AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782246827580
368 pages
Grasset (31/03/2021)
4.19/5   36 notes
Résumé :
Presque tout oppose les deux hommes : Jorge Semprun, l'enfant de la grande bourgeoisie madrilène qui parle couramment trois langues, et Ivo Livi, dit Yves Montand, le fils d'immigré qui a quitté l'école à douze ans. Le chanteur, à la culture hétéroclite d'autodidacte est spontané, angoissé et extraverti, quand l'écrivain, pétri de littérature et de philosophie, est ténébreux et secret. Tous les deux souffrent d'une timidité pathologique.
Ivo et Jorge partagen... >Voir plus
Que lire après Ivo & JorgeVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
4,19

sur 36 notes
5
9 avis
4
5 avis
3
1 avis
2
0 avis
1
0 avis
« le communisme n'était pas la jeunesse du monde mais il était notre jeunesse ». Phrase prononcée par Jorge Semprun à l'intention d'Ivo Livi, à la fin du livre, et qui illustre parfaitement l'engagement de Jorge et celui de son ami, Ivo.

Il est évident que ce livre m'a touchée puisqu'il me remémore ma jeunesse. J'ai lu Semprun très jeune comme j'ai aimé Montand chantant « Les feuilles mortes » ou « A bicyclette ». Montand, c'est l'époque du beau cinéma, des grands acteurs comme dans César et Rosalie ou François, Paul et les autres. IL est difficile d'oublier « Z » et « l'Aveu » avec Gavras derrière la caméra ou « le Salaire de la peur » de Clouzot.

Gavras derrière la caméra, Semprun au scénario et Montand l'acteur. Les images défilent devant mes yeux : c'est une authentique félicité, un peu comme le plaisir de la cigarette interdite accompagnant un bon café (ancienne fumeuse) même si ce récit est consacré aussi aux évènements terribles qui ont jalonné l'Histoire de ce XXème siècle et de ces atrocités.

Passionnante, émouvante, vibrante lecture ! Patrick Rotman a un style extrêmement visuel, dynamique, je dirais empathique ! Ami de Semprun et de Montand, il leur donne vie sous nos yeux. C'est lui le narrateur. de questions courtes en réponse sans fard, on remonte le cours du temps jusqu'à la jeunesse de Jorge, issu de la bourgeoisie et aristocratie madrilène, et celle d'Ivo, issu du milieu ouvrier marseillais jusqu'à leur rencontre, en 1960, où, malgré leurs différences sociales, ils vont se « reconnaître ». de ce qui se dégage de ces deux hommes, de ce ciment indicible, ils vont pouvoir, mutuellement, échanger, analyser, leurs illusions, disséquer leurs convictions et surtout devoir, sans se mentir, accepter avec lucidité leurs désillusions quant au vrai visage du communisme. Ce sera une amitié absolue, une véritable collaboration pour mieux dénoncer et régler les comptes avec leur engagement politique.

Le récit s'ouvre en juin 1990. Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprun et Costa Gavras atterrissent à Moscou où ils viennent présenter l'Aveu qui dénonce les crimes du communisme. Dans cette Russie de Gorbatchev, les trois amis, l'émigré italien, l'émigré espagnol et l'émigré grec sont saisis d'une sensation de miracle : le tout Moscou vient voir l'Aveu.

De la situation présente, Jorge se raconte rétrospectivement : l'exil avec la chute de la République Espagnole, la Résistance, Buchenwald où il découvre la fraternité ; « Quand l'histoire galope, l'abject côtoie le sublime et la fraternité s'oppose au mal absolu », la clandestinité en Espagne afin de prendre des contacts et constituer des réseaux communistes, la foi chevillée au ventre.

