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ISBN : 2864246317
Éditeur : Editions Métailié


Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Il est difficile de se construire à seize ans, on en meurt parfois.
Laure et Olivier sont partis sur la route, en stop, pour échapper à la violence de leur vie familiale, ils ont fui l’enfer. Max les a suivis mais lui, ses parents l’aiment, ce sont juste... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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  • Par keisha, le 15 décembre 2013

    keisha
    Pourquoi cet emprunt? D'abord Métailié, gage de qualité, et ensuite David le Breton, mieux connu par ses livres non fiction sur la marche et autres thèmes ( Eclats de voix Marcher / Eloge de la marche ). Un polar, pourquoi pas, allons-voir...
    Qu'ont en commun Thomas, professeur de sociologie à Strasbourg, en congé pour se remettre d'un divorce et d'enquêtes sur les guerres de Bosnie et Rwanda, Laure, jeune fugueuse en squat et Ana forcée de se prostituer? Plus qu'on ne croit, à l'aide de coïncidences parfois un poil trop nombreuses. Ana en effet vient de l'ex-Yougoslavie, et est tombée sous la coupe d'un proxénète ancien chef de guerre. Laure a aidé Thomas après une agression et l'a hébergé dans son squat; lorsqu'elle disparaît, Thomas se lance à sa recherche, pensant que sa disparition est liée à celles de Leïla et d'autres jeunes de même profil, sans foyer, en squat, en errance peu prévisible, des proies rêvées pour qui ne veut pas avoir la police à ses basques. Il va découvrir tout un monde de crimes.
    Vous l'avez compris, c'est une ambiance très noire et avec peu d'espoir a priori, même si nos trois héros s'en sortent après avoir frôlé la mort. L'écriture est assez froide, des détails difficiles sont donnés, mais heureusement sans trop appuyer (et c'est bien suffisant!). L'ambiance des squats, des cafés, est bien rendue, on sent un vrai fond de documentation sur les événements dans les Balkans, le monde des squats, des jeunes abusés dans leur enfance, en rupture familiale. Finalement je pense que c'est sur tout cet univers fort éloigné du mien que j'ai aimé en apprendre un peu plus, j'y ai senti une justesse de ton.
    Pour chipoter, je dirai que l'identité du responsable premier des crimes m'a étonnée, son nom (en a t-il changé?) les circonstances où il a reçu sa cicatrice (est-il revenu sur le terrain de la guerre à ce moment-là?) et bien des liens entre Ana et Thomas, par exemple. Fallait-il se centrer sur les jeunes disparus? J'ai aussi trouvé que Thomas décelait un peu vite la raison pour laquelle les jeunes étaient attirés, alors qu'une histoire entendue plus tard dans ses recherches aurait suffi à le mettre sur la piste.
    " Les livres étaient un refuge. Il lui arrivait de se demander pour combien de temps encore. Dans l'univers de Melville, en ce moment, il reprenait ses marques. Et des milliers d'autres livres pourraient encore pour un temps alimenter cette mise à distance. Non pour déserter le monde mais pour y retourner plus fort. On revenait plus solide au cœur de la tempête. Ils étaient une sorte d'oeil du cyclone."

    Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2013/12/mort-sur-la-route.html
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 16 juillet 2012

    Le reste du temps il disposait de la clé de la maison et du frigidaire pour se débrouiller. Il ne manquait de rien, comme lui avait dit une fois sa mère qui lui trouvait l’air un peu triste et le rabrouait à ce propos.
    – On t’a toujours tout donné.
    Ce jour-là il eut envie de lui répondre que ce n’était pas cela qu’il attendait, mais il s’était arrêté ne sachant pas vraiment ce qu’il attendait d’eux.
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  • Par keisha, le 15 décembre 2013

    Les livres étaient un refuge. Il lui arrivait de se demander pour combien de temps encore. Dans l'univers de Melville, en ce moment, il reprenait ses marques. Et des milliers d'autres livres pourraient encore pour un temps alimenter cette mise à distance. Non pour déserter le monde mais pour y retourner plus fort. On revenait plus solide au cœur de la tempête. Ils étaient une sorte d'oeil du cyclone.
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