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ISBN : 2226249680
Éditeur : Albin Michel (2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.38/5 (sur 616 notes)
Résumé :
"Tout ce que l’on aime devient une fiction. La première des miennes fut le Japon. A l’âge de cinq ans, quand on m’en arracha, je commençai à me le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que pouvais-je dire du pays que j’avais cru connaître et qui, au fil des années, s’éloignait de mon corps et de ma tête ? "
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Critiques, Analyses & Avis (180) Voir plus Ajouter une critique
pictura
pictura12 janvier 2014
  • Livres 1.00/5
Que dire ? Les critiques sont dithyrambiques ici sur babelio. Je n'y vois qu'un roman de gare, qui se lit certes bien mais qui n'apporte rien, nulle émotion, nulle envie de finir le livre (j'ai même failli arrêter ce court roman autobiographique mais je voulais quand même aller au bout, histoire de pouvoir glisser cette critique que beaucoup trouveront nauséabonde eu regard aux nombres d'étoiles déposées par les lecteurs) . La platitude du livre me dit que s'il n'était pas couvert de la signature d'une Amélie Nothomb, le livre n'aurait pas été lu, peut être même édité. L'écrivain part dans son pays natal, le Japon, sous couvert d'un reportage télévisuel la concernant. Soit.
Quel est l'intérêt du livre ?
Ressassement d'une nostalgie, d'idées noires mais pas trop sur Fukushima, d'une Amélie prise à contre courant dans un monde moderne, dans un déracinement, dans une quête un peu absconse, où il n'y a justement pas de quête. Elle s'interroge, se laisse aller à des penchants de paresse, d'incompréhension ou de futilité, de vieux souvenirs, quelques sentiments d'absence ou de vide. Et c'est tout.
Le livre fini, j'ai ouvert au hasard des livres de ma bibliothèque, Kipling, Conan Doyle, Aymé, quelques correspondances. J'avoue que c'est bien autre chose.
Dans l'ensemble, le livre est une petite introspection de sa vie mais qui ne regarde qu'elle et qui moi m'indiffère. Certes le ton se veut humble, véridique, hélas je le trouve insignifiant, les idées creuses. Ce n'est que mon modeste avis. Peut être les fans inconditionnels de Nothomb trouvent-ils matière à, mais moi je ne suis pas fan du tout.
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garrytopper9
garrytopper929 août 2013
  • Livres 5.00/5
Une rentrée littéraire ne serait pas parfaite s'il n'y avait pas, chaque année, le dernier Amélie Nothomb. Si parfois j'ai pu lui reprocher d'être assez irrégulière, cette fois-ci, son dernier livre est parfait.
Nous suivons au cours des quelque 150 pages notre auteur qui va devoir retourner au Japon pour un reportage sur elle-même. Au fil du livre elle retracera son parcours dans le pays du soleil levant. Elle ne fera visiter les lieux qui ont marqué ses trop courts passages au Japon.
Nous verrons de tendres retrouvailles entre elle et la désormais très âgée Nishio-san (son ancienne gouvernant lorsqu'elle était enfant). Ce passage du livre étant sans nul doute le plus poignant. Je ne rentrerais pas dans les détails, mais c'est un passage qui vous touchera forcément. À moins d'être sans coeur.
Nous retrouverons également Rinri, l'amoureux qu'elle abandonné du jour au lendemain. Nous verrons que depuis les seize années qui se sont écoulées, beaucoup de choses ont changé pour celui qui n'est plus un jeune homme.
Les livres d'Amélie Nothomb peuvent, pour la plupart se lire sans ordre précis, pourtant, avant d'attaquer celui-ci je vous conseillerais de lire Stupeurs et tremblements, Métaphysiques de tubes et Ni d'Ève ni d'Adam.
Avec ce dernier ouvrage, on a le sentiment que ça y est, elle en a terminé avec le Japon, la boucle est bouclée. Tout au long du livre, on voit son évolution, son regard sur son entourage. Elle est au début très nostalgique et craintive de retourner dans ce pays, et lorsqu'elle en repart elle a en elle la nostalgie heureuse, la seule nostalgie que peuvent avoir les Japonais.
Un très grand Amélie Nothomb, dans la lignée de Stupeur et tremblements et ni d'Ève ni d'Adam. Un seul reproche, comme toujours, cela se termine trop vite, et l'attente d'une année va encore être trop longue…
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Eve-Yeshe
Eve-Yeshe24 octobre 2013
  • Livres 4.00/5

Dans ce roman, Amélie Nothomb nous raconte son retour au Japon pour un reportage que la télévision veut réaliser sur son enfance japonaise, alors que son livre « Métaphysique des tubes » vient d'y être publié.
Elle appelle Rinri son premier amour qui est le thème de « ni d'Eve, ni d'Adam », dont elle arrive à obtenir le numéro de téléphone en s'armant de patience, et ils conviennent de se voir à son arrivée et dans la foulée elle réussit à obtenir le numéro de Nishio-san, sa nounou bien aimée qu'elle considère comme sa seconde mère car c'est elle qui l'a élevée.
Avec Nishio-san, la conversation est plus difficile, ce qui inquiète Amélie qui a des doutes sur ses capacités mentales.
Elle a prévue de rester 6 jours à Kobé et trois jours à Tokyo faisant un pèlerinage sur tous les lieux qui ont marqué son enfance. Cela fait quinze ans qu'elle n'est pas venue au Japon mais vingt-trois ans qu'elle n'a pas vu Kobé et entre temps il y a eu le tremblement de terre.
Elle se rend avec l'équipe de télévision dans le quartier de son enfance, le magasin de bonbons a disparu et surtout sa maison n'a pas résisté au séisme. Elle le savait avant de venir mais c'est un choc brutal : « c'est une chose de le savoir, une autre est de le voir ».
Sa rencontre avec Nashio-san est remplie d'émotions, et l'échange difficile car Amélie a beaucoup perdu sa maîtrise de la langue japonaise, certes la nounou la reconnait mais elle beaucoup vieilli, c'est normal le temps a passé.
Amélie visite ensuite son école maternelle, qui n'a pas changé et où elle reçoit un accueil chaleureux.
Après être passés par kyoto et Tokyo, ils se rendent à Fukushima où c'est le choc, l'apocalypse a bien eu lieu….

Ce que j'en pense :
Ce livre m'a profondément touchée. Amélie décrit très bien ses souffrances, ses douleurs en revoyant certains paysages, sa nounou, Rinri et les pleurs que cela lui arrache (au Japon on ne montre pas ses sentiments). Avec la maison d'enfance détruite c'est une partie d'elle-même qui s'en va dont elle doit faire le deuil. Cf. citation. Sa nounou, elle aussi a changé avec une mémoire devenue selective : elle se rappelle d'Amélie mais ne se souvient plus de Fukushima.
Sa rencontre avec Rinri, son premier amour, qu'elle a fuit en courant pour rentrer en France car à cette époque elle avait une piètre opinion d'elle-même, rencontre qui se passe bien, Rinri est marié et il a des enfants il lui raconte ce qu'est devenu le Japon, en précisant que beaucoup de gens ont quitté le pays car ils se sentaient maudits, tout en faisant une promenade dans la ville qui ressemble à un pèlerinage sur les pas de leur passé.
Elle nous parle de tout ce qu'elle a perdu et qui ne reviendra pas, balayé par l'épisode Fukushima, devenu désertique, fantomatique, de Kobe brisée par le tremblement de terre.
Tous les beaux souvenirs de l'enfance ont été balayés et elle pleure beaucoup car la réalité est là, cruelle. Tant que les souvenirs ne sont pas confrontés à la réalité, à l'anéantissement, ils nous aident à vivre, à faire le deuil et à survivre mais pour elle tout est balayé, il ne reste qu'un immense chagrin.
On fait la connaissance de sa traductrice japonaise qui est en fait hôtesse de l'air pour une compagnie autrichienne et qui a découvert les livres d'Amélie en allemand et les a traduit avec rigueur. L'épisode « anneau de saturne » , prénom qu'elle veut donner à son futur enfant car Amélie se compare « à Saturne avec sa bouée comme anneau » est hilarant par rapport au reste du texte…
J'aime cette notion de nostalgie heureuse, dans notre civilisation, la nostalgie est associée à tristesse, à la mélancolie, (le spleen, le Romantisme sont passés par là) or, on peut se souvenir des belles choses sans être attristé.
J'aime toujours autant son style, délié, avec une précision dans les mots choisis et une description des affects si particulière. Je m'étais éloignée ces dernières années car tout le monde disait qu'Amélie « pondait son livre à chaque automne » avec un sens péjoratif (le dernier lu est « acide sulfurique ». le fait de ne pas avoir lu « ni d'Eve, ni d'Adam » ne m'a en fait pas dérangée mais je le lirai sûrement ainsi que ceux que j'ai « ratés ».
La fin dont je ne veux parler pour ne rien dévoiler est très belle, et très bien écrite.

Lien : http://eveyeshe.canalblog.com
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Aela
Aela06 septembre 2013
Est-elle si heureuse cette nostalgie?
Rien n'est moins sûr.
Amélie, l'auteur-narrateur, revient au Japon après 16 ans d'absence, à l'occasion du tournage d'un reportage sur les lieux de son enfance au Japon.
Elle a quitté le Japon en 1996, peu de temps après le tremblement de terre de Kobe.
Son premier réflexe , avant de partir pour sa mission de dix jours, est d'appeler son ancien ami Rinri que nous avions vu dans le roman précédent "Ni d'Eve ni d'Adam". Après quelques difficultés, elle arrive à contacter Rinri.
La voici donc au Japon.
Ses retrouvailles avec le pays de son enfance sont un peu difficiles: Amélie a perdu beaucoup de la maîtrise de la langue japonaise en 16 ans.
Elle va d'abord rencontrer sa nourrice Nishio-san; devenue une femme esseulée et abandonnée par ses enfants.
Les quartiers se succèdent, Shukugawa, Kyoto, Kobe.. Les lieux ont changé, le quartier où vivait Amélie a été rasé par le tremblement de terre.
L'héroïne part ensuite pour Fukushima, un an après la terrible catastrophe.
La zone est toujours vide et dévastée.
Les Japonais subissent vaillamment la situation et certains vont jusqu'à manger des légumes de la zone contamninée, par solidarité.
Les retrouvailles avec le fameux Rinri seront très amicales, certes, mais sans grande chaleur. Rinri avait imaginé faire sa vie avec Amélie et semble ne pas s'être tout à fait remis de sa déconvenue.
Le périple de l'auteur va se terminer dans le quartier de Shibuya, l'un des plus denses de Tokyo,
J'ai aimé ce livre très court mais très dense, qui nous montre le Japon d'aujourd'hui, un Japon encore meurtri par la terrible catastrophe de Fukushima.
Beaucoup d'émotion et de sentiments dans ce texte.
Amélie Nothomb nous fait aimer son pays d'enfance et nous fait comprendre les particularités de l'âme japonaise.
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PiertyM
PiertyM12 juin 2015
Nostalgie Heureuse? Ah bon! Eh bien comme c'est du Nothomb, on y va. Et on y découvre la boucle de toutes les boucles sur le Japon.
En effet, il est bien difficile de donner un sens à ce livre quand on n'a pas lu certains livres d'Amélie Nothomb en amont tels que Ni d'Adam, ni d'Ève, Stupeurs et tremblements...on le trouverait bien vide car le livre est vraiment intime comme le Japon parait être un pays vraiment intime à l'auteure, un pays qu'elle retrouve après 16 ans, elle nous fait part de ces retrouvailles, de cette intimité retrouvée et de beaucoup de souvenirs...
Qu'à cela ne tienne, l'écriture est belle, paisible, on se plait dans ces petites idées qui se succèdent au fil des pages...
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Les critiques presse (7)
Chatelaine28 octobre 2013
Ce récit sans aucune fausse note, où une femme de 44 ans observe la petite fille de 5 ans et la jeune femme de 22 ans qu’elle a été. Étonnante, émouvante et sage Amélie Nothomb qui, « avec les moyens du langage », signe un superbe livre de nostalgie heureuse.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Lhumanite09 septembre 2013
Ce roman offre à Amélie Nothomb l’occasion rêvée de se confronter à elle-même au sein d’une expérience qui tient de l’épreuve, au cours de laquelle le désarroi n’éteint pas l’excitation de l’écriture.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LaPresse09 septembre 2013
Il y a du sombre et du mélancolique, mais aussi des moments hilarants ou lumineux dans cette Nostalgie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lhumanite02 septembre 2013
Ce retour là-bas passe par l’œil de la caméra, ce qui permet à la romancière, habituée aux arrachements, hantée par un sentiment aigu d’irréalité, d’analyser finement ce qu’elle éprouve (ou pas) sur place.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeSoir28 août 2013
Un état proche du bonheur: voilà comment nous nous sentions à la dernière page du 22e roman d’Amélie Nothomb, La nostalgie heureuse.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Culturebox21 août 2013
L'écrivain a grandi en pensant qu'elle était japonaise, mais un jour il faut grandir et ce voyage range le passé dans le présent, sous la forme d'un roman. [...] Le Nothomb 2013, "La nostalgie heureuse", est un excellent cru, à goûter sans tarder.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique20 août 2013
Un livre humain, sans forfanterie ni délire, une petite chose mais juste. Comme si, cette année, dans la crise de la mi-vie, Amélie Nothomb avait besoin de souffler et de retrouver ce qu’elle appelle "la nostalgie heureuse".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (188) Voir plus Ajouter une citation
JyotiJyoti14 mai 2016
Comme toujours, les seuls qui s'amusent sont les vieux et surtout les vieilles, qui mangent et boivent en se moquant ouvertement des autres. Elles me montrent du doigt en ricanant. J'ai enfoncé mon chapeau sur ma tête pour cacher que je n'en peux plus et je me laisse filmer en déambulant sous les cerisiers. Je vois que c'est beau mais je n'ai pas la force de me réjouir. Les mémés se régalent de ma déconfiture. Elles calculent qu'à mon âge, j'en ai encore pour une trentaine d'années à être polie. Après, je pourrai péter les plombs comme elles.
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lepklepk12 mai 2016
Le dîner se termine, Rinri va repartir dans sa vie. La mienne est une succession d'adieux dont je ne sais jamais s'ils sont définitifs. Je devrais avoir plus d'entraînement que le commun des mortels, c'est le contraire. J'ai connu tant d'adieux que j'en ai le coeur démoli.
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lepklepk12 mai 2016
Ce qui me sauve, c'est que je tiens mes engagements. Les gens le savent. Pourquoi est-ce que je suis ainsi? Je soupçonne le Japon d'y être pour beaucoup. Les Japonais font ce qu'ils disent, c'est simple.
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lepklepk12 mai 2016
Si le temps mesure quelque chose chez un être humain, ce sont les blessures. Je pense n'en avoir eu ni plus ni moins que n'importe qui: beaucoup, donc.
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Eve-YesheEve-Yeshe26 octobre 2013

« Natsukashii » désigne la nostalgie heureuse, répond-elle, l’instant où le beau souvenir revient à la mémoire et l’emplit de douceur. Vos traits et votre voix signifiaient votre chagrin, il s’agissait donc de nostalgie triste, qui n’est pas une notion japonaise.
A la question de savoir si la madeleine de Proust est nostalgique ou « Natsukashii », elle penche pour la deuxième option. Proust est un auteur nippon (p90).
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Le crime du comte Neville, Amélie Nothomb
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