> Anna Gibson (Traducteur)

ISBN : 2757800841
Éditeur : Points (2006)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 110 notes) Ajouter à mes livres
Fin août 2001, dans la forêt aux abords d'Ystad, la police fait une atroce découverte: une tête de femme coupée, deux mains jointes comme pour la prière reposent près d'une bible aux pages griffonnées d'annotations. Ce crime intervient après une série d'incidents macabr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 10 janvier 2011

    lehane-fan
    Aaah mon premier Mankell , toujours emouvant de se remémorer sa premiere fois...
    J'ai eu beaucoup de chance de débuter par celui-là (meme si l'auteur est plutot avare en flop litteraire..) car il m'a réellement donner l'envie d'enquiller sur la totalité de ses oeuvres Wallanderesques ( si si , ça se dit en Suedois!).
    Je ne m'etendrai pas sur l'enquete abordant le probleme des derives sectaires et des gourous de papier mais plutot sur l'ambiance et les traits recurrents des oeuvres de Mankell. Ce qui m'a d'abord frappé et n'a cessé de le faire tout au long de mes balades suedoises , ce sont les incroyables descriptions de ce pays et plus particulierement de la Scanie , ce sentiment d'y etre , cette faculté qu'a Mankell de vous immerger corps et ames dans ces contrées Nordiques inhospitalieres propres a rendre suicidaire un mormon depressif ! Autre force de Mankell , c'est le pouvoir de rendre attachant un complet anti-heros : Wallander est de la vieille ecole (fans d'NCIS , LAPD , WIPTZUV.. passez votre chemin!) , un type plutot banal au caractere bien trempé mais limite associal et trainant un passé douloureux rendant ainsi difficiles voir conflictuels ses rapports avec son pere ( artiste peintre ayant la particularité de peindre continuellement le meme tableau ) ainsi qu'avec sa fille , Linda , ayant choisi d'exercer le meme boulot que son paternel qui plus est! Mais au travers de ces destins qui se croisent , l'on sent de l'amour , beaucoup d'amour difficilement avoué car bridé par une pudeur excessive..
    Autre caracteristique des romans de Mankell , c'est le rythme : un faux rythme volontairement assumé , visant a poser l'histoire , a asseoir les personnages de chaque enquete...mais qui loin de vous endormir vous titille et vous entraine inexorablement et sans le moindre ennui!J'ajouterai , pour finir , que ce qui transpire egalement de la majorité de ses romans , c'est la noirceur..Un climat rude associé a des personnages qui se cherchent , voire a la derive et vous aurez un petit aperçu de ce que l'on ressent en decouvrant ce formidable auteur!
    Je ne peux que vous conseiller de decouvrir ce grand conteur car Wallander , c'est un petit peu quelqu'un de la famille que l'on retrouve avec grand plaisir a chaque enquete!
    Avant le gel ne vous laissera pas de glace...
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 22 décembre 2007

