> Jean Bloch-Michel (Traducteur)

ISBN : 226404084X
Éditeur : 10 (2004)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Avec « L’Élu », Chaïm Potok a écrit un des plus beaux romans de ces dernières années. Il faut lire une centaine de pages pour entrer dans la magie de cette petite communauté juive new-yorkaise où hassidiques et sionistes vivent ensemble et se détestent.

A... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par krol-franca, le 05 juillet 2011

    krol-franca
    Rares sont les romans qui laissent le cœur et l'esprit dans un tel état !
    Ce roman nourrit le lecteur de culture, d'intelligence, de générosité. C'est une pure merveille.
    Deux jeunes gens se rencontrent à l'occasion d'un match de base-ball (on lit ce passage comme s'il se vivait devant nos yeux), l'un est issu d'une famille juive hassidique, il est fils de tzaddik (plus qu'un rabbin, un chef spirituel) et l'autre, qui a perdu sa mère, vit avec son père dans la tradition juive mais il est plus ouvert à la modernité, plus tolérant et il sera un fervent adepte du sionisme. L'élu est le fils du tzaddik qui doit lui succéder un jour, mais voilà, ses lectures vont l'emmener sur un tout autre chemin…
    J'ai pris un grand plaisir à assister à des batailles d'interprétations du Talmud, j'ai appris un tas de choses sur l'histoire des Juifs, sur leur religion, sur la création de l'Etat Juif, sur la différence entre les hassidiques et les sionistes… mais pas seulement… ce roman est aussi une réflexion intelligente et sensible sur le sens de la vie, sur l'amitié, sur l'amour paternel et filial, sur l'éducation.
    Chaïm Potok a la qualité rare de savoir raconter des histoires, même si ces histoires sont très éloignées de notre quotidien. On entre dans un monde inconnu (la communauté juive de New-York pendant la seconde guerre mondiale jusqu'à la création de l'Etat d'Israël) avec une facilité déconcertante. Je n'avais aucune envie de quitter ce livre, c'est pourquoi j'ai pris le temps de le savourer, j'en ai même ralenti la lecture.
    Et cerise sur le gâteau : des dernières pages du livre se dégage une telle émotion que j'en ai versé des larmes.

    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-l-elu-de-chaim-potok-786577..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 04 février 2011

    mimipinson
    Il est difficile, voir délicat de conseiller un livre ; surtout à quelqu'un que l'on ne connaît pas, ou pas bien. Et pour cela je remercie Madame Boukhobza de m'avoir parlé de ce livre et de m'en conseiller la lecture. Sans cela, je serais sans aucun doute passée à côté d'une petite pépite. D'autant plus que j'ai eu entre les mains une vieille édition, aux feuilles jaunies par le temps, et à l'odeur si caractéristique du vieux papier.
    Nous sommes à New-York, et plus précisément dans Brooklyn, à la veille du débarquement allié en Europe de l'ouest. Tout commence dans la férocité d'un match de base-ball, magistralement raconté (au point de le rendre passionnant) au cours du quel s'affrontent deux équipes aux conceptions religieuses radicalement différentes.
    De cet affrontement, va naître une amitié solide entre Reuven, d'éducation ouverte sur le monde, et Danny, d'éducation très repliée sur la communauté à laquelle sa famille appartient. Rien ne les unit, ni leur passé ni leur avenir plus ou moins tracé pour eux, et pourtant………
    Cette amitié, permettra à chacun de trouver sa voie, permettra à chacun de s'émanciper de son milieu. Chacun, apprendra de l'autre, se nourrira de l'autre, fera un pas vers l'autre en dépit des oppositions parfois radicales de leurs pères respectifs.
    Bien que le narrateur soit Reuven, sont point de vue n'en sera pas privilégié pour autant.
    De père, il sera beaucoup question dans cette fabuleuse histoire. La transmission que chacun des pères fera à leur fils, est une chose ; ce qu'ils en retiendront, et ce qu'ils en feront sera autre. Chacun prends sa part, et fera sa propre expérience
    La relation au père est très forte dans chacune des deux familles. Il est très peu question de la mère : Reuven a perdu la sienne très tôt, celle de Danny est très effacée. Cela m'a surprise, dans la mesure où la judéité est transmise par la mère.
    Bien que très présente, la question religieuse n'est pas étouffante. A bien des égards, j'ai appris sur les pratiques, les conceptions de la judéité, les conséquences qu'ont eu sur cette dernière, la seconde guerre mondiale.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/02/lelu.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Pchabannes, le 24 juillet 2009

    Pchabannes
    Une superbe œuvre romanesque se déroulant autour de quelques personnages, de deux familles. L'amitié des deux premiers rôles, Reuven et Danny, nous emmène visiter deux manières de vivre la même religion, de voir le monde pendant les années 30 à 50.
    Le Livre 1, 128 pages, décrivant les écoles juives de New-York, un long match de base-ball, la rencontre avec Billy et Savo, le pardon, les juifs hassidiques, l'Ami, découvre le thème du livre: la rencontre de Soi par la découverte de l'Autre.
    Le Livre 2, 140 pages, passionnante histoire des Hassidiques et des tzaddikim, l'apprentissage du Silence et les lectures de la Torah (Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronomes). Deux mondes - « le flot incessant des enfants, le bavardage bruyant des femmes au longues manches, les maisons usées et les rampes écornées, les poubelles et les chats qui grouillaient, tout cela me donnait l'impression que j'avais silencieusement un seuil étrange, et, pendant un long moment, je regrettais d'avoir permis à Danny de m'attirer dans son monde. » - une même Histoire. La fin de la guerre, la découverte de la Shoah, des approches différentes mettent à mal l'amitié.
    Le Livre 3, 100 pages, conte, au travers de l'amitié enfin retrouvée, la création de l'Etat d'Israël avec ses luttes intestines et internationales.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par luocine, le 05 juin 2011

