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Karine Laléchère (Traducteur)
ISBN : 2290352330
Éditeur : J'ai Lu (2007)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Ice Limit «Un thriller remarquablement construit.» Un astéroïde géant découvert sur un îlot au large du cap Horn ! Lorsque le collectionneur Palm Lloyd apprend la nouvelle, il n'a qu'une idée en tête : récupérer cette météorite.
Peu importent le coût et les risques de l'expédition. Il doit arriver le premier sur l'île Desolación et rapatrier le corps céleste. À l'évidence, le milliardaire n'est pas le seul à convoiter ce fragment doté d'étranges propriétés, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
nameless
nameless16 décembre 2015
  • Livres 3.00/5
Une météorite de 25 000 tonnes, la plus imposante jamais trouvée sur terre, dotée de propriétés explosives, est encastrée dans le sous-sol de Desolacion, île inhospitalière située au sud du Cap Horn. Pourquoi pas ? Puisque c’est bien à la chute de ce type de caillou que les scientifiques imputent la disparition des dinosaures.
 
Informé de son existence, Palmer Lloyd, 3ème homme le plus riche du monde, collectionneur de trésors soustraits plus ou moins légalement au patrimoine de l’humanité, décide de monter une expédition pour aller rafler l’unique et inestimable objet, au nez et à la barbe des autorités chiliennes. Mégalomane, il construit dans la vallée de l’Hudson, le Lloyd Museum dont la vocation est de faire ressembler le New York Museum à un cabinet de curiosités.
 
La dotation financière étant illimitée, les meilleurs experts mondiaux (donc américains selon Preston & Child) sont recrutés : Sam McFarlane, chasseur de météorites, dont le confrère et ami est mort désintégré en touchant le premier la météorite de Desolacion, dont il était le découvreur ; Eli Glinn, dirigeant d’une société spécialisée dans l’analyse des échecs ; Sally Britton, capitaine de pétrolier au chômage ; Rachel Amira, physicienne et psychologue à ses heures perdues ; le docteur Patrick Brambell, médecin de bord bibliophile ; et bien d’autres parmi lesquels Puppup, descendant des Yaghans, premiers habitants de l’archipel du Cap Horn, dont il connaît tous les courants, les vents, les récifs et les marées, ainsi que les redoutables williwaws, mini-tornades de deux minutes soufflant à 150 nœuds, capables de retourner le Torrey Canyon chargé à bloc comme un fétu de paille.
 
La solution retenue pour transporter le caillou est la cale d’un bateau au fond de laquelle il sera déposé. Compte tenu de sa taille, le seul bâtiment envisageable est un superpétrolier. Qu’à cela ne tienne, Palmer Lloyd achète un tanker flambant neuf, le Rolvaag, qui sera maquillé en épave pour ne pas attirer l’attention. Je ne vous ai parlé que des préparatifs de l’expédition qui occupent les 150 premières pages du roman, pour ne pas spolier les rebondissements abondants qui s’achèveront dans les 60èmes hurlants.
 
Il s’agit d’un roman d’aventures qui aurait pu être excellent en raison de l’idée de départ et des personnages créés, mais qui s’avère, hélas, décevant à cause de son manque de vraisemblance, notamment dans la course maritime opposant le Rolvaag et un bâtiment chilien aux confins de l’Antarctique, mais également et surtout dans sa chute. La fin est modeste et irréaliste par rapport à l’ambition du projet, et largement prévisible. Les histoires personnelles, psychologies et motivations des principaux protagonistes, sont quant à elles,  esquissées et analysées superficiellement. Il reste une histoire nerveuse, rapide, qui se lit facilement en retenant l’attention du lecteur sans qu'il ait envie de l'interrompre. En ce qui concerne la précision scientifique, j’utilise un joker.
 
Malgré ses 503 pages, j’ai éprouvé une sensation de bâclage de la part de Preston & Child, qui n'ont pas habitué leurs lecteurs à cette facilité, comme s’ils survolaient leur histoire, pressés d’en finir. En conséquence, j’ai donc survolé cette lecture ! *** parce j'ai une affection personnelle pour les terres australes, justification nullement objective.
