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> Georges-Arthur Goldschmidt (Autre)

ISBN : 2253006750
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.14/5 (sur 498 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ainsi parlait Zarathoustra est une oeuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l'Occident. « Nietzsche démolit, il sape », disait Gide. Il remet définitivement l'homme en question. Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient pa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par born2fly, le 12 décembre 2012

    born2fly
    L’idée de Zarathoustra remonte chez Nietzsche aux premières années de son séjour à Bâle. On en retrouve des indices dans les notes datant de 1871 et 1872. Mais, pour la conception fondamentale de l’œuvre, Nietzsche lui-même indique l’époque d’une villégiature dans l’Engadine en août 1881, où lui vint, pendant une marche à travers la forêt, au bord du lac de Silvaplana, comme « un premier éclair de la pensée de Zarathoustra », l’idée de l’éternel retour. Il en prit note le même jour en
    ajoutant la remarque : « Au commencement du mois d’août 1881 à Sils Maria, 6000 pieds au-dessus du niveau de la mer et bien plus haut encore au-dessus de toutes les choses humaines » (Note conservée). Depuis ce moment, cette idée se développa en lui : ses carnets de notes et ses manuscrits des années 1881 et 1882 en portent de nombreuses traces et Le gai Savoir qu’il rédigeait alors contient « cent indices de l’approche de quelque chose d’incomparable ». Le volume mentionnait même déjà (dans l’aphorisme 341) la pensée de l’éternel retour, et, à la
    fin de sa quatrième partie (dans l’aphorisme 342, qui, dans la
    première édition, terminait l’ouvrage), « faisait luire, comme le dit Nietzsche lui-même, la beauté des premières paroles de Zarathoustra ».
    La première partie fut écrite dans « la baie riante et silencieuse » de Rapallo près de Gênes, où Nietzsche passa les mois de janvier et février 1883. « Le matin je suis monté par la superbe route de Zoagli en me dirigeant vers le sud, le long d’une forêt de pins ; je voyais se dérouler devant moi la mer qui s’étendait jusqu’à l’horizon ; l’après-midi je fis le tour de toute la baie depuis Santa Margherita jusque derrière Porto-fino.
    C’est sur ces deux chemins que m’est venue l’idée de toute la première partie de Zarathoustra, avant tout Zarathoustra luimême, considère comme type ; mieux encore, il est venu sur
    moi » (jeu de mot sur er fiel mir ein et er überfiel mich). Nietzsche a plusieurs fois certifié n’avoir jamais mis plus de dix jours
    à chacune des trois premières parties de Zarathoustra : il entend
    par là les jours où les idées, longuement mûries, s’assemblaient
    en un tout, où, durant les fortes marches de la journée, dans
    l’état d’une inspiration incomparable et dans une violente tension de l’esprit, l’œuvre se cristallisait dans son ensemble, pour
    être ensuite rédigée le soir sous cette forme de premier jet.
    Avant ces dix jours, il y a chaque fois un temps de préparation,
    plus ou moins long, immédiatement après, la mise au point du
    manuscrit définitif ; ce dernier travail s’accomplissait aussi avec
    une véhémence et s’accompagnait d’une « expansion du sentiment » presque insupportable. Cette « œuvre de dix jours »
    tombe pour la première partie sur la fin du mois de janvier
    1883 : au commencement de février la première conception est
    entièrement rédigée, et au milieu du mois le manuscrit est prêt
    à être donné à l’impression. La conclusion de la première partie
    (De la vertu qui donne) « fut terminée exactement pendant
    l’heure sainte où Richard Wagner mourut à Venise » (13 fé-
    vrier).
    Au cours d’un « printemps mélancolique » à Rome, dans
    une loggia qui domine la Piazza Barbarini, « d’où l’on aperçoit
    tout Rome et d’où l’on entend mugir au-dessous de soi la Fontanas », le Chant de la Nuit de la deuxième partie fut composé
