ISBN : 2742756337
Éditeur : Actes Sud (2005)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
Dans le couchant d'une ville blanche, lumineuse et brûlante, une enfant attend le retour de sa mère. Sur les toits d'un immeuble au sommet de son monde, elle perçoit les bruits d'ailleurs et ceux de l'intérieur. Mais ce soir-là, au-delà du scintillement des vagues, l'an... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par LiliGalipette, le 08 janvier 2012

    LiliGalipette
    Rose a quinze ans, mais son corps et son esprit sont ceux d'une enfant de sept ans. Fille spéciale, un peu attardée, elle vit dans un monde de songes et de représentations fantasmagoriques. Ses seuls amis sont les lapins qu'elle élève sur la terrasse. Vient un jour où sa mère disparaît. Rose se lance alors dans la découverte de l'histoire de ses parents et de leur rencontre. Aidée par une vieille voisine, Madame Isis, elle tente de percer les mystères de la calvitie de sa mère, de l'identité de son vrai père et des raisons du départ de sa mère. « Je fabrique quelque chose, j'ajoute à cet appareil une pincée de tout de que je connais de maman Rose et de Markus, je saupoudre, je colmate et j'invente jusqu'à ça tienne debout, je m'échine à ce que leur histoire tienne debout. » (p. 108) Mais à trop gratter sous la surface des choses, il apparaît souvent que la vérité est moins belle que l'imagination.
    Rose est fascinée par sa mère, créature magnifique et outrageusement coquette. « Je m'appelle Rose comme ma mère. » (p. 21) Ce prénom en partage est un trésor extraordinaire pour la jeune fille. Si elle le pouvait, Rose ne ferait qu'un avec sa mère. Mais la distance de celle-ci sonne comme une dépossession : « C'est tout ce qui m'est resté de cette époque, l'anxiété de maman avant l'arrivée du livreur du journaux et le bruit du sable quand il fabrique des dunes. » (p. 38) Rose cherche tous les stratagèmes pour attirer l'attention de celle qui ne rêve que d'ailleurs. Sa disparition est alors la pire des trahisons : « Comment avait-elle osé partir et ne pas m'emmener ? J'ai pris la disparition de maman entre mes mains, j'en ai fait une boule toute serrée, je l'ai avalée pour que l'ennemi ne la trouve pas. » (p. 52)
    Étrange personnage que Rose, entièrement tournée vers l'autodestruction qui devient moyen d'exister : « il s'agissait simplement de moi, moi qui ne me voulait peut-être pas du bien, moi contre moi, moi toute seule contre moi. » (p. 50) Entre la compassion et l'agacement, difficile de définir mes sentiments pour Rose et pour ce roman en général. L'auteure écrit du point de vue d'une enfant attardée : ce présupposé devrait enjoindre le lecteur à douter de toutes les réflexions de Rose. Mais la conclusion est tellement déceptive que l'on préfère les certitudes de Rose. Je suppose que le lecteur est mis dans la même position que l'héroïne quand elle voit s'effondrer la belle histoire qu'elle a conçue autour de ses parents. Je sors troublée de cette histoire après une lecture très dérangeante. le malaise persiste et je me demande si l'animal à déloger, ce n'est finalement pas le lecteur qui n'a pas le loisir de rester tranquillement derrière son livre.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    InColdBlog
    Rose ne fait pas son âge. Beaucoup de femmes que je connais l'envieraient, quoique… Si à quinze ans, Rose n'en paraît que la moitié tout au plus, c'est qu'elle n'est pas vraiment comme les autres enfants. On ne sait pas très bien ce qui cloche chez cette «grosse petite fille» limite monstrueuse (est-elle mentalement retardée ou juste un peu trop rêveuse ?) sinon qu'elle est scolarisée dans un institut spécialisé et qu'elle voue une vraie passion à ses lapins qu'elle élève sur la terrasse. Comme la banalité du réel ne lui sied pas vraiment, Rose invente, imagine, enjolive. Elle triture la réalité jusqu'à ce qu'elle corresponde mieux à son monde à elle, rendant ainsi son existence plus supportable.
    Elle adore sa mère, qui s'appelle Rose comme elle, pin up un peu vulgaire (mais véritable déesse, sublimée par le regard de sa fille) dont la -fausse- chevelure blonde cache un crâne à vif, brûlé lors d'un mystérieux accident. Son père, Rose ne le connaît pas. C'est Monsieur Loyal, l'homme qui vit avec sa mère, qui en fait office.
    Le jour où sa mère disparaît soudainement, l'imagination débordante de Rose va s'emballer. Pour comprendre pourquoi sa mère a disparu, elle va reconstituer (recréer serait plus juste) l'histoire de sa mère et de sa rencontre avec son père, à partir d'éléments saisis ça et là, et notamment auprès de sa nouvelle amie, Madame Isis, sa voisine de 65 ans devenue sa confidente. "« Madame Isis parle par bribes. Je récolte, j'assemble et j'ajuste les éléments mâles aux éléments femelles, j'étale le soir les éléments mixtes sur le dessus-de-lit dans la chambre dérobée – le garde-manger – et je fabrique quelque chose, j'ajoute à cet appareil une pincée de tout ce que je connais de maman Rose et de Markus, je saupoudre, je colmate et j'invente jusqu'à ce que ça tienne debout, je m'échine à ce que leur histoire tienne debout. Parfois, ce labeur me désespère, il me manque trop d'étais, mon pouvoir se délite, clignote et s'évanouit tout à fait. Je n'y arrive pas. »"
