Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2743627972
Éditeur : Payot et Rivages (2014)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 256 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Rien de plus personnel que les idées qui nous traversent. Rien de plus insondable que le fonctionnement du cerveau… et les pensées des autres. Comme tout Lodge qui se respecte, Pensées secrètes se déroule dans une université (à G... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (15)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 05 mai 2013

    carre

    Helen Reed est une auteure à succès, femme sensible et brillante. Ralph Messenger, lui est professeur et chercheur spécialisé en sciences cognitives mais aussi un horrible macho ce qui n'est pas incompatible. Et pourtant « les feux de l'amour » vont embraser leurs cœurs (imaginé les notes de piano annonçant ce cultissime feuilleton). Nos deux amants ont néanmoins un point commun celui de tenir un journal intime.
    Lodge s'amuse à dévoiler « ces Pensées secrètes » avec ce qui fait sa marque de fabrique : intelligence et humour (pas anglais pour rien). On passe d'un journal à l'autre et les pensées de nos tourtereaux sont rarement en phase. Même si on peut regretter, un ralentissement de l'histoire quand Lodge nous la fait prof d'Université (plus de l'ennui pour ma part) , cette histoire d'amour très souvent sarcastique est plaisante de bout en bout.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par CLAVIE, le 08 janvier 2013

    CLAVIE
    Ce livre nous ramène sous le règne du succès de John Gray. David Lodge reprend son analyse dans une fiction bien réaliste. Il reproduit les journaux intimes de cet homme marié volage et de cette femme fragile sentimentalement, dont la rencontre berce leurs émotions inavouables, voir choquantes.
    Habillement, ce roman nous renvoie à nos propres aspirations déviantes – voyeurisme peut-être, manipulation sûrement, sacro-saint mensonge indéniablement. Ce cynisme ambiant se pare heureusement de touches humoristiques.
    Ainsi, Carrie, femme lucide de son statut d'épouse trompée et blessée dans son amour propre, décrit son Messenger de mari (joli jeu de mots) par « Son câblage à lui doit le destiner au bonheur… C'est probablement pour ça que je l'ai épousé ».
    Mes trois étoiles viennent de la forme du récit écrit en film des années 1990-2000. Les symboles ponctuent une lente mise en condition du lecteur – personnellement, les canards « Séphora » m'ont amusée- sur fond de références incompréhensibles aux techniques émergeantes. Puis la fin, bien compréhensible celle-ci, s'impose en sortie irrémédiable.

    Pourtant l'originalité avec laquelle David Lodge mène les montées de conscience individuelle de ses personnages reste unique, la crédibilité de l'histoire aussi.La transgression nourrit ici effectivement une agréable littérature.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 02 juin 2011

    kathy
    « Nous ne savons jamais avec certitude ce que pense vraiment quelqu'un d'autre. Même s'il choisit de nous en faire part, nous ne pouvons être sûrs qu'il dit la vérité. Les rideaux de sa conscience pouvant être plus ou moins tirés ».
    Partant de là, D. Lodge va s'amuser à nous faire suivre les gesticulations d'Helen et de Ralph, qui vont déployer autant d'efforts pour préserver le secret de leurs pensées que pour lire dans celles des autres.
    Helen Reed –tout juste veuve, écrivaine chargée d'animer un séminaire de création littéraire-, et Ralph Messenger –technicien de la séduction, professeur et chercheur spécialisé dans l'intelligence artificielle-, cherchent à disséquer la conscience humaine.
    Mais, mis à part le fait qu'ils sont faits pour se rencontrer, jusqu'à quelle limite d'acceptation ira la confrontation de leurs points de vue ? Pourront-ils s'aimer tout en s'opposant sur la définition du mot « conscience » : le scientifique ne la considérant que dans une perspective mécanique ; la littéraire, défendant les conceptions dualistes –corps/esprit-. Pour elle, l'homme a une conscience qui transcende le corps et qui permet de rêver d'immortalité.
    La réponse à ces interrogations nous sera livrée peu à peu grâce aux monologues intérieurs respectifs d'Helen et de Ralph : Helen consignant ses « Pensées secrètes » du jour dans son journal intime; Ralph, captant ses pensées immédiates dans son dictaphone. le contraste de ces confidences nous faisant réfléchir sur le drame de l'homme, déchiré entre la trivialité de sa condition et la grandeur de ses aspirations.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Shan_Ze, le 12 février 2014