    au mois de mai. La seconde partie elle-même fut écrite, de nouveau en dix jours, à Sils Maria, entre le 17 juin et le 6 juillet
    1883 : la première rédaction fut terminée avant le 6 juillet et le
    manuscrit définitif avant le milieu du même mois.
    « L’hiver suivant, sous le ciel alcyonien de Nice, qui, pour
    la première fois, rayonna alors dans ma vie, j’ai trouvé le troisième Zarathoustra. Cette partie décisive qui porte le titre :
    « Des vieilles et des nouvelles Tables, fut composée pendant une
    montée des plus pénibles de la gare au merveilleux village
    maure Eza, bâti au milieu des rochers – ». Cette fois encore
    « l’œuvre de dix jours » fut terminée fin janvier, la mise au net
    au milieu du mois de février.
    La quatrième partie fut commencée à Menton, en novembre 1884, et achevée, après une longue interruption, de fin janvier à mi-février 1885 : le 12 février le manuscrit fut envoyé à
    l’impression. Cette partie s’appelle d’ailleurs injustement « quatrième et dernière partie » : « son titre véritable (écrit Nietzsche
    à Georges Brandès), par rapport à ce qui précède à ce qui suit,
    devrait être : La tentation de Zarathoustra, un intermède ».
    Nietzsche a en effet laissé des ébauches de nouvelles parties
    d’après lesquelles l’œuvre entière ne devait se clore que par la
    mort de Zarathoustra. Ces plans et d’autres fragments seront
    publiés dans les œuvres posthumes. La première partie parut en
    mai 1883 chez E. Schmeitzner, à Chemnitz, sous le titre : Ainsi
    parlait Zarathoustra. Un livre pour tous et pour personne
    (1883). La seconde et la troisième partie parurent en septembre
    1883 et en avril 1884 sous le même titre, chez le même éditeur.
    Elles portent sur la couverture, pour les distinguer, les chiffres 2
    et 3.
    La première édition complète de ces trois parties parut à la
    fin de 1886 chez E.W. Fritsch, à Leipzig (qui avait repris quelques mois avant le dépôt des œuvres de Nietzsche), sous le titre : Ainsi parlait Zarathoustra. Un livre pour tous et pour personne. En trois parties (sans date).
    Nietzsche fit imprimer à ses frais la quatrième partie chez
    C.G. Naumann, à Leipzig, en avril 1885, à quarante exemplaires.
    Il considérait cette quatrième partie (le manuscrit portait :
    « pour mes amis seulement et non pour le public ») comme
    quelque chose de tout à fait personnel et recommandait aux
    quelques rares dédicataires une discrétion absolue. Quoiqu’il
    songeât souvent à livrer aussi cette partie au public, il ne crut
    pas devoir le faire sans remanier préalablement quelques passages. Un tirage à part, imprimé en automne 1890, lorsque eut
    éclaté la maladie de Nietzsche, fut publié, en mars 1892, chez
    C.G. Naumann, après que tout espoir de guérison eut disparu et
    par conséquent toute possibilité pour l’auteur de décider luimême de la publication. En juillet 1892, parut chez C.G. Naumann la deuxième édition de Zarathoustra, la première qui
    contînt les quatre parties. La troisième édition fut publiée chez
    le même éditeur en août 1893.
    La présente traduction a été faite sur le sixième volume des
    Oeuvres complètes de Fr. Nietzsche, publié en août 1894 chez
    C.G. Naumann, à Leipzig, par les soins du « Nietzsche-Archiv ».
    Je suis tombé par hasard sur le Zarathoustra de Neitzche. Un livre étrange, mais souvent poignant, dans lequel j'entends à chaque ligne les accents viscéraux d'une âme s'enfonçant dans les abîmes. Savoir l'esprit le plus riche et le plus profond qu'on ait jamais rencontré disparu dans la folie et dans son inaccessible univers de chimères. Une telle expérience n'en finit pas de résonner en vous comme un glas funèbre d'une insondable tristesse.
    C’est Un livre pour tous et pour personne
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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 15 janvier 2009

