Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2246615712
Éditeur : Grasset (2007)


Note moyenne : 3.37/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l'actuelle Belgique. Cette enfant solitaire et rêveuse se marie à treize ans dans la demeure de ses riches parents. Elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avid... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (17)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 01 avril 2013

    carre
    Clara Dupont-Monod est une excellente journaliste (France Inter « Clara et les chics livres »), elle est aussi une romancière de talent. Preuve avec « La passion selon Juette », portrait d'une jeune femme qui va lutter contre des préjugés archaïques (pour ne pas dire plus) pour garder sa liberté. Car la petite Juette , mariée à treize ans, veuve à dix huit avec trois marmots sur le dos en prime est une sacrée bonne femme, si vous me permettez l'expression. Elle décide de prendre son destin en main, quitte à s'attirer les foudres du père et d'une église inquisitrice.
    On l'accuse de mille maux, mais peu importe Juette reste debout, prête à se battre pour choisir sa vie. Doter d'un courage hors norme, elle fait face avec fierté. Avec l'appui de son ami Hugues, prêtre et amoureux transi.
    Si la narration peine parfois (trop de lenteur à mon gout), ce portrait est attachant, le combat de Juette bien évidemment estimable. Même si paradoxalement c'est le personnage de Hugues qui m'a le plus touché. J'allais oublié le plus important, l'histoire se déroule en 1158.
    La quête de Juette, c'est chouette.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 39         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55, le 11 juin 2012

    zabeth55
    Au Moyen-âge, Juette, mariée à treize ans, est veuve à dix-huit.
    Depuis l'enfance, elle glisse à côté des réalités, n'adhère pas aux idées imposées, se questionne beaucoup.
    L'atmosphère est pesante et lourde.
    Le destin de Juette semble sans issue dans cette période obscurantiste, où la religion domine, jusqu'à ce qu'elle s'oppose à l'église traditionnelle et s'occupe d'une léproserie.
    C'est une histoire prenante basée sur une histoire vraie et l'époque est bien rendue.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Clara Dupont-Monod.
    Juette est née en 1158 dans la ville de Huy, en actuelle Belgique. Mariée à treize ans à un homme bien plus âgé qu'elle, elle est veuve cinq ans plus tard, après deux grossesses. Dès lors son existence sera une révolte perpétuelle. Elle abandonne la garde de ses enfants, offre ses biens aux lépreux et s'installe auprès d'eux. Refusant tout contact avec les hommes qu'elle juge barbares, dont elle refuse la brutalité et la lubricité, elle prend la tête d'une communauté de béguines à qui elle enseigne le refus du mariage, la chasteté, la pureté du corps et de l'âme. Elle défend une nouvelle liberté de croire, débarassée des amendes à payer à l'Eglise. Elle dénonce les religieux lubriques et fait éclater les scandales, dévoilant des existences de fausse vertu. Atteinte de visions mystiques, elle rassemble les foules et inquiète les autorités religieuses. Sa démarche de croyante s'apparente à celle des cathares qu'elle admire. Pour se rapprocher de la Dame Blanche et du Christ, elle est prête à tout abandonner, à renoncer à tout, pour vivre sa passion, pour souffrir comme le fils de Dieu. Son seul ami et confident est le prêtre Hugues de Floreffe qui tentera tout pour la protéger des hommes, de l'Eglise et d'elle-même.
    Voilà un puissant récit mené dans une langue riche et parfaitement maîtrisée. La construction du texte à deux voix, d'une part celle de Juette, de l'autre celle de son ami Hugues, est une réussite. Dans un dialogue tacite, chacun comble les lacunes de la parole de l'autre. La vie de cette sainte laïque est fidèlement retracée. le personnage de Juette, de fragile et délicat, acquiert une épaisseur fascinante au fil des lignes. La petite béguine de Belgique donne un exemple à suivre des plus convaincants. Encore un livre que je conseille à ceux qui cherchent de vrais héros, des héros humains.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par AireLibre, le 06 janvier 2008

