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Maurice Couturier (Traducteur)Yvonne Couturier (Traducteur)
ISBN : 2869304560
Éditeur : Payot et Rivages (1991)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 332 notes)
Résumé :
Qu'y-a-t-il de commun entre Vic Wilcox, directeur général de Pringle and Sons, une entreprise de métallurgie anglaise en pleine restructuration et Robyn Penrose, une jeune universitaire spécialiste des jeux de déconstruction littéraire et plus particulièrement de l'étude sémiologique des "romans industriels" victoriens?

Pas grand-chose en apparence. Vic Wilcox est un pragmatique bourru attaché aux privilèges de sa classe. Robyn Penrose a beau se qual... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
cmpf03 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Dans ce roman, David Lodge fait se rencontrer deux univers : celui de l’Université qu’il connaît bien en tant qu’ex enseignant et celui de l’industrie.
Nous sommes en 1986 vers la fin des années Thatcher. Vic Wilcox est directeur général d’une société de métallurgie soumise à beaucoup de concurrence dans un contexte de récession, Robyn Penrose qui espère une titularisation malgré les restrictions budgétaires, enseigne la déconstruction littéraire à propos de la littérature féminine et du roman industriel du XIXème siècle.
Par ailleurs Wilcox, la quarantaine est marié avec trois enfants ado, le dialogue est absent de sa famille avec laquelle il s’ennuie tant qu’il est heureux lorsqu’arrive le lundi. Penrose est célibataire, vit une relation fluctuante avec un autre universitaire, et est farouchement féministe.
Chacun vit dans son univers, ignorant tout de celui de l’autre et sans aucune envie de le découvrir.
Mais voilà que pour célébrer l’année de l’Industrie il a été décidé qu’un enseignant suivrait un stage auprès d’un cadre supérieur dans une usine. C’est ainsi que ces deux personnes si éloignées l’une de l’autre vont devoir confronter leurs façons d’être et de penser une journée par semaine.
Les clichés sont évidemment nombreux, ce qui fait le sel du livre. Et celui-ci se termine en happy end mais est-ce que cela sera celle à laquelle vous vous attendiez ?
Pour ma part je n’ai pas été déçue par cette fable.

Challenge ABC 2015-2016
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Magenta
Magenta22 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
J'ai bien aimé cette rencontre entre le monde intellectuel et le monde ouvrier!
Une prof de littérature ultra-féministe spécialiste en littérature industrielle, mais qui ne connait rien à l'industrie, se retrouve stagiaire du patron d'une usine qui ne voit que la rentabilité.
Ils vont forcément réfléchir et revenir sur certains de leurs principes.
Un très bon David Lodge!
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Loutre_des_Rivieres
Loutre_des_Rivieres15 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
David Lodge est un des grands représentants du "campus novel" à l'anglaise et j'en suis très friande. Cette fois ci, avec Jeux de Société, il nous emmène à l'université de Rummidge ( inspirée de Birmingham) et évoque la rencontre hautement improbable entre Vic Wilcox, patron d'une fonderie, plutôt sur de lui, la quarantaine, marié, 3 enfants, et Robyn Penrose, universitaire spécialisée dans le roman industriels, complètement dans son monde, et qui ne pense qu'à son éventuelle titularisation. En acceptant un programme de rapprochement entre l'université et les entreprises, Robyn doit passer une journée par semaine pendant un an avec Vic Wilcox, ce qui espère t'elle jouera en sa faveur pour sa titularisation. Ils vont alors, bien que très différents, beaucoup apprendre l'un de l'autre.
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kathy
kathy05 mai 2011
  • Livres 3.00/5
La confrontation de classes, de culture, de style, de langage ou d'esprit est un sujet cher à David Lodge. Dans " Jeu de société ", la comparaison se fait entre Robyn, la trentaine, professeur de littérature brillante, indépendante, ultré féministe, progressiste, idéaliste, fidèle à une relation sans engagement aucun , et Vic Wilcox, quadra machiste , voué à son travail de directeur d'entreprise de métallurgie, bosseur et terre-à-terre, rechignant à tout effort intellectuel qui ne sert pas son usine, s'ennuyant entre le foot, ses enfants blasés et une femme préoccupée par la ménopause, qu'il aime par habitude.
David Lodge va faire se rencontrer ces deux personnages aux antipodes l'un de l'autre, et nous montrer que malgré tout un tas de clichés (qui nous enferment très vite dans des certitudes et nous empêchent de communiquer), finalement rien n'est figé.
Une vision lucide sur le sens de la vie et la relativité des rapports humains qui s'établissent suivant des codes finalement peu objectifs.

