnaître, court vers elle, s'imagine un instant la perdre et, au comble d'une angoisse fugitive, se rend compte, à quelques mètres d'elle, que ce n'est pas elle. Hésitation. Que se passerait-il si il ne La reconnaissait plus? Si Elle devenait une autre, au propre comme au figuré?
Plus tard, en voulant la rassurer sur le fait qu'elle plaît encore aux hommes, il va finir malgré lui par la tester. Tel sera pris qui croyait prendre.
A force de s'aimer et de penser se connaître, ils vont aller de malentendus en quiproquos. Et le surréalisme va se mêler au réel.

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araucaria
araucaria27 juillet 2013
  • Livres 3.00/5
Livre lu il y a un petit moment déjà, mon premier Kundera. J'en attendais beaucoup plus. J'ai été un peu déçue, mais je lirai quand même "L'insoutenable légèreté de l'être" dont j'ai parcouru d'excellentes critiques.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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MissSugarTown
MissSugarTown14 janvier 2014
  • Livres 5.00/5
Voici ma dernière lecture de l'année écoulée, autant dire que j'ai bien terminé l'année ! Mon unique Kundera lu a été L'insoutenable légèreté de l'être en 2012. Je l'avais adoré même si quelques jours plus tard à peine, j'étais incapable d'en parler... et aujourd'hui encore, je ne me souviens que de quelques bribes et sensations, et presque pas du tout des détails de l'histoire.
Dans son ouvrage L'art du roman qu'il me tarde de lire, Kundera nous dit entre autres, qu'il écrivait ses romans de façon à ce qu'on ne puisse pas les raconter... alors bon.
L'identité a été une lecture différente, peut-être est-ce parce que je l'ai lu en lecture commune et qu'on lisait ensemble chaque chapitre. du coup, j'ai senti que je l'ai mieux lu que le premier, disons que j'étais plus appliquée et plus concentrée dans chaque chapitre. Je prenais aussi le temps de réfléchir et de partager un peu mes pensées ou mes émotions au fur et à mesure, du coup L'identité je m'en souviens et je suis capable de vous en parler deux semaines après l'avoir lu.
Ce roman fait environ 200 pages, divisées en 51 chapitres. Des chapitres très courts donc qui facilitent aussi l'assimilation à mon sens.
L'identité comme son titre l'indique, est un roman qui nous démontre comment notre identité change en fonction des situations que nous vivons au quotidien, avec un zoom sur l'identité de chacun au sein d'un couple et son influence décisive finalement sur l'évolution de celui-ci.
Jean-Marc et Chantal est un couple vivant à Paris. Chantal n'est pas la même personne quand elle est au bureau, puis quand elle est avec son ex belle-famille et enfin quand elle est avec Jean-Marc. Elle a une identité différente selon l'environnement dans lequel elle se trouve, comme nous tous finalement. Jean-Marc se pose des questions sur la véritable identité de Chantal. Qui est-elle vraiment ? Qui est la vraie Chantal ? Est-ce celle qui porte un masque au bureau, ou encore celle qu'elle était dans son précédent mariage ou plutôt n'est-elle réellement elle-même que lorsqu'elle est avec lui et lui seul ?
L'identité est une notion plutôt complexe et n'est certainement pas figée, finalement notre identité est probablement un mélange de toutes nos identités réunies. La capacité d'adaptation est signe d'intelligence comme on dit.
Ce roman est court, se lit très rapidement et n'ayez crainte l'écriture est très fluide. Milan Kundera a le don je trouve de simplifier des notions complexes. Il choisit de traiter des sujets très intéressants, en les abordant d'une manière plutôt simple. En tout cas, je trouve qu'il réussit à transmettre des messages profonds avec une grande fluidité. Ce qui est toujours plus apprécié chez moi que les livres usant de mots compliqués.
L'identité est un ensemble de situations de tous les jours vécues par ce couple, ce sont des dialogues au dîner, les pensées de l'un et de l'autre, comment chacun d'eux voit l'autre et comment sa perception change avec le temps... Notre compagnon n'est plus celui qu'on a connu le premier jour et par conséquent n'est plus celui qu'on a aimé... il devient un étranger, elle devient une inconnue... Personne n'est à l'abri de ce retournement de situations, et c'est même ce qui arrive le plus souvent.
Dans ce roman, nous avons souvent une même situation racontée du point de vue de Chantal, puis de celui de Jean-Marc dans le chapitre suivant, ce qui nous donne un croisement de perceptions intéressant, le plus souvent.
Pour résumer, L'identité est un roman très intéressant, très court en plus et agréable à lire. C'est sûr, cette année je lirai plus de Kundera !
Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2014/01/..
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Citations & extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless24 novembre 2015
Dans ce monde où chacun de nos pas est contrôlé et enregistré, où dans les grands magasins des caméras nous surveillent, où les gens se frôlent sans cesse les uns les autres, où l'homme ne peut même pas faire l'amour sans être interrogé le lendemain par des chercheurs et des sondeurs ("où faites-vous l'amour ?", "combien de fois par semaine ?", "avec ou sans préservatif ?"), comment se peut-il que quelqu'un échappe à la surveillance et disparaisse sans laisser de traces ?

