ISBN : 2070406423
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Lucie avait disparu un mois entier sans donner d'explication à Léonard. Et il n'avait pas eu le temps de la convaincre de parler puisqu'elle était morte peu après dans un accident de voiture. Alors, ce vide insupportable, Léonard entreprend de le combler. A l'aide du se... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par hexagone, le 12 janvier 2011

    hexagone
    Cela faisait une paie que je n'avais pas lu un polar, qui plus est un polar français. Pas découragé malgré une lecture difficile du fameux " Spinoza encule hegel" qui m'avait déplu au plus haut point. En fait je n'ai rien compris et rien retenu de ce livre. Donc pas découragé, je me suis procuré un autre livre de Pouy. Attiré par la couverture représentant le pont du Gard, intigué par le titre Rn 86. A priori une histoire de route qui passe sur un pont, ouais, pourquoi pas. La première impression est bonne, le rythme est rapide, entraînant et l'intrigue tiens dans un mochoir de poche. Un homme, désamparé par le suicide de sa femme, part mener son enquête dans le sud de la France. Là où réside une partie du charme du livre, c'est que Pouy aurait pu choisir la riviéra pour ancrer son histoire et faire reluire tous les clichés sur la côte d'azur. Et bien non, il prend comme épicentre de l'histoire une bourgade insignifiante du Gard à savoir Remoulins. Une petite ville française coupée par une nationale. Sans nécessairement dévelloper un côté étude sociale, Pouy va opposer la ville enlaidie, mais ayant conservé certains charmes, et les alentours. Ce fameux Pont du Gard, vestige romain trônant au milieu d'une garrigue paradisiaque, originelle, au pied de laquelle coule éternellement le Gardon. Minutieux, précis, Léonard, le héros va découvrir cet environnement, les gens, la vie et surtout pas à pas renouer les fils de sa vie brisée.
    Un polar classique dans son genre qui fait bonne mesure dans sa catégorie. Pouy trace les traits d'un homme à l'âme noircie pas la déconvenue du suicide de sa femme, qui va découvrir la face cachée de celle-ci, comme celle de la lune que l'on ne voit jamais. Il va découvrir ce qu'il n'aurait jamais du découvrir si il était resté dans son lycée, continuant à apprendre à ses élèves à cintrer le cuivre et à monter des chaudières. Un bon moment de lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par dominique.perrotin, le 11 décembre 2011

    dominique.perrotin
    Très bon roman, assez court mais prenant. On ne veut pas le quitter.
    Mais pour moi, il fini mal, tant pis pour moi.
    Léonard, un parisien, revient au mois de septembre dans la région de Nimes, sur les traces de sa femme Lucie, venue en Mai faire un stage pour son travail. Il se trouve que Lucie, n'est plus la même depuis le stage. Quelques semaines après son retour, elle a eut un accident mortel en jetant sa voiture sous les roues d'un camion. Léonard veut savoir ce qui s'est passé. Il s'arrête dans un Hôtel à Remoulins, et avec un vélo acheté d'occasion, il sillonne la région, le pont du Gard, qui l'interpelle, car Lucie lui avait envoyé une carte postale le représentant. Il se rend dans tous les petits villages alentours en les décrivant parfaitement. L'auteur Jean-Bernard POUY a certainement dû venir dans la région, soit en vacances, soit pour les besoins de son roman, car les lieux y sont merveilleusement décrits. Castillon du Gard, où d'ailleurs il déménagera dans un autre hôtel, Vers pont du Gard, St Siffret, Valliguières, St Hilaire d'Ozilhan, Rochefort du Gard, Fournés, St Bonnet du Gard (sur la RN86, là où 2 corps seront retrouvés dans un véhicule, assassinés avec une carabine ainsi que le chien), Lédenon, Cabrières, Collias. Très près de Uzès et de Nimes. Tous ces petits villages, très souvent perchés, dont certain surplombent le Gardon, qui peut lors de certains automnes, dévaster les vallées. Il nous en parle bien Jean-Bernard, de ces villages, et on a envie d'y venir en vacances, écouter les cigales, se promener dans les chemins de garrigues, en matinée, ou en fin d'après midi (après la sieste obligée) tant la chaleur y est forte.
    Va-t-il retrouver celui qui ........
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Citations et extraits

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  • Par dominique.perrotin, le 09 décembre 2011

    Et Léonard s’en rendait enfin compte, presque trente-cinq ans après. Bien sûr, ses parents, il y a longtemps, l’avaient amené là, lors de ces échappées qui faisaient que les vacances au soleil demeuraient toujours un peu éducatives, des devoirs estivaux en quelque sorte, en lui disant regarde bien, fils, c’est le même que celui qui est dans ton livre de classe, et t’as de la chance, fils, tu le vois en vrai. Et Léonard, s’il ne se souvenait pas très bien de cette visite que ses vieux auraient voulu inoubliable, avait, en revanche, une image toujours très nette decette obligatoire vignette, sur les livres de la classe élémentaire, de ce réalisme un peu aplati par la gravure, comme un timbre, ne dénotant pas tellement un pont, celui d’Avignon faisait déjà le boulot, mais plutôt un signe, celui de la romanité triomphante, le pont du Gard c’était quand même plus grandiose, et utile, que la hutte de nos ancêtres les Gaulois.
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  • Par dominique.perrotin, le 09 décembre 2011

    Après avoir traversé un bois planté d’arbres tous différents, avec de petits écriteaux recouverts de poussière jaune, là un pin d’Alep, là un cyprès d’Abyssinie, plus loin un épicéa, je suis arrivé sur une plage de gros cailloux, une gravière déjà parsemée de grandes serviettes et de corps tuméfiés par le soleil. Devant, le long d’une lisière brune de vase, l’eau verte coulait doucement sous l’unique grande arche du pont.
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  • Par dominique.perrotin, le 09 décembre 2011

    La jeune femme s’est éloignée un peu, vers le fond de la piscine et, tout à coup, s’est débarrassée de son peignoir. Totalement nue, elle a plongé, parfaitement. Le saut d’un ange cuivré.
    Je me suis demandé un court instant s’il fallait m’écarter, ou me retourner. Mais le temps de prendre une décision fut plus court que celui qui lui a fallu pour traverser la piscine, dans un crawl silencieux, et, presque à mes pieds, elle a émergé, sa poitrine effleurant le bord carrelé, dans un bruit de feutre mouillé, puis elle s’est gracieusement hissée sur le rebord.
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Les marronniers du noir et du blanc par Pouy et Mizio La guerre aux poncifs du polar par un Jean-Bernard Pouy très en verve.








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