> Anna Gibson (Traducteur)

ISBN : 202053360X
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
22 juin 1996, nuit de la Saint-Jean. Trois étudiants se sont donné rendez-vous avec perruques et habits d'époque pour un pique-nique champêtre d'un autre siècle. Mais la fête tourne court. Un tueur abat les trois convives. Quelque... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 14 mars 2012

    Aline1102
    Eva Hillström, la mère d'Astrid, est inquiète. Elle a reçu une carte postale de sa fille lui annonçant qu'elle partait en voyage avec deux amis, Martin Boge et Lena Norman. En août, une deuxième carte postale arrive et Eva a la certitude que ce n'est pas sa fille qui l'a écrite. L'écriture et la signature semblent correspondre, mais Eva affirme que l'écriture de sa fille est extrêmement facile à imiter.
    Les inquiétudes de cette mère commencent à déteindre sur Kurt Wallander. A son tour, il se demande ce qui a bien pu arriver aux trois jeunes s'ils ne sont pas, comme presque tout le monde le pense, partis en voyage sur un coup de tête.

    Wallander décide donc d'organiser une petite réunion avec Martinsson et Svedberg, deux de ses collègues. Les trois hommes doivent décider s'il faut lancer un avis de recherche concernant les trois jeunes gens.
    Mais Svedberg est absent, sans qu'il ait prévenu d'un quelconque empêchement ou d'une maladie. Il ne répond pas non plus au téléphone et aux messages que Martinsson et Wallander laissent sur son répondeur. Tout cela ressemble peu au consciencieux Karl Evert Svedberg...

    Rentré chez lui, Wallander est réveillé par une crampe. Un mauvais pressentiment l'assaille soudain et il décide de se rendre à l'appartement de Svedberg, non sans attendre des renforts, en la personne de Martinsson. Les deux hommes trouvent Svedberg dans son salon, le crâne à demi arraché par un coup de fusil. L'appartement sens dessus dessous fait penser à un cambriolage qui aurait mal tourné.

    Avec le choc et l'émotion causés par le meurtre d'un policier, l'affaire des trois jeunes gens ayant quitté leurs domiciles depuis la nuit de la Saint-Jean (le 21 juin) est mise en suspens. Mais Wallander va très vite devoir mener une double enquête et résoudre les deux affaires en même temps.

    J'ai découvert l'inspecteur Wallander par le biais d'un téléfilm avec Kenneth Branagh dans le rôle-titre. L'atmosphère très noire et presque déprimante du téléfilm en question était particulièrement intéressante (cela change des autres téléfilms policiers) et était aussi bien adaptée à la personnalité de Wallander.
    L'ambiance du livre est moins sombre et Wallander, même s'il reste assailli par le doute et la solitude, ne semble pas aussi dépressif. L'homme reste néanmoins peu communicatif: il parle peu et uniquement pour dire des choses utiles à l'enquête. La manière dont Wallander résout ces enquêtes est donc principalement cérébrale. Cela donne une intrigue prenante, à laquelle le lecteur prend activement part, même si le rythme du récit n'est pas très rapide.

    Les soucis personnels de Wallander (un début de diabète et le sentiment aigu de sa propre solitude) le font apparaître très humain et, parfois, à la limite de la fragilité.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 10 avril 2012

    carre
    Double enquête pour le taciturne Wallander alors que trois jeunes gens ont disparu lors d'une soirée à la St Jean, au même moment, alors que Wallander décide d'ouvrir une enquête pour disparition inquiétante, l'un de ces adjoints Svedberg ne répond pas à son appel. Arrivé à l'appartement, il le découvre assassiné, la tête explosée. Très vite, la marque d'un sérial killer ne fait plus de doute.
    Loin des polars anglo saxons, Mankell installe lentement son histoire,
    chez lui pas de héros pur et dur, juste un flic en fin de carrière,dépressif, qui porte un regard désabusé et inquiet sur cette violence banalisée.
    L'enquête est passionnante, d'une noirceur terrible, Wallander et son caractère difficile est un flic attachant et l'on se dit que le succès de Mankell n'est pas usurpé. Une très grande cuvée.
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    Dans le polar il y a plusieurs écoles comme dans tous les genres littéraires et on s'y bouscule au portillon. Aussi les éditeurs depuis de nombreuses années maintenant, pour s'ouvrir des marchés, ont découvert un nouveau filon, les polars « exotiques ». Je vous rappelle la définition d'exotique selon l'ami Robert « ce qui selon la perception occidentale est perçu comme étrange et lointain ». Trop connus les polars anglo-saxons, maintenant on veut du nouveau, des histoires policières qui se déroulent au Moyen-âge ou au XVIII siècle avec Nicolas le Floch (JF Parot), des intrigues dans la Chine du juge Ti (Robert van Gulik) ou dans une réserve indienne Navajo (Tony Hillerman). Il y a même une école Nordique où s'illustrent quelques Suédois très doués comme Maj Sjöwall et Per Wahlöö avec leur inspecteur Beck et pour le bouquin qui nous intéresse aujourd'hui Henning Mankell et sons héros Kurt Wallander.
    Quand j'écris héros pour Kurt Wallander, je ne parle pas du héros hollywoodien, mais d'un inspecteur âgé d'une cinquantaine d'années, usé par son métier, sa solitude et la tournure que prend la société. Car derrière l'intrigue policière sourd le constat désabusé de l'Etat Suédois qui n'est plus ce modèle social tant vanté il y a encore vingt ans. le lecteur pourra d'ailleurs appliquer la grille de lecture à son propre pays. C'est le premier roman d'Henning Mankell que je lis (paru en 1997) et le début m'a paru très lent et pesant puis, au fil des pages c'est justement cette histoire au ralenti qui fait tout le charme de l'écrivain et colle parfaitement à la personnalité de Wallander. Les cafés renversés sur la chemise déjà sale, les nuits sans sommeil, le sandwich avalé à la va-vite, le diabète révélé, l'enquête qui piétine, les idées qui se brouillent quand la solution est si proche…
    La nuit de la Saint-Jean trois jeunes gens sont abattus dans une forêt, un inspecteur est tué chez lui, puis ce sera le tour de deux jeunes mariés. Un tueur en série aussi mystérieux qu'insaisissable sévit et Kurt Wallander n'y comprend rien.
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 01 janvier 2008