Page 11 - Gallimard
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HardivillerHardiviller15 juin 2015
Je dirais que la quantité d'ennui , si l'ennui est mesurable , est aujourd'hui beaucoup plus élevé qu'autrefois . Parce que les métiers de jadis ,au moins pour une grande part , n'étaient pas pensables sans un attachement passionnel :les paysans amoureux de leurs terres ; les cordonniers qui connaissaient par cœur les pieds de tous les villageois ; les forestiers ; les jardiniers ; je suppose que même les soldats tuaient alors avec passion . le sens de la vie n'était pas une question , il était avec eux , tout naturellement ,dans leurs ateliers , dans leurs champs . Chaque métier avait créé sa propre mentalité sa propre façon d'être . Un médecin pensait autrement qu'un paysan , un militaire avait un autre comportement qu'un instituteur . Aujourd'hui , nous sommes tous pareils , tous unis par la commune indifférence envers notre travail . Cette indifférence est devenue passion , la seule grande passion collective de notre temps .
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mandarine43mandarine4301 août 2011
[ Incipit ]

Un hôtel dans une petite ville au bord de la mer normande qu'ils avaient trouvé par hasard dans un guide. Chantal arriva le vendredi soir pour y passer une nuit solitaire, sans Jean-Marc qui devait la rejoindre le lendemain vers midi. Elle laissa une petite valise dans la chambre, sortit et, après une courte promenade dans des rues inconnues, revint au restaurant de l'hôtel. À sept heures et demie, la salle était encore vide. Elle s'assit à une table en attendant que quelqu'un l'aperçût. De l'autre côté, près de la porte de la cuisine, deux serveuses étaient en pleine discussion. Détestant hausser la voix, Chantal se leva, traversa la salle et s' arrêta près d'elles ; mais elles étaient trop passionnées par leur sujet : « Je te dis, cela fait déjà dix ans. Je les connais. C'est terrible. Et il n'y a aucune trace. Aucune. On en a parlé à la télé.» L'autre : « Qu'est-ce qui a pu lui arriver ? - On ne peut même pas l'imaginer. Et c'est ce qui est horrible. - Un meurtre ? - On a fouillé tous les environs. - Un enlèvement ? - Mais qui ? Et pourquoi ? C'était quelqu'un qui n 'était ni riche ni important. On les a montrés à la télé. Ses enfants, sa femme. Quel désespoir. Tu te rends compte ? »
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zwynszwyns17 avril 2015
Et moi?Comment peux-tu penser à ceux qui ne se retournent plus sur toi alors que moi je cours sans cesse après toi et partout où tu es?
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steph89steph8922 mars 2015
Il aurait beau lui dire qu'il l'aime et la trouve belle, son regard amoureux ne pourrait la consoler. Parce que le regard de l'amour est le regard de l'esseulement. Jean-Marc pensait à la solitude de deux vieux êtres devenus invisibles aux autres: triste solitude qui préfigure la mort. Non, ce dont elle a besoin, ce n'est pas d'un regard d'amour, mais de l'inondation des regards inconnus, grossiers, concupiscents et qui se posent sur elle sans sympathie, sans choix, sans tendresse ni politesse, fatalement, inévitablement. Ces regards la maintiennent dans la société des humains. Le regard de l'amour l'en arrache.
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L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera
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