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ISBN : 2070134180
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Eté 1976, sur la côte atlantique, dans la région de Royan. C'est Marin, treize ans, qui raconte : son amitié amoureuse avec Lisa, dix ans ; son oncle Abel, brocanteur, chez qui il passe les vacances tandis que ses parents travaillent aux champs, en Corrèze ; Plouff le chien et Grizzly le chat ; les premières cigarettes, les premiers baisers ; madame Contini, la mère de Lisa, une drôle de bourgeoise aux moeurs très libres... Ce nouveau roman d'Eric Fottorino décrit l... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
carre
28 novembre 2016
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A la fin du livre d'Eric Fottorino, on sort avec l'idée d'un plaisir à demi satisfait. L'auteur nous glisse dans la vie du jeune Marin et de sa jeune amie Lisa. Très vite, avec un humour certain, Marin mélange les mots des adultes, confond le sens ou leur donne un autre sens, une autre orthographe. Idée rigolote et bienvenue, mais le hic, car il y a souvent un hic, c'est que notre jeune héros à treize ans, dans ce cas, on peut légitimement se poser la question, Marin ne souffre t' il pas d'un léger retard ? Ceux qui nous fait sourire au début, devient vite agaçant. On retrouve plein de souvenirs de notre enfance (bon ok, j'ai pas connu une mère pas farouche comme celle de Lisa), mais les portraits des adultes me semble caricaturaux. Et bizarrement c'est par Lisa que le livre touche, cette petite fille trimballée par des parents en rupture, voit bien le manège des adultes. Au final, un roman pas désagréable, petite récréation sur l'enfance, mais Fottorino a déjà fait nettement mieux.
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litolff
07 avril 2013
★★★★★
★★★★★
Eté 76, la canicule, la pire du siècle parait-il... (je m'en souviens !) sur le littoral atlantique, à Pontaillac, entre Royan et Saint-Palais. Les parents de Marin, 13 ans, l'ont envoyé passer l'été chez son oncle Abel,brocanteur et inconsolable depuis la mort de tante Louise par "rupture"... Marin passe la plupart de ses journées avec Lisa, 10 ans, que ses parents déposent pour un ou plusieurs jours chez oncle Abel : ils ont des choses plus importantes à faire que de s'occuper de Lisa.
Martin et Lisa passent leurs longues journées torrides à se baigner, à ramasser des coquillages, à pêcher dans les carrelets, les cabanes à pêche de la région, à manger des mascottes, à faire des balades en mer, à se doucher sous le citronnier et quelquefois dorment sur la plage avec oncle Abel.
Dans une ambiance seventies où l'on buvait de l'antésite et on lisait Fantômette, Eric Fottorino décrypte avec justesse le désarroi d'une fillette délaissée, la tristesse, la violence, l'embarras, la tendresse, tous les sentiments qui émaillent l'amitié très pure entre Marin et Lisa, mais aussi les hormones de Marin brutalement réveillée par la concupiscence malsaine d'une cougar avant l'heure.
Il y a cependant une chose qu'il a oubliée, c'est comment parlaient les enfants de 13 ans : dans le langage pseudo-enfantin d'un enfant de 6 ans ou le vocabulaire imagé d'un adulte voulant "parler enfant", il passe à coté de la plaque et agace ... et puis il n'a pas dû souvent faire de crêpes, M. Fottorino, lui qui parle du petit noir qui illustre les étiquettes de vinaigre Negrita !
Malgré des situations improbables (la cougar !) on passe 2h pas désagréables avec une histoire triste et touchante.
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PLUMAGILE
23 novembre 2011
★★★★★
★★★★★
Je ne sais dire si j'ai aimé ou non ce roman.
Faire parler un gamin de 13 ans dans les seventies n'était pas chose aisée et, pour moi, le pari n'est pas réussi. Même avec 35 ans de recul, je ne me souviens pas qu'un enfant de l'époque s'exprimait de la manière suivante : «mon oncle Abel l'appelait le Grand et c'est pas seulement sa taille qui le hissait en adjectif » ou « J'ai failli demander quelque chose mais finalement je suis rentré dans mon silence qui en pensait pas moins » ou encore « Dans le cou de sa mère existe un endroit très doux et qu'elle caresse souvent il paraît que ».
Par contre, j'ai aimé l'évocation des lieux que je connais bien et aussi d'une époque où, effectivement, les enfants pouvaient circuler librement, sans que l'on craigne trop pour leur sécurité. La découverte du sentiment amoureux est aussi très bien rendue, avec son maelström dans le ventre et ses questions infinies sur l'Autre, puis la découverte du corps de l'Autre. J'ai aimé également les rêves de fuite vers l'Afrique, l'apprentissage de la nage, la complicité entre les deux enfants, la personnalité de l'oncle Abel, le docteur Malik…
En revanche, la fin me semble un peu bâclée.
Bref, des plus et des moins, dont je ne sais qui l'emporte, alors je vous laisse seuls juges !!

Lien : http://lespassionsdelaura.ov..
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antibouille
07 janvier 2013
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J'ai bien aimé ce livre dans lequel l'auteur s'amuse à faire parler ses personnages et notamment les enfants, dans un langage très imagé voire imaginaire. Personne ne parle vraiment comme l'oncle Abel et pourtant ce brocanteur nous est vite familier. Les jeux de mots foisonnent où plutôt le jeu des mots avec des phrases qui rebondissent sur le double sens..."j'ai besoin d'un modèle" et bien sûr j'ai traduit"j'ai besoind'un mot d'elle"...
Beaucoup d'humour pratiquement à chaque page de ce livre de la tendresse pour cet ado qui s'éveille à la vie et qui rêve de partir dans un pays lointain avec Lisa dix ans...mais c'est avec la mère de Lisa qu'il va s'abandonner à la découverte d'une éducation sentimentale impudique et sensuelle. Un jeu dangereux pour l'adulte à la vie déjà très pertubée...bref, un bon livre (pas pour les enfants...) et à condition d' accepter l'écriture de ce roman un peu particulier de ce point de vue..."Dans ma tête je me suis mis à fabriquer des mots comme on fabrique des châteaux de cubes et comme ça en ajoutant tresse et tristesse, j'ai trouvé tristresse.Un mot rigolo qui donne envie de pleurer"...
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KIALULIRA
15 février 2012
★★★★★
★★★★★
Eric Fottorino attribue à son héros, qui a 13 ans dans les années 70, le langage du Petit Nicolas de Sempé « âgé » lui de 6 ou 7 ans: aussi peu crédible que les aventures sans grand intérêt de ce récit faussement enfantin, quelque peu racoleur et bâclé.
Autre exemple d'approximation critiquable:
à la page 166, « Oncle Abel a voulu que je lise à haute voix un chapitre du Dernier des Mohicans
et je me suis retrouvé à cheval le long du grand canyon. ». Eric Fottorino devrait relire le roman de Fenimore Cooper dont l'action se situe près du lac Champlain, à l'extrême nord des actuels E.U. On est très loin du grand canyon, et les indiens se déplaçaient à pied dans la forêt ou en pirogue sur le lac....
Pour conclure, on a franchement l'impression qu' Eric Fottorino exploite une recette à succès en mélangeant une dose de nostalgie, une dose d'érotisme et une dose d'émotion, le tout dans une langue très relâchée. C'est décevant. On pouvait s'attendre à moins de désinvolture de la part de l'ancien directeur du "Monde"!
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Les critiques presse (5)
Lexpress13 octobre 2011
Le Dos crawlé passe au scalpel l'ambiguïté des sentiments, au moment même où ils naissent. Ce n'est pas un roman sur l'enfance mais un roman "traduit de l'enfance", explique joliment Eric Fottorino. Une invitation, aussi, à conserver en nous quelque chose du gamin que nous fûmes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs23 septembre 2011
Dans ce récit pudique, l'auteur prête sa plume à son jeune héros, exercice délicat dans lequel Eric Fottorino excelle. […] Eric Fottorino a restitué ces sensations extrêmes, ces tensions et ces élans qui font la difficulté de grandir. Dans ce livre où le temps semble suspendu, la chute est saisissante. Comme le glas des amours enfantines.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LesEchos13 septembre 2011
Eric Fottorino a choisi de parler non de l'enfance mais « depuis » l'enfance, en respectant le rythme de la langue y compris dans ses défauts de syntaxe.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress01 septembre 2011
Récit d'une éducation sentimentale, double portrait à la fois pudique et sensuel d'une enfance qui s'achève, Le dos crawléfait au passage l'éloge "des gens de peu" dont Eric Fottorino raconte à touches impressionnistes quelques destinées en des mots remplis de compassion.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama24 août 2011
On aurait pu craindre le pire. Mais l'écrivain se garde de toute facilité par l'acuité de son regard, sa lucidité, sa cruauté parfois.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
rolandm1rolandm113 mars 2017
"Si on partait" j'ai dit à Lisa. Elle est restée sur la pyramide de sable sans vouloir m'écouter ni me suivre. Elle a fait non avec ses jambes, et avec ses pieds nus et avec tout ce qu'elle a sur elle. Elle a fait non de la tête en remettant ses sandales. Avec son collier aux coquillages blancs percés et avec son bracelet de couleur.
Le long de la corniche les lampadaires se sont allumés d'un coup. La nuit a pris de l'avance avec cette montagne sombre dans le ciel.
"Faut se dépêcher !" a crié Lisa en entendant les premiers coups de tonnerre. La pluie tiède s'est mise à dégouliner sur nos cheveux. Avec ses sandales qui tiennent juste par l'orteil Lisa a dérapé et voilà qu'elle saigne à la cheville. Un coquillage l'a coupée.
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rolandm1rolandm114 mars 2017
Au retour de la plage on a pris une douche sous le citronnier moi et Lisa. L'eau tiède coulait du jerrycan comme les chutes qu'on voit dans Tarzan. J'ai aidé Lisa à enlever le sable qu'elle avait partout entre ses orteils même si elle a gardé son maillot. Après on s'est essuyé dans la même serviette. La figure de Lisa débordait de grosses gouttes on aurait dit qu'elle s'éclatait dans les sanglots.
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rolandm1rolandm114 mars 2017
Tout à l’heure la mer était très loin. Le sable était sec sous nos pieds nus. On entendait à peine les vagues. Maintenant on est presque dans l’eau. Le chagrin de Lisa a inondé la plage. Des enfants jouent. Des enfants comme nous mais on est plus des enfants moi et Lisa.
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MoumouneMoumoune02 septembre 2011
Certains jours oncle Abel il a le Groenland partout sur le figure tellement il est pâle jusque dans ses yeux et Lisa elle porte la Roumanie sur sa figure aussi vu qu'elle est fermée de long en large comme une poutre. Ces jours-là c'est pas drôle car oncle Abel il veut plus rien faire. Pas nous emmener au minigolf et pas débarrasser son fourgon où le passé finit par moisir. Il est tout vieux tellement il est tout seul. Il reste en robe de chambre et à force de s'entraîner à mourir j'ai peur qu'il réussisse un bon coup. Il est tellement la tête en l'air qu'il serait cap de se fausser compagnie. Depuis le temps qu'il est sans la tante Louise ça lui a cassé les phrases avec les mots qui vont dedans. E quand on plus les mots on est mort un peu.
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carrecarre25 novembre 2016
Lisa se plaint de pas les voir souvent. (ses parents)
Je lui dis que c'est pas la mer à boire. Elle dit que sa mère est imbuvable.
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