    annie
    mon avis : pas le meilleur. Première apparition de la fille de Wallander... je n'aime pas trop ces suites du genre de "le fils ou la fille de...". Un peu décue, mais il reste que Mankell fait parti de mes auteurs favoris et que j'en lirais probablement d'autres...
    Présentation de l'éditeur
    Fin août 2001, dans la foret aux abords d'Ystad, la police fait une atroce découverte : une tête de femme coupée, deux mains jointes comme pour la prière reposent près d'une bible aux pages griffonnées d'annotations. Ce crime intervient après une série d'incidents macabres, notamment l'immolation d'animaux par le feu. le commissaire Wallander est inquiet. Ces actes révoltants seraient-ils le prélude à d'autres sacrifices, humains cette fois, et de plus vaste envergure ? Linda Wallander arrive
    à Ystad, impatiente d'endosser l'uniforme de la police. Contre l'avis de son père, dont elle partage déjà l'anticonformisme et l'irascibilité, elle se lance dans une enquête parallèle, qui l'entraîne vers une secte religieuse fanatique, résolue à punir le monde de ses péchés. Linda va bientôt le regretter… Après avoir connu un immense succès avec son héros Kurt Wallander, Henning Mankell entame avec Linda un chapitre nouveau et excitant de la littérature policière.
    Biographie de l'auteur
    Henning Mankell, né en 1948, partage sa vie entre te Mozambique et la Suède. Ecrivain multiforme, auteur de théâtre, d'ouvrages pour la jeunesse, d'essais et de contes philosophiques, et lauréat de nombreux prix littéraires, il est célèbre dans le monde entier pour sa série d'enquêtes policières menées par le commissaire Wallander.
    Mysticisme et folie des hommes
    Lire, novembre 2005- par Christine Ferniot
    Meurtre dans une secte: une nouvelle enquête du commissaire Wallander.
    Depuis quelque temps, on sentait que le commissaire Wallander avait envie de prendre du champ, de s'éloigner un peu de son commissariat d'Ystad pour ne plus porter la misère du monde à lui tout seul. Ou bien était-ce son créateur, Henning Mankell, qui souhaitait changer d'air, rajeunir un peu son inspiration, après huit polars autour d'un héros récurrent. Avant le gel annonce l'arrivée d'un nouveau personnage clé, Linda Wallander, la fille de Kurt, qui va endosser l'uniforme de la police. Une jeune femme têtue, fragile aussi, inquiète de se trouver dans l'ombre du père, de son irascibilité qui a fait sa marque de fabrique. Un auteur plus conformiste se serait contenté de placer le duo en concurrence, d'opposer générations et méthodes. Mankell a préféré construire une histoire glaçante qui commence avec la découverte d'un cadavre de femme, la tête coupée et les mains jointes près d'une Bible griffonnée. Une secte, un gourou, des fidèles prêts à mourir sur ordre, on entre vite dans l'hystérie. Et Linda est touchée de près puisque sa meilleure amie est l'une des adeptes, fermée à toute logique terrestre. Mankell ne cherche pas à dénoncer froidement la folie des hommes et de leur mysticisme, il veut comprendre, aller au cœur d'une situation qui peut atteindre chaque famille. Sans jamais sombrer dans la psychologie de bazar, il décrypte les faiblesses des uns et l'ambition des autres. Au centre de ce marigot, père et fille se débrouillent comme ils peuvent. Linda observe le maître, le contredit parfois, impatiente de faire ses preuves. Kurt surveille sa progéniture en éternel protecteur, maladroit et bougon devant une enfant qui lui ressemble trop. L'intrigue avance lentement dans ce pays neigeux où le jour tombe trop vite. Et l'histoire s'achève sur les mêmes tons de gris puisque Henning Mankell n'est pas un optimiste mais un observateur lucide. Il a vu la Suède, son pays protégé, être, comme le reste du monde, happée par la corruption et la violence urbaine. Il a choisi le polar, a-t-il expliqué, parce que cette littérature parle avec plus de justesse de la société et de ses dérives. Avant le gel n'est pas un roman construit au scalpel mais une fiction empreinte de tristesse. Ses héros appartiennent à la race des idéalistes, tentant de redonner au monde un semblant d'ordre pour leur permettre de s'endormir en paix avec leur conscience.

    Voir également :
    http://www.polars.org/article241.html
    Blog de Copeau
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Linda, la fille du commissaire Kurt Wallander, a repris le flambeau et mène l'enquête. L'intérêt du livre est donc en premier lieu cette vision "externe" de la psychologie et des faits et gestes de Kurt Wallander, toujours présent. le conflit de générations qui existait auparavant entre Kurt et son père est ici remplacé par le rapport tumultueux existant entre Kurt et sa fille. En décidant de devenir policier, Linda suit les traces de son père et enquête à ses côtés, non sans une certaine admiration, mais elle ne supporte que très difficilement son paternel et va même jusqu'à lui jeter un cendrier à la figure !
    L'enquête proprement dite est décevante par rapport à celles des précédents romans. Comme souvent chez Mankell, on connaît assez vite les méchants coupables, mais le scénario s'autorise ici quelques facilités, pour ne pas dire des invraisemblances (la première victime croisant par hasard le chemin du meurtrier croise aussi par hasard la route de l'amie de Linda dans son club d'équitation, qui est également par un heureux hasard la fille d'un personnage important de l'énigme). le comportement des enquêteurs est parfois limite. On n'interroge pas les témoins essentiels dont on détecte assez vite les mensonges, on égare les preuves, on laisse repartir les personnages clés sans les retenir pour interrogatoire. Où est passé le professionnalisme tenace de la police suédoise auquel Mankell nous avait habitué ?
    "Avant le gel" est un roman de transition, dont le titre peut être pris pour une métaphore. Faut-il soupçonner Henning Mankell de s'être lassé définitivement de Kurt Wallander ? En laissant toute la place à sa fille Linda, il "gèle" son héros habituel, dont il suspend les aventures (y aura-t-il d'autres romans avec Linda ? assiste-t-on à la dernière enquête de Kurt ?) A la fin du roman, le gel plusieurs fois annoncé intervient après une sorte de compte à rebours, au moment de la prise de fonction officielle de Linda dans la police suédoise, pile à la date des attentats du 11 septembre 2001, qui marque le changement vers une autre époque, plus dure, où les repères habituels de la génération précédente ont disparu.
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    • Livres 4.00/5
    Par nescio667, le 02 juin 2008

    nescio667
    C'est dans la forêt de Rannesholm que le corps de Brigitta Medberg a été retrouvé. Ou plutôt, une partie de son corps : ses mains et sa tête. Agée d'une soixantaine d'année, Brigitta Medberg avait tout de la femme sans histoire. Géographe, elle recensait les sentiers dans une forêt proche d'Ystad. Quelques jours plus tôt, un correspondant anonyme avait signalé que des cygnes brûlaient dans cette même forêt. Et, peu après la découverte des restes de Brigitta, d'autres animaux sont victimes de pyromanes fous dans la région. Bien que rien ne semble relier ces évènements, l'instinct du commissaire Wallander lui souffle qu'ils pourraient bien être le fait d'une même personne. Et que celle-ci risque bien de ne pas en rester là.
    Parallèlement, Linda, la fille de Wallander, constate la disparition de son amie Anna Westin. Lors de leur dernière rencontre, Anna avait confié à Linda qu'elle pensait avoir reconnu son père en ville. Or ce dernier a disparu sans laisser de trace quinze ans plus tôt. Contre l'avis de son père, Linda se met à fouiner dans la vie de son amie et découvre que celle-ci lui cachait bien des choses.
    Passionnante de bout en bout, cette enquête de Kurt Wallander s'oriente très rapidement sur les traces de Linda Wallander. A une semaine de son intégration officielle dans la police d'Ystad, Linda va néanmoins mener sa première véritable enquête criminelle. Si l'on ne suit que de loin les recherches de Kurt et de son équipe sur l'affaire Medberg, c'est pratiquement heure par heure que l'on voit l'enquête de Linda progresser ou piétiner. Kurt n'est jamais loin, Linda se réfère constamment à lui, se demande comment il aurait agi en certaines circonstances et lui fait part de ses découvertes et de ses doutes. Bien qu'il lui défende à plusieurs reprises de poursuivre ses investigations, il ne fait rien d'autre que lui apprendre les ficelles du métier, ou du moins, ses ficelles à lui. Sur les traces de son amie, elle suit en fait les pas de son père, elle applique ses méthodes et écoute ses conseils. Bien que leur relation soit souvent très orageuse, Linda sait que Kurt est un bon flic ; suivre ses conseils n'est sans doute pas ce qu'elle fera de plus stupide dans sa vie : « Mais mon expérience me dit que tu dois faire usage de l'unique vertu dont peut s'enorgueillir un policer. – La patience ? – Précisément, la patience ». Parfois, Kurt n'a même pas besoin d'être là pour qu'elle se demande comment réagir : « A force de l'entendre parler de ses enquêtes, elle savait qu'il revenait sans cesse au même point de départ : ‘Il y a toujours quelque chose qu'on ne voit pas. Il s'agit de découvrir le détail qu'on ne repère pas d'emblée'» . Si ‘Avant le gel' reste un bon roman policier, ce qui sous-tend toute l'enquête est sans conteste à rechercher dans les relations père-fille. A celles, passionnées et donc conflictuelles qui existent entre Kurt et Linda, Mankell oppose celle liant Anna Wastin et son père absent : faites de manque et de manipulation, elles ne peuvent se terminer que tragiquement.
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 31 mai 2008

    Woland
    Innan Frosten
    Traduction : Anna Gibson
    Avez-vous vu un passionné s'attaquer à l'un de ces puzzles monumentaux qui en désespèrent plus d'un ? Eh ! bien, quand on lit "Avant le gel", on se dit que, pour l'écrire, Henning Mankell a dû procéder de manière similaire. C'est dire qu'une lenteur quasi jubilatoire et l'amour de la précision ont présidé à la rédaction de ce livre.
    Le prologue nous dépeint la fuite du seul survivant de la secte fondée - et exterminée - par Jim Jones au Guyana. C'est assez court mais l'exaltation religieuse désespérée qui anime le personnage vous met d'emblée mal à l'aise.
    Puis on se retrouve en Suède, plus précisément en Scanie, région élue par Mankell, dans la ville de Malmö, où Linda, la fille de Kurt Wallander, s'apprête à rejoindre son affectation, dans le même commissariat que son père. Ayant, semble-t-il, définitivement rompu les ponts avec sa mère, Mona, désormais remariée et qui sombre dans l'alcool, la jeune femme, en attente d'un logement valable, vit pour l'instant chez son père. Ce qui n'est pas toujours facile, pour l'un comme pour l'autre, bien que - ou parce que - ces deux-là se ressemblent en fait terriblement.
    Toujours fidèle à lui-même, Wallander s'inquiète d'un appel reçu au commissariat et qui signalait des cygnes en feu sur le lac voisin. Pour lui - comme pour toute personne sensée - s'attaquer à des animaux qui n'ont strictement rien fait suppose qu'on peut passer à la vitesse supérieure, et s'attaquer à l'Homme.
    De son côté, Linda, qui tourne un peu en rond dans l'attente de prendre ses marques définitives, s'inquiète de la disparition apparente de l'une de ses anciennes camarades de classe, dont elle était demeurée proche, Anna Westin. La dernière fois qu'elles s'étaient parlé, quelques jours plus tôt, Anna lui avait dit avoir croisé son père près d'un hôtel. Or, Erik Westin avait abandonné femme et enfant alors qu'Anna n'avait que cinq ou six ans.
    Il est difficile de définir l'atmosphère de ce roman : à la fois étouffante et intemporelle, cotonneuse et onirique, balisée de détails très précis et en même temps très floue, en tous cas angoissante. La tension monte lentement, avec une détermination tranquille, et ce cheminement est ponctué de nouveaux animaux sacrifiés par le feu et de quelques cadavres de femmes.
    Même si Mankell achève son roman sur une note d'espoir, on retrouve ici un peu de la tristesse et du désespoir écoeuré qui tissaient la toile des "Morts de la Saint-Jean." Bref, c'est du "grand" Mankell. Je le déconseillerai toutefois à ceux qui n'apprécient guère les longueurs dans les polars. En outre, si l'on veut vraiment chercher des poux à l'auteur, il y a, çà et là, quelques petites imprécisions - oui, malgré tout - et l'ambiguïté avec laquelle il considère le fanatisme religieux - en fait, on ne sait jamais s'il le tient, réellement ou non, pour une folie - peut laisser certains sur leur faim.
    Mais moi, j'ai vraiment aimé. ;o)
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Citations et extraits

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  • Par Sachenka, le 06 avril 2012

    - Je redoute l'automne, dit soudain Sara Edén. J'ai peur de tous ces brouillards qui arrivent en rampant, de toute cette pluie et de toutes ces corneilles qui croassent dans les arbres. La seule chose qui me redonne du courage, c'est de penser aux fleurs de printemps que je plante en ce moment dans mon jardin.
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  • Par Wax, le 06 octobre 2010

    — Le désespoir, ce n'est pas la même chose. Tout le monde doit traverser ça, c'est une initiation. Tant qu'on a pas hurlé à la lune, ou face à mer, ou contre ses parents, on ne peut pas grandir. Le prince et la princesse Sans Chagrin n'ont aucune chance. On les a anesthésiés avec une piqûre dans l'âme. Si on veut être vivant, on est obligé de faire l'expérience de la douleur.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Sachenka, le 06 avril 2012

    Ce qui est arrivé à Birgitta Medberg est la conséquence d'une erreur. Commise par elle. Une erreur presque biblique. Elle a choisi le mauvais chemin. Le christianisme en est plein : chemins boueux ou mauvais, étroits ou larges, tortueux ou faits pour nous égarer.
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