> Maurice Rambaud (Traducteur)

ISBN : 2020259206
Éditeur : Seuil (2000)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Paul Konig est le médecin-chef de l'Institut médico-légal de New York. Avec plus de quarante ans d'expérience, c'est une sommité au diagnostic parfait ; son jugement fait loi et tous le respectent. L'implacable médecin n'a qu'une faill... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eskalion, le 01 novembre 2010

    Eskalion
    New York, la Grosse Pomme. Surface. Belle et lisse, débordante de vie. Couleurs et lumières. Ville où tout s'agite, se bouscule, s'entrechoque. ville de chairs et de sang. Ville d'actions et de mouvements, où tout se perd et tout s'oublie.
    New York, la Grosse Pomme. Souterraine. le fruit grouille de vers. Noire, blanche et sombre. Ville statique et silencieuse. Ville d'os et de poussière. Refuge des morts. S'y fige la vérité.
    C'est là, à l'abri du tumulte et de l'effervescence du monde des vivants qu'opère Paul Konig, chef de l'Institut médico-légal de New York. Occupant les lieux depuis quarante ans, à déchiffrer les maux d'une société devenue immorale. C'est son domaine, son univers, il en connait le moindre recoin, il y est le maître (« Chaque fois que Konig accomplit cette descente, chaque fois qu'il pénètre dans cet abattoir, ce charnier qu'embrument, toujours plus épaisses, des vagues de miasmes putrides, il se sent submergé par l'impression bizarre, et pourtant parfaitement appropriée, qu'il rentre une fois de plus chez lui»).
    A la tête de son équipe il rassemble, recompose, et déchiffre les corps mutilés, les corps démembrés ou déchiquetés. La vérité est mise à nue, crue, froide (« Tout est écrit là, sous les yeux du médecin, comme si les organes étaient une espèce de papyrus où s'inscrivent les hiéroglyphes absurdes de nos vies »). Car le médecin légiste est un expert, sa renommée est mondiale et son avis fait force de loi dans son domaine.
    Mais Paul Konig est aussi un vivant. Son cœur bat encore. Pour sa fille, là haut, quelque part. Disparue depuis plusieurs semaines. Enfuie. Depuis la mort de sa mère. Depuis le reproche qu'elle en fait à son père. Un coup de téléphone, parfois, mais le silence comme seul interlocuteur. Les flics cherchent.
    Le médecin est en effervescence. Les souvenirs remontent à la surface de sa mémoire. Sa femme emportée par un cancer, cette fille qu'il n'aura pas vu grandir, et qui ne lui pardonne pas d'être un médecin qui ne guérit pas. Chaque retour à la ville, à ce monde qu'il subit et ne maîtrise pas est pour lui une mise en péril.
    Alors il s'enferme dans son travail, s'acharne jusqu'à l'épuisement à reconstituer les corps, à remonter l'histoire de leurs derniers instants. Dans ces salles d'autopsies, rien ne peut l'atteindre. Pas même la calomnie quand celle-ci risque de toucher son service, ni même la trahison d'un membre de son équipe prêt à tout pour lui prendre la place. Aussi froidement et méticuleusement qu'il dissèque, il supportera l'une et écartera l'autre.
    Ce roman a reçu le Grand prix de littérature Policière en 1978. Si je ne me trompe pas, c'est le premier roman qui fait entrer de plain-pied la médecine légale dans l'univers du polar. La précision quasi chirurgicale de Lieberman à décrire le travail du médecin légiste dans ses moindres détails (le travail de recherche de l'auteur a du être phénoménal !) et à retranscrire l'atmosphère des salles d'autopsies reste à ce jour inégalé. Et ce n'est pas l'héroïne de Patricia Cornwell, Kay Scarpetta qui pourra venir concurrencer Paul Konig sur son terrain !
    A travers 500 pages, et l'histoire de ce personnage atypique qu'est Paul Konig, un homme recraché par la vie, et avalé par les morts, c'est à la dissection d'une ville malade, New York, que procède Herbert Lieberman. Et plus de trente ans plus tard, les maux d'hier restent les maux d'aujourd'hui.
    Ce roman s'apprécie autant pour l'histoire qu'il rapporte que pour la science de la médecine légale qu'il narre au fil des pages. Un livre majeur, un classique du roman noir qui doit avoir sa place dans toute bonne bibliothèque de romans policiers qui se respecte.


