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ISBN : 2743627913
Éditeur : Payot et Rivages (2014)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 244 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qu'y-a-t-il de commun entre Vic Wilcox, directeur général de Pringle and Sons, une entreprise de métallurgie anglaise en pleine restructuration et Robyn Penrose, une jeune universitaire spécialiste des jeux de déconstruction littéraire et plus particulièrement de l'étud... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Magenta, le 22 octobre 2013

    Magenta
    J'ai bien aimé cette rencontre entre le monde intellectuel et le monde ouvrier!
    Une prof de littérature ultra-féministe spécialiste en littérature industrielle, mais qui ne connait rien à l'industrie, se retrouve stagiaire du patron d'une usine qui ne voit que la rentabilité.
    Ils vont forcément réfléchir et revenir sur certains de leurs principes.
    Un très bon David Lodge!
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    • Livres 3.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 15 novembre 2012

    Loutre_des_Rivieres
    David Lodge est un des grands représentants du "campus novel" à l'anglaise et j'en suis très friande. Cette fois ci, avec Jeux de Société, il nous emmène à l'université de Rummidge ( inspirée de Birmingham) et évoque la rencontre hautement improbable entre Vic Wilcox, patron d'une fonderie, plutôt sur de lui, la quarantaine, marié, 3 enfants, et Robyn Penrose, universitaire spécialisée dans le roman industriels, complètement dans son monde, et qui ne pense qu'à son éventuelle titularisation. En acceptant un programme de rapprochement entre l'université et les entreprises, Robyn doit passer une journée par semaine pendant un an avec Vic Wilcox, ce qui espère t'elle jouera en sa faveur pour sa titularisation. Ils vont alors, bien que très différents, beaucoup apprendre l'un de l'autre.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 05 mai 2011

    kathy
    La confrontation de classes, de culture, de style, de langage ou d'esprit est un sujet cher à David Lodge. Dans " Jeu de société ", la comparaison se fait entre Robyn, la trentaine, professeur de littérature brillante, indépendante, ultré féministe, progressiste, idéaliste, fidèle à une relation sans engagement aucun , et Vic Wilcox, quadra machiste , voué à son travail de directeur d'entreprise de métallurgie, bosseur et terre-à-terre, rechignant à tout effort intellectuel qui ne sert pas son usine, s'ennuyant entre le foot, ses enfants blasés et une femme préoccupée par la ménopause, qu'il aime par habitude.
    David Lodge va faire se rencontrer ces deux personnages aux antipodes l'un de l'autre, et nous montrer que malgré tout un tas de clichés (qui nous enferment très vite dans des certitudes et nous empêchent de communiquer), finalement rien n'est figé.
    Une vision lucide sur le sens de la vie et la relativité des rapports humains qui s'établissent suivant des codes finalement peu objectifs.

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  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota
    ecture agréable. J'admire ces auteurs qui sont documentés à fond sur un sujet et peuvent en parler comme s'ils avaient fait ça toute leur vie. Dans le cas présent, l'histoire mêle la vie de deux personnages, Vic, directeur d'entreprise (donc l'auteur développe avec succès 1- tout ce qui est technique dans l'entreprise, les machines, les ouvriers, le travail autour des matériaux etc, 2- tout ce qui est commercial, économique, concurrentiel etc. En face, diamétralement opposé, Robyn, docteur en littérature anglaise spécialiste du roman industriel et de littérature féminine, est capable de tenir avec son ami et collègue Charles des discussions absolument incroyables sur la sémiologie des textes, des analyses de critiques ou des « dissections » d'œuvres… je n'ai pas tout compris même si à une autre époque j'aurai farfouillé un peu partout pour trouver et comprendre le sens des mots et des analyses –là j'ai lu c'est tout, ça fait bien longtemps que j'ai quitté la fac !
    Bref ! donc pour faire court Robyn se retrouve stagiaire de Vic dans le cadre d'un partenariat entre université et entreprise, ce qui au départ ne la ravit pas mais finalement lui fait entrevoir le monde différemment en lui offrant une vision neuve sur d'autres classes de la société en la débarrassant de ses préjugés (et Vic idem dans l'autre sens). Il s'ensuit qu'ils auront une aventure ensemble, qui ne mènera nulle part mais qui aura pour intérêt au final de les « remettre en selle », d'adapter le parcours de leur vie à leurs rêves (Vic redécouvre sa femme et décide de monter sa propre entreprise après s'être fait virer ; Robyn choisit d'exercer le métier qu'elle aime et d'assouvir ses idéaux au détriment d'un meilleur poste et d'un plus gros salaire).
    Il est surtout question ici de deux niveaux de la société qui se regardent, s'affrontent et finalement se complètent. Paraîtrait que c'est un thème récurrent dans la littérature anglaise mais moi y'en a pas savoir… moi pas avoir beaucoup lu littérature anglaise… moi avoir déjà lu « thérapy » du même auteur mais moi plus me souvenir, trop loin…
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    • Livres 4.00/5
    Par Malice, le 29 août 2012

    Malice
    Wilcox est le directeur général de Pringel and Sons, une entreprise de métallurgie anglaise en pleine restructuration. Il est très attaché aux privilège de sa classe. Robyn va être stagiaire auprès de Vic dans le cadre de "l'année de l'industrie". Elle va découvrir avec horreur le monde impitoyable de l'industrie qui est tout l'opposé du monde douillet et feutré de l'université. Vic Wilcox apprendra a découvrir Robyn avec beaucoup de plaisir, surtout que sa vie affective avec Majorie bat de l'aile. Puis par la suite au fil du temps, Vic se remet en cause ses préjugés et décide de découvrir la littérature anglaise : Jane Eyre, il se découvre une passion pour le poète Tennyson. Il devient le stagiaire de Robyn et c'est assez amusant.
    Ce livre a tout a toutes les configurations d'un roman victorien détourné et privé de sa morale qui interroge une société obsédée par le culte des différences de classe, de culture, de milieu sociale.
    Grâce à cette confrontation Robyn autant que Vic élargiront leurs visions de la vie cantonnées jusque là à leurs seuls univers. Cette confrontation brutale est très drôle, on passe un excellent moment de lecture très agréable ! David Lodge avec ce roman a su faire une excellente critique de la société anglaise sous l'ère de Margaret Thatcher.

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.fr/2009/04/david-lodge-jeau-de-societ..
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 05 mai 2011

    Il y avait des années qu'il n'éprouvait plus aucun désir spontané envers Marjorie, et maintenant il ne pouvait même plus se forcer à en avoir. Quand elle avait donné des signes de ne plus désirer de relations sexuelles, sous prétexte qu'elle en était arrivée à cette étape de sa vie, il s'était senti secrètement soulagé. La jeune fille gironde et pleine de fossettes qu'il avait épousée était maintenant devenue un petit boudin vieillissant qui se colorait les cheveux et se maquillait trop. Son corps potelé le mettait mal à l'aise quand par hasard il le voyait nu, et, son esprit, lorsqu'elle se risquait à l'exhiber, le mettait presque aussi mal à l'aise. Il eût été futile de s'en plaindre, car on ne voyait pas maintenant comment elle pouvait changer et devenir soudain intelligente, spirituelle ou sophistiquée, pas plus qu'on ne voyait comment elle pouvait devenir grande, mince et athlétique. Il avait épousé Marjorie pour ce qu'elle était, une jeune femme simple, dévouée et docile, une de ces beautés joufflues qui a trop vite tendance à devenir grassouillette, et il avait bien fallu qu'il l'acceptât telle qu'elle était. Vic avait des idées vieillottes sur le mariage. Une femme ce n'était pas comme une voiture : pas question de faire un échange-standard quand la nouveauté s'émousse ou que la carrosserie commence à tomber en morceaux. Si vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur, tant pis pour vous, vous n'avez qu'à prendre votre mal en patience. Rien ne vous oblige, en revanche, se disait-il tristement, à faire votre devoir conjugal.
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  • Par litolff, le 01 octobre 2010

    Vic secoue son pénis pour en faire tomber la dernière goutte, prenant soin de ne pas asperger le tapis rose en peluche synthétique qui entoure le siège , et actionne la chasse d'eau. La maison possède quatre W.C., ce qui inquiète beaucoup le père de Vic.
    - Quatre W.C. ? avait-il dit la première fois qu'il avait visité la maison. J'ai bien compté ?
    - Qu'est-ce que tu reproches à ça Papa ? avait demandé Vic pour le taquiner. T'as peur que la nappe phréatique s'épuise si on les actionne tous en même temps ?
    - Non, mais si un jour on rationne l'eau, hein ? Tu seras bien attrapé.
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  • Par mayang, le 11 octobre 2011

    Les soucis s'abattent sur lui comme ces vaisseaux spatiaux ennemis dans un jeu vidéo de Gary. Il recule, s'esquive, il leur règle leur compte comme par miracle, mais l'assaut n'en finit pas: le compte Avco, le compte Rauwlinson, le prix de la gueuse, la valeur de la livre, la concurrence avec Foundrax, l'incompétence de son Directeur de Marketing, les pannes continuelles de la soufflerie de noyaux, le vandalisme dans les toilettes de l'atelier d'ébarbage, les exigences de son chef de secteur, les comptes du mois dernier, les prévisions trimestrielles, le bilan annuel...(page 15)
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  • Par Malice, le 29 août 2012

    Maître de Conférences Associé en littérature anglaise à l'université de Rummidge, considère que le "personnage" est un mythe bourgeois, une illusion créée à seule fin de renforcer l'idéologie capitaliste.

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  • Par litolff, le 01 octobre 2010

    Le seul vêtement de Robyn qui ait été fait en Grande-Bretagne est le dernier qu'elle enlève. "J'achète toujours mes culottes chez Marks and Spencer's" dit-elle avec un petit sourire.

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Vidéo de David Lodge

David Lodge - Transfuge magazine .
Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.








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