> Philippe Bouquet (Traducteur)

ISBN : 2020555549
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 139 notes) Ajouter à mes livres
En pleine campagne, près de la petite ville d'Ystad, au sud de la Suède, un fermier découvre le corps sans vie de son voisin, atrocement massacré. La femme du malheureux ne vaut guère mieux : étranglée par un curieux nœud cou... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 21 mai 2012

    mimipinson
    Cher Wallander, si vous me permettez cette familiarité….
    Je vais devoir me prononcer sur vos dernières aventures, alors pour vous connaître un peu mieux, j'ai fait le pari un peu fou, de commencer par le début. Nous allons donc faire ensemble un petit bout de chemin ces prochains mois !!!
    Si je ne suis pas encore totalement acquise à votre cause, je dois vous dire que vous me plaisez bien. Ni parfait (qui le serait d'ailleurs ?), ni trop propre sur lui…encore qu'un petit effort serait le bienvenu, ni la grosse brute épaisse comme peuvent l'être certains flics à l'ego surdimensionné, vous vous révélez être un type suffisamment humain pour avoir envie de repartir avec vous à la recherche des vilains qui perturbent votre Suède. Dès le premier opus, l'humble lectrice de policiers que je suis perçoit déjà que vous n'avez pas encore « jeté tout votre jus ».
    Vous n'êtes pas un type à abandonner comme cela, quand bien même tout cela vous parait perdu d'avance. Vous creusez, étudiez toutes les pistes, sans juger, ni condamner d'avance.
    Comme tout homme vous avez vos faiblesses, mais ne cherchez pas à les cacher ou les minimiser. Vous avez vos failles, et blessures. Votre femme vous a largué, et cela vous perturbe beaucoup ; j'avais presque envie de vous prendre par le bras et de vous dire gentiment « n'insiste pas, quand une femme n'aime plus, c'est fini, elle ne reviendra pas ; ne regarde pas en arrière, renoue le contact avec ta fille, elle est ta chair, et ton sang…. , entoure ton père de tendresse, il en a besoin, lui aussi….»
    Et puis, parce que c'est tout de même votre job, vous êtes un bon flic, un bon chef, attentif et bienveillant avec vos hommes. Les savoir affectés vous affectent aussi.
    Enfin, et cela n'a rien à voir, mais cela a son importance, vous aimez la musique…et là, vous marquez le point capital !! Tout à fait entre nous, vous avez bien raison d'aimer Callas ; si ce n'est pas la plus belle voix, c'est la plus émouvante… et je crois que vous l'avez bien compris.
    Alors même si vos première aventures comportent quelques petites longueurs, sont un tantinet trop linaires, je suis sure que comme le vin, vous vous bonifierez avec le temps.
    Nous nous retrouverons vite commissaire…..


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2012/05/meurtriers-sans-visage..
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vieuchamp, le 16 avril 2012

    vieuchamp
    Après avoir fait une incursion dans la littérature d'Henning Mankell avec "Avant le gel", j'avais décidé d'attaquer son répertoire dans l'ordre avec la premère enquête de Kurt Wallander.
    C'est très bien mené, il n'y a pas de cadavres en pagaille, l'enquête est menée tambour battant, avec toutefois des grands moment de calme, que le lecteur peut vivre en même temps que les enquêteurs, et c'est là que je trouve que l'auteur gagne son public.
    On se prend aussi bien dans le rythme de l'enquête, que dans les moment ou il ne se passe pas grand chose, quand l'enquête piétine, mais ou la vie personnelle, pas forcément trépignante de Kurt Wallander et de ses collègues prend le pas dans l'intrigue.
    Un bémol tout de même, le même que pour "Avant le gel", c'est l'épilogue. Si tout est très bien travaillé dans l'ensemble, la fin est à mon avis, un peu trop simple, mais peut-être suis-je trop exigeant?
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 10 janvier 2011

    maltese
    Avec la série policière consacrée à Kurt Wallander, il est important de lire chaque roman dans l'ordre de parution originale (qui ne correspond pas aux parutions françaises). En effet, on suit au fur et à mesure de chaque volume les enquêtes de l'inspecteur suédois mais également sa vie privée.
    Avec cette histoire de meurtres horribles de personnes âgées, affaire qui s'avérera difficile à résoudre pour Wallander, embarqué pour un temps sur la piste de nationalistes, le lecteur entre déjà dans l'intimité du personnage.
    On se rend compte qu'on est bien loin de se trouver aux côtés d'un flic à l'américaine, parfait sous tout rapport (ils ne sont bienheureusement pas tous comme ça) ou énième portrait de policier alcoolique aux méthodes douteuses qui se tient quasiment au ban de la société.
    On fait notamment connaissance ici avec le père du héros, artiste peintre au caractère difficile et on entend parler de sa fille unique avec laquelle les rapports sont loin d'être simples.
    Bref, un être humain empli de doutes, qui traîne son existence en faisant au mieux son travail et en surmontant tant bien que mal ses problèmes personnels.
    Un très bon premier opus.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    Meurtriers sans visage de Henning Mankell, Points
    On retrouve le fameux inspecteur Wallander que j'avais déjà rencontré dans Le Guerrier solitaire qui se situe chronologiquement après cette histoire. Il enquête cette fois sur un double meurtre affreux. Un couple de personnages âgés a été retrouvé assassiné de manière violente. le couple a été torturé. le femme a expiré en prononçant un dernier mot "étranger". Wallander est donc inquiet, le meurtre ne semble pas avoir de mobile, et des groupes xénophobes voient là un prétexte pour exarcerber leur haine de l'étranger.
    Je suis frappée par le fait que de nombreux romans suédois évoquent le problème de l'immigration, en effet dans ce pays, du moins à l'époque du roman (les années 90), le pays ne semble pas avoir de politique d'immigration, et Mankell souligne bien les problèmes que cela crée, cela permet d'accueillir des gens dans le besoin, mais aussi des gens peu recommandables (trafiquants, dealers, voire criminels de guerre) ce qui conduit à des tensions dans la société. le roman place ce questionnement au centre de son intrigue, Wallander s'insurge évidemment contre le racisme, mais s'interroge sur l'absence de politique d'immigration de son pays. J'ai trouvé ce côté sociologique très intéressant.
    Mais le côté polar dans tout ça? Et bien, c'est là que le bât blesse, l'intrigue démarre sur les chapeaux de roues et la découverte du crime est angoissante à souhait, mais ensuite le suspens s'essouffle dans les méandres de l'enquête. Et la fin ne s'avère même pas surprenante.
    J'ai de loin préféré Le Guerrier solitaire.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bigmammy, le 09 août 2011

    Bigmammy
    Nous voici dans le vent glacé de la Scanie, province sud de la Suède, petit pays où tout le monde se connait et se tutoie dès la première rencontre. La scène de crime est des plus atroces : un couple de vieux agriculteurs a été sauvagement assassiné après torture d'une violence inouïe. Avant de mourir, quelques heures après avoir été secourue, la femme a pu dire dans un souffle un seul mot : "étrangers". Et cette révélation entraine une vague d'attentats à l'encontre des réfugiés de tous horizons qui affluent en Suède : Polonais, Tchèques, Africains, Irakiens...Tous demandeurs d'asile sous des prétextes divers, parqués dans des camps, ici comme ailleurs en Europe. Quel est le mobile ? Vengeance, vol, secret de famille ?
    L'enquête est difficile car il y a peu d'indices. C'est la loi du genre.
    L'inspecteur Wallander est tenace, mais il a des problèmes personnels : sa femme vient de demander le divorce, il encaisse mal le coup, a grossi, boit plus que de raison, a des difficultés relationnelles avec sa fille Linda. Un tableau classique chez tous les investigateurs de la planète. Les planques de nuit, en Suède l'hiver, ce n'est pas du gâteau : on sent le froid nous envahir. Les poursuites en voiture, lorsque le héros "emprunte" une bétaillère, ne sont pas tristes non plus.
    Ce qui frappe dans cette histoire, c'est le travail harassant de vérification et de recueil des indices, la collaboration entre tous les membres de l'équipe qui, chacun, présente un profil spécifique, et aussi la coopération entre les polices environnantes, la difficulté d'opérer dans un pays où les règles sont établies mais où le monde change à grande vitesse, la lenteur de l'obtention de résultats, l'intervention de l'intuition mais surtout de l'acharnement. Ici comme ailleurs, la hiérarchie n'est pas toujours à la hauteur.
    Wallander ne renonce jamais, il va au contact, n'hésite pas à en prendre "plein la tronche"....Il est sympahtique, malheureux, attachant, affectueux avec ses collègues. Pour ma part, je l'identifierais bien à Bruce Willis, bien que je sache que deux acteurs l'incarnent actuellement : en Suède, Krister Henriksson et en Grande-Bretagne, Kenneth Branagh.