    Petits arrangements avec la vérité. La vérité sort de la bouche des enfants dit-on... mais pas de celle de Rose. Non-dits, silences, mensonges… comme beaucoup d'enfants, Rose est tenue à l'écart par les adultes sous le prétexte (souvent fallacieux et bien trop commode) de la protéger. Pourtant, si seulement ses parents s'étaient donné la peine de prendre le temps et de trouver les mots adéquats pour lui expliquer, Rose aurait été capable de comprendre et d'assimiler beaucoup de choses. A plusieurs occasions, on s'étonnera de ses analyses pertinentes et perspicaces. "« Ils disaient, nous ne répéterons rien, tu peux avoir confiance en nous – mais je n'avais confiance en personne, excepté mes lapins, je n'avais pas confiance en maman qui, je le savais, devait être surveillée, je n'avais pas confiance en papa parce que ce n'était pas le vrai, celui qui a giclé, et que ça faisait malgré tout une différence. Alors, voyez donc, je n'aurais jamais pu leur faire confiance aux psychologues de l'hôpital. Je leur souriais. Fais-nous confiance, répétaient-ils, et je faisais l'étonnée, comment ne pas vous faire confiance les gars, vous avez de si jolies blouses blanches même pas tâchées de sang, vos yeux sont si clairs et si francs (…) »"
    Alors, quand un événement particulièrement déstabilisant survient, il ne lui reste pour y faire face qu'à mettre en branle sa machine à rêves, à se raconter des histoires pour compenser l'ignorance dans laquelle l'ont volontairement confinée ses parents. Pourquoi Monsieur Loyal reste-t-il inerte et ne se lance-t-il pas comme elle à la recherche de sa mère ? Et s'il avait à voir avec sa disparition ? Et si sa mère était partie à la rencontre de son vrai père, Markus, « celui qui a giclé » ? D'ailleurs, comment sa mère l'a-t-elle rencontré ? Autant de questions qui traversent et s'entrechoquent dans la tête de la petite fille et auxquelles elle va apporter ses réponses, toutes personnelles. Malheureusement, il arrive un moment où sa vision du monde achoppe à la réalité et paradoxalement, on sent bien qu'alors Rose se sert aussi de son imagination comme d'un bouclier protecteur contre le monde des adultes. Quand elle perçoit que la réalité peut s'avérer désagréable, elle se raccroche à ses rêves, n'hésitant pas en dernier recours à « fermer les écoutilles ».
    Dans Déloger l'animal, Véronique Ovaldé propulse son lecteur dans les méandres de l'esprit de Rose où il suit les chemins sinueux des monologues intérieurs de la petite fille. Si elle mélange gaillardement rêve et réalité, le lecteur lui sent bien par moment que quelque chose "ne colle pas" et commence alors à envisager une autre réalité aux faits tout empreints de merveilleux et de poésie rapportés par Rose.
    Si j'ai pris énormément de plaisir à suivre la petite Rose dans sa recherche pour la vérité, j'ai également été sous le charme de la rencontre (fantasmée ?) de Rose – la mère - et de Markus, le père de Rose. "« Markus est resté debout adossé à l'évier et il l'a regardée se brûler les mains et les lèvres avec le bol – quelque chose de malséant, un bol qu'il a dû offrir à sa mère quand il était gamin, avec un message mièvre « à la reine des mamans » qui l'émeut encore parce qu'elle a gardé le bol, et l'agace, parce qu'elle a gardé le bol. Markus a croisé les bras mais cette posture lui donne l'air d'une vieille dame alors il enfonce les mains dans ses poches en se disant, si maman rentre elle ne va rien y comprendre (…) Rose ne dit rien et ce silence rassure Markus, incapable et épuisé déjà à l'idée de raconter sa vie ici avec sa mère, de parler du lac aux silures, de la rivière et du frasil et du bruit du frasil sous la surface des eaux, abasourdi brusquement de la pauvreté de son existence où il n'y a rien d'autre que le lycée et son échec annoncé au lycée, où il n'y a rien d'autre que son ennui profond, la lenteur que met le monde à s'ordonner, la lenteur des journées, encore tellement de temps devant moi que je ne sais qu'en faire, et Markus se sent si abattu devant Rose à l'idée de l'ennui infini de sa propre existence. »"
    A noter que, pour une fois, l'illustration de Marion Peck dont l'univers n'est pas sans me rappeler celui de Loretta Lux , est parfaitement adaptée au roman de Véronique Ovaldé. Sous couvert d'enfance et de douceurs pastel, son univers onirique est néanmoins inquiétant, voire dérangeant. L'œuvre choisie en couverture, si elle rappelle Rose et sa passion pour les lapins, n'est pas sans évoquer non plus l'Alice de Lewis Carroll égarée dans son pays des merveilles, faisant ainsi écho à l'épisode où Rose, qui joue avec le service à thé « microscopique » de son enfance, prend conscience de sa « propre incapacité à être en adéquation avec le monde ».