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Pat0212
Pat021216 octobre 2011
La quatrième de couverture annonçait le meilleur livre, le plus abouti écrit par les deux Américains. Donc je m'attendais à un livre explosif et ma déception a été à la hauteur de mon attente.
Ce roman relate la découverte de la plus grosse météorite du monde, convoitée par un milliardaire qui construit un musée dans la vallée de l'Hudson. Cette météorite est dotée du pouvoir inquiétant de foudroyer ceux qui la touchent. L'équipe d'EES, chargée de la récupérer, arrive à l'embarquer à bord d'un super pétrolier camouflé en minéralier, mais un officier fou de la marine chilienne ne l'entend pas de cette oreille et prend les Américains en chasse. Il les poursuit jusqu'à la limite des glaces dans les soixantièmes hurlants, l'équipe d'EES arrive à le couler, mais leur bateau est très endommagé et coule peu après, entraîné par le poids de la météorite. Il y a très peu de survivants.
D'habitude, les intrigues de Preston et Child sont passionnantes, là ce n'est pas vraiment le cas. le livre n'est pas ennuyeux, mais très en-dessous de ce à quoi les auteurs nous ont habitués. La scénario final se devine aisément dès le début de l'expédition, la catastrophe est annoncée très tôt par des dialogues cousu de fil blanc.
Même si les thrillers de Preston et Child flirtent souvent avec la limite du fantastique, il y a toujours une vraisemblance, on se dit tout au long du livre que c'est presque possible, voire même carrément possible. Mais cette météorite n'a aucune vraisemblance, l'intrigue est assez pauvre aussi.
L'intérêt du livre se situe surtout dans la psychologie des personnages, qui sont très humains, pétris de contradictions, d'orgueil, de bonnes intentions. Si le naufrage est décrit de façon bâclée et finit dans un bain de sang, l'évolution des personnages au cours du livre est intéressante. Elie Glinn, très maître des situations les plus impossibles, qui a une solution à tous les problèmes, finit par se laisser entraîner par son orgueil causant le naufrage du pétrolier et accessoirement la mort de presque tous les protagonistes du livre. le milliardaire Palmer Loyd, qui ne pense d'abord qu'à sa météorite, prend conscience du danger mais n'arrive pas à faire fléchir Glinn. Il survit au naufrage et décide de se retirer des affaires pour revenir à une vie simple dans son ranch. L'épreuve a changé ses priorités de vie et si le personnage est parfois antipathique, il est très humain et respectueux des autres dans le dernier chapitre.
Autre survivant, le héros du livre, le géologue Sam Mc Farlane se montre très humain, avec ses ambiguïtés. Il est l'auteur de la théorie des météorites interstellaires, qui fait rire la communauté scientifique et n'a pas hésité à trahir autrefois son meilleur ami parce qu'il croyait pouvoir prouver son point de vue. Depuis cet épisode, il est honni de ses collègues et le regrette amèrement. Au début du livre, il est le cynique de service, mais il se rachète au cours de l'expédition. C'est bien lui et pas la météorite qui est le centre du roman.
Si on veut un roman psychologique, c'est très réussi, mais comme thriller, ce n'est vraiment pas le top, sans être mauvais non plus.
Le dénouement est plutôt bâclé et très invraisemblable. Eli Glinn s'est encordé sur la météorite qui ne pèse pas moins de 25.000 tonnes au moment où le pétrolier se coupe en deux et coule. Donc il doit couler avec, mais on le retrouve quelques années plus tard dans Danse de mort où il aidera Pendergast à s'évader d'une prison de haute sécurité où il est détenu injustement à cause de son frère.
Ce livre n'est pas mauvais ou ennuyeux, mais c'est plus un roman psychologique sur la rédemption et l'orgueil qu'un thriller, Prest n et Child nous ont habitués à des intrigues plus palpitantes.
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Tatooa
Tatooa19 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
C'est davantage un livre "aventure" qu'un thriller à mon sens. le style de Preston & Child est toujours efficace, même si parfois ici on est un peu trop dans le "délayage" plutôt que l'action pure, ce qui change de ce que j'ai lu d'autre d'eux.