    luocine
    Merci au blog « critiques futiles » que j'ai découvert à propos de « La maison au citronnier ». J'y ai trouvé cette recommandation de lecture et j'ai été complètement prise par ce récit.
    Chaïm Potok possède un talent de romancier extraordinaire : « L'élu » commence par une partie de base-ball, je ne connais pas de sport qui m'ennuie plus que le base-ball, de plus je trouve que, souvent, les romanciers peinent dans les descriptions sportives. Je serais bien étonnée qu'un lecteur puisse s'arrêter avant la fin de la partie, en tout cas moi, j'ai lu les cinquante premières pages d'une traite.
    C'est avec le même talent que Chaïm Potok nous fait renter dans le monde étrange des Hassidiques, et autres communautés juives new yorkaises.
    Tous les problèmes posés aux juifs lors de la découverte de la Shoa sont finement analysés. (Ça tombait bien pour moi de lire ce livre après « La maison au Citronnier »)
    Le thème principal du roman, c'est l'affirmation de la personnalité d'un adolescent surdoué. Il était prédestiné à suivre les traces de son père et devenir rabbin, pourra t-il grâce à ses études et la liberté que lui donne la pratique de son sens critique échapper à ce destin qui l'étouffe ?
    C'est un combat douloureux pour Daniel qui sent peser sur ses épaules tout le poids d'une tradition millénaire faite d'études, de souffrances et d'amour.
    L'amitié des deux jeunes garçons et la confrontation de deux types d'éducation permettra à chacun d'entre eux, finalement de se réaliser.
    Ce livre est aussi un chant d'amour filial, même quand un père ne s'exprime que par le silence, les fils se savent aimer et admirer par leur père ce qui leur donne une force peu commune pour affronter le monde.
    Les femmes sont complètement absentes de ce roman, c'est vraiment dommage et peu conforme à ce qu'on sait de l'importance de la mère dans la communauté juive.
    Je ne sais pas si ce roman reflète encore la réalité des écoles juives, mais j'ai vraiment été étonnée de découvrir avec quelle joie, voir quelle ivresse, les adolescents se plongeaient dans l'étude de textes plus compliqués les uns que les autres, je ne retrouve pas les adolescents d'aujourd'hui que je connais. Autre époque et autres mœurs !


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par johaylex, le 20 septembre 2011

    johaylex
    Deux adolescents dont le destin s'entrelace comme deux fils, deux pères que les idées opposent, deux influences croisées.
    Il s'ensuit deux jeunes hommes qui font vivre chacun à leur manière la cohabitation entre tradition et modernité: l'un fait entrer la critique historique dans le cadre du sacré, l'autre fait entrer la pensée sacrée dans le cadre de la modernité.
    J'ai toutefois regretté quelques facilités hollywoodiennes sur certaines scènes même si l'ensemble est pétri d'intelligence: ce qui devrait être profond devient alors juste plaisant.
    "La Promesse" qui en est la suite efface ces "errances" et développe bien plus cette profondeur, cette âpreté et répond à de nombreuses questions restées en suspens.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par luocine, le 05 juin 2011

    Un homme naît dans ce monde avec seulement une petite étincelle de bien en lui. Cette étincelle, c’est Dieu, c’est l’âme ; le reste est laideur et mal, une carapace. L’étincelle doit être préservée comme un trésor, il faut la nourrir, il faut en faire une flamme. Il faut qu’elle apprenne à rechercher d’autres étincelles, elle doit devenir maîtresse de la carapace.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Pchabannes, le 24 juillet 2009

    « Le flot incessant des enfants, le bavardage bruyant des femmes au longues manches, les maisons usées et les rampes écornées, les poubelles et les chats qui grouillaient, tout cela me donnait l’impression que j’avais silencieusement un seuil étrange, et, pendant un long moment, je regrettais d’avoir permis à Danny de m’attirer dans son monde. »
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par mimipinson, le 04 février 2011

    « Le Talmud dit que chacun doit faire deux choses pour soi même. La première est de se trouver un maître. La seconde est de se choisir un ami. »
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Outis, le 18 septembre 2007

    Le Talmud dit que chacun doit faire deux choses pour soi-même. La première est de se trouver un maître. Est-ce que tu te souviens de la seconde ? Se choisir un ami, dis-je.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par luocine, le 05 juin 2011

    Un homme doit donner un sens à sa vie. C’est un dur travail de donner un sens à sa vie. Une vie qui a eu un sens mérite le repos. Je veux mériter le repos qui me sera donné quand je ne serai plus ici.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (2)

Video de Chaïm Potok

>Ajouter une vidéo

Chaim Potok : L'Arche de Noah
Attablé au café "Le Rostand" Olivier BARROT presente "L'Arche de Noah".Banc Titre de la couverture du livre de Chaim POTOK, publié par L'école des Loisirs, collection Médium.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'élu par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (57)

> voir plus

Quiz