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/D%C3%A9loger%20l%27animal
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 17 septembre 2011

    Malaura
    Rose a quinze ans mais en paraît sept.
    Petite et rondelette, elle a aussi une imagination débordante qui l'amène parfois à ne plus trop savoir où est le vrai, où est le faux.
    Pour pallier à ces crises où son cerveau s'emballe, elle va dans un institut.
    A la maison, Rose se partage entre l'amour de son père M.Loyal, le directeur de cirque et de sa mère, si belle, si mystérieuse avec ses hauts talons et sa perruque blonde.
    Mais un jour, sa mère ne rentre pas et tout bascule.
    Dans l'incertitude, l'attente, le chagrin, Rose se met alors à réinventer l'histoire de sa si jolie maman.
    On pénètre dans les histoires de Véronique Ovaldé comme on entre dans l'univers des contes ou des fables, avec la sensation d'être au plus près de l'imaginaire et des rêves de l'enfance.
    Les villes y sont chaudes et blanches, les personnages singuliers et intrigants, la réalité se transforme au gré des jeux de l'imagination et de l'esprit.
    Ce côté enchanteur - pas forcèment enchanté - cette candeur déguisée, ces images de l'enfance à la fois fantaisistes et pleines de justesse, ont la saveur des songes qu'on fait les yeux ouverts, lorsque le réel se fait trop pesant.
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 16 janvier 2012

    carre
    Rose à quinze ans, mais dans sa tête elle en a moitié moins. Un soir, sa mère ne rentre pas, la jeune fille timide, enfermée dans son monde voit sa routine bouleversée. Véronique Ovaldé nous offre un magnifique portrait d'une jeune fille repliée sur elle, Rose vit dans son jardin secret entre réve et réalité . Ce roman nous emmène dans le cerveau de Rose, et nous cueille par sa tolérance, sa tendresse, sa sensibilité.
    Ovaldé montre déjà toute l'originalité et la richesse de son écriture.
    Déloger l'animal rappelle à chacun que l'enfance est la fondation de notre vie d'adulte. Ovaldé arrive même à nous donner une fin inattendue.
    Seul petit bémol, les passages entre rêves et réalité peuvent dérouter.
    Mais ne boudez pas votre plaisir car la petite Rose est drôlement attachante.
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    • Livres 4.00/5
    Par Elisabeth_Bennett, le 02 décembre 2008

    Elisabeth_Bennett
    Un roman sans prétention aucune, que je n'ai pu abandonner avant de l'avoir terminé, emportée par son rythme et son mystère.
    Au début, un peu réticente et circonspecte (s'agissant d'un livre que j'avais acheté comme ça au détour d'un rayonnage, comme appelée par lui sans rien connaître ni de l'auteur, ni de son oeuvre), ne comprenant pas trop les tenants et les aboutissants de l'ouvrage, je me suis prise au jeu de sa lecture, voulant connaître comme la narratrice quelle avait bien pu être l'adolescence de sa mère disparue.
    Ce roman s'ouvre par le saut d'une enfant se jetant par la fenêtre avec sa cape noire à revers rose fuschia, pour attirer l'attention de sa mère amorphe sur son canapé. Puis un flash-back et où l'on découvre comment cette petite fille (mais est-elle vraiment une petite fille?!) en est arrivée là... Un livre sur la confrontation des rêves d'une enfant qui ne veut pas grandir, qui invente le passé de ses parents pour mieux fuir la réalité. Une très belle histoire, même si parfois l'utilisation de quelques mots vulgaires semble totalement en inadéquation avec l'emploi de l'imparfait du subjonctif dans le même paragraphe... ça doit être fait pour faire moderne ... mais complètement inutile et carrément pas à propos (mais faute pardonnée malgré tout parce que j'ai dévoré ce livre )
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 21 mai 2011