    Shan_Ze
    A l'université de Gloucester, Helen Reed remplace Russell Marsden, professeur de création littéraire, parti en congé sabbatique. Cette romancière veuve rencontre sur le campus Ralph Messenger, le spécialiste des sciences cognitives. On suit les Pensées secrètes de chacun pendant quelques mois, l'une avec un journal intime, l'autre avec un dictaphone. (Ainsi qu'un point de vue neutre assez intéressant.)
    Passé un temps d'adaptation et de reconnaissance des personnages, ça a été un plaisir de suivre les pensées de chacun et de suivre leurs oppositions de caractères et de points de vue. Comme le dit si bien Helen, ce qui est intéressant à raconter dans un couple, c'est l'infidélité ; et David Lodge s'en sert très bien... et même parfois un peu trop. On apprend aussi beaucoup de choses sur le cerveau, la conscience et tant d'autres… Un bon roman qui permet de découvrir l'Homme (l'homme ?) de plusieurs façons !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 15 novembre 2012

    Loutre_des_Rivieres
    David Lodge est un des grands représentants du "campus novel" à l'anglaise et j'en suis très friande. Cette fois ci, avec Pensées secrètes, il nous emmène à l'université de Gloucester et évoque la rencontre et la relation amoureuse entre Helen, veuve et dépressive, écrivain et professeur remplaçante en création littéraire et Ralph, un professeur de sciences cognitives bien sur de lui. le procédé de narration est le principal attrait du roman puisqu'il passe du journal d'Helen, aux enregistrements de Ralph, puis des échanges d'emails ou des travaux d'étudiants. Bref, des procédés narratifs qui laissent une grande place aux Pensées secrètes (comme l'évoque le titre).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

> voir toutes (13)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathy, le 02 juin 2011

    Le monde a-t-il besoin de plus de romanciers?
    On peut évidemment arguer que l'être humain ne peut se passer de la narration : c'est l'un des outils fondamentaux pour donner un sens à ce que nous vivons, et cela depuis la nuit des temps. Mais cela entraîne-t-il forcément, je me le demande, la multiplication sans fin de nouvelles histoires? Avant le règne du roman, le conteur n'était pas soumis à la même obligation : on pouvait reprendre indéfiniment les vieilles légendes, l'affaire de Troie, l'affaire de Rome, l'affaire de la Grande-Bretagne... en les aménageant pour suivre les changements d'époques et de moeurs. Tandis que depuis trois cents ans les écrivains sont requis d'inventer à chaque coup une nouvelle histoire. Pas totalement nouvelle, bien sûr -il a été assez souligné qu'à un certain degré ce sont les mêmes schémas en nombre limité qui se reproduisent-, mais il faut chaque fois que l'intrigue soit incarnée dans un groupe de personnages différents et se développe dans des circonstances différentes. Si l'on pense aux milliards d'individus réels qui ont vécu sur cette planète, chacun avec son histoire personnelle unique, cela semble extraordinaire, et même pervers, que nous nous cassions la tête pour inventer en supplément toutes ces vies fictives. Et il s'agit vraiment d'un casse-tête. Tant de simples "données" doivent faire l'objet d'une décision lorsqu'on écrit un ouvrage romanesque. La réalité doit être représentée par une pseudo-réalité, laborieusement fabriquée et décrite. Pour pouvoir suivre l'histoire, il faut que le lecteur retienne ces données mais elles sont éliminées dès qu'il a fini le livre, afin de laisser place à un autre. Bientôt il ne subsiste dans sa mémoire qu'un nom ou deux, quelques vagues impressions concernant les personnages, un souvenir approximatif de l'intrigue et le sentiment d'avoir aimé ou non ce qu'il lisait. C'est effrayant de songer au nombre de romans que j'ai pu consommer dans ma vie et au peu de substance que j'en ai retenu dans la plupart des cas. Devrais-je vraiment encourager ces jeunes gens intelligents à apporter leur quote-part au tas de poussière de toutes les vies fictives oubliées? N'auraient-ils pas une activité plus profitable en élaborant des modélisations informatiques de la conscience à l'Institut des sciences cognitives de Ralph Messenger?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par kathy, le 02 juin 2011