    chartel
    "Ainsi parlait Zarathoustra" est une œuvre magistrale, quoique nous inspire la pensée nietzschéenne. Car Friedrich Nietzsche fait partie des rares philosophes capables de transmettre aux autres une pensée par une virtuosité littéraire hors du commun. Ce don lui a permis de devenir un philosophe populaire, abordable et universel. le problème de la transmission d'une pensée individuelle est d'ailleurs présent dans cette œuvre puisque Nietzsche évoque, par l'entremise de son prophète Zarathoustra, sa difficulté de créer de nouvelles valeurs, issues non pas de la masse des hommes mais de sa propre individualité. Car si l'on s'isole trop de la masse, on s'exclue et on ne se fait plus entendre. Nietzsche, profitant de la mort de Dieu, trouve la bonne distance pour exposer son idée du surhomme. Ce créateur doit profiter du chaos présent (fin du XIXe siècle) pour trouver son incarnation, avant que le dépérissement du dernier homme, faible, petit et aimant le confort, ne devienne irréversible. Cette pensée exubérante, tonitruante et iconoclaste prend la forme d'un long poème biblique. Nietzsche s'adresse à nous tel un prophète, s'inspirant probablement des nombreux textes religieux, Bible ou Evangiles, qui ont nécessairement accompagné sa formation intellectuelle. Les sentences et les assertions y foisonnent, en contradiction avec le rejet, pourtant très net, de Nietzsche de tout dogme imposé aux hommes par n'importe quelle religion. Mais cette forme impérative donne à sa pensée toute sa crédibilité. Pour Nietzsche il y a urgence, le surhomme doit advenir pour détruire sans scrupule les anciennes valeurs manichéennes qui n'ont aucun fondement rationnel, car celles dites mauvaises se révèlent bonnes et inversement. Par exemple l'amour du prochain, un acte purement égoïste et méprisable qui sert à recevoir l'estime des autres ; ou bien les fabulations de la justice qui pense punir une exception dans un criminel, alors qu'il n'est que l'arbre qui cache la forêt, dissimulant les pires passions mortelles d'une société tout entière. Ainsi parla Zarathoustra !
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    • Livres 5.00/5
    Par Pingouin, le 28 décembre 2011

    Pingouin
    Je savais, en entamant la lecture de ce livre, que je n'en sortirais pas indemne, mais je n'imaginais pas une seconde avoir raison à ce point. Il s'agit là certainement de la plus grosse claque littéraire ET philosophique que je n'ai jamais pris, comme un énorme coup de vent qui m'aurait fouetté la joue, celle-ci risque de rester rouge un bon bout de temps.
    C'est simple, il s'agit là pour moi de l'un des plus grand chef d'œuvre de l'histoire de l'humanité, un tel lyrisme, une telle force d'évocation, couplé à de telles idées et concepts philosophiques, les premiers facilitant incroyablement l'assimilation des seconds, c'est proprement hallucinant et plus je lisais, plus je me demandais si je ne rêvais pas face à ces mots qui me secouaient comme sur une mer trop agitée.
    Je savais que j'allai lire de la grande philosophie, mais je ne pensais pas découvrir une telle poésie, je pense avoir embrassé une partie de l'état d'esprit de ce livre en souhaitant, entre autres, l'éternel retour de la lecture de celui-ci ! J'avais d'ors et déjà classé ce livre dans la liste de ceux qu'il me faudra relire avant même d'en commencer la lecture, cette idée n'est que davantage présente dans mon esprit après avoir achevé cette première découverte.
    C'est une première critique que j'en fais, mais cet ouvrage est tellement dense, tellement puissant, que je pense qu'il m'est impossible de correctement réussir celle-ci du premier coup.
    Jetez-vous sur ce chef d'œuvre dès que possible, et même si la philosophie de nous intéresse pas, même si vous vous pensez incapable de jongler entre les différents sens que Nietzsche donne à son discours, lisez donc ce livre, ne serait-ce que pour son incroyable force évocatrice et sa poésie.

