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ISBN : 2290057290
Éditeur : J'ai Lu (2014)


Note moyenne : 2.42/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce roman, même s'il s’intitule Richard Yates, n’a aucun rapport avec l’auteur éponyme… Ce n’est en aucun cas une biographie, le titre fait plutôt appel (même s’il est fait référence à quelques reprises à l’écrivain Richard Yates) à la sensation d’approximation, de « réa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par aranzueque-arrieta, le 01 mai 2012

    aranzueque-arrieta
    Richard Yates
    Tao Lin
    Au Diable Vauvert
    Richard Yates raconte l'histoire de Dakota Fanning et de Haley Joel Osment ; les deux personnages n'ont rien à voir avec leurs homonymes, de jeunes acteurs américains.
    Haley, 22 ans, écrivain paumé, geek confirmé, fait connaissance de Dakota, 16 ans, lycéenne, grâce au chat Gmail.
    Il habite à New-York et elle dans le New-Jersey. Ils se rencontrent rapidement de façon illicite, parvenant à tromper la vigilance de la mère de Dakota. Lorsque celle-ci découvre leur relation, elle menace d'appeler la police, car sa fille est mineure. Elle se rétracte finalement, acceptant même de connaître Haley.
    Dakota vomit tout ce qu'elle mange. Elle cache son trouble nutritionnel à son ami, qui se nourrit exclusivement de produits bio végétariens. Dès qu'il prend connaissance de son problème, il tente de l'aider.
    Haley déménage dans le New-Jersey, essaie de comprendre pourquoi Dakota lui ment et met un point d'honneur à la guérir.
    L'argument du livre est plutôt basique, mais l'intérêt du roman réside dans son architecture narrative extrêmement épurée et novatrice.
    L'histoire est une succession de textos, de mails des deux personnages et de réflexions de Haley Joel Osment.
    La plupart des dialogues sont des conversations écrites issues du chat Gmail ; il s'agit donc d'une mise en écriture de l'écriture, une retranscription écrite d'une langue nouvelle, spécifique à Internet, dont la frontière se situe entre le langage écrit et oral. C'est là que réside l'intérêt de Richard Yates.
    Tao Lin s'approprie le langage d'Internet utilisé dans les réseaux sociaux. On observe une mise en abîme de l'écriture.
    Son matériau narratif puise dans l'utilisation double de l'écriture comme moyen de communication. Les phrases sont très basiques. le narrateur se contente de répéter à la fin de chaque échange « a dit Dakota Fanning » et « a dit Haley Joel Osment », ne se permettant aucun synonyme de « dire », pour épurer au maximum son style et coller le plus à la réalité. Les dialogues sont répétitifs et tournent autour des mêmes thèmes, le mensonge, l'alimentation, les vols dans les magasins, les envies de suicide...
    Le deuxième aspect passionnant d'un point de vue stylistique est que Tao Lin s'évertue à retranscrire de la façon la plus réaliste possible le monde et le langage virtuel, celui qu'utilisent les jeunes lors de leurs dialogues écrits (parlés à l'écrit!) dans les réseaux sociaux.
    Les prises de paroles (écrites) sont saturés de gimmick, comme dans la culture pop musicale ; cela donne au texte une dimension incantatoire, complètement envoutante, conférant au livre un relief et une envergure esthétique qui n'est pas évidente de prime abord.
    Le travail d'écriture de Richard Yates est remarquable. le titre du roman fait référence à l'auteur américain, mais celui-ci n'apparait pas dans le livre, si ce n'est quand Haley Joel Osment lit les œuvres du vrai Richard Yates. Outre l'aspect comique de ce canular, le titre donne tout son sens au roman, car il joue sur le concept de vrai et de faux.
    Tao Lin fait appel à la théorie de l'hyperréalité développé par Baudrillard et Debord ; le livre reconstruit une dimension hyperréelle du langage utilisée dans les réseaux sociaux pour en faire quelque chose de factice. On est dans une double « fictionnalisation » du langage : retranscrire le faux, le virtuel en donnant un aspect réel, vrai à travers l'écriture, mais cela devient tellement réel, hypperréel, que l'on sombre dans le faux. N'est-ce pas une possible définition de la fiction ?
    Au-delà de la critique, ou plutôt de l'exposition naturaliste de la vie de deux jeunes américains issus de la middle class, dont la vie reflète le vide absolu, c'est la réflexion sur l'écriture (ou les écritures) et ses différentes dimensions qui font de Richard Yates un roman décalé qui marquera une certaine conception de la littérature.
    Un livre épatant, brillantissime et révolutionnaire !
    http://faranzuequearrieta.fr