L'action peine à démarrer réellement, du coup. C'est également un brin trop prévisible, mais à partir de la moitié du bouquin (quand les choses sérieuses démarrent, on va dire) ça se laisse lire avec plaisir jusqu'au bout, même si on a envie de fiche des baffes à quasiment tous les personnages à un moment ou à un autre, sauf peut-être Sally et Rachel...
Il ne faut pas être trop regardant sur le côté scientifique peu vraisemblable de la chose (un peu limite, même pour moi qui suis indulgente à ce niveau), pour en apprécier le côté aventure.

Ma note 3,5/5, mais comme ça n'existe pas sur Babelio, ce sera 4 ici !
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MissG
MissG30 janvier 2011
  • Livres 1.00/5
Ce livre de Douglas Preston et Lincoln Child n'est malheureusement pas une réussite.
A la base il devait s'agir d'un thriller scientifique, le résultat est bien décevant.
Le côté scientifique est laissé de côté la plupart du temps, au détriment d'une pseudo course poursuite entre le pétrolier et un navire chilien qui n'intéresse jamais vraiment le lecteur et qui est de surcroît invraisemblable (je doute que dans la réalité un navire désobéirait ainsi et que deux appels soient ignorés sans réaction aucune de la part des donneurs d'ordre et surtout que cette information ne soit pas relayée aux autres navires présents dans le secteur maritime).
Et le côté scientifique que les auteurs exploitent par moment n'est lui non plus pas crédible et ne m'a pas fait frissonner.
En prime le fond moraliste du livre est que l'argent ne peut pas tout acheter et que tout a un prix mais c'est traité de façon niaise et c'est tellement gros que ça m'a presque énervée par moment.
Les personnages sont difficilement attachants, Palmer Lloyd dégage peu de charisme et ne s'est pas du tout attiré ma sympathie, Sam McFarlane n'est pas bien exploité et il est juste fait allusion à ses failles, c'est dommage il aurait pu être mieux utilisé.
Le seul personnage à peu près intéressant et intriguant est Eli Glinn, dont je me suis souvenue qu'il apparaissait dans "Danse de mort" (mais dans un fauteuil roulant et défiguré, il s'est donc passé quelque chose mais quoi ? Mystère sans boule de gomme).
Il n'y a pas vraiment d'action, l'histoire ne m'a jamais totalement captée et il y a beaucoup trop de situations invraisemblables.
De plus, au niveau de l'écriture, j'ai encore senti qu'il s'agissait des premières oeuvres des auteurs et qu'ils se cherchaient, le style percutant que j'ai trouvé dans d'autres livres n'est pas encore présent, les rouages du thriller sont encore un peu grippés.
J'ai moyennement apprécié, je pense que le sujet aurait pu être mieux traité, sans doute si les auteurs s'étaient attachés à écrire un vrai thriller scientifique qui tienne un tant soit peu la route.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Tesrathilde
Tesrathilde25 décembre 2015
  • Livres 3.00/5
l'intrigue ne partait pas mal du tout : si l'on peut regretter un milliardaire mégalomane et un scientifique de terrain un poil stéréotypés (j'ai d'ailleurs surnommé Palmer Lloyd « Hammond » la moitié du temps dans ma tête), l'aventure – car on est un peu à la frontière entre le thriller et l'aventure – se met plutôt bien en place au début, avec pas mal de petites et grandes énigmes, qui servent des motivations à la fois scientifiques et personnelles pour les différents personnages. On est introduit à la science des météorites, et si j'ai regretté quelques passages un peu abscons avec des explications qui n'auraient pas été perdues sur moi, ce n'est pas trop mal expliqué et détaillé, même si je n'ai pas trop d'idée à quel point ça peut être réaliste.