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 17 janvier 2011

    Il a oublié quelque chose, il le sait avec certitude en se réveillant. Il a rêvé de quelque chose au cours de la nuit. Il faut qu'il se souvienne de quelque chose.
    Il tente de se rappeler. mais le sommeil ressemble à un trou noir. Un puits qui ne révèle rien de ce qu'il contient.
    Je n'ai pourtant pas rêvé des taureaux, se dit-il. Dans ce cas-là, je serais en sueur, comme si j'avais eu pendant la nuit un accès de fièvre se traduisant par des douleurs. Cette nuit, les taureaux m'ont laissé en paix.
    Il reste couché dans l'obscurité, sans bouger, et tend l'oreille. La respiration de sa femme est si faible, à côté de lui, qu'il la perçoit à peine.
    Un matin, je la retrouverai morte près de moi sans que je m'en sois aperçu, se dit-il. Ou bien l'inverse. Il faudra bien que l'un de nous meure avant l'autre. Un jour, l'aube impliquera que l'un des deux est désormais seul.
    Il regarde le réveil posé sur la table, près du lit. Ses aiguilles phosphorescentes indiquent cinq heures moins le quart.
    Pourquoi me suis-je réveillé ? se demande-t-il. D'habitude, je dors jusqu'à six heures et demie. Ça fait plus de quarante ans que c'est ainsi. Pourquoi est-ce que je suis réveillé à cette heure-là ?
    Il tend l'oreille dans le noir et soudain il est parfaitement conscient.
    Il y a quelque chose qui a changé. Quelque chose n'est plus comme d'habitude.
    Il étend prudemment la main jusqu'à toucher le visage de sa femme. Du bout des doigts, il sent la chaleur de son corps. Ce n'est donc pas elle qui est morte. Aucun des deux n'a encore laissé l'autre seul.
    Il tend l'oreille dans le noir.
    La jument, se dit-il. Elle ne hennit pas. C'est pour cette raison que je me suis réveillé. D'habitude, elle pousse des cris, pendant la nuit. Je l'entends sans me réveiller et, dans mon subconscient, je sais que je peux continuer à dormir.
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  • Par clarinette, le 29 juin 2008

    "Il a oublié quelque chose, il le sait avec certitude en se réveillant. Il a rêvé de quelque chose au cours de la nuit. Il faut qu'il se souvienne de quelque chose.
    Il tente de se rappeler. mais le sommeil ressemble à un trou noir. Un puits qui ne révèle rien de ce qu'il contient.
    Je n'ai pourtant pas rêvé des taureaux, se dit-il. Dans ce cas-là, je serais en sueur, comme si j'avais eu pendant la nuit un accès de fièvre se traduisant par des douleurs. Cette nuit, les taureaux m'ont laissé en paix.
    Il reste couché dans l'obscurité, sans bouger, et tend l'oreille. La respiration de sa femme est si faible, à côté de lui, qu'il la perçoit à peine.
    Un matin, je la retrouverai morte près de moi sans que je m'en sois aperçu, se dit-il. Ou bien l'inverse. Il faudra bien que l'un de nous meure avant l'autre. Un jour, l'aube impliquera que l'un des deux est désormais seul."
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  • Par Momonkey, le 13 avril 2011

    Il se demanda à quoi cela tenait, au juste. Le fait qu'un policier sur deux divorces. Que les femmes de policiers aient une telle propension à quitter leur mari. En lisant un roman pilicier, peu de temps auparavant, il avait constaté avec un soupir que ce n'était pas mieux dans la fiction que dans la réalité.

    Les policiers étaient divorcés. Un point c'est tout...
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  • Par line70, le 24 mars 2011

    Avec l'âge, on devient de plus en plus craintif, on installe de plus en plus de serrures. Vieillir, c'est être en proie à l'inquiétude. L'inquiétude envers tout ce qui vous faisait peur quand on était enfant revient quand on est vieux...
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  • Par bluelynxs, le 22 septembre 2011

    Chaque fois qu'il pénétrait dans un nouvel appartement, il avait l'impression d'avoir devant les yeux la couverture d'un livre dont il venait de faire l'acquisition. L'appartement lui-même, les meubles, les tableaux, les odeurs, tout cela constituait le titre. Maintenant, il allait se mettre à lire.
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