    Juste phénoménal.
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    • Livres 5.00/5
    Par UglyBetty, le 22 juin 2012

    UglyBetty
    Nietzsche présente lui-même ce livre comme un « 5e évangile », il veut en faire l'équivalent des poèmes de Goethe, de Dante Alighieri et des textes de Luther. Ainsi parlait zarathoustra est ainsi à la fois un long poème et une œuvre de réflexion sur une nouvelle promesse d'avenir pour l'homme. Mais c'est aussi une parodie. Zarathoustra se retirant dix ans dans la montagne, et sentant un jour le besoin de partager sa sagesse, rappelle le séjour du Christ dans le désert, et certains passages du livre, font songer à la cène. Les symboles religieux ou ésotériques sont également très nombreux. Enfin on ne peut s'empêcher de songer à François d'Assise, modèle d'amitié entre les hommes et les animaux. Zarathoustra tient autant du Christ, par son côté prophétique, que du révolutionnaire, qui annonce le «surhomme», c'est à dire celui qui veut aller au-delà des valeurs reconnues et des vérités admises, sans volonté de domination. Magnifique et déroutant poème, ce texte est à l'image de cette formule du Prologue: «Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante.»
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    • Livres 2.00/5
    Par Alcapone, le 29 avril 2012

    Alcapone
    Zarathoustra, ce poète-prophète subversif dont les aphorismes et le lyrisme peuvent parfois agacer, serait-il celui qui a bouleversé la pensée occidentale ? Les thèmes de l'éternel retour, du surhomme et de La volonté de puissance, chers au philosophe allemand sont réunis dans ce texte. Ces trois concepts inventés par Nietzsche s'articulent dans une réflexion si novatrice, qu'elle a donné lieu à des interprétations des plus nombreuses et diverses. Personnellement, j'ai retrouvé dans ce texte beaucoup d'inspiration de la spiritualité orientale (notamment en ce qui concerne le personnage de Zarathoustra). Malheureusement, je ne maîtrise pas assez la philosophie pour opposer quelque point de vue objectif au célèbre philosophe et mon avis ne portera uniquement que sur le ressenti...
    Pour tout avouer, il m'est bien difficile de présenter ici un compte-rendu construit et juste de cette lecture. Cet ouvrage dont j'ai tant entendu parler, m'a semblé bien opaque et ce, malgré une écriture simple et imagée. Je n'ai pas accroché du tout et je me demande si c'est lié à mon ignorance pour ce qui touche à la philosophie ou si c'est l'oeuvre en elle-même qui m'a posé problème. Etrangement, je me suis intéressée à Nietzsche non par le biais de ses écrits et donc de sa philosophie mais par l'intermédiaire de livres qui ont traité le personnage. Ainsi, le Nietzsche de Stefan Zweig et celui de Irvin Yalom dans Et Nietzsche a pleuré m'avaient-ils convaincue de découvrir la pensée du philosophe. J'avais lu il y a maintenant quelques temps, La généalogie de la morale et Par delà le bien et le mal mais ces ouvrages ne m'avaient pas du tout marquée de la même façon. Si j'ai pu retrouver l'essence du personnage à travers Zarathoustra, il me manque toujours des clés de compréhension de la pensée nietzschéenne. Les recherches que j'ai pu faire sur le sujet, ne m'ont pas vraiment permis de mieux comprendre la pensée nietzschéenne et si j'en devine quelques contours grossiers, je ne saurai émettre un avis très pertinent. Au regard de ces remarques, il est bien abstrait pour la néophyte que je suis, de démêler ce qui relève de l'interprétation de ce qui a fait la pensée de l'homme. La seule chose que je peux affirmer, c'est que j'ai trouvé le style parfaitement ennuyeux : ni la poésie, ni l'utilisation des aphorismes, ni le langage simple employé par Nietzsche ne m'ont facilité la compréhension de sa pensée. Et je sais pourtant que mon attrait pour l'homme est le signe d'un talent immense que je n'ai malheureusement pas réussi à saisir. Tout concourt donc à me faire penser qu'il faudra que je me repenche sur cette lecture...

