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Maurice Couturier (Traducteur)Yvonne Couturier (Traducteur)
ISBN : 2869304560
Éditeur : Payot et Rivages (1991)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 357 notes)
Résumé :
Qu'y-a-t-il de commun entre Vic Wilcox, directeur général de Pringle and Sons, une entreprise de métallurgie anglaise en pleine restructuration et Robyn Penrose, une jeune universitaire spécialiste des jeux de déconstruction littéraire et plus particulièrement de l'étude sémiologique des "romans industriels" victoriens?

Pas grand-chose en apparence. Vic Wilcox est un pragmatique bourru attaché aux privilèges de sa classe. Robyn Penrose a beau se qual... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
cmpf03 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Dans ce roman, David Lodge fait se rencontrer deux univers : celui de l’Université qu’il connaît bien en tant qu’ex enseignant et celui de l’industrie.
Nous sommes en 1986 vers la fin des années Thatcher. Vic Wilcox est directeur général d’une société de métallurgie soumise à beaucoup de concurrence dans un contexte de récession, Robyn Penrose qui espère une titularisation malgré les restrictions budgétaires, enseigne la déconstruction littéraire à propos de la littérature féminine et du roman industriel du XIXème siècle.
Par ailleurs Wilcox, la quarantaine est marié avec trois enfants ado, le dialogue est absent de sa famille avec laquelle il s’ennuie tant qu’il est heureux lorsqu’arrive le lundi. Penrose est célibataire, vit une relation fluctuante avec un autre universitaire, et est farouchement féministe.
Chacun vit dans son univers, ignorant tout de celui de l’autre et sans aucune envie de le découvrir.
Mais voilà que pour célébrer l’année de l’Industrie il a été décidé qu’un enseignant suivrait un stage auprès d’un cadre supérieur dans une usine. C’est ainsi que ces deux personnes si éloignées l’une de l’autre vont devoir confronter leurs façons d’être et de penser une journée par semaine.
Les clichés sont évidemment nombreux, ce qui fait le sel du livre. Et celui-ci se termine en happy end mais est-ce que cela sera celle à laquelle vous vous attendiez ?
Pour ma part je n’ai pas été déçue par cette fable.

Challenge ABC 2015-2016
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ROMANCERLAVIE
ROMANCERLAVIE21 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Un petit joyau de David Lodge! Et pourtant les personnages au départ n'ont rien pour nous séduire: La professeure de littérature féminine, snob et vivant dans un monde coupé des réalités, le patron d'une entreprise légèrement cynique, vivant dans le monde de la rationalisation économique. Ces deux là vont se rencontrer, se jauger, se juger, se découvrir. Leurs échanges, accompagnés par une voix off qui les pose dans leurs forces et fragilités, nous passionnent d'emblée. Nous finissons bien sûr par les accompagner avec sympathie ou énervement mais surtout avec une certaine affection. L'Angleterre des restructurations et des universités se décrit sous la présidence de la Dame de Fer. Etudiants et ouvriers marchent parfois côte à côte mais se rencontrent ils vraiment? Les personnages secondaires ont également de l'étoffe, et là je pense particulièrement à Marjorie, l'épouse de Vic Wilcox , le directeur général de Pringle. Peu de surprises dans ce roman mais un rythme réjouissant qui nous fait apprécier ce monde si merveilleux de la lecture. le premier ou un des tous premiers de David Lodge, il me semble, où l'on voit certains personnages futurs poindre le bout de leur nez. A lire pour ceux qui ne connaîtraient pas cet excellent écrivain qui trempe sa plume dans l'humour le plus britannique qui soit.
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Magenta
Magenta22 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
J'ai bien aimé cette rencontre entre le monde intellectuel et le monde ouvrier!
Une prof de littérature ultra-féministe spécialiste en littérature industrielle, mais qui ne connait rien à l'industrie, se retrouve stagiaire du patron d'une usine qui ne voit que la rentabilité.
Ils vont forcément réfléchir et revenir sur certains de leurs principes.
Un très bon David Lodge!
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docare
docare31 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Brillant...Mais David Lodge nous y a habitués. Il est donc difficile de faire un choix dans une oeuvre foisonnante où l'on retrouve toujours un universitaire loin des trivialités quotidiennes confronté à des mondes, à des moeurs, à des vies jusque là inconnus. Il y a un continuum chez David Lodge qui arrive cependant à nous surprendre et à nous passionner à chaque opus, le tout agrémenté de cet humour très British inimitable.