    Lien : http://faranzuequearrieta.skyrock.com/3064855285-Richard-Yates-de-Ta..
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    • Livres 4.00/5
    Par kafloka, le 15 août 2013

    kafloka
    J'ai aimé ce roman de Tao Lin même si je pense qu'il est indispensable de lire ses romans et poèmes dans leur version originale anglaise pour pouvoir apprécier le style véritable de l'auteur.
    J'aime son ton détaché et ironique, ultrasensible, légèrement fataliste.
    J'aime la grande attention qu'il porte à ses personnages et l'épaisseur psychologique qu'il leur donne ; j'aime le fait que ses personnages soient en général des êtres solitaires et confus, mais très lucides.
    Je pense que Tao Lin est un écrivain important parmi tous les autres auteurs américains du XXIe siècle. Je pense qu'il en est un représentant très intéressant et clairvoyant.
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    • Livres 3.00/5
    Par Culturopoing, le 23 février 2012

    Culturopoing
    « Et des enfants perdus sans collier, aujourd'hui j'en connais des milliers, et peut être des millions demain, demain je n'aurai plus que des amis… » ; Les paroles d'Arnaud Fleurent Didier relatives aux réseaux sociaux seraient susceptibles de préfacer le livre de Tao Lin, en effet ce dernier a puisé dans les codes de la génération Internet pour savamment orchestrer son récit.

    Tao Lin, né en 1983 et résidant à New York, peut être considéré comme le héraut d'une nouvelle génération d'auteurs dont la notoriété a été acquise sur la Toile. « Richard Yates » est son premier roman traduit en français.

    Critique complète sur Culturopoing !

    Lien : http://www.culturopoing.com/Livres/Tao+Lin+Richard+Yates+-4645
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    • Livres 1.00/5
    Par Alyla, le 25 janvier 2014

    Alyla
    J'ai rapporté ce livre à la librairie avec une expression neutre sur le visage.

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    • Livres 2.00/5
    Par vegalia, le 14 novembre 2013

    vegalia
    Je n'ai pas aimé la lecture de ce livre. Ce discours vulgaire entre deux jeunes paumés ne m'a pas du tout captivée, plutôt ennuyée.

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Critiques presse (6)


  • Actualitte , le 25 janvier 2012
    Tantôt adulé, tantôt détesté, Tao Lin, considéré par la presse américaine comme un « prodige » ne laisse personne indifférent.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LeMonde , le 23 janvier 2012
    Texte intentionnellement monocorde, Richard Yates pose une autre question qui dépasse le dispositif du chat : est-il possible de décrire la vacuité d'une époque sans être aspiré par elle ?
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 23 janvier 2012
    Richard Yates génère un état de stupeur qui appartient autant à Internet qu'aux morphiniques.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 23 janvier 2012
    Richard Yates fonctionne manifestement comme un pendant érotico-ludique au néoromantisme, même si ses personnages, eux, n'en ont pas tout à fait fini avec lui.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 11 janvier 2012
    Sorte de post-Bret Easton Ellis de la littérature américaine, Tao Lin vient de réussir là où Flaubert avait échoué: écrire un livre sur rien.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LesEchos , le 10 janvier 2012
    Tao Lin nous décrit une relation affective complexe et sans temps mort, où les e-mails et les textos comblent les vides -les amants, même séparés, sont en communication constante.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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BooKalicious Interview #1 : Tao Lin
Interview de Tao Lin à l'occasion de la sortie de son nouveau roman, Tai Pei, aux Editions du Diable Vauvert. Retrouvez-nous sur Facebook : http://tinyurl.co...








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