    Retournons à la caravane, dit-elle.
    Il avala sa salive.
    Il se dit, il faut que nous nous arrêtions en chemin, que je trouve un truc à fumer, que je puisse boire quelque chose de fort, que nous nous perdions en route, que la neige se remette à tomber, que nous soyons pris dans le blizzard, que son cinglé de frère surgisse, il faut que nous ne puissions pas atteindre la caravane, que nous fassions tous les bars du coin, qu’elle tombe, que je m’endorme brutalement sur le trajet, que je fasse un infarctus, qu’un nuage toxique s’abatte sur la ville, que se produise un grand incendie, que les Nord-Coréens attaquent, que ma mère débarque et me demande de l’aide pour sortir sa voiture des congères, il faut que je propose autre chose.
    Puis Markus s’est dit, putain j’ai jamais eu aussi peur.
    Alors ils ont marché en ville l'un à côté de l'autre, Rose tenait son vélo à la main, puis ils ont avancé le long du petit canal gelé pour rejoindre l'endroit où la caravane mourait tranquillement. Elle a parlé beaucoup, ce qui évitait à Markus de se servir de sa voix,... il entandait sa voix dans la neige, et ce ronronnement parvenait à lui faire reprendre des forces, lui permettrait de créer de brefs scénarios pour leur arrivée dans sa chambre, des projections qu'il abandonnait et modifiait au gré de son anxiété.
    Quand il a ouvert la porte, espéré casser la clé dans la serrure, réussi tout de même à pénétrer dans la caravane, il s'est dit, on y est, je ne peux plus rien faire contre ça.
    Il l'a prise dans ses bras et l'a embrassée.
    Elle a semblé soulagée.
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  • Par Pauline, le 05 avril 2008

    Fais-nous confiance, répétaient-ils, et je faisais l'étonnée, comment ne pas vous faire confiance les gars, vous avez de si jolies blouses blanches même pas tachées de sang, vos yeux sont si clairs et si francs, vos mains tremblent légèrement- abus d'armoires à pharmacie?- , mais c'est un élément rassurant, ces mains prises d'un léger tremblement, ça vous rend accessibles,vous n'êtes donc pas de parfaits androïdes, tes parents sont-ils gentils avec toi? , je les regardais et j'imaginais leur femme , leurs enfants, leur maîtresse, leur maison et leur Range Rover, et l'école ça va l'école?, eux cherchant une réponse, quelque chose qui étaierait les diagnostics déjà inscrits dans les dossiers avant même que j'ouvre la bouche, eux s'évertuant à me plier en cinq, à me presser sur la tête, pour que je rentre dans la boîte, que je ne bouge plus du dossier suspendu dans l'armoire métallique, que je ne détruise pas leur dogme avec mes réponses incongrues, non non non tout va très bien, je voulais juste tester la résistance du tissu et la résistance de mon corps à l'aplatissement-choc-écrabouillage-pulvérisation.
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  • Par wictoria, le 16 décembre 2009

    Un soir Monsieur Loyal est rentré trop tôt.
    Moi j'étais au lit dans ma chambre minuscule avec sa toute petite fenêtre grillagée (ce n'était pas une chambre me semblait-il, mais bien un garde-manger, un lieu où l'on avait jadis entreposé des jambons et des pommes de terre parce qu'il y faisait sec, frais et sombre, et où l'on m'avait rangée pour les mêmes raisons, c'était, disait maman, le meilleur endroit de la maison). Je dormais et ce furent les éclats de voix qui venaient du salon qui me réveillèrent.
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  • Par kathy, le 21 mai 2011

    Markus M. est un garçon qui me plaît.
    Je pense à lui maintenant que je sais qu'il a fait une tentative de suicide avec une corde à sauter dans la cellule d'une prison au milieu d'une ville où je n'ai jamais mis les pieds.
    Je peux penser à lui et il m'apparaît sale et beau et tendre comme quelque chose qui sortirait d'une huche à pain, comme quelque chose qui serait précieux, qu'on aurait déposé dans la sciure pour ne pas le casser.
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  • Par LiliGalipette, le 08 janvier 2012

    « Il s’agissait simplement de moi, moi qui ne me voulait peut-être pas du bien, moi contre moi, moi toute seule contre moi. » (p. 50)
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La parole des Libraires - le Bateau Livre à Lille .
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