    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par yoshi73, le 14 janvier 2012

    yoshi73
    Paul Konig est à la tête de la morgue de la ville de New York. C'est une autorité incontestée et incontestable en matière de médecine légale. Paul Konig est passionné par son métier. cette passion s'est faite au détriment de sa famille. Aujourd'hui veuf, il est sans nouvelle de sa fille, Lolly, une vingtaine d'année, qui a quitté la maison du jour au lendemain. L'absence de sa fille unique le ronge. Jusqu'au jour où tout bascule lorsqu'il reçoit le coup de fil d'un homme qui retient sa fille et qui lui promet de la lui rendre contre de l'argent. le monde de Konig s'écroule. D'autant plus que ce coup de fil arrive à un moment où il est fragilisé sur le plan professionnel. En effet, un trafic de corps, orchestré par des membres de la morgue, fait la une des journaux. de plus, son service est mis en cause dans une affaire : une autopsie aurait été bâclée et ses conclusions seraient erronées. Paul Konig est dans la tourmente. Il ne peut compter que sur lui même pour s'en sortir.
    Voilà un livre que l'on a du mal à reposer une fois commencé. L'histoire est très rythmée. On suit tout à la fois le quotidien de la morgue de New York avec son lot de cadavres qui sont autant d'énigmes à résoudre, les manoeuvres politiques entre les différents services de la Ville et la vie du docteur Paul Konig. Ce livre offre une visite des bas-fonds de la ville de New York. Une balade assez sordide! On sent l'énorme travail que l'auteur a fait en enquêtant pendant plus d'un an dans les morgues de Manhattan.
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    • Livres 2.00/5
    Par C-Liner, le 15 février 2011

    C-Liner
    J'étais impatiente de lire le roman de Lieberman mais après lecture, je suis mitigée dans mon jugement.
    Je comprend pourquoi Necropolis est un classique : on y retrouve tous les codes d'un bon roman policier noir /polar mais... il manque le truc!
    Ca manque cruellement d'originalité.
    A la décharge de l'auteur, le roman date des années 70 : peut etre sommes nous, lecteurs d'aujourd'hui, plus exigents. Je ne sais pas.
    Toujours est il que j'ai trouvé les histoires dans lesquelles le docteur Konig est impliqué fades et faciles.
    Même l'histoire de l'enlèvement de sa fille sent l'histoire courrue d'avance. Limite déçue au dénouement : on espère un peu de rebondissement mais non. Rien.
    Dommage car les idées de départ sont excellentes : peut etre que, plutot que de multiplier les enquètes, l'auteur aurait du se concentrer sur une à la fois en gardant l'enlèvement de sa fille en toile de fond.
    Donc Nécropolis est un classique du genre mais qui sent un peu la naphtaline...
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    • Livres 5.00/5
    Par Bruno19, le 16 janvier 2011

    Bruno19
    Un roman policier qui m'a interessé et même passionné sur trois aspects. Sur l'aspect medecine légale tout d'abord. Car ce coté scientifique y est précis, documenté, plus que dans la plupart des autres livres abordant le sujet que j'ai pu lire depuis. Sur la vie nocturne et policière de New york prenante comme un film noir réussi. Sur le personnage principal enfin, grand professionnel dans son activité et si imparfait dans sa vie civile, avec le drame qui le ronge et l'angoisse pour sa fille disparu qui le mine.
    Je pense que c'est presque un "classique" qu'il faudrait lire si l'on est amateur de policier ou de roman noir.
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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 13 janvier 2011

    maltese
    "Excepté Mahatma nul ne connaît les malheurs de Mahatma."
    Cette citation anonyme mise en exergue résume parfaitement le calvaire de Paul Konig, qui apparaît aux yeux des autres comme une personne forte, véritable maître de son art, et dont les faiblesses ne sont pas comprises.
    Un roman très noir décrivant un médecin en proie à une vie difficile et solitaire, en pleine détresse.
    Les dernières pages plongent le lecteur dans un suspense formidable de maîtrise, très éprouvant. le caractère inéluctable de la mort n'a jamais été aussi bien marqué à mon avis dans la littérature policière.
    L'évocation de New-York, personnage à part entière, est une réussite.
    Un formidable roman sur l'incommunicabilité des êtres.
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Citations et extraits

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  • Par Spilett, le 05 juillet 2010

    Le psychiatre sait tout et ne fait rien.
    Le chirurgien ne sait rien et fait tout.
    Le dermatologue ne sait rien ni ne fait rien.
    Le médecin légiste sait tout, mais un jour trop tard.

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  • Par Eskalion, le 09 janvier 2011

    Chaque fois que Konig accomplit cette descente, chaque fois qu’il pénètre dans cet abattoir, ce charnier qu’embrument, toujours plus épaisses, des vagues de miasmes putrides, il se sent submergé par l’impression bizarre, et pourtant parfaitement appropriée, qu’il rentre une fois de plus chez lui
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  • Par Eskalion, le 09 janvier 2011

    Tout est écrit là, sous les yeux du médecin, comme si les organes étaient une espèce de papyrus où s’inscrivent les hiéroglyphes absurdes de nos vies
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  • Par nina2loin, le 20 janvier 2012

    "...la tête numéro 2 appartient au même corps que le tronc complètement reconstitué et que la tête numéro 1 appartient au même corps que le tronc supérieur partiellement reconstitué."
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