ISBN : 2742739270
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.1/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Entre famille je vous hais et famille je vous aime ! Ainsi navigue ce nouvel opus de Véronique Olmi, taraudée par les rapports entre les générations, sinon tourmentée. Petite dernière d'une famille catholique, Fanny est le numér... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par le_Bison, le 21 février 2012

    le_Bison
    Fanny est le sixième et dernier enfant de la famille. Arrivée un peu par hasard, un peu par erreur, elle se sent du coup exclue de cette famille, ayant 10 ans d'écart avec son plus jeune frère. Elle ne compte pas vraiment pour les autres membres de la famille, ni même de ses parents. Pourtant, elle ne vit que pour l'amour de son père, un grand médecin respectable et respecté. Elle ne cessera de l'idéaliser de sa plus tendre enfance à son statut de femme accomplie. Il est centenaire, maintenant, et alors que les autres enfants commencent à se partager l'héritage, Fanny n'aura qu'une unique exigence : garder son père à ses cotés (ce qui arrange bien les autres membres de la famille) et récupérer les lettres de son père écrites pendant la guerre de 14. Et c'est grâce à ces lettres que Fanny espère se rapprocher de son père, trop souvent loin d'elle, histoire de combler l'absence de son enfance. C'est émouvant, triste. Cela parle simplement d'amour et de relation père-fille, de lien entre les générations, vu à travers la fille-adolescente-femme Fanny ;

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par claracambry, le 15 janvier 2010

    claracambry
    A travers ce livre, la narratrice parle à son père. Un récit en forme d'aveu, de confession. Tout ce qu'elle n'a pas pu, ou voulu, lui dire enfant, puis adolescente, prend place dans ces textes où l'amour a dû mal à voir le jour. Un ton parfois tendre mais le plus souvent distant. La crainte, le respect envers ce père sont omniprésents : « le respect et la peur c'était pour la maison ». Elle découvre un aspect de sa personnalité à travers les lettres qu'il envoyait à sa famille lors de la première Guerre Mondiale.
    La narratrice s'occupe de son père, ancien médecin Pourtant, elle était le Numéro six, la dernière d'une grande fratrie : « on pensait que je naîtrais mongolienne, un bébé fabriqué avec un ovule fatigué, des chromosomes peu vaillants(…) Je n'ai pas d'illusion : la fausse couche a dû être souhaitée ».
    Véronique Olmi nous peint le tableau de famille catholique, aisée, bien comme il le faut, en y ajoutant une pointe sarcastique «à la Messe, on arrive en retard pour qu'on nous remarque », « les petites pieds sont signes de noblesse ».
    Une lecture qui m'a déçue par rapport à la quatrième de couverture élogieuse
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    • Livres 4.00/5
    Par Lizouzou, le 28 février 2012

    Lizouzou
    Emouvant hommage à son père, soldat de la guerre 14-18, venant de sa fille Fanny, la 6e d'une grande famille. Celle qui est toujours mise dans un coin est pourtant la seule à vouloir garder son père auprès d'elle, alors que ses frères et soeurs aimeraient plutôt le placer en maison de retraite.

    Touchant, émouvant, Véronique Olmi nous livre ici un petit récit magnifique. Les pages se tournent toutes seules, les chapitres sont très courts, et on a la réelle impression d'un récit autobiographique... alors qu'il s'agit bien d'une fiction.
    On sent la volonté de la narratrice d'être vue et reconnue par son père, la volonté d'exister enfin à ses yeux et par moment, quelques reproches se glissent par ci, par là ...
    L'auteure en dit peu mais en dit beaucoup tout en finesse, pudeur et émotions !

    Ce court roman m'a donné envie de continuer à découvrir cette auteure et son écriture. ça tombe plutôt bien, j'ai à la bib, son dernier livre "Cet été là" dont j'ai entendu beaucoup de bien !
    Bien sur, le fait que ce sont des souvenirs juxtaposés les uns à la suite des autres, je sais que cela ne plaira pas à tout le monde, mais pour ma part, j'en suis ressortie enchantée. A savoir, que j'ai lu ce livre en même temps que d'autres et cela ne m'a pas dérangé dans la lecture, bien au contraire, j'ai pu en apprécier davantage la découverte.


    Lien : http://lespetitslivresdelizouzou.hautetfort.com/archive/2012/02/22/n..
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    • Livres 2.00/5
    Par Zazette97, le 07 septembre 2011

    Zazette97
    Publié en 2002, "Numéro six" est le 8ème roman de la romancière française Véronique Olmi, également auteure de "Sa passion", "Bord de mer" ou encore de "Le premier amour".
    Fanny est la petite dernière d'une famille de 6 enfants, la Numéro six, l'enfant non désiré que ses parents, en fervents catholiques, ont gardé malgré tout.
    Fanny a 50 ans. Sa mère est décédée, ses frères et soeurs se sont mariés, ont eu des enfants et se sont éloignés du domicile familial.
    Seule Fanny est restée pour s'occuper de ce père centenaire dont elle espère enfin attirer l'attention.
    Le roman s'ouvre sur le récit d'une après-midi passée à la plage. Tout le monde s'apprête à poser pour la photo de famille. Tout le monde, vraiment ? Non, la petite Fanny manque à l'appel.
    Loin d'être un événement isolé, cet oubli n'est qu'un exemple parmi d'autres qui illustre l'absence d'amour de toute une vie, passée à guetter le moindre regard ou geste d'un père trop occupé à pratiquer la médecine, à veiller sur les aînés ou à multiplier les escapades amoureuses avec sa femme.
    Fanny méprise la plupart de ses frères et soeurs et déteste sa mère qui lui a volé toute l'attention de son père.
    Le narrateur de ce court roman est Fanny, la mal aimée, qui à présent seule avec son père, tente d'établir ce dialogue avec lui qu'elle n'a jamais eu durant sa jeunesse.
    Elle le sait dépendant d'elle, elle est son "bâton de vieillesse".
    Mais pourtant, son père la regarde à peine et Fanny doit se contenter de ses lettres de guerre dont elle a hérité et de ses questions qui resteront sans réponse.
    Elle rend hommage à ses qualités d'homme, d'ancien soldat, de médecin, de mari dévoué, le reste n'est que morceaux choisis mettant en évidence son absence en tant que père.
    Le ton adopté est sec, les phrases sont nettes et précises, un peu trop fugitives à mon goût.
    J'ai trouvé ce monologue d'une fille à son père bien trop court et je ne pense pas qu'il me marquera outre-mesure, malgré son sujet qui avait a priori tout pour me plaire.
    Seconde rencontre manquée avec l'auteure, après "Sa passion", je me demande si je récidiverai...

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/09/numero-six-veronique-olmi...
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    • Livres 2.00/5
    Par claracambry, le 15 mars 2010

    claracambry
    A travers ce livre, la narratrice parle à son père. Un récit en forme d'aveu, de confession. Tout ce qu'elle n'a pas pu, ou voulu, lui dire enfant, puis adolescente, prend place dans ces textes où l'amour a dû mal à voir le jour. Un ton parfois tendre mais le plus souvent distant. La crainte, le respect envers ce père sont omniprésents : « le respect et la peur c'était pour la maison ». Elle découvre un aspect de sa personnalité à travers les lettres qu'il envoyait à sa famille lors de la première Guerre Mondiale.
    La narratrice s'occupe de son père, ancien médecin Pourtant, elle était le Numéro six, la dernière d'une grande fratrie : « on pensait que je naîtrais mongolienne, un bébé fabriqué avec un ovule fatigué, des chromosomes peu vaillants(…) Je n'ai pas d'illusion : la fausse couche a dû être souhaitée ».
    Véronique Olmi nous peint le tableau de famille catholique, aisée, bien comme il le faut, en y ajoutant une pointe sarcastique «à la Messe, on arrive en retard pour qu'on nous remarque », « les petites pieds sont signes de noblesse ».
    Je m'attendais, à vrai dire, à un livre plus virulent car Véronique Olmi sait écrire sans concession. Dommage que ce livre manque de cette touche de piquant...

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/03/veronique-olmi-numero-six.html
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 23 août 2010

    Je porte toujours ton nom. Tu me l'as beaucoup reproché. Je n'ai pas voulu quitter ce nom-là, emprunter celui d'un autre homme. Comment s'appelaient les autres hommes ? Je m'en souviens à peine. L'homme de ma vie, c'est toi.
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  • Par Zazette97, le 07 septembre 2011

    Que craignais-tu pour nous ? Nous étions ton petit peuple, ton public soumis, mais on vous a sûrement empêchés de vous aimer comme vous l'auriez voulu, maman et toi.
    Trop de monde entre elle et toi, trop de témoins. Mais, en apparence, tout allait bien.
    Nous étions l'exemple de la famille unie, heureuse et catholique. p.67
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  • Par Audreyy, le 18 avril 2011

    Maintenant je sais aussi que l'on peut détester chaque être aimé. Par instants. Par douleur.
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  • Par sentinelle, le 23 août 2010

    C'est un privilège de te voir vieillir. Une souffrance et un privilège. C'est ça aussi, la vie, ce qui s'amenuise, ce qui s'en va, doucement, douloureusement.
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  • Par Lizouzou, le 28 février 2012

    On ne fait que croiser ses parents. On partage un temps de vie avec eux, on s'en va, puis on se souvient. Et on les rappelle.
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Vidéo de Véronique Olmi

5 questions posées à Véronique Olmi au sujet de son roman Le premier amour paru chez Grasset.








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