> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2070786412
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 81 notes) Ajouter à mes livres
Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 22 mai 2012

    Woland
    Snømannen
    Traduction : Alex Fouillet

    Attirée par la quatrième de couverture, j'ai fait avec ce livre ce que je ne fais jamais - ou presque jamais - j'ai entamé une série par l'un de ses derniers opus parus, en l'espèce l'avant-dernier. J'ai donc découvert un univers solidement planté dans la neige norvégienne et aussi singulièrement bien charpenté, à savoir : un inspecteur toujours prêt à jouer au franc-tireur, alcoolique, hanté par le souvenir de trop de morts non résolues (Harry Hole), sa petite amie qui l'a quitté parce que, comme la majeure partie des compagnes de policiers, légitimes ou non, en tous cas dans la fiction, elle ne supportait plus de voir Harry ne jamais "décrocher" de son travail (Rakel), le fils adolescent de Rakel (Oleg), qui voue un véritable culte à Harry, un inspecteur adjoint à la limite de la beaufitude (Magnus Skarre), un technicien des services scientifiques fan de la culture américaine des années cinquante (Bjørn Holm), un supérieur hiérarchique d'une rare ouverture d'esprit (Gunnar Hagen) sans oublier les figures secondaires des services de Police.
    Si l'on s'en tient à la seule intrigue policière, il n'est évidemment pas nécessaire d'avoir lu les livres précédents pour en suivre les méandres - et ils sont nombreux ! Mais pour ceux qui veulent à tous prix de l'action dès le début, ceux qui, comme ils aiment à le clamer haut et fort, n'aiment pas "les longueurs" (enfin, ce qu'ils prennent pour des longueurs parce qu'ils n'analysent pas la démarche de l'auteur) et ceux qui, de façon générale, n'apprécient pas les personnages de flics complexes, mieux vaudrait, à mon avis, commencer par "L'Homme chauve-souris", premier volume des aventures de Harry Hole. Pour voir comment tout s'y installe peu à peu : ambiance, décor, personnages, leurs tics, leurs défauts, leurs qualités, et surtout pour vérifier si ça accroche ou pas. Mais qu'ils passent au large de ce "Bonhomme de Neige" qu'ils risquent de trouver tout ce qu'il n'est pas : lent, poussif et piloté par un héros bizarroïde ayant une tendance certaine aux états d'âme.
    Tous les autres, les dingues de la complexité, les amoureux des flics atypiques, les amateurs de tueurs en série fictifs plus portés sur l'intellect que ne le sont en général leurs homologues américains (dans le style des romans de Richard Montanari, par exemple, vite lus, vite oubliés), il vous faut lire Jo Nesbø. Vous pouvez commencer par son "Bonhomme de Neige" si, comme ce fut le cas pour moi, le thème choisi - la disparition de mères de famille lorsque tombe la première neige à Oslo et l'édification de curieux bonshommes de neige dans leurs jardins respectifs - vous séduit particulièrement. Comme vous pouvez choisir "L'Homme chauve-souris" et respecter l'ordre de sortie des livres. Non, répétons-le, parce que les intrigues sont liées entre elles d'un livre à l'autre mais pour le plaisir et l'intérêt qu'éprouve tout amateur de bons romans - polars ou pas - quand il sait qu'il a découvert un auteur de qualité, capable de créer un univers original autour de thèmes pourtant ressassés, et de le lui faire partager.
    Pour ceux qui tenteront "Le Bonhomme de neige" sans passer par "L'Homme chauve-souris", sachez que vous y retrouverez cette lenteur propre aux polars scandinaves et qui n'est pas, à proprement parler, de la lenteur mais la nécessité de prendre son temps, nécessité plus impérieuse sans doute en un monde où l'hiver est si long et le froid si pesant. Fidèle à la règle du bon écrivain de polars, Nesbø essaime çà et là quelques petits cailloux pour que nous suivions la piste. Mais il est roublard - son Bonhomme de Neige aussi - et il arrive qu'on suive les mauvais cailloux, ceux qui ne débouchent sur rien ou sur un mensonge. Pourtant, dans les trente premières pages du roman, un détail est fourni qui, si le lecteur le relie correctement à la grande scène du début, livre en fait l'identité du criminel ...
    Oui mais voilà : on s'interroge beaucoup sur cette grande scène et, du coup, on n'a pas le raisonnement si aiguisé qu'on le voudrait ...
    En tous cas, lisez "Le Bonhomme de neige" et courez découvrir le reste de l'oeuvre de Jo Nesbø. Je suis sûre et certaine que ça vaut le déplacement. D'ailleurs, j'y vais, moi, de ce pas. ;o)
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Eskalion, le 15 décembre 2010