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.fr/2012/04/ainsi-parlait..
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Citations et extraits

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  • Par Pharmakon, le 22 août 2014

    "Je suis un corps de part en part, et rien hors cela ; et l'âme ce n'est qu'un mot pour quelque chose qui appartient au corps".

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  • Par Pharmakon, le 22 août 2014

    "Il me vient un art nouveau du discours ; je me suis fatigué, comme tous les créateurs, des langues anciennes."

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  • Par Storm, le 03 juillet 2009

    Voici ! Je vous montre le dernier homme.
    « Amour ? Création ? Désir ? Étoile ? Qu’est cela ? » — Ainsi demande le dernier homme et il cligne de l’œil.
    La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme, qui rapetisse tout. Sa race est indestructible comme celle du puceron ; le dernier homme vit le plus longtemps.
    « Nous avons inventé le bonheur, » — disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil.
    Ils ont abandonné les contrées où il était dur de vivre : car on a besoin de chaleur. On aime encore son voisin et l’on se frotte à lui : car on a besoin de chaleur.
    Tomber malade et être méfiant passe chez eux pour un péché : on s’avance prudemment. Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes !
    Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement.
    On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l’on veille à ce que la distraction ne débilite point.
    On ne devient plus ni pauvre ni riche : ce sont deux choses trop pénibles. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait obéir encore ? Ce sont deux choses trop pénibles.
    Point de berger et un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : qui a d’autres sentiments va de son plein gré dans la maison des fous.
    « Autrefois tout le monde était fou, » — disent ceux qui sont les plus fins, et ils clignent de l’œil.
    On est prudent et l’on sait tout ce qui est arrivé : c’est ainsi que l’on peut railler sans fin. On se dispute encore, mais on se réconcilie bientôt — car on ne veut pas se gâter l’estomac.
    On a son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit : mais on respecte la santé.
    « Nous avons inventé le bonheur, » — disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil.
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  • Par adilosa, le 21 décembre 2012

    "Cependant, si tu as un ami qui souffre, sois un asile pour sa souffrance, mais sois en quelque sorte un lit dur, un lit de camp : c’est ainsi que tu lui seras le plus utile.

    Et si un ami te fait du mal, dis-lui : « Je te pardonne ce que tu m’as fait ; mais que tu te le sois fait à toi, comment saurais-je pardonner cela ! »

    Ainsi parle tout grand amour : il surmonte même le pardon et la pitié.

    Il faut contenir son coeur ; car si on le laisse aller, combien vite on perd la tête !

    Hélas ! Où fit-on sur la terre plus de folies que parmi les miséricordieux, et qu’est-ce qui fit plus de mal sur la terre que la folie des miséricordieux ?

    Malheur à tous ceux qui aiment sans avoir une hauteur qui est au-dessus de leur pitié !

    Ainsi me dit un jour le diable : « Dieu aussi a son enfer : c’est son amour des hommes. »"
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  • Par cathcor, le 30 avril 2012

    J'aime celui dont l'âme se dépense, qui ne veut pas qu'on lui dise merci et qui ne restitue point: car il donne toujours et ne veut pas se conserver.
    J'aime celui qui a honte de voir le dé tomber en sa faveur et qui demande alors: ai-je triché? (...)
    J'aime celui dont l'âme est profonde, même dans la blessure, celui qu'une petite aventure peut faire périr (...)
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