Pendant ce temps, on assiste à la montée sur les planches du jeune Yves Montand, on le suit des quartiers insalubres de Marseille à son arrivée à Paris, puis on assiste à son ascension, toujours fidèle à son père Giovanni, ouvrier communiste, ayant fui le fascisme. Avec intelligence, l'auteur met en miroir, aux mêmes époques, les deux destinées, afin de permettre une vue individuelle du chemin de chacun, tout en conservant une vision globale.

Quelle époque et quel bouillonnement intellectuel après cette seconde guerre mondiale : c'est ce qui ressort de cette lecture. Mais aussi que d'aveuglements, qu'il est dur de faire tomber le bandeau quand les douleurs du désenchantement, du renoncement sont tenaces. On replonge dans Prague, dans Budapest. le récit n'est jamais assommant, il est riche d'enseignements sur l'être humain.

Montand est décédé en octobre 1991. Il devait être sur scène en 1992 à Bercy, je n'ai donc jamais pu voir ce cow-boy dans les plaines du Far-West. Il aurait eu cent ans cette année !
Commenter  J’apprécie          7125
Juste un immense joyau !!!

Patrick Rotman a l'idée géniale de nous faire parcourir l'histoire du XXe et ses grands soubresauts à travers la grande amitié de deux hommes aux origines si dissemblables, et aux personnalités « fortes » : Jorge Semprun et Yves Montand, qui se rejoindront plus tard, dans des engagements similaires…La narration est habilement menée , alternant les parcours du chanteur-comédien et de l'écrivain engagé : récits de l'enfance, la jeunesse, les débuts de la vie d'adulte pendant la guerre,la résistance, l'adhésion au parti communiste, les carrières de l'un et de l'autre, leur rencontre…

Un récit au style fluide qui nous emporte littéralement… par l'émotion, l'intelligence, la dynamique du récit, prodigue en dialogues, anecdotes…

J'ai tant souligné au fil de ma lecture… que je me contenterai d'un extrait du prologue…qui exprime déjà tant de ce qui a réuni les deux amis, Yvo et Jorge !

«(…)
Dès qu'il [Montand ] a fini son dernier refrain, il se lève et rejoint ses amis Costa-Gavras et Jorge Semprun. Ils viennent d'atterrir du vol de Paris, encore incrédules de se trouver là, en juin 1990 dans le Moscou de la perestroïka gorbatchévienne pour présenter -L'Aveu-, qui a dénoncé les crimes du communisme. Ce film sorti juste vingt-ans auparavant est leur oeuvre, aux trois immigrés, le réalisateur né en Grèce, le scénariste espagnol et l'acteur d'origine italienne. Entre eux, l'idée de la projection de l'Aveu dans la Mecque du communisme était depuis des années devenue un sujet de plaisanterie. Quand on passera L'Aveu à Moscou, les poules auront des dents, les poissons des bretelles et les cochons voleront. Les trois amis étaient convaincus que de leur vivant, les Russes ne verraient pas le film.
Le miracle s'est produit.”

Un total coup de foudre pour ce livre flamboyant… qui m'a captivée… que je voudrais ne pas achever !
Commenter  J’apprécie          538
Réunir dans une même biographie croisée deux de mes héros, Jorge Semprun et Ivo Livi dit Yves Montand, et sous la plume de Patrick Rotman, il n'en fallait pas beaucoup plus pour m'allécher! Merci Martine toi qui par ta critique enthousiaste m'as littéralement prescrit cette gourmandise !

Le livre a tenu ses promesses et je l'ai dévoré presque trop vite, entre deux lectures plus ardues, comme on croque un éclair au chocolat entre deux plats de quinoa-boulgour bio!

L'aristo et le prolo, le résistant et le chanteur, l'homme de plume et l'homme de scène, l'intellectuel et l'autodidacte, tout opposait Jorge Semprun et Ivo Livi qu'un "coup de foudre amical" finit par réunir en 1963.