    AireLibre
    A Huy (actuelle Belgique), vécut au XIIème siècle une jeune fille du nom de Juette. Clara Dupont-Monod s'est inspiré du témoignage du religieux Hugues de Floreffe pour donner vie à ce personnage dont on ne savait alors pratiquement rien. Juette est une fillette rêveuse et enjouée, ce qui déplaît fortement à l'Eglise. Mariée par son père à 13 ans, elle souffre terriblement de la brutalité au quotidien d'une telle situation, brisée dans sa gaieté de vivre.
    Lorsque son mari décède, elle a 18 ans et a déjà subi trois accouchements. Elle refuse alors catégoriquement à son père de la remarier, voyant le diable s'incarner dans les hommes. Au grand scandale de la bonne société qui la croit folle, elle vend tous ses biens et va vivre auprès des lépreux. Juette commence à avoir des visions de la Vierge, à qui elle se dévoue entièrement. De plus en plus de femmes se rallient alors à elle, qui prône la désobéissance au mariage et une foi simple et totale, sans l'intermédiaire hypocrite qu'est l'Eglise. Evidemment, elle suscite tout autant de haine, de la part des hommes qu'elle condamne, et de l'Eglise qui taxe d'hérétique son discours contestataire.
    La passion selon Juette vous entraîne dans un Moyen-Âge totalement défait de ses clichés et autres images d'Epinal. Clara Dupont-Monod ne cherche pas à nous peindre un décor pittoresque, mais à se rapprocher au plus près des corps et des pensées. Huit siècles nous séparent et pourtant ces êtres humains sont emotionnellement incroyablement proches de nous, intemporels. Car Juette est une héroïne résolument moderne, féministe bien avant que cette notion voie le jour. Voici une oeuvre à même de nourrir une véritable reflexion.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Le--salon-de--Madame, le 13 juillet 2012

    Le--salon-de--Madame
    Ce livre, je l'avais lu son résumé par hasard, m'ayant attiré mais pas au point de vite me le procurer. C'est fouinant dans un vide grenier que je l'ai trouvé. Etant court, il était parfait pour le glisser dans un sac à main =p

    Je n'ai pas pour habitude de lire des ouvrages se déroulant dans mon pays, en Belgique, et encore moins ceux qui se déroule en Belgique au Moyen-Age. J'ai donc découvert ici une autre ambiance, une autre facette de cette ville qu'est Huy.

    Je ne me suis pas attachée à l'héroine bien qu'elle soit une féministe avant l'heure ce qui a l'avantage de bien me plaire mais son caractère, ses questions et le reste m'ont laissée perplexe. Pas un point négatif mais bon. Par contre le prêtre, lui, m'a touchée. On voit se développer ses sentiments, il est objectif malgrè l'affection qu'il porte à Juette, il ose dire lorsqu'elle fait quelque chose de mauvais.

    J'ai eu du mal avec le début de l'histoire, trop de questions, on tourne presque en rond, c'est lent parfois. Mais au fil des pages, quand Juette commence à s'émanciper, ça a prit une autre tournure. Son coté féministe l'emporte, elle se rebelle tout en restant "digne". Ce qu'elle fait par la suite me laisse admirative, ce n'est rien de bien extraordinaire mais le fait que des femmes se consacrent à ça m'a toujours paru digne. Ce fait là et l'évolution en parallèle de Hugues m'ont fait aimer tout de même ce livre. Certes, ce n'est pas le livre de l'année mais j'ai aimé ce jeu de sentiments qui s'entremelent.

    Lien : http://le--salon-de--madame.skyrock.com/3087008521-Madame-a-lu.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - En 1158 à Huy, une petite ville de Belgique, les femmes sont dévouées, obéissantes et silencieuses. Juette, une jeune fille à la personnalité singulière, s’interroge sur sa destinée alors qu’elle se retrouve mariée à 16 ans. La sexualité et la maternité non voulues sont pour elle des déchirements. Elle refuse la soumission, les discours de l’Église corrompue et la servilité. Son quotidien s’illumine néanmoins lors de ses rendez-vous avec son ami, le prêtre Hugues de Floreffe. Leurs échanges spirituels donnent à la jeune fille une image positive de la foi. Juette, révoltée est néanmoins prête à tout pour recouvrir sa liberté, mais les extrêmes sont sévèrement réprouvés dans la société médiévale. L’ouvrage de Clara Dupond-Monod dépeint une personnalité forte. Juette n’a cessé de remettre en question l’ordre établi et de suivre ses désirs. À travers ce personnage, elle décrit une époque où les premières hérésies cathares font leur apparition. La voix de cette jeune fille nous interroge sur la notion même d’adolescence, inexistante au Moyen Âge, où l’enfance laissait place, souvent violemment, à l’âge adulte, au nom de la religion et des us et coutumes. En cela, Juette est une sainte « rebelle » qui saura séduire un public adolescent. Anne Clerc

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par AireLibre, le 06 janvier 2008

    Tous les matins, je dois coudre. Ma mère m'attend dans la grande salle. Elle est assise devant le feu. Elle ignore le soleil d'automne qui trempe les pierres et tape contre les murs. Au-delà de la ville, les collines se laissent brûler le dos. Pourquoi restons-nous enfermées ? Je voudrais aller coudre sous l'arbre de la cour. Nous serions assises dans la lumière orange. Autour de nous, les toits et les clochers deviennent d'une pureté irréelle. Leurs contours sont très foncés. Ils tranchent avec l'éclat du ciel. L'ombre et le soleil se battent sans se mêler, dessinant l'échiquier que mon père installe pour les invités. Cette danse de noir et de blanc se déroulerait pour nous seules. Une voisine passerait, le panier rempli de poires, pour nous donner des nouvelles du monde. Elle dirait en me regardant : " Comme tu es jolie ! " Ma mère sourirait. Je serais heureuse d'être sous l'arbre à cet instant. Ce bonheur m'appartiendrait, blotti en moi comme un cœur orange.

    Ma mère ne sourit pas quand je descends l'escalier. Peut-être que je ne suis pas assez jolie. Je dois m'asseoir. Je pose le tissu sur mes genoux. Il fait si chaud devant ce feu. Je sens mes doigts s'alourdir. Ils gonflent comme des tonneaux. Je suis sûre qu'un jour ils se détacheront pour tomber à mes pieds et je ne pourrai plus jamais manier l'aiguille.

    Ma mère dit qu'on ne trouve pas de mari si on ne sait pas coudre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par kathy, le 19 mai 2011

    Souvent je repense aux dernières couleurs de mon enfance. Les joues roses de ma mère. L'éclat bleu des vitraux. Bleu aussi, le regard de cet homme découvert lors des fiançailles. Ses mains sont courtes et pâles. Il y avait le gris des boucles du prêtre. Le noir de ses ongles. Et la belle couleur jaune, l'or des anneaux échangés, a brillé dans la lumière... Et puis, je me souviens aussi du gris des quarantes jours suivants. Le blanc de la robe cousue par ma mère. Le rouge de ma peau sous la robe parce que le tissu me grattait. Ces couleurs, j'aurais voulu les conserver dans les petits bocaux qu'utilise Hugues pour dessiner. Chaque instant de mon enfance sous forme de poudre, sagement posée sur un pupitre, qui n'a besoin que d'eau pour apparaître.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par oops, le 28 mars 2011

    A quoi servent ces grands édifices ? Il faut être stupide pour vouloir égaler le ciel. Croire en Dieu c'est déjà se construire sa propre cathédrale invisible. On n'a pas besoin de l'extraire de soi pour la planter sur un parvis.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par claracambry, le 19 juillet 2011

    Elle n’a pas la culture de l’abbé Jean mais elle est aussi intelligente que lui. C’est une intelligence inquiète, un peu sauvage, qui glisse sous les choses pour les retourner. Moi, je suis bien sage à côté. J’ai mes lectures, mes doutes. Rien de comparable avec cette force animale, capable de sentir sans commenter.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par kathy, le 19 mai 2011

    C'est cela qui me plaît chez Hugues. Il a compris que mes histoires font partie de moi. Il ne viendrait pas à l'esprit de personne de juger quelqu'un selon sa couleur de cheveux. De la même façon, Hugues regarde mes histoires comme il regarderait mes cheveux ou ma main.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (4)

Videos de Clara Dupont-Monod

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Clara Dupont-Monod

Interview de l'écrivain Clara Dupont-Monod pour son roman "La passion selon Juette" paru aux Editions Grasset








Sur Amazon
à partir de :
10,00 € (neuf)
0,18 € (occasion)

   

Faire découvrir La passion selon Juette par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (112)

> voir plus

Quiz