Les personnages en eux-mêmes ne sont pas tous non plus à jeter, il y en a même certains que j'aimais plutôt bien ou que je trouvais particulièrement intéressants – Eli Glinn et son souci pathologique du détail et des statistiques appliqués, le capitaine Sally Britton que l'on nous présente tout de suite comme un peu mystérieuse, hautaine et réservée mais loin d'être cruelle ; ou bien même le « méchant » de l'histoire qui semble renfermer de sombres secrets… Hélas toutes ces promesses ont été, à mon avis, loin d'être exploitées suffisamment – si les différents caractères nourrissent des séquences d'action très mouvementées l'ensemble m'a également paru parfois un peu forcé, et surtout un peu creux. Ceci dit, ça se lit bien, malgré quelques longueurs dans l'avancement du scénario ici et là je ne me suis pas non plus ennuyée.
Par contre, la fin m'a agacée. Comme je l'ai déjà dit plusieurs fois ici j'ai absolument horreur que les auteurs prennent la tangente dans les quelques dernières pages et s'écartent totalement et brutalement de leur postulat/genre de départ. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas tout vous gâcher, et aussi parce que sur tout le livre cela fait un peu office de détail – encore qu'à mon avis c'est toute la fin qui a été un peu bâclée, l'intrigue pas franchement assumée, et pas juste la conclusion finale. Mais ça m'énerve et à chaque fois que ça m'arrive je sors du livre avec une mauvaise impression toute fraîche alors que je n'ai pas forcément détesté le reste !
Je vous parlais également du style, un peu plus haut. Je ne peux décemment pas clamer que ce livre a été écrit avec les pieds ou que le vocabulaire souffre de rachitisme, non, dans l'ensemble c'est plutôt pas mal, mais encore une fois après ma précédente lecture de ces mêmes auteurs il me manque quelque chose, j'ai l'impression d'avoir perdu un peu en qualité.
Lien : https://croiseedeschemins.wo..
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa18 décembre 2014
- Monsieur Glinn ?
La voix de Rocco était si pressante que tout le monde se tourna vers lui. Il tenait le morceau de crâne à la hauteur de son menton, comme s'il posait pour une photo.
- Oui ?
- Frank Hill avait les yeux marron.
Glinn jeta un coup d’œil au crâne, puis à Rocco, l'air interrogateur.
Avec un geste d'une délicatesse déroutante, celui-ci essuya le globe oculaire sur le poignet de sa chemise.
- Cet œil est bleu.
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TatooaTatooa16 décembre 2014
- Glinn ne m'a rien dit sur vous, dit-il. Pourriez-vous me résumer votre carrière ?
- J'ai été officier sur des navires pendant cinq ans et j'en ai commandé pendant trois.
Lloyd avait remarqué qu'elle avait employé le passé mais ne fit aucun commentaire.
- Quel genre de navires ?
- Des pétroliers et des super-pétroliers de plus de deux cent mille tonnes de port en lourd.
- De port en lourd ?
- Cela correspond au poids total qu'ils peuvent charger. Des pétroliers dopés aux anabolisants, si l'on veut.
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TatooaTatooa17 décembre 2014
- Que se passe-t-il là-bas ? hurla Sam à Evans par dessus le rugissement du moteur.
- C'est une mine.
- Je vois bien que c'est une mine. Mais que cherchent-ils ?
Evans sourit.
- Nada.
Sam ne put s'empêcher de rire. Ce Glinn était incroyable. Si quiconque observait l'île, il penserait que l'action se déroulait sur l'escarpement.
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TatooaTatooa19 décembre 2014
- Nous allons nous diriger vers le sud, dit-il simplement. Vers la limite des glaces. (Glinn)
- Naviguer au milieu des icebergs dans une tempête pareille ? Ce n'est pas une option ! (Sally)
- Vous avez raison. Ce n'est pas une option, c'est la seule option.
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jerriejewelsjerriejewels29 avril 2013
Lloyd a raison. C''est peut être la découverte scientifique du siècle. Vous ne pouvez pas la balancer à l'eau.
Sally se tourna vers lui.
Nous n'avons pas le choix. La météorite va finir au fond de l'eau, quoi que l'on fasse. Cela ne nous laisse que deux options : voulez-vous ou ou non couler avec elle?
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