> François Ricard (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2070411761
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
Car tel est bien l'amour de Jean-Marc et Chantal : un espace aménagé en marge du monde, à l'écart de la vie, contre la vie, en fait, et donc " une hérésie, une transgression des lois non écrites de la communauté humaine ".
François Ricard

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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par SebastienFritsch, le 23 avril 2012

    SebastienFritsch
    Kundera utilise une banale histoire d'amour et ses banals doutes pour nous interroger sur l'identité.
    l'identité de celui que l'on aime.
    L'aimerait-on de la même façon s'il était différent ? Aimerait-on autant quelqu'un qui lui ressemblerait en partie ? L'aimera-t-on encore quand le temps l'aura changé ? C'est ce type de questions qui harcèlent Jean-Marc, le personnage masculin principal, à propos de Chantal. Mais Chantal fait naître aussi des interrogations : aime-t-on l'autre pour ce qu'il est ou pour ce qu'on imagine à son sujet ?
    Alors, quelle est notre identité réelle ? Sommes-nous ce que nous voulons être ? Sommes-nous ce que nous prétendons être ? Jean-Marc se dit marginal et anticonformiste. Il vit au crochet de sa femme, dans le confort. Chantal, pour sa part, a l'impression d'avoir deux visages : dans le privé, elle est sympathique, ouverte, anticonformiste également ; au bureau, elle se plie au protocole de sa boîte de pub, où l'efficacité froide prime sur l'humain, où l'on sourit à tous, même si on souhaiterait en tuer la moitié.
    Ce roman est attachant surtout pour ces questionnements dans lesquels il nous entraîne sans lourdeur. Ce ne sont pas de grandes envolées philosophiques, mais des dialogues, des situations qui posent les sujets et apportent des réponses, propres à chaque personnage. Aucune de ces réponses n'est définitive, assenée comme LA grande vérité. Elles ressemblent plus à des invitations à chercher nos propres réponses.
    Le style, quant à lui, n'est pas désagréable à lire, mais on sent qu'il n'est qu'un outil pour véhiculer des idées, faire avancer l'intrigue (car il y en a une, et on veut savoir jusqu'où iront les deux personnages dans leur quête de leur véritable identité et dans leur rejet des autres identités qu'on leur prête ou qu'ils se sont inventés). Il n'y a donc pas de chaleur ni de poésie dans l'écriture, mais une efficacité à conduire son sujet et à nous entraîner derrière lui qui, finalement, nous fait passer un bon moment. Mais un moment troublant. Comme sont troublants les doutes que l'on peut concevoir sur soi-même.
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    • Livres 3.00/5
    Par lululifat, le 06 mai 2011

    lululifat
    Je me souvenais avoir beaucoup aimé de précédents livres de Kundera, dont L'insoutenable légéreté de l'être. Ici rien de tel, j'ai trouvé l'histoire ennuyeuse malgré quelques vérités sur l'espèce humaine.
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    • Livres 3.00/5
    Par Axielle, le 04 mai 2008

    Axielle
    Attention à tous ceux qui ont dégusté des livres comme « Le Livre du rire et de l'oubli », l' « Insoutenable légèreté de l'Etre », « La vie est ailleurs », vous risquez d'être déçu.
    En revanche, si vous avez aimé \"La Lenteur\" vous devriez apprécier ce livre, il a le même coté déstructuré.
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  • Par lilicrapota, le 19 octobre 2011

    lilicrapota
    ben oui, ça faisait longtemps... et non, celui-là décidément, j'ai beau le relire, il ne "passe pas" je ne lui trouve rien...
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Citations et extraits

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  • Par Axielle, le 04 mai 2008

    voilà la vraie et seule raison d'être de l'amitié : procurer un miroir dans lequel l'autre peut contempler son image d'autrefois qui, sans l'éternel bla-bla de souvenirs entre copains, se serait effacée depuis longtemps
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  • Par mandarine43, le 01 août 2011

    [ Incipit ]

    Un hôtel dans une petite ville au bord de la mer normande qu'ils avaient trouvé par hasard dans un guide. Chantal arriva le vendredi soir pour y passer une nuit solitaire, sans Jean-Marc qui devait la rejoindre le lendemain vers midi. Elle laissa une petite valise dans la chambre, sortit et, après une courte promenade dans des rues inconnues, revint au restaurant de l'hôtel. À sept heures et demie, la salle était encore vide. Elle s'assit à une table en attendant que quelqu'un l'aperçût. De l'autre côté, près de la porte de la cuisine, deux serveuses étaient en pleine discussion. Détestant hausser la voix, Chantal se leva, traversa la salle et s' arrêta près d'elles ; mais elles étaient trop passionnées par leur sujet : « Je te dis, cela fait déjà dix ans. Je les connais. C'est terrible. Et il n'y a aucune trace. Aucune. On en a parlé à la télé.» L'autre : « Qu'est-ce qui a pu lui arriver ? - On ne peut même pas l'imaginer. Et c'est ce qui est horrible. - Un meurtre ? - On a fouillé tous les environs. - Un enlèvement ? - Mais qui ? Et pourquoi ? C'était quelqu'un qui n 'était ni riche ni important. On les a montrés à la télé. Ses enfants, sa femme. Quel désespoir. Tu te rends compte ? »
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  • Par Axielle, le 04 mai 2008

    Un médecin pensait autrement qu'un paysan, un militaire avait un autre comportement qu'un instituteur. Aujourd'hui nous sommes tous pareils, tous unis par la commune indifférence envers notre travail. Cette indifférence est devenue passion. La seule grande passion collective de notre temps.
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  • Par JeanLouisBOIS, le 13 mai 2011

    Est secret ce qui est le plus commun, le plus banal, le plus répétitif et propre à tous: le corps et ses besoins, ses maladies, ses manies, la constipation, par exemple,ou les règles. Si nous cachons pudiquement ces intimités, ce n'est pas parce qu'elles sont tellement personnelles mais, au contraire, parce qu'elles sont si lamentablement impersonnelles. (p.133)
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  • Par JeanLouisBOIS, le 13 mai 2011

    Il aime raconter que dans la littérature des années vingt, en Allemagne ou je ne sais où, il y avait un courant de poésie du quotidien. La publicité, selon lui, réalise a posteriori ce programme poétique. Elle transforme les simples objets de la vie en poésie. Grâce à elle la quotidienneté s'est mise à chanter. (p.39)
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Pour Philippe Delaroche, directeur adjoint de la rédaction de Lire, le roman de Milan Kundera est celui de l'amour moderne par excellence, car il décrit les périls d'une relation consommée.











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