AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Sabrina Nouri (Traducteur)
ISBN : 2867447615
Éditeur : P.O.L. (2000)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 116 notes)
Résumé :
Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d'un gardien mal luné, une route qui se perd à l'horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l'attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l'Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu'au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des so... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
cicou4515 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
Lu dans le cadre du prochain club-lecture de la médiathèque auquel j'appartiens et dont le thème est celui des éditions P.O.L, j'ai eu une merveilleuse surprise en découvrant cet ouvrage vers lequel je ne me serais probablement jamais penché...et pourtant, le lecteur découvre ici une histoire bouleversante !
Nous sommes en Afghanistan, dans un petit village qui vient d'être bombardé et les habitants massacrés par l'armée soviétique, à l'époque où les deux pays étaient en guerre. Dastaguir, notre narrateur, vient de voir sa femme, sa bru et l'un de ses fils mourir sous ses yeux. Cependant, il se doit de partir du village car il lui reste une terrible mission : annoncer cette terrible nouvelle à Mourad, son autre fils qui travaille actuellement à la mine en emmenant avec lui son petit-fils Yassin, qui est devenu sourd suite aux terribles bombardements. Comment déclamer devant la chair de sa chair l'indicible ? Comment lui donner la force de continuer à vivre après un tel drame ? Dastaguir, devant son immense tristesse n'en sait rien. Il est perdu et marche résolu à se rendre à la mine mais aura-t-il réellement le courage d'aller jusqu'au bout ?
Un roman poignant, déchirant même, avec des phrases très courtes, comme lorsque l'on voit la mort arriver devant soi et que l'on ne peut rien faire. Une lecture que je ne peux que fortement vous recommander en vous prévenant cependant que vous n'en sortirez pas indemne !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          421
Under_The_Moon
Under_The_Moon23 octobre 2014
  • Livres 4.00/5
Après avoir lu Syngué Sabour à sa sortie , j'avais hâte de retrouver la plume d'Atiq Rahimi, et je n'ai pas été déçue du voyage.
Quel plaisir de retrouver cette langue à la fois très retenue, poétique, pleine de silences et d'émotions !
Le narrateur interpelle sans arrêt avec un "tu" énigmatique qui rend le récit très familier et mystérieux à la fois. A qui s'adresse-t-il ? Au lecteur ? Peu probable. Au personnage ? Sans doute, mais ce dernier ne répond jamais. Peut-être l'auteur s'adresse-t-il en vérité à l'Afghanistan ?
Terres et cendres pourraient être un conte - du moins une parabole - si le sujet n'était pas si grave. C'est un texte où le motif du feu/des flammes est omniprésent. C'est une histoire très "masculine", encore plus que Syngué Sabour.
Terres et cendres met en scène des dialogues de de sourds. Tout d'abord entre Dastaguir, le grand-père qui ne sait pas (comment) dire les choses et Yassin, le petit-fils devenu sourd après l'explosion d'une bombe. Chacun de ces personnages est conscient du fait que quelque chose ne va pas, mais aucun ne cherche à dire clairement ce quelque chose.
Ce récit interroge sur ce qui fait la masculinité à l'afghane en ces temps de guerre et de deuil. Comme Khaled Hosseini dans le roman qui l'a rendu célèbre, Atiq Rahimi cite le Livre des Rois. Mythe fondateur de l'identité persane dans lequel le père tue son fils sur un champ de bataille. Une histoire tragique qui trouve un écho dans le contexte de cette guerre - qui comme tous les conflits a quelque chose d'absurde.
Ni l'auteur ni ses personnages n'offre de solution à ce drame, un seul constat en refermant ce livre : l'impuissance des hommes face à des événements qui le dépassent. Car entre vouloir et pouvoir, il y a parfois un gouffre...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          371
gouelan
gouelan16 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
En Aghanistan, un vieil homme, Dastaguir, quitte son village ravagé par la guerre et part avec son petit-fils Yassin, porter une terrible nouvelle à son fils Mourad.
Comment lui dire l'insoutenable vérité, comment enfoncer le poignard du chagrin dans le coeur de son fils. Il s'égare dans l'enfer de ses pensées, il n'a plus de sommeil, plus de faim. le paysage n'est que désolation et poussière, comme son coeur.
Les mots traduisent la solitude et la détresse du vieil homme. Très belle interprétation du malaise de l'enfant qui ne comprend pas ce qui lui arrive. le monde est devenu silencieux, mais les hommes continuent pourtant à remuer les lèvres. La guerre n'a pas de sens, elle frappe au hasard et laisse les vivants plus malheureux que les morts.
Belle écriture, phrases courtes et percutantes, pas besoin d'en dire plus.
Commenter  J’apprécie          291
Myriam3
Myriam309 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
Un livre bouleversant et sec comme un arbre mort.
Un vieil homme marche, avec son petit-fils, à l'encontre de son fils qui travaille à la mine. On est en Afghanistan à l'époque de la guerre contre l'Union Soviétique, et tout leur village a été bombardé. Tragique nouvelle que le vieux vient annoncer.
Le récit est bref, aride, mais émouvant. On hésite, on s'inquiète, on pense avec le vieux, on contemple ce paysage désolé.
Lu à la même période, ce livre me fait penser à la Petite Fille de Monsieur Linh, seul lui aussi avec sa petite-fille, mais j'ai trouvé Terre et Cendres infiniment plus vrai et plus palpable.
Commenter  J’apprécie          302
CorinneCo
CorinneCo23 février 2014
  • Livres 4.00/5
Des digressions sur le cinéma, sur l'image, sur des histoires à mettre en scène, des projets, des rires, parler de tout et de rien, rarement, presque jamais de l'Afghanistan, voilà mon souvenir d'Atiq Rahimi. Dans l'écriture, l'histoire, on retrouve l'homme. La pudeur, le calme et la grandeur d'un pays dévoré par la guerre. L'éclat brut d'une terre rebelle et aride, filtrée par le poids des traditions et des légendes. Atiq a les yeux couleur de lune transparente et le rire placide de celui qui croit en la saveur du monde même sur le chemin de l'exil. Belle traduction de Sabrina qui ressemble à une poupée hazara.
Jettes, jettes la clé des songes dans le puits, ce pays n'est pas un rêve,
C'est un fracas dans la tête des dormeurs
C'est un fil doré qui se tire sur la pelote des souvenirs
C'est une grande lame amère dévalant des ravins
Et s'abîmant au fond des coeurs.
Ceux qui parlent de ce pays en dormant préfèrent ne pas être entendus
Car personne ne doit voir leur espérance
Marchants sur les routes de poussières comme les rubans d'une vieille robe d'apparat
Ou assis sur le pas des portes
Si ils te voient avancer la tête relevée, les yeux remplis d'images de sons et de paroles,
Ils te diront te regardant,
Jettes jettes la clé des songes dans le puits, ce pays n'est pas un rêve....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Under_The_MoonUnder_The_Moon21 octobre 2014
Ces malheurs sont le lot de tout le monde, la guerre n'a pas de cœur...
[...]
- ... la loi de la guerre c'est la loi du sacrifice. Dans le sacrifice, ou bien le sang est sur ta gorge, ou bien il est sur tes mains. [...]
- Pourquoi ? [...]
- Mon frère, la guerre et le sacrifice suivent la même logique. Il n'y a pas d'explication. Ce qui est important, ce n'est ni la cause ni le résultat, mais l'acte pro^proprement dit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
OliphantOliphant20 janvier 2015
Tes yeux brûlent. Ils brûlent d'insomnie. Tes yeux ne peuvent plus voir. Ils sont usés, épuisés. À force d'épuisement et d'insomnie, tu sombres à chaque instant dans un demi-sommeil. Un demi-sommeil où se bousculent les images... Comme si tu ne vivais plus que pour ces souvenirs et ces images. Les souvenirs et les images de ce que tu as vécu et que tu aurais voulu ne pas vivre ; peut-être aussi la vision de ce qui t'attend encore et que tu ne veux pas vivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Under_The_MoonUnder_The_Moon21 octobre 2014
En vérité, tu as le cœur gros. Il y a longtemps qu'un ami, ou même un inconnu, ne s'est pas préoccupé de toi. Il y a longtemps qu'aucune parole familière ou étrangère n'a réchauffé ton cœur... Tu as envie de dire quelque chose en retour. Vas-y, parle ! Mais il est peu probable qu'il y ait un retour ! Le gardien ne va pas t'écouter. Il est dans ses pensées. Il est avec ses pensées. Il est muré dans sa solitude. Laisse-le tranquille.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
luciolerlucioler01 octobre 2012
- Tu sais, père, la douleur, soit elle arrive à fondre et à s’écouler par les yeux, soit elle devient tranchante comme une lame et jaillit de la bouche, soit elle se transforme en bombe à l’intérieur, une bombe qui explose un beau jour et qui te fait exploser… ( …)
Tu n’entends plus la suite. Tu te perds au fond de toi, là où se tapit ta détresse. Et on chagrin à toi ? S’est-il transformé en larmes ? Non, sinon tu pleurerais. En poignard ? Non plus. Tu n’as encore blessé personne. En bombe ? Tu es toujours en vie. Tu es incapable de décrire ton chagrin ; il n’a pas encore pris forme. C’est encore trop tôt. Si seulement il pouvait se dissiper avant même de prendre forme, disparaître…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Under_The_MoonUnder_The_Moon21 octobre 2014
Tu sais bien, mon ami, dans ce pays, si tu te demandes pourquoi, il faut commencer par faire parler les morts dans leurs tombes.
Commenter  J’apprécie          260
Videos de Atiq Rahimi (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Atiq Rahimi
Visite guidée : Atiq Rahimi à la première Biennale des photographes du monde arabe .Pour l?écrivain (prix Goncourt 2008) et cinéaste franco-afghan, les points de vues variés des photographes de cette biennale nous livrent une vision subtile de l'identité des pays arabo-musulmans. Remettre en cause les idées toutes faites sur le monde arabe, telle est l?ambition de cette première manifestation parisienne, antidote bienvenu à la peur et à l?obscurantisme. Suivez le guide. Réalisation : Pierrick Allain, Gilles Heuré A VOIR Biennale des photographes du monde arabe contemporain Jusqu?au 17 janvier à l?Institut du monde arabe, à la Maison européenne de la photographie, à la Cité internationale des arts et dans quatre galeries parisiennes. www.biennale photomonde arabe.com. Catalogue aux éditions Snoeck, 100 p., 18 ?. A LIRELa Ballade du calame Portrait intime, dernier ouvrage paru d'Atiq Rahimi aux éditions de L'Iconoclaste, 18 ?.
+ Lire la suite
Dans la catégorie : Littérature iranienneVoir plus
>Littérature des autres langues>Littératures indo-européennes>Littérature iranienne (39)
autres livres classés : littérature afghaneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

God bless gold ( ciné pour l'été )

1925. De et avec Charlie Chaplin entouré de Mack Swain ( qui forma avec Chester Conklin ce que l'on pourrait appeler " les Dupont et Dupond " du burlesque américain ), Georgia Hale, Tom Murray, Henry Morgan.

La course vers l'or
La ruée vers l'or

10 questions
4 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur ce livre
. .