Tous deux ont eu un compagnonnage plus ou moins étroit avec le parti communiste. L'un, Ivo, par culture familiale et anti fascisme viscéral (mais sans aller jusqu'à s'encarter), l'autre, Jorge, par choix politique et opposition clandestine au franquisme triomphant, après la guerre civile espagnole.

Indéfectiblement liés ( et formant bientôt un trio inséparable sous la houlette de Costa Gavras) tous deux ont incarné la fascination, la fidélité aveugle puis descillée à l'égard du communisme, et enfin la critique et la dénonciation de ses crimes et de ses abus...comme bien d'autres hommes et femmes de gauche à l'époque de la guerre froide.

Patrick Rotman fait revivre les années de l'avant guerre aux années quatre vingt à travers le prisme de ces deux vies, de ces deux consciences exemplaires.

L'intellectuel comme le baladin ont eu à se poser le problème de l'engagement face au nazisme, puis face au communisme.

Leurs erreurs, leurs ratages, leurs illusions et leurs déconvenues sont celles de toute une génération.

C'est aussi pour cela qu'on admire comment, sans se renier complètement ni hurler avec les loups capitalistes, ces deux hommes si différents ont su apparier leurs qualités complémentaires pour dénoncer avec une vigueur implacable - bien que tardive- l' ignoble mascarade des procès de Moscou en signant, pour Semprun, le scénario du film de Costa Gavras, L'aveu, dont Montand interpréta le rôle principal, celui du "traître" Arthur London.

Cet Aveu extorqué sous la torture à Arthur London c'est aussi le leur:celui d'avoir cru à une idéologie aussi meurtrière que celle du nazisme qu'elle combattait, et d'y avoir cru au point de fermer les yeux sur ses mensonges et ses errements.



Commenter  J’apprécie          496
Commençons par des remerciements : merci aux lecteurs de Babelio qui m'ont donné envie de lire ce livre. Cette double biographie est passionnante et présente tout un pan de l'histoire du XX éme siècle.

Ivo, c'est Yves Montand ; Jorge, Jorge Semprun. Deux personnalités que tout oppose dans leur jeunesse. Ivo Livi est le fils d'un immigré italien communiste, élevé dans les quartiers populaires de Marseille ; pas intéressé par l'école, mais débrouillard et enchaînant les petits boulots – dont coiffeur – jusqu'à tenter de percer juste avant guerre dans le music-hall. Jorge de Semprun sort lui d'une famille bourgeoise, impliquée côté maternel dans la vie politique espagnole depuis deux générations, vivant à deux pas du Prado à Madrid, élevé par des gouvernantes. Rotman choisit d'alterner tout le long de l'ouvrage la vie de l'un et celle de l'autre aux mêmes moments. Ces scènes mises en parallèle font penser au générique de la série télé des années 70 the Persuaders (Amicalement vôtre). Des points de départs opposés et des caractères affirmés, d'un côté un volubile, jouant de son corps, mais intérieurement timide, de l'autre un gars plus réservé, marqué tôt par l'histoire de son pays.

Montand va connaître ses premiers succès parisiens pendant la guerre, rencontrer et aimer Piaf, rester toujours sensible à l'idéologie communiste, colportée par son père et son frère aîné, mais sans jamais vraiment s'engager.

Semprun, lui, va connaître l'exil, la déchéance sociale, l'entrée dans la résistance en France, l'arrestation par la Gestapo, le camp de Buchenwald, l'aide des camarades communiste internés. Il sort de la guerre marqué à vie et se lance pendant dix ans dans la vie clandestine pour créer et faire vivre des cellules du parti communiste espagnol sur le sol espagnol durant les années Franco.

Le parcours de Montand, sa volonté de réussir, son goût du travail, l'envie de bien faire, s'expliquent par ses origines. Celui de Semprun est marqué par ce passage dans les bureaux de l'Arbeitsstatistik du camp de Buchenwald. Les communistes avaient pris en main l'administration informelle du camp, aidaient leurs sympathisants. Il y a côtoyé les futurs dirigeants des partis communistes des Pays de l'Est, comme son voisin de bureau Josef Frank, futur membre du comité central du PC tchèque, avant d'être victime d'une parodie de procès sous le stalinisme.

Ces procès de Prague vont commencer à faire douter Semprun… et Montand. Petit à petit, ils s'écartent de leurs idées, envisagent une réforme de l'intérieur du système, avant de constater en Hongrie en 1956, puis en république Tchèque en 1968, l'impossibilité de voir le bloc soviétique changer.

Entretemps, Montand aura connu l'Amérique qui le faisait rêver enfant, Semprun se sera découvert écrivain.

Patrick Rotman explique très bien ces évolutions parallèles qui s'agrègent au final autour d'un film : L'Aveu.

Le style est fluide, les anecdotes nombreuses ; ce récit est passionnant de bout en bout. Avec une mention spéciale sur le passage de Semprun à Buchenwald. Ces quelques pages sur le rôle qu'y ont tenu les « politique » et la solidarité qui les a animés sont impressionnantes.
Commenter  J’apprécie          292
Peut-on faire plus différents que ces deux hommes ?
Semprún, espagnol pur sucre, issu d'une famille aisée, de la haute bourgeoisie et de l'aristocratie espagnole proche du pouvoir, ayant suivi le cursus scolaire de « l'élite », intellectuel épousant l'opposition frontale au franquisme après que sa famille a émigré en France. Il sera déporté pour participation à la Résistance puis participera à la lutte contre Franco au sein du PC espagnol.
Montand, fils d'émigrés pauvres en provenance d'Italie, autodidacte, acharné à la réussite et y parvenant à force de travail, compagnon de route du PCF sous l'influence de Simone Signoret.
L'un et l'autre épouseront donc la cause du communisme jusqu'à ce que, peu à peu, dans la douleur, ils ouvrent les yeux sur la réalité. Les événements de Hongrie en 1956 seront pour eux le révélateur initial, et ils finirent par rompre avec le communisme, même si Semprún, engagé clandestinement contre le franquisme, y mis plus de temps.
À la fin des années 60 ils collaborèrent au cinéma, Semprún en tant que scénariste et Montand acteur, en particulier grâce à Costa Gavras qui les réunit dans "Z" et surtout dans "L'aveu".
Ce dernier film fut vécu physiquement et moralement par Montand, comme une forme d'expiation, se reprochant d'avoir fermé le yeux trop longtemps sur les crimes du stalinisme.
L'auteur nous livre là un superbe exercice de « portraits croisés », l'itinéraire de deux hommes si différents, devenus amis, engagés dans une même cause, partageant les mêmes illusions et les mêmes désillusions, un parcours que certains d'entre nous ont emprunté, à nos places, et à des degrés divers : leurs rêves furent nos rêves, leurs désenchantements furent les nôtres.
Commenter  J’apprécie          172


critiques presse (2)
SudOuestPresse
28 mai 2021
« Ivo et Jorge » de Patrick Rotman, Jorge Semprun et Yves Montand, compagnons de route et de doute.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LeFigaro
20 mai 2021
Dans un portrait croisé de Jorge Semprun et Yves Montand, l’auteur revient sur l’amitié qui lie les deux hommes malgré de nombreuses dissemblances.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Jorge raconte son expérience de jeune résistant :

Jorge s'effondre en larmes devant le cadavre du soldat qu'il a abattu. Une véritable crise de nerfs le submerge. Il hurle, tape du poing sur un rocher.

- J'ai tiré les yeux fermés, comme si mon esprit refusait le geste que j'accomplissais. Je ne sais pas si c'est moi ou Julien qui l'a touché. Peut-être les deux.
C'était mon premier mort. Je veux dire le premier mort de ma main.

Julien secoue Jorge, le calme. Ils traversent la rivière en sautant sur les rochers qui forment une sorte de barrage plat. Julien retourne le corps. IL prend la mitraillette. Les deux résistants sautent sur la moto de l'Allemand et s'enfuient. Au bord de l'Armançon, un jeune homme de leur âge est couché. Au milieu du dos, une tache rouge s'élargit sur le verte de l'uniforme. Jorge a eu le temps de constater qu'il avait les yeux bleus , ouverts sur l'Eternité.

page 104 - Je pense "Au dormeur du Val"
Commenter  J’apprécie          200
8 décembre 1982. La salle du Metropolitan Opéra de New York est emplie jusqu'en haut de ses cinq balcons. En presque un siècle d'existence, le plus célèbre temple lyrique du monde n'a jamais accueilli un "chanteur de variétés". Montand brise cette règle pour cinq soirées. À la première représentation, les 4500 spectateurs attendent le début du spectacle lorsqu'ils remarquent au moment où les lumières decroissent la silhouette de Simone Signoret qui se glisse jusqu'à son fauteuil. Les applaudissements éclatent, la rumeur enfle, le public se lève. L'ovation dure cinq minutes. Dans les coulisses, Montand, la trouille au ventre comme il l'a rarement eue, attend. Enfin, le rideau se lève. Montand entre. La salle se dresse comme un seul homme. La standing ovation se prolonge, s'éternise. Pendant dix, quinze minutes, l'immense nef retentit de l'écho infini des bravos.

Page 38
Commenter  J’apprécie          200
Prologue

Dès qu'il [Montand ] a fini son dernier refrain, il se lève et rejoint ses amis Costa-Gavras et Jorge Semprun. Ils viennent d'atterrir du vol de Paris, encore incrédules de se trouver là, en juin 1990 dans le Moscou de la perestroïka gorbatchévienne pour présenter -L'Aveu-, qui a dénoncé les crimes du communisme. Ce film sorti juste vingt-ans auparavant est leur oeuvre, aux trois immigrés, le réalisateur né en Grèce, le scénariste espagnol et l'acteur d'origine italienne. Entre eux, l'idée de la projection de l'Aveu dans la Mecque du communisme était depuis des années devenue un sujet de plaisanterie. Quand on passera L'Aveu à Moscou, les poules auront des dents, les poissons des bretelles et les cochons voleront. Les trois amis étaient convaincus que de leur vivant, les Russes ne verraient pas le film.
Le miracle s'est produit. (p. 11)
Commenter  J’apprécie          180
Avec l'Alcazar, Montand découvre également que la tension, profonde, lui a permis de fendre la carapace de l'inhibition. En dépassant la trouille, il s'est libéré. Montand perçoit que la scène, au prix d 'un véritable dédoublement de sa personnalité, lui permet de s' affirmer, de s'exhiber. D'exister. Il ressent une telle émotion intime devant cette houle qui déferle de la salle qu'il prend sa décision dans l'instant. La chanson est sa vie. Le music - hall, son métier.
Le 21 juin 1939, le premier jour du dernier été de paix, marque pour Montand, dix-sept printemps, une véritable naissance.

Page 74
Commenter  J’apprécie          252
Alors que " Z" était encore au montage , paraît en France le livre d'Arthur London , " L'Aveu " . L'ancien communiste tchèque , déporté à Mauthausen , vice-ministre des affaires étrangère dans son pays après la guerre , y raconte comment il est arrêté en 1951 par ses propres "camarades " communistes . Il signe des aveux où il s'accuse de crimes imaginaires . London est l'un des douze accusés d'un des plus fameux procès staliniens , le procès Slansky en 1952 . Costa-Gavras dévore le livre en quelques heures , suffoquant parfois d'indignation . Tout de suite , il en parle à Semprun .

--Tu connais l'histoire de London .
-- Très bien . Je connais même London .

Jorge se souvient de la soirée terrible quatre ans plutôt où il avait retrouvé Holdos , son camