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Edith Soonckindt (Traducteur)Margaret Atwood (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2070789764
Éditeur : Joëlle Losfeld (2006)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Rachel Cameron a trente-quatre ans. Elle est célibataire et enseigne dans la petite ville de Manawaka, au Canada, où elle a toujours vécu. Rachel refuse toute vie sociale et, habitant toujours avec sa mère, s'enferme obstinément dans une vierythmée par les soins qu'elle lui prodigue quotidiennement. Avec le directeur de l'école, avec sa mère, avec sa collègue, Rachel ne trouve jamais la force de s'exprimer, de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
mariecesttout
mariecesttout26 avril 2014
  • Livres 4.00/5
Rachel Cameron, 34 ans, répond une chose et en pense cent autres.. Des questions sans réponses ( qui pourrait lui apporter?), une solitude profonde, une résignation à son sort ( sa soeur est partie loin et n'est pas revenue depuis 4 ans , elle a été désignée pour servir sa mère et enseigner à des enfants qui, au fil des années, se ressembleront tous dans son souvenir).
"Il doit y avoir quelque chose qui cliche dans ma façon de voir les choses ." Et rien qui cloche dans la façon dont "on" la voit?
Et puis... l'apparition de l'assez lamentable , mais peu importe, Nick Kazlick, et le réveil.
J'ai lu des critiques parlant de roman profondément féminin... Oui, peut être parce que c'est un roman qui date de 1966, et que les pages qui relatent la terreur véritable à l'idée d'une grossesse sont extrêmement fortes, violentes et magnifiques ( toutes les solutions sont évoquées, jusqu'au suicide et à l'auto-avortement à l'aiguille à tricoter..). Mais je ne crois pas que cette soumission apparente, avec une grande violence intérieure qui ne demande qu'à déborder, soit spécifiquement féminine..
Ce roman est en tout cas un portrait de femme saisissant de justesse qui donne envie de lire les autres volumes du cycle de Manawaka.
Adapté à l'écran par Paul Newman sous le titre Rachel, Rachel .
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Mariandre
Mariandre25 mai 2013
  • Livres 4.00/5

Le 2e tome du «cycle de Manawaka» nous présente une femme totalement différente de l'anguleuse Hagard Shipley. Rachel Cameron essaie de vivre dans la tête des autres et pour cela, elle devient transparente. L'entreprise la voue à une évanescence insipide jusqu'à ce qu'elle rencontre un homme (dont elle sera brièvement la maîtresse) qui lui fera comprendre qu'elle devra s'inscrire elle-même dans la fuite du temps.
Une écriture impeccable qui dépeint parfaitement le jeu pernicieux de la manipulation.
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Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui10 décembre 2012
Je me demande vraiment pourquoi j’ai aussi impitoyablement pris soin d’elle, comme pour la conserver éternellement, telle une fleur séchée sous verre. Ce n’est pas ma responsabilité. Ça ne l’a jamais été. Je peux prendre soin d’elle, mais un peu seulement. La maintenir en vie n’est pas en mon pouvoir. Quel énorme soulagement que de m’en rendre compte.
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rkhettaouirkhettaoui10 décembre 2012
Il y a des jours où il semble plus difficile d’être patient. Il y a des jours où ils pourraient chahuter ou hurler de leurs vingt-six voix réunies et où ça ne me perturberait pas le moins du monde. Et puis il y a d’autres jours où la moindre chose suffit à me mettre hors de moi
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rkhettaouirkhettaoui10 décembre 2012
Enfant, mon étonnement aurait sûrement été grand si l’on m’avait dit que je reviendrais un jour ici, dans cette salle où je ne suis plus celle qui a peur de déplaire mais le mince géant femelle derrière le bureau sur l’estrade, celle qui a le pouvoir de choisir n’importe quelle craie de couleur dans la boîte et d’écrire absolument n’importe quoi au tableau noir. À l’époque c’était un pouvoir qui paraissait pourtant digne d’être possédé.
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rkhettaouirkhettaoui10 décembre 2012
Il ne reste plus qu’à effacer le mot Funeral. Un vilain mot, aux relents de mortalité. Personne ne meurt jamais à Manawaka, du moins pas de ce côté-ci de la voie ferrée. Nous sommes une assemblée d’immortels. Nous quittons peut-être ce monde sous les divins portails topaze et azur de Calla, mais nous ne mourons pas. La mort est grossière, dénuée de bonnes manières, on n’en parle pas dans la rue.
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rkhettaouirkhettaoui10 décembre 2012
Les strates de rêve sont si nombreuses, il y a tant de membranes trompeuses qui enveloppent l’esprit que j’ignore leur existence, jusqu’à ce qu’une réalité coupante ne les tranche, et je vois alors les créations de mon imaginaire pour ce qu’elles sont, déformées, bizarres, grotesques, une plaisanterie insupportable si on la regarde de l’extérieur.
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Video de Margaret Laurence (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Laurence
A vignette featuring Canadian novelist Margaret Laurence.
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