    -Sa mort, dit Helen, a été brusque, sans aucun avertissement. Un anévrisme au cerveau. Tout paraissait aller si bien quand c'est arrivé... Il aurait pu connaître une vie longue et parfaitement réussie, réaliser pour la radio des tas de brillantes émissions, avoir des petits-enfants, voyager dans le monde entier et .. tout ce qu'on peut imaginer.
    -Seulement il l'ignore à présent. Et il n'a pas eu le temps d'y penser avant de mourir. Il est mort plein d'espoir. C'est pourquoi je dis que c'est une façon rêvée de s'en aller.
    -Alors, selon vous, quand nous mourrons, nous cessons donc simplement d'exister? reprend Helen.
    -Pas tout à fait. Les atomes de mon corps sont indestructibles.
    -Mais votre moi, votre esprit, votre âme....?
    -En ce qui me concerne, ces mots ne servent qu'à désigner communément certaines formes d'activité cérébrale. Si le cerveau s'arrête de fonctionner, elles s'arrêtent aussi.
    -Et ça ne vous remplit pas de désespoir?
    -Non, riposte Ralph d'un ton jovial, tout en enroulant sur sa fourchette des rubans de tagliatelles. Qu'y a-t-il de désesparant?
    -Eh bien, tout le temps qu'on passe à acquérir un savoir, de l'expérience, à s'efforcer de bien se conduire, de faire quelque chose de sa peau, comme on dit, à quoi ça rime s'il ne subsiste rien de ce moi après la mort? Autant bâtir un magnifique château de sable au-dessus de la ligne de marée haute.
    -C'est la seule partie de la plage où il soit possible de bâtir un château de sable, réplique Ralph.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par kathy, le 02 juin 2011

    On peut toujours tirer les rideaux sur la conscience. Nous ne savons jamais avec certitude ce que pense vraiment quelqu'un d'autre. Même s'il choisit de nous en faire part, nous ne pouvons être sûrs qu'il dit la vérité, ou toute la vérité. Tout comme personne ne peut connaître nos pensées aussi intimes que nous. Mais cela vaut peut-être mieux. La vie en société risquerait, sinon, d'être difficile.

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par kathy, le 02 juin 2011

    Voilà ce que j'ai vécu durant les mois qui ont suivi la mort de Martin : une bonne petite réorganisation cognitive. La solitude dévastatrice, les larmes irrépressibles, les mines antipersonnel de la mémoire qui explosent à chaque pas (cette émission de télé, nous la regardions ensemble, cette lampe, nous l'avons achetée ensemble, un curry de poulet semblable à celui-ci, nous l'avons mangé ensemble -mon Dieu secourez-moi- deux heures avant la rupture d'anévrisme. Même le journal livré chaque matin me rappelait notre habitude de nous le partager au petit déjeuner.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par kathy, le 02 juin 2011

    Après tant d'années de sexualité monogame auprès de Martin, cela semblait impensable de repartir à zéro avec un nouveau partenaire, un inconnu. Nous étions si accoutumés l'un à l'autre, nous avions pris de l'âge ensemble, acquis une tolérance réciproque à l'égard de nos défaillances, de la compréhension à l'égard de nos besoins, de nos manies, nous connaissions nos préférences, nos inclinations, nos dégoûts, et s'il lui arrivait de débander ou à moi de ne pas jouir, c'était sans importance, il ne laissait pas l'échec le tracasser, je ne faisais pas semblant, car nous savions que ce n'était que partie remise. Il faut du temps pour construire une telle relation, c'est comme une langue à apprendre. Quel comportement avoir en se retrouvant nez à nez, nue à nu, avec un inconnu qui ne la connaîtrait pas, cette langue, qui en parlerait une autre?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

> voir toutes (3)

Videos de David Lodge

>Ajouter une vidéo
Vidéo de David Lodge

David Lodge - Transfuge magazine .
Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.








Sur Amazon
à partir de :
8,45 € (neuf)
1,48 € (occasion)

   

Faire découvrir Pensées secrètes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (533)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz