Michel Onfray se lance dans la poésie, si, si c'est sérieux d'autant plus que le sous-titre de son texte en vers libre a comme toile de fond son hyperborée natal (Argentan en Normandie), terre de ses ancêtres d'origine danoise.
S'inspirant de la tradition islandaise du « recours aux forêts », le texte
Michel Onfray, relève d'une dialectique ascétique (enfin presque) différente de l'épicurien qu'il a toujours été. Retour à la terre, à la nature, aux origines.
« J'aime l'utopie quand elle est projet non encore réalisé » ( ?), en rappelant sa tentative, avortée, de voyage à travers les Etats-Unis sur les traces des communautés utopiques fouriéristes du XIXe siècle.
« le sous-titre, "La tentation de Democrite", inscrit l'ensemble sous le signe de ce philosophe, figure du matérialisme radical qui, après avoir beaucoup voyagé, connu le succès, sondé la profondeur maligne de l'âme humaine, expérimenté l'étendue de la méchanceté du monde, se fit construire une petite maison au fond de son jardin pour y vivre le restant de ses jour. Cette tentation de Democrite repose dans mon âme comme une variation possible sur l'art stoïcien de sortir d'une pièce enfumée. «