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> Georges-Arthur Goldschmidt (Autre)

ISBN : 2253006750
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.16/5 (sur 612 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ainsi parlait Zarathoustra est une œuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l'Occident. «Nietzsche démolit, il sape,» disait Gide. Il remet définitivement l'homme en question. Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pingouin, le 28 décembre 2011

    Pingouin
    Je savais, en entamant la lecture de ce livre, que je n'en sortirais pas indemne, mais je n'imaginais pas une seconde avoir raison à ce point. Il s'agit là certainement de la plus grosse claque littéraire ET philosophique que je n'ai jamais pris, comme un énorme coup de vent qui m'aurait fouetté la joue, celle-ci risque de rester rouge un bon bout de temps.
    C'est simple, il s'agit là pour moi de l'un des plus grand chef d'oeuvre de l'histoire de l'humanité, un tel lyrisme, une telle force d'évocation, couplé à de telles idées et concepts philosophiques, les premiers facilitant incroyablement l'assimilation des seconds, c'est proprement hallucinant et plus je lisais, plus je me demandais si je ne rêvais pas face à ces mots qui me secouaient comme sur une mer trop agitée.
    Je savais que j'allai lire de la grande philosophie, mais je ne pensais pas découvrir une telle poésie, je pense avoir embrassé une partie de l'état d'esprit de ce livre en souhaitant, entre autres, l'éternel retour de la lecture de celui-ci ! J'avais d'ors et déjà classé ce livre dans la liste de ceux qu'il me faudra relire avant même d'en commencer la lecture, cette idée n'est que davantage présente dans mon esprit après avoir achevé cette première découverte.
    C'est une première critique que j'en fais, mais cet ouvrage est tellement dense, tellement puissant, que je pense qu'il m'est impossible de correctement réussir celle-ci du premier coup.
    Jetez-vous sur ce chef d'oeuvre dès que possible, et même si la philosophie de nous intéresse pas, même si vous vous pensez incapable de jongler entre les différents sens que Nietzsche donne à son discours, lisez donc ce livre, ne serait-ce que pour son incroyable force évocatrice et sa poésie.

    Juste phénoménal.
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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 15 janvier 2009

    chartel
    "Ainsi parlait Zarathoustra" est une oeuvre magistrale, quoique nous inspire la pensée nietzschéenne. Car Friedrich Nietzsche fait partie des rares philosophes capables de transmettre aux autres une pensée par une virtuosité littéraire hors du commun. Ce don lui a permis de devenir un philosophe populaire, abordable et universel. le problème de la transmission d'une pensée individuelle est d'ailleurs présent dans cette oeuvre puisque Nietzsche évoque, par l'entremise de son prophète Zarathoustra, sa difficulté de créer de nouvelles valeurs, issues non pas de la masse des hommes mais de sa propre individualité. Car si l'on s'isole trop de la masse, on s'exclue et on ne se fait plus entendre. Nietzsche, profitant de la mort de Dieu, trouve la bonne distance pour exposer son idée du surhomme. Ce créateur doit profiter du chaos présent (fin du XIXe siècle) pour trouver son incarnation, avant que le dépérissement du dernier homme, faible, petit et aimant le confort, ne devienne irréversible. Cette pensée exubérante, tonitruante et iconoclaste prend la forme d'un long poème biblique. Nietzsche s'adresse à nous tel un prophète, s'inspirant probablement des nombreux textes religieux, Bible ou Evangiles, qui ont nécessairement accompagné sa formation intellectuelle. Les sentences et les assertions y foisonnent, en contradiction avec le rejet, pourtant très net, de Nietzsche de tout dogme imposé aux hommes par n'importe quelle religion. Mais cette forme impérative donne à sa pensée toute sa crédibilité. Pour Nietzsche il y a urgence, le surhomme doit advenir pour détruire sans scrupule les anciennes valeurs manichéennes qui n'ont aucun fondement rationnel, car celles dites mauvaises se révèlent bonnes et inversement. Par exemple l'amour du prochain, un acte purement égoïste et méprisable qui sert à recevoir l'estime des autres ; ou bien les fabulations de la justice qui pense punir une exception dans un criminel, alors qu'il n'est que l'arbre qui cache la forêt, dissimulant les pires passions mortelles d'une société tout entière. Ainsi parla Zarathoustra !
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    • Livres 4.00/5
    Par born2fly, le 12 décembre 2012

    born2fly
    L'idée de Zarathoustra remonte chez Nietzsche aux premières années de son séjour à Bâle. On en retrouve des indices dans les notes datant de 1871 et 1872. Mais, pour la conception fondamentale de l'oeuvre, Nietzsche lui-même indique l'époque d'une villégiature dans l'Engadine en août 1881, où lui vint, pendant une marche à travers la forêt, au bord du lac de Silvaplana, comme « un premier éclair de la pensée de Zarathoustra », l'idée de l'éternel retour. Il en prit note le même jour en
    ajoutant la remarque : « Au commencement du mois d'août 1881 à Sils Maria, 6000 pieds au-dessus du niveau de la mer et bien plus haut encore au-dessus de toutes les choses humaines » (Note conservée). Depuis ce moment, cette idée se développa en lui : ses carnets de notes et ses manuscrits des années 1881 et 1882 en portent de nombreuses traces et le gai Savoir qu'il rédigeait alors contient « cent indices de l'approche de quelque chose d'incomparable ». le volume mentionnait même déjà (dans l'aphorisme 341) la pensée de l'éternel retour, et, à la
    fin de sa quatrième partie (dans l'aphorisme 342, qui, dans la
    première édition, terminait l'ouvrage), « faisait luire, comme le dit Nietzsche lui-même, la beauté des premières paroles de Zarathoustra ».
    La première partie fut écrite dans « la baie riante et silencieuse » de Rapallo près de Gênes, où Nietzsche passa les mois de janvier et février 1883. « le matin je suis monté par la superbe route de Zoagli en me dirigeant vers le sud, le long d'une forêt de pins ; je voyais se dérouler devant moi la mer qui s'étendait jusqu'à l'horizon ; l'après-midi je fis le tour de toute la baie depuis Santa Margherita jusque derrière Porto-fino.
    C'est sur ces deux chemins que m'est venue l'idée de toute la première partie de Zarathoustra, avant tout Zarathoustra luimême, considère comme type ; mieux encore, il est venu sur
    moi » (jeu de mot sur er fiel mir ein et er überfiel mich). Nietzsche a plusieurs fois certifié n'avoir jamais mis plus de dix jours
    à chacune des trois premières parties de Zarathoustra : il entend
    par là les jours où les idées, longuement mûries, s'assemblaient
    en un tout, où, durant les fortes marches de la journée, dans
    l'état d'une inspiration incomparable et dans une violente tension de l'esprit, l'oeuvre se cristallisait dans son ensemble, pour
    être ensuite rédigée le soir sous cette forme de premier jet.
    Avant ces dix jours, il y a chaque fois un temps de préparation,
    plus ou moins long, immédiatement après, la mise au point du
    manuscrit définitif ; ce dernier travail s'accomplissait aussi avec
    une véhémence et s'accompagnait d'une « expansion du sentiment » presque insupportable. Cette « oeuvre de dix jours »
    tombe pour la première partie sur la fin du mois de janvier
    1883 : au commencement de février la première conception est
    entièrement rédigée, et au milieu du mois le manuscrit est prêt
    à être donné à l'impression. La conclusion de la première partie
    (De la vertu qui donne) « fut terminée exactement pendant
    l'heure sainte où Richard Wagner mourut à Venise » (13 fé-
    vrier).
    Au cours d'un « printemps mélancolique » à Rome, dans
    une loggia qui domine la Piazza Barbarini, « d'où l'on aperçoit
    tout Rome et d'où l'on entend mugir au-dessous de soi la Fontanas », le Chant de la Nuit de la deuxième partie fut composé
    au mois de mai. La seconde partie elle-même fut écrite, de nouveau en dix jours, à Sils Maria, entre le 17 juin et le 6 juillet
    1883 : la première rédaction fut terminée avant le 6 juillet et le
    manuscrit définitif avant le milieu du même mois.
    « L'hiver suivant, sous le ciel alcyonien de Nice, qui, pour
    la première fois, rayonna alors dans ma vie, j'ai trouvé le troisième Zarathoustra. Cette partie décisive qui porte le titre :
    « Des vieilles et des nouvelles Tables, fut composée pendant une
    montée des plus pénibles de la gare au merveilleux village
    maure Eza, bâti au milieu des rochers – ». Cette fois encore
    « l'oeuvre de dix jours » fut terminée fin janvier, la mise au net
    au milieu du mois de février.
    La quatrième partie fut commencée à Menton, en novembre 1884, et achevée, après une longue interruption, de fin janvier à mi-février 1885 : le 12 février le manuscrit fut envoyé à
    l'impression. Cette partie s'appelle d'ailleurs injustement « quatrième et dernière partie » : « son titre véritable (écrit Nietzsche
    à Georges Brandès), par rapport à ce qui précède à ce qui suit,
    devrait être : La tentation de Zarathoustra, un intermède ».
    Nietzsche a en effet laissé des ébauches de nouvelles parties
    d'après lesquelles l'oeuvre entière ne devait se clore que par la
    mort de Zarathoustra. Ces plans et d'autres fragments seront
    publiés dans les oeuvres posthumes. La première partie parut en
    mai 1883 chez E. Schmeitzner, à Chemnitz, sous le titre : Ainsi
    parlait Zarathoustra. Un livre pour tous et pour personne
    (1883). La seconde et la troisième partie parurent en septembre
    1883 et en avril 1884 sous le même titre, chez le même éditeur.
    Elles portent sur la couverture, pour les distinguer, les chiffres 2
    et 3.
    La première édition complète de ces trois parties parut à la
    fin de 1886 chez E.W. Fritsch, à Leipzig (qui avait repris quelques mois avant le dépôt des oeuvres de Nietzsche), sous le titre : Ainsi parlait Zarathoustra. Un livre pour tous et pour personne. En trois parties (sans date).
    Nietzsche fit imprimer à ses frais la quatrième partie chez
    C.G. Naumann, à Leipzig, en avril 1885, à quarante exemplaires.
    Il considérait cette quatrième partie (le manuscrit portait :
    « pour mes amis seulement et non pour le public ») comme
    quelque chose de tout à fait personnel et recommandait aux
    quelques rares dédicataires une discrétion absolue. Quoiqu'il
    songeât souvent à livrer aussi cette partie au public, il ne crut
    pas devoir le faire sans remanier préalablement quelques passages. Un tirage à part, imprimé en automne 1890, lorsque eut
    éclaté la maladie de Nietzsche, fut publié, en mars 1892, chez
    C.G. Naumann, après que tout espoir de guérison eut disparu et
    par conséquent toute possibilité pour l'auteur de décider luimême de la publication. En juillet 1892, parut chez C.G. Naumann la deuxième édition de Zarathoustra, la première qui
    contînt les quatre parties. La troisième édition fut publiée chez
    le même éditeur en août 1893.
    La présente traduction a été faite sur le sixième volume des
    Oeuvres complètes de Fr. Nietzsche, publié en août 1894 chez
    C.G. Naumann, à Leipzig, par les soins du « Nietzsche-Archiv ».
    Je suis tombé par hasard sur le Zarathoustra de Neitzche. Un livre étrange, mais souvent poignant, dans lequel j'entends à chaque ligne les accents viscéraux d'une âme s'enfonçant dans les abîmes. Savoir l'esprit le plus riche et le plus profond qu'on ait jamais rencontré disparu dans la folie et dans son inaccessible univers de chimères. Une telle expérience n'en finit pas de résonner en vous comme un glas funèbre d'une insondable tristesse.
    C'est Un livre pour tous et pour personne
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    • Livres 5.00/5
    Par UglyBetty, le 22 juin 2012

    UglyBetty
    Nietzsche présente lui-même ce livre comme un 5e évangile , il veut en faire l'équivalent des poèmes de Goethe, de Dante et des textes de Luther.
    Ainsi parlait Zarathoustra est ainsi à la fois un long poème et une oeuvre de réflexion sur une nouvelle promesse d'avenir pour l'homme.
    Mais c'est aussi une parodie.
    Zarathoustra se retirant dix ans dans la montagne, et sentant un jour le besoin de partager sa sagesse, rappelle le séjour du Christ dans le désert, et certains passages du livre, font songer à la cène.
    Les symboles religieux ou ésotériques sont également très nombreux. Enfin on ne peut s'empêcher de songer à François d'Assise, modèle d'amitié entre les hommes et les animaux.
    Zarathoustra tient autant du Christ, par son côté prophétique, que du révolutionnaire, qui annonce le "surhomme", c'est à dire celui qui veut aller au-delà des valeurs reconnues et des vérités admises, sans volonté de domination.
    Magnifique et déroutant poème, ce texte est à l'image de cette formule du Prologue:
    "Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante".
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    • Livres 5.00/5
    Par aouatef79, le 21 juin 2015

    aouatef79
    " Ainsi parlait Zarathoustra " est une oeuvre philosophique d 'une grande importance .
    Elle a bouleversé la pensée de l 'Occident .Nietzsche a voulu faire table rase des
    anciennes valeurs et créer des nouvelles.En citant Zarathoustre, il fait un clin d'oeil
    à l 'histoire réligieuse car Zarathoustra était un grand réformateur de l 'ancienne
    réligion perse ( ou iraniènne ) .Pour créer des nouvelles valeurs, il doit renverser ou
    dépasser les valeurs traditionnelles fondées sur l 'antinomie du bien et du mal : c'est
    à dire le manichéisme .Pour Nietzsch " Dieu " est mort et il faut se libérer toute
    entrave et il annonce à l 'homme libéré : " Soit toi-même " ! ILest contre tout dogme .
    Ainsi parlait Zarathoustra est à considérer comme le chant prophétique , annoncia-
    -teur de nouvelles valeurs sur les décombres du christianisme et de l' idéalisme ,va-
    -leurs qu 'il explicitera ensuite dans" Par-delà le bien et le mal " ( 1886 ) puis dans la" Généalogie de la morale " ( 1887 ) : contre la morale du ressentiment, de la
    mauvaise conscience et du péché, il appelle à l 'avènement du "surhomme", expression qui sera malheureusement détournée de son sens par des régimes
    totalitaires contre lesquels Nietzsch avait pourtant par avance prononcé la plus
    énergique condamnation .
    Ce livre est un chef-d 'oeuvre .Une oeuvre forte,dense, puissante et surtout poétique . A lire et à méditer .
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Citations et extraits

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  • Par Hugo, le 03 août 2015

    Tout ce qui est inquiétant dans l'avenir et tout ce qui jadis faisait frémir les oiseaux à jamais envolés, est en vérité plus rassurant encore et plus familier que votre "réalité". (page 147)

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  • Par Hugo, le 31 juillet 2015

    Mais la pensée est une chose et l'action en est une autre, et une autre encore l'image de l'action. Entre elles ne passe pas la roue de la causalité.
    Une image fit blêmir cet homme. Il était à la hauteur de son action quand il la fit : mais une fois qu'il l'eut faite il ne put en supporter l'image.
    Il ne cessait désormais de se voir comme l'homme d'une seule action. Ceci, je le nomme folie : l'exception chez lui, est devenue son être, elle s'est muée en son essence.
    La ligne tracée hypnotise la foule ; le méfait qu'il a commis a hypnotisé sa pauvre raison - Ceci je le nomme la folie après l'action... (page 53)
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  • Par bricekwizera7, le 28 juillet 2015

    L’enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation.

    Oui, pour le jeu divin de la création, ô mes frères, il faut une sainte affirmation : l’esprit veut maintenant sa propre volonté, celui qui a perdu le monde veut gagner son propre monde.

    Je vous ai nommé trois métamorphoses de l’esprit : comment l’esprit devient chameau, comment l’esprit devient lion, et comment enfin le lion devient enfant
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  • Par bricekwizera7, le 28 juillet 2015

    Eh bien ! Le lion est venu, mes enfants sont proches, Zarathoustra a mûri, mon heure est venue : –

    – Voici mon aube matinale, ma journée commence, lève-toi donc, lève-toi, ô grand midi ! » –

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  • Par bricekwizera7, le 28 juillet 2015

    Ne t’es-tu pas aperçu qu’ils se taisaient, dès que tu t’approchais d’eux, et que leur force les abandonnait, ainsi que la fumée abandonne un feu qui s’éteint

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L'autre Nietzsche - 2/3 - Conférence le Monde en partenariat avec la Fnac
A l'occasion de la sortie du hors-série du Monde consacré à Friedrich Nietzsche, le Monde, en partenariat avec la Fnac, a organisé une rencontre autour du philosophe, philologue et poète allemand, le temps d'un échange privilégié avec les invités. En présence de Philippe Sollers, écrivain, Clément Rosset, philosophe et Dorian Astor, auteur d'une biographie sur Nietzsche. Rencontre animée par Frédéric Joignot, journaliste au Monde. Enregistré le 27 juin 2011 à l'Auditorium le Monde.











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