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ISBN : 2820522858
Éditeur : Bragelonne (2015)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Imaginez un monde antique et fabuleux, un monde de sortilèges et de joyaux, de crânes et d’épées affûtées. Au cœur de cet univers de légende: la cité de Lankhmar, dont les tours et les ruelles grouillent de brigands et de magiciens.
C’est là que se sont rencontrés pour la première fois Fafhrd, barbare des déserts Froids, et le Souricier gris, dont les yeux malicieux luisaient de magie. Ils ne savaient pas encore que leur amitié serait plus longue que mille qu... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Philemont
Philemont18 janvier 2013
  • Livres 4.00/5
Nehwon, anagramme de nowhen (hors du temps), et référence à Samuel Butler et à son Erewhon (1872), est un monde unique. Il est composé de différents royaumes disséminés autour de la Mer Intérieure. Au Nord, il s'agit du verdoyant Pays des Huit Cités, à l'Est on trouvera les cavaliers Mingols qui sillonnent les steppes et le désert. A l'Ouest on voguera sur la Mer Extérieure prometteuse d'inconnu et de mystères.
Et au Sud de Nehwon, Lankhmar est une ville gigantesque dirigée officiellement par un Roi, officieusement par les Guildes, la plus puissante de ces dernières étant la Guilde des Voleurs. L'atmosphère de Lankhmar est pour le moins sordide : entre son architecture et sa structure labyrinthique, les marchands véreux, les voleurs sans foi ni loi, les nobles décadents, les magiciens pervers et les prêtres opportunistes, tout est réuni pour faire de cette capitale un personnage à part entière du Cycle des Épées.
Quant à Fafhrd (prononcez Faf-erd) et le Souricier Gris, les personnages de chair et d'os du cycle, autant laisser à leur créateur le soin de les présenter lui-même : "Fafhrd et le Souricier Gris sont des durs. Des durs de durs. Et pourtant chacun d'eux porte en lui une parcelle d'humanité et ce petit éclat de diamant que l'on nomme l'esprit d'aventure. Ils boivent. Ils festoient. Ils braillent. Ils volent. Ils jouent. Ils courent les filles. Et sûrement, lorsqu'ils tirent l'épée, ce n'est pas toujours pour la meilleure cause. Entre eux et les traîtres, il n'y a parfois que l'épaisseur d'une ombre."
Le Cycle des Épées lui-même se compose d'un roman et de 36 nouvelles de longueur variable, écrits et compilés en sept volumes par Fritz Leiber. le tout a été écrit entre 1939 et 1987, soit en près d'un demi siècle, ce qui l'a conduit bien vite au statut de classique de la Fantasy.
Le cycle est consacré aux aventures de Fafhrd et du Souricier Gris à travers Nehwon, et au-delà… Comme nous l'a dit Fritz Leiber il ne s'agit pas de héros classiques. Ils ne sont pas exempts de défauts, et sont surtout profondément humains, souvent à la limite de la maladresse. Cela permet aussi à l'auteur d'insuffler à ses différents textes un humour décapant, et au lecteur d'être charmé par l'originalité de ce cycle.
Quant au style de Fritz Leiber, sans être grandiose, il n'en est pas moins agréable. On regrettera simplement que certains textes sont des nouvelles de commande conçues pour faire du liant entre les différents épisodes des aventures de Fafhrd et Souricier. Elles sont, sans surprise, d'une qualité moindre par rapport aux textes plus anciens, certaines d'entre elles étant carrément obscures et très largement dispensables.
Il n'en reste pas moins que le Cycle des Épées est cohérent de bout en bout et demeure un excellent moment de lecture que tout amateur de Fantasy se doit d'avoir lu au moins une fois pour son originalité et son apport au genre.
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Gusseuh
Gusseuh17 avril 2010
  • Livres 5.00/5
Parmi la production pléthorique de la fantasy moderne, il convient parfois d'en revenir aux classiques, aux indémodables, aux sources du genre. Il y a "Conan le Cimmérien", le monument lyrique et ténébreux de Robert Howard. Il y a "Le seigneur des anneaux", épopée féérique et mythologique gigantesque du fameux J.R.R. Tolkien. Et puis, moins connu chez nous, il y a "Le cycle des Épées", du grand Fritz Leiber.
Mettant de côté la grandiloquence épique de Howard et le naturalisme poétique de Tolkien, Leiber s'attache à créer un univers cohérent, crédible, médiéval, tournant le dos à tout manichéisme. Bref, un monde crédible, proche du moyen-âge tel qu'on le connaît, à ceci près que nos héros sont voleurs ou magiciens...
Des personnages un tantinet cyniques et immoraux, mais qui n'ont pour seul principe que celui de la survie : leurs quêtes ne sont jamais éloignées de leurs propres besoins, et leur vengeance est souvent un plat qui se déguste bouillant.
Sous l'écriture d'un Leiber en pleine forme, Fafhrd et le Souricier gris survolent les toits de la cité de Lankhmar, et survivent même à l'impensable.
Il est à noter que Leiber, primé à de multiples reprises (7 prix Hugo, 4 Nebula, 2 Locus, 3 World Fantasy...) fut un correspondant assidu de Lovecraft, qui le conseilla pour la rédaction des premières nouvelles du monde des Épées.
Un classique indémodable, à découvrir si possible dans la nouvelle traduction de Bragelonne, moins ampoulée que celle-ci.
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kedrik
kedrik08 septembre 2011
  • Livres 5.00/5
Oui, j'ai un peu honte de n'avoir découvert le cycle des épées qu'à 30 ans. C'est un peu comme aller à l'église sans avoir lu la bible, j'en conviens. Mais je me méfie toujours un peu des classiques (même en fantasy. Surtout en fantasy). Et puis de mon temps, une belle édition de ce cycle, ça n'existait pas. Parce que l'édition Press Pocket de ce style avec un fond argent, une illustration grande comme un timbre, la première phrase du livre sur la couverture écrite en rose... c'était tout sauf une invitation au rêve.
Heureusement, Bragelonne a sorti une nouvelle traduction avec de superbes couvertures de Sarry Long (dont le site regorge de magnifiques illustrations) et Philippe a fait pression sur moi pour que je lise l'oeuvre de Fritz Leiber. Les astres étaient alignés, j'allais pouvoir plonger mon regard sur Lankhmar.
Or donc, Fafhrd (le barbare roux) et le Souricier gris (le brunet) forme un insépar... euh un duo de choc basé sur une amitié souvent mise à rude épreuve. Ils écument Lankhmar, une cité où suinte une magie bien sombre, et louent leurs épées ou courent la gueuse selon que leur bourse est vide ou pleine. Ils ont grand coeur, mais ils n'hésitent pas à faire main basse sur un butin. Ils tombent amoureux aussi vite qu'ils dégainent, se retrouvent fréquemment à ne pas travailler dans le même camp mais finissent invariablement par tout résoudre dans une bonne vieille baston où ils combattent dos à dos comme des frères (sans oublier toutefois de s'envoyer quelques répliques cinglantes pour titiller leur amitié).
C'est un peu Les 3 mousquetaires sans Milady, sans Richelieu, sans les valets, sans les gascons... mouais, ça n'a finalement rien à voir avec le bouquin de Dumas.
Pourquoi est-ce si intéressant ? Toute simplement parce que Fritz Leiber pose içi les bases de la sword & sorcery à papa. Ça a l'air de rien, mais cet écrivain met en scène des voleurs, des guildes, des magiciens retors, des monstres effroyables, une ville séduisante de pêchers... et le tout écrit dès les années 40. Il puise directement dans l'imagerie de Lovecraft, reprend un peu ce que faisait Howard dans ses nouvelles, mais avec un style bien à lui et un univers très sombre.
Bon, forcément, 60 ans plus tard, toutes les nouvelles (car à l'exception du volume 5, tous les livres sont des recueils de nouvelles) ne sont pas géniales, mais ce sont des textes fondateurs qui imposent le respect.
J'avoue que certains passages m'ont prodigieusement gonflé (des voyages interminables, tout ça pour finir immanquablement par revenir à Lankhmar), que je trouve certains artifices de narration aussi horripilants que chez Conan (comme le niveau de language qui est constant chez tous les personnages), que certaines idées ont l'air d'avoir été accouchées sous LSD, mais punaise, c'est fort. On retrouve une certaine malice chez les héros (le Souricier gris me fait penser à Cugel), Lankhmar est comme une sorte de trou noir qui attire à elle tout ce qui gravite autour de ses murs, les sorciers sont plus vicelards que Donald Rumsfled... Y'a bon.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/08/les-cycles-des..
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beugzbee
beugzbee11 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
J'avais déjà lu la série il y a fort longtemps, et la réédition par Bragelonne récemment m'a donné envie de m'y replonger. Ça m'avait laissé de bon souvenirs.
Premier d'une longue liste d'aventure, épées et démons nous pose le décor et les personnages.
D'abord en alternant entre Fafhrd, dans sa toundra natale et son désir de "civilisation" et Souris et son désir de vengeance. D'ailleurs ce dernier passera de souris à Souricier, tout un symbole.
Bien sûr, nos jeunes hommes étant des jeunes hommes, ils trouvent l'amour dans les bras de jeunes femmes, ce qui ne leur apporte pas que du bonheur (j'entends mon homme dire "t'façon, c'est toujours la faute des femmes!", je proteste). Enfin, les choses entraînant un autres, les voilà à Lankhmar, cité de brumes et de mystères.
Ainsi commence leur amitié et leurs aventure.
Je ne vois rien à redire vraiment sur ce livre. le style est facile à suivre et agréable, seuls les dialogues sont un peu... maniérés dirais-je. Les deux compères ne manquent pas d'humour (à défaut, peut-être, d'une peu de morale, personne n'est parfait).
Il se passe plein de chose mais à la fois, je trouve que ce n'est pas assez. C'est vraiment une introduction, on nous présente les personnages et l'univers, les raisons de leurs futures pérégrinations. Vous savez, dans vos cours de français on vous dit que toute histoire est divisée en 5 parties? Bon ben là, le livre entier c'est la situation initiale et l'élément déclencheur. Manque les péripéties.
Donc, forcée de (re)lire la suite!
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Clinkerfr
Clinkerfr19 novembre 2013
  • Livres 2.00/5
Non, décidément je n'accroche pas.
Pourtant, savoir que nous allons partager de longs moments avec le souricier gris et Fafhrd. Errer dans les rues de Lankmar, il faut avouer que c'est tentant. Et bien non, je n'y arrive pas. Après trois tentatives infructueuses, j'ai décidé d'abandonner. le style (la traduction ?) est maladroit et le récit manque de fluidité. A tenter en VO ?
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric30 septembre 2013
Donne plutôt un baiser à un cobra qu'un secret à une femme. Proverbe lankmarien.
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