    Woland
    Voilà un roman absolument désespéré - ce qui ne l'empêche d'ailleurs pas d'être passionnant. Il débute sous la pluie, le jour même de la Saint-Jean, sous les yeux d'un homme dont le lecteur comprend immédiatement qu'il va tuer. De fait, après avoir joué au voyeur pendant leur pique-nique, il abat trois jeunes gens avant de se verser un verre de vin, puis de prendre les cadavres en photo. Nous sommes le 22 juin 1996.
    Un mois et demi plus tard à peu près, nous retrouvons le commissaire Kurt Wallander qui vient d'enterrer son père. A la brigade, la routine suit son train. Sauf que deux petits détails vont vite tracasser Wallander : tout d'abord la visite de Mme Hillström, dont la fille est censée être partie sans prévenir dans un grand tour d'Europe en compagnie d'une bande de copains, et qui s'incruste dans le bureau de Hansson, affirmant que la carte qu'elle vient de recevoir n'est pas, en dépit de l'écriture et de la signature, de la main d'Astrid ; puis le téléphone qui sonne à vide chez leur collègue Svendberg, homme pourtant connu pour ses habitudes quasi maniaques de ponctualité.
    Wallander et ses hommes vont découvrir Svendberg abattu de deux balles dans la tête dans son appartement. Seul indice qu'ils auront un peu de mal à découvrir : la photo d'une femme prénommée "Louise." Plus il la regarde et plus Wallander se dit d'ailleurs qu'un détail ne lui revient pas : mais que diable cela peut-il bien être ?
    Et puis, bien sûr, on retrouve le cadavre d'Astrid et des amis avec lesquels elle était soi-disant partie en voyage : habillés, emperruqués, réunis autour d'un pique-nique en pleine putréfaction. La police scientifique conclut très vite que les corps ont été immédiatement enterrés après leur mort et protégés dans des sacs-poubelles, de façon à les conserver dans un bon état relatif. N'empêche : ils ont souffert car il a fallu un certain temps avant que des promeneurs ne tombent sur la macabre mise-en-scène.
    Ce qu'il y a de plus désespéré sans doute dans ce livre, c'est que l'auteur nous dépeint un tueur qui ignore en fait pourquoi il tue. Parce qu'il a été rejeté ? Parce qu'il n'aime pas les gens heureux, comme le suggère l'un des collègues de Wallander ? Parce qu'il est complètement fou ? Outout simplement parce qu'il est la proie d'un mal innommable qui dévore la société suédoise ?
    Au lecteur de tirer ses propres conclusions. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 10 janvier 2011

    lehane-fan
    Les Morts de la Saint-Jean ou l'on retrouve Wallander cette fois -ci confronté a un serial-killer! Au-dela de l'enquete policiere , l'auteur nous dresse egalement le portrait d'une jeunesse Suedoise totalement perdue , désabusée car livrée a elle-meme et a mille lieues de l'ancien modele nordique alors proné! Pour corser le tout , l'ami Kurt y perdra egalement un proche et apprendra que ce dernier pourrait ne pas etre totalement etranger a l'affaire en cours! C'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai , une nouvelle fois , accompagné ce quinquagenaire irrascible et en proie , plus que jamais , au doute dans les meandres d'une enquete d'une incroyable noirceur!
    L'un de ses meilleurs si ce n'est le meilleur!
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 25 mai 2012

    On garde le souvenir des morts. Pourtant, c'est comme s'ils n'avaient existé.
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  • Par Corboland78, le 29 mars 2012

    L’espace d’un instant Wallander éprouva une gigantesque amertume. Il avait été policier toute sa vie. Il pensait avoir contribué à protéger ses concitoyens. Mais tout avait empiré autour de lui. La violence avait augmenté. La Suède était devenue un pays où les portes fermées devenaient de plus en plus nombreuses. Parfois, il pensait à son trousseau de clés. D’année en année, le nombre de clé augmentait. De plus en plus de serrures, de plus en plus de codes d’accès. Et au milieu de toutes ces clés, une nouvelle société émergeait, à laquelle il se sentait de plus en plus étranger.
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  • Par litolff, le 05 novembre 2010

    Linda hurla.
    Elle était tout près de lui, le cri avait transpercé son rêve. En ouvrant les yeux dans le noir, il ne comprit pas tout de suite où il était. Mais l'odeur de la lampe à pétrole s'attardait dans la chambre. Ce n'était donc pas Linda. Il sentit que son coeur battait la chamade. Léger bruissement des feuillages de l'autre côté de la fenêtre entrebâillée. Il prêta l'oreille.
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  • Par marina53, le 26 mars 2012

    Tout était calme autour de la nappe bleue. Ils s'étaient rapprochés les uns des autres et écoutaient la musique, enlacés. ils n'étaient pas endormis, non. Mais plongés dans leur rêverie, sans se douter un seul instant de sa présence, juste derrière eux.
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  • Par litolff, le 05 novembre 2010

    La neige avait cessé de tomber. En Scanie, c'était encore l'automne.
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