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Loutre_des_Rivieres
Loutre_des_Rivieres15 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
David Lodge est un des grands représentants du "campus novel" à l'anglaise et j'en suis très friande. Cette fois ci, avec Jeux de Société, il nous emmène à l'université de Rummidge ( inspirée de Birmingham) et évoque la rencontre hautement improbable entre Vic Wilcox, patron d'une fonderie, plutôt sur de lui, la quarantaine, marié, 3 enfants, et Robyn Penrose, universitaire spécialisée dans le roman industriels, complètement dans son monde, et qui ne pense qu'à son éventuelle titularisation. En acceptant un programme de rapprochement entre l'université et les entreprises, Robyn doit passer une journée par semaine pendant un an avec Vic Wilcox, ce qui espère t'elle jouera en sa faveur pour sa titularisation. Ils vont alors, bien que très différents, beaucoup apprendre l'un de l'autre.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2wellibus212 août 2016
Avez-vous remarqué que dans notre monde moderne les bonnes nouvelles arrivent par le téléphone et les mauvaises par la poste ?
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kathykathy05 mai 2011
Il y avait des années qu'il n'éprouvait plus aucun désir spontané envers Marjorie, et maintenant il ne pouvait même plus se forcer à en avoir. Quand elle avait donné des signes de ne plus désirer de relations sexuelles, sous prétexte qu'elle en était arrivée à cette étape de sa vie, il s'était senti secrètement soulagé. La jeune fille gironde et pleine de fossettes qu'il avait épousée était maintenant devenue un petit boudin vieillissant qui se colorait les cheveux et se maquillait trop. Son corps potelé le mettait mal à l'aise quand par hasard il le voyait nu, et, son esprit, lorsqu'elle se risquait à l'exhiber, le mettait presque aussi mal à l'aise. Il eût été futile de s'en plaindre, car on ne voyait pas maintenant comment elle pouvait changer et devenir soudain intelligente, spirituelle ou sophistiquée, pas plus qu'on ne voyait comment elle pouvait devenir grande, mince et athlétique. Il avait épousé Marjorie pour ce qu'elle était, une jeune femme simple, dévouée et docile, une de ces beautés joufflues qui a trop vite tendance à devenir grassouillette, et il avait bien fallu qu'il l'acceptât telle qu'elle était. Vic avait des idées vieillottes sur le mariage. Une femme ce n'était pas comme une voiture : pas question de faire un échange-standard quand la nouveauté s'émousse ou que la carrosserie commence à tomber en morceaux. Si vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur, tant pis pour vous, vous n'avez qu'à prendre votre mal en patience. Rien ne vous oblige, en revanche, se disait-il tristement, à faire votre devoir conjugal.
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wellibus2wellibus209 août 2016
....., nous avons grandi à une époque où l'Etat jouait le jeu : écoles publiques, universités publiques, arts subventionnés par l'argent public, protection sociale et médecine financées par l'Etat -- voilà les choses auxquelles croyaient les esprits les plus progressistes, les plus dynamiques. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. La gauche fait semblant d'y croire encore mais n'arrive à convaincre personne, encore moins à se convaincre elle-même.
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litolfflitolff01 octobre 2010
Vic secoue son pénis pour en faire tomber la dernière goutte, prenant soin de ne pas asperger le tapis rose en peluche synthétique qui entoure le siège , et actionne la chasse d'eau. La maison possède quatre W.C., ce qui inquiète beaucoup le père de Vic.
- Quatre W.C. ? avait-il dit la première fois qu'il avait visité la maison. J'ai bien compté ?
- Qu'est-ce que tu reproches à ça Papa ? avait demandé Vic pour le taquiner. T'as peur que la nappe phréatique s'épuise si on les actionne tous en même temps ?
- Non, mais si un jour on rationne l'eau, hein ? Tu seras bien attrapé.
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mayangmayang11 octobre 2011
Les soucis s'abattent sur lui comme ces vaisseaux spatiaux ennemis dans un jeu vidéo de Gary. Il recule, s'esquive, il leur règle leur compte comme par miracle, mais l'assaut n'en finit pas: le compte Avco, le compte Rauwlinson, le prix de la gueuse, la valeur de la livre, la concurrence avec Foundrax, l'incompétence de son Directeur de Marketing, les pannes continuelles de la soufflerie de noyaux, le vandalisme dans les toilettes de l'atelier d'ébarbage, les exigences de son chef de secteur, les comptes du mois dernier, les prévisions trimestrielles, le bilan annuel...(page 15)
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Videos de David Lodge (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Lodge
David Lodge - Transfuge magazine .Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.
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