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lilicrapota
lilicrapota29 octobre 2011
  • Livres 0/5
ecture agréable. J'admire ces auteurs qui sont documentés à fond sur un sujet et peuvent en parler comme s'ils avaient fait ça toute leur vie. Dans le cas présent, l'histoire mêle la vie de deux personnages, Vic, directeur d'entreprise (donc l'auteur développe avec succès 1- tout ce qui est technique dans l'entreprise, les machines, les ouvriers, le travail autour des matériaux etc, 2- tout ce qui est commercial, économique, concurrentiel etc. En face, diamétralement opposé, Robyn, docteur en littérature anglaise spécialiste du roman industriel et de littérature féminine, est capable de tenir avec son ami et collègue Charles des discussions absolument incroyables sur la sémiologie des textes, des analyses de critiques ou des « dissections » d'oeuvres… je n'ai pas tout compris même si à une autre époque j'aurai farfouillé un peu partout pour trouver et comprendre le sens des mots et des analyses –là j'ai lu c'est tout, ça fait bien longtemps que j'ai quitté la fac !
Bref ! donc pour faire court Robyn se retrouve stagiaire de Vic dans le cadre d'un partenariat entre université et entreprise, ce qui au départ ne la ravit pas mais finalement lui fait entrevoir le monde différemment en lui offrant une vision neuve sur d'autres classes de la société en la débarrassant de ses préjugés (et Vic idem dans l'autre sens). Il s'ensuit qu'ils auront une aventure ensemble, qui ne mènera nulle part mais qui aura pour intérêt au final de les « remettre en selle », d'adapter le parcours de leur vie à leurs rêves (Vic redécouvre sa femme et décide de monter sa propre entreprise après s'être fait virer ; Robyn choisit d'exercer le métier qu'elle aime et d'assouvir ses idéaux au détriment d'un meilleur poste et d'un plus gros salaire).
Il est surtout question ici de deux niveaux de la société qui se regardent, s'affrontent et finalement se complètent. Paraîtrait que c'est un thème récurrent dans la littérature anglaise mais moi y'en a pas savoir… moi pas avoir beaucoup lu littérature anglaise… moi avoir déjà lu « thérapy » du même auteur mais moi plus me souvenir, trop loin…
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
kathykathy05 mai 2011
Il y avait des années qu'il n'éprouvait plus aucun désir spontané envers Marjorie, et maintenant il ne pouvait même plus se forcer à en avoir. Quand elle avait donné des signes de ne plus désirer de relations sexuelles, sous prétexte qu'elle en était arrivée à cette étape de sa vie, il s'était senti secrètement soulagé. La jeune fille gironde et pleine de fossettes qu'il avait épousée était maintenant devenue un petit boudin vieillissant qui se colorait les cheveux et se maquillait trop. Son corps potelé le mettait mal à l'aise quand par hasard il le voyait nu, et, son esprit, lorsqu'elle se risquait à l'exhiber, le mettait presque aussi mal à l'aise. Il eût été futile de s'en plaindre, car on ne voyait pas maintenant comment elle pouvait changer et devenir soudain intelligente, spirituelle ou sophistiquée, pas plus qu'on ne voyait comment elle pouvait devenir grande, mince et athlétique. Il avait épousé Marjorie pour ce qu'elle était, une jeune femme simple, dévouée et docile, une de ces beautés joufflues qui a trop vite tendance à devenir grassouillette, et il avait bien fallu qu'il l'acceptât telle qu'elle était. Vic avait des idées vieillottes sur le mariage. Une femme ce n'était pas comme une voiture : pas question de faire un échange-standard quand la nouveauté s'émousse ou que la carrosserie commence à tomber en morceaux. Si vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur, tant pis pour vous, vous n'avez qu'à prendre votre mal en patience. Rien ne vous oblige, en revanche, se disait-il tristement, à faire votre devoir conjugal.
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litolfflitolff01 octobre 2010
Vic secoue son pénis pour en faire tomber la dernière goutte, prenant soin de ne pas asperger le tapis rose en peluche synthétique qui entoure le siège , et actionne la chasse d'eau. La maison possède quatre W.C., ce qui inquiète beaucoup le père de Vic.
- Quatre W.C. ? avait-il dit la première fois qu'il avait visité la maison. J'ai bien compté ?
- Qu'est-ce que tu reproches à ça Papa ? avait demandé Vic pour le taquiner. T'as peur que la nappe phréatique s'épuise si on les actionne tous en même temps ?
- Non, mais si un jour on rationne l'eau, hein ? Tu seras bien attrapé.
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mayangmayang11 octobre 2011
Les soucis s'abattent sur lui comme ces vaisseaux spatiaux ennemis dans un jeu vidéo de Gary. Il recule, s'esquive, il leur règle leur compte comme par miracle, mais l'assaut n'en finit pas: le compte Avco, le compte Rauwlinson, le prix de la gueuse, la valeur de la livre, la concurrence avec Foundrax, l'incompétence de son Directeur de Marketing, les pannes continuelles de la soufflerie de noyaux, le vandalisme dans les toilettes de l'atelier d'ébarbage, les exigences de son chef de secteur, les comptes du mois dernier, les prévisions trimestrielles, le bilan annuel...(page 15)
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MaliceMalice29 août 2012
Maître de Conférences Associé en littérature anglaise à l'université de Rummidge, considère que le "personnage" est un mythe bourgeois, une illusion créée à seule fin de renforcer l'idéologie capitaliste.
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litolfflitolff01 octobre 2010
Le seul vêtement de Robyn qui ait été fait en Grande-Bretagne est le dernier qu'elle enlève. "J'achète toujours mes culottes chez Marks and Spencer's" dit-elle avec un petit sourire.
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Videos de David Lodge (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Lodge
David Lodge - Transfuge magazine .Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.
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