    Eskalion
    Personnage récurrent de Jo Nesbo (un auteur norvégien qui à l'ombre des stars nordiques creuse patiemment mais sûrement son sillon dans l'univers du polar et du roman noir scandinave) Harry Hole est un inspecteur baroudeur que nous retrouvons pour sa septième enquête. S'il n'est pas nécessaire d'avoir lu les précédentes aventures de ce personnage si particulier pour bien comprendre ce nouvel opus, on peut cependant en recommander la lecture pour bien en saisir l'évolution psychologique au fil du temps.
    Dans une Norvège qui avec les premiers flocons de neige, s'engourdit lentement de l'hiver, une femme disparait, laissant derrière elle un mari et son jeune fils. Aucune trace, aucun indice. Sauf ce bonhomme de neige, surgit de nulle part, et qui regarde fixement la maison de la disparue.
    L'inspecteur en chef Harry Hole , gentiment raillé par ses collègues pour voir systématiquement un tueur en série derrière chaque affaire qu'il a en charge, et ce depuis qu'il a effectué un stage sur le sujet aux USA, a semble-t-il des raisons d'être inquiet .
    Et lorsque, quelques temps plus tard, une autre mère de famille disparait, le doute n'est plus permis. Pire, cette fois ci la tête décapitée de la victime est retrouvée sur le buste d'un nouveau bonhomme de neige. Hole se voit confirmé dans son appréhension initiale, et il a maintenant la confirmation que la lettre anonyme qu'il avait reçue il y a peu, n'était pas l'œuvre d'un illuminé bluffeur, mais bien celle d'un être malfaisant qui annonçait bien clairement la couleur :
    « La première neige ne tardera pas. Et il ressurgira alors. Le Bonhomme de neige. Et quand la neige aura disparu, il aura de nouveau pris quelqu'un …/… »
    A la tête de son équipe celui-ci va organiser la traque. Il recevra le renfort opportun d'une nouvelle collègue, venue de Bergen à Oslo, Katherine Bratt, une femme à l'esprit vif, déterminée, et efficace, mais aussi une femme qui se livre peu. Celle ci ne tardera pas à devenir la coéquipière de Hole. Grâce à elle, l'équipe d'enquêteurs va découvrir que le nombre de disparitions de femmes mariées et mères de famille, est anormalement élevé depuis une vingtaine d'années en Norvège, et que certaines disparitions sont certainement liées à l'affaire en cours à Oslo.
    A partir de minces éléments de départ, Harry Hole va progressivement remonter les fils d'une trame qui s'esquisse au fur et à mesure, à force de patience et de recoupements méticuleux. Malheureusement pour lui, ce qui semble accessible devient vite insaisissable, et les apparences sont parfois trompeuses, même pour le plus endurcit des flics d'Oslo.
    Difficile pour cet inspecteur fatigué, fin limier mais piètre pilote de sa propre existence, de se maintenir à flot et de résister à ses vieux démons, pour mener à bien son enquête.
    Difficile de démêler les fils de sa vie, encore empêtrés dans une relation avec son ex, qu'il a du mal à classer dans la rubrique « histoires anciennes ».
    Mais finalement, boire l'aide à réfléchir, à garder ou retrouver ses valeurs, et au final à rester vivant. « …Ils avaient peut être eu quelques réponses, mais pas toutes. Jamais toutes. Comme celle visant à déterminer si la folie et la méchanceté sont deux choses distinctes, ou si c'est seulement nous qui avons décidé qu'à partir du moment où nous ne comprenons plus les motifs de la destruction, nous appelons cela de la folie. Nous sommes capables de comprendre que des gens doivent lâcher une bombe atomique sur une ville peuplées d'innocents, mais pas que d'autres doivent éventrer des prostituées qui répandent la maladie et la décadence morale dans les bas quartiers de Londres. En conséquence de quoi nous donnons au premier cas le nom de réalisme et au second celui de folie. »
    Comment rebondir quand ce qui était résolu ne l'est pas, quand la vérité peut fondre comme de la neige et glisser entre les doigts ? Il faudra bien toute la perspicacité d'Harry Hole pour venir à bout de ce palais des glaces dans lequel lui et son équipe déambulent à la recherche de la bonne issue.
    Certains trouveront peut être que ce roman est un peu long à démarrer. Sans doute contient-il quelques longueurs au début. A vrai dire, arrivé à la moitié du roman je me suis surpris à un soupir d'impatience, à cause du rythme , à cause du fait que j'étais sûr de mon coupable (prétentieux que j'étais à vouloir endosser le costume d'enquêteur !). Mal m'en a pris ! Car je suis tombé systématiquement dans les chausse-trappes mis en place par l'auteur.
    Ce roman c'est un peu comme un toboggan. On gravit d'abord lentement les barreaux de l'échelle. C'est le temps où l'histoire se met en place, où le décor est planté et l'atmosphère délivrée. Puis on s'assoit en haut du toboggan, on croit que l'on a fait le plus dur, que l'on tient le coupable. Alors vient la descente, de plus en plus rapide. C'est l'histoire qui s'emballe ! Puis surviennent les virages du toboggan, on file à droite vers un autre coupable, avant de virer brutalement vers un autre possible. On est enfin pris dans l'ivresse de la lecture. On respire à pleins poumons cette histoire et on se réjouit de la sensation d'être baladé par un auteur qui maîtrise parfaitement son art ! Et on glisse, on dévore les pages, on s'impatiente à nouveau, de plaisir cette fois, pour enfin savoir ! L'auteur nous plonge la tête dans la neige et nous empêche de reprendre notre souffle jusqu'à la sortie finale de cette histoire glaçante.
    Jo Nesbo est un artisan de l'écriture. En quelque mot il accouche d'une atmosphère. Il transforme un personnage adoré des enfants et symbole de joie et d'innocence, Le Bonhomme de neige, en un totem maléfique qui donne froid dans le dos, et nous angoisse jusque dans nos pensées.
    La structure narrative est complexe mais la partition est parfaitement jouée. Et Jo Nesbo ne s'attache pas uniquement à l'intrigue, mais également à ses personnages, dont il ciselle les portraits psychologiques avec la précision d'un orfèvre.
    Je ne rajouterai pas ma louche au discours ambiant qui depuis des mois encense les auteurs nordiques (alors qu'il suffit de tourner la tête vers des pays voisins ou plus lointains, voire de regarder chez nous, pour s'apercevoir que la même vigueur et la même richesse d'écriture existe ailleurs qu'en Scandinavie) .Leur talent est indéniable. Mais si j'aime des auteurs comme Larsen, läckberg, Eriksson et plus récemment Kepler, j'avoue que Jo Nasbo a ma préférence.

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par books2heaven, le 03 mai 2010

    books2heaven
    Après avoir lu cet excellent polar norvégien, vous regarderez peut-être d'un autre oeil les bonhommes de neige que font les enfants quand il neige.
    J'ai beaucoup aimé cette dernière enquête de l'inspecteur Harry Hole que l'on retrouve sobre. Incroyable, mais vrai ! Attention, sobre ne veut pas dire : bien dans sa peau, heureux et prochaines vacances réservées au ski. Harry ne digère toujours pas sa rupture avec Rakel, il tente de s'habituer à son nouvel compagnon. Oleg, le fils de Rakel, considère toujours Harry comme son père. On retrouve les autres personnages policiers habituels auquels s'ajoute une nouvelle recrue policière Katrin Bratt à laquelle je me suis assez attachée, peut-être plus qu'à Harry Hole qui n'est pas vraiment attachant ... Il fait partie de ces personnages solitaires, froid, cyniques que l'on apprecie mais sans s'y attacher comme on le ferai avec d'autres. Enfin, cet avis n'engage que moi.
    J'ai trouvé l'idée des bonhommes de neige intéressante ou comment donner à quelque chose d'enfantin une dimension sadique et terrifiante.
    Le Bonhomme de neige n'est pas un thriller au rythme très rapide, mais je me suis quand même laissé prendre par les quelques fausses pistes. D'un côté, quand le tueur en série présumé est démasqué à la moitié du livre, on se doute bien qu'il va y avoir un renversement de situation.
    Bref, même si ce roman n'a pas eu l'aptitude de me faire passer une nuit blanche (impossible, l'envie de sommeil est toujours plus forte chez moi), je me suis régalée de bout en bout.
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  • Par Aifelle, le 15 février 2012

    Aifelle
    La mention thriller n'est pas usurpée pour ce roman là. Ouh là là, çà décoiffe. Une fois que vous avez commencé, c'est difficile de le lâcher, tellement l'intrigue est bien construite et prenante. Comme pour Wallander, j'ai lu le premier de la série "l'homme chauve souris" sans trop accrocher. Là, j'ai été happée.
    Nous sommes à Oslo. Les meurtres s'enchaînent, tous plus horribles les uns que les autres, avec des mises en scène macabres. Harry ne tarde pas à comprendre que le point commun entre les victimes, c'est qu'elles sont toutes mères de famille. Et toujours ce satané bonhomme de neige qui apparaît, annonciateur du désastre.
    De fausses pistes en faux coupables, de rebondissements en rebondissements, Harry finira par arriver là où le sérial killer voulait l'amener, mais n'oublions pas que c'est un enquêteur hors pair, qui ne lâche jamais le morceau et prend tous les risques.


    Lien : http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2012/02/14/23520055.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 27 avril 2011

    Chaplum
    En Norvège, plusieurs femmes disparaissent sans laisser de traces. A chaque fois, la disparition coïncide avec les premières neiges et un bonhomme de neige est apparu dans le jardin des victimes. Harry Hole, flic asocial et toujours sur la ligne dangereuse avec la boisson, est convaincu qu'ils ont affaire à un tueur en série. Mais ses collègues sont persuadés que cela n'arrive pas dans leur pays et que Harry, seul policier de Norvège à avoir suivi une formation sur les serial killer aux États-Unis et à en avoir arrêté un en Australie, veut se faire remarquer. Cependant les disparitions continuent …
    Le Bonhomme de neige est un roman policier assez épais mais qu'on lâche difficilement une fois entamé. Pourtant, on ne peut pas dire qu'on se retrouve face à un rythme endiablé et trépidant. Au contraire, l'histoire se met en place, en parallèle de la vie privée de l'inspecteur Harry Hole qui tente d'en finir avec l'alcool et d'accepter que sa relation avec Rakel est terminée. La vie du commissariat se déroule aussi sous nos yeux de lecteurs. En même temps, nous sommes parfois plongés dans le passé, dans des événements que l'on sait liés avec Le Bonhomme de neige sans que l'on comprenne encore exactement ce qu'ils signifient exactement.
    Jo Nesbo écrit le genre de romans policiers que j'affectionne tout particulièrement. Tant l'intrigue que son personnage principal m'ont rappelés certaines de mes séries favorites : celle de l'inspecteur Banks par Peter Robinson et celle de Rebus par Ian Rankin. de bonnes enquêtes bien ficelées, qui tiennent la route et un inspecteur qui vit une relation difficile avec la bouteille de même qu'avec ses proches et sa hiérarchie. Considéré comme un flic compétent, il n'en utilise pas moins des méthodes parfois à la limite de la légalité ou parfois sans l'accord de ses chefs.
    Le dénouement m'a surpris et en même temps, je me suis dit mais bien sûr. Il est assez spectaculaire et m'a tenue accrochée au récit, en haleine, sur les dernières pages. Je dois dire que Le Bonhomme de neige est particulièrement machiavélique et que Jo Nesbo possède une imagination débordante.
    Découvrir un peu de la Norvège au travers de cette chasse au tueur, les paysages enneigés, les différences de patois entre les régions (ça m'a un peu fait penser au nord de mon pays), les rivalités entre les villes (idem) m'a également beaucoup plu.

    Lien : http://www.chaplum.com/le-bonhomme-de-neige-de-jo-nesbo-4665
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 22 mai 2012

    [...] ... Hormis les empreintes de pas, nous n'avons pas trouvé de traces du coupable sur ce que nous considérons comme le lieu du crime," conclut Magnus Skarre. "Ce qui est plus dur à comprendre, c'est que nous n'avons pas trouvé trace du cadavre non plus. Il a quand même décapité cette femme, ça aurait dû laisser tout un tas d'indices. Mais il n'y avait rien là-bas. Les clébards ne réagissent même pas ! C'est un mystère.

    - Il l'a tuée et décapitée dans le ruisseau," expliqua Katrine [= une nouvelle inspectrice]. "Sa piste à elle disparaît plus en amont, n'est-ce pas ? Elle a couru dans l'eau pour ne pas laisser de traces, mais il l'a rattrapée.

    - De quoi s'est-il servi ?" voulut savoir Harry.

    - "D'une hache ou d'une scie. Quoi d'autre ?

    - Et les brûlures autour de la zone de coupure ?"

    Katrine regarda Skarre et tous deux haussèrent les épaules.

    - "OK. Holm, vérifie," décida Harry. "Et ensuite ?

    - Ensuite, il l'a sans doute portée dans le ruisseau pour redescendre jusqu'à la route," suggéra Skarre. Il avait dormi deux heures, et mis son pull à l'envers, mais personne n'avait eu le coeur de le lui faire remarquer. "Je dis sans doute ça parce que nous n'avons strictement rien retrouvé là-bas non plus. Et nous aurions dû trouver quelque chose. ... [...]
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  • Par Woland, le 22 mai 2012

    [...] ... Arrivé dans le tambour [= du vestibule], il glissa les pieds dans une paire de chaussures de papa, enfila une doudoune par-dessus son pyjama et sortit. Maman avait dit que la neige disparaîtrait demain, mais il faisait encore froid et un vent léger chuchotait et murmurait dans le chêne près du portail. Il n'y avait guère que cent mètres pour arriver chez les Bendiksen et heureusement, deux réverbères jalonnaient le trajet. Elle devait être là-bas. Il jeta un coup d'oeil à droite et à gauche pour s'assurer qu'il n'y avait personne pour l'intercepter. C'est alors qu'il aperçut le bonhomme de neige. Il était toujours immobile, tourné vers la maison, baignant dans la froide clarté lunaire. Pourtant, il y avait quelque chose de différent chez lui, de presque humain, de familier. Jonas regarda la maison des Bendiksen. Il prit la décision de courir. Mais ne le fit pas. Il resta sur place, en sentant le vent prudent et glacial le transpercer. Il se tourna de nouveau lentement vers le bonhomme de neige. Car il venait de comprendre ce que c'était, ce qui avait rendu le bonhomme de neige si familier. On lui avait mis une écharpe. Une écharpe rose. Celle que Jonas avait offerte à maman pour Noël. ... [...]
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  • Par toto, le 22 mai 2010

    -Je veux que tu manges de la neige, jusqu'à ce que tu te pisses dessus." La silhouette s'était placée légèrement hors du champ d'action que le câble d'acier accordait à Sylvia. Elle pencha la tête sur le côté et l'observa. "Jusqu'à ce que ton ventre soit si refroidi et plein qu'il ne parvienne plus à faire fondre la neige. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que de la glace en toi. Que tu sois devenue ce que tu es réellement. quelque chose qui ne ressent rien."
    Le cerveau de Sylvia percevait les mots, mais ne réussissait pas à en assimiler la signification. "Jamais!" cria-t-elle.
    Un son lui parvint de la silhouette, un son qui se fondit dans le clapotis du ruisseau.
    "Vas-y, crie, ma chère Sylvia. Parce que plus personne ne t'entendra. Jamais."
    Sylvia vit que ça tenait quelque chose. Qui s'alluma. Le noeud coulant dessinait les contours d'une goutte rougeoyante sur le fond obscur. L'objet cracha et fuma lorsqu'il rentra en contact avec la surface.
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  • Par lamantalo, le 12 juin 2010

    Nous sommes capables de comprendre que des gens doivent lâcher une bombe atomique sur une ville peuplée de civils innocents, mais pas que d'autres doivent éventrer des prostituées qui répandent la maladie et la décadence morale dans les bas-quartiers de Londres. En conséquence de quoi nous donnons au premier cas le nom de réalisme, et au second celui de folie.
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  • Par BMR, le 17 juillet 2008

    [...] - Mmm. Pourquoi ne voulais-tu pas que je dise à tes collègues de Bergen que tu étais là ?
    - Quoi ?
    - Je me disais qu'ils trouveraient ça cool de savoir que tu bossais sur une grosse affaire de meurtre dans la capitale.
    Elle haussa les épaules et ouvrit la portière.
    - Les Berguénois ne considèrent pas Oslo comme la capitale. Bonne nuit.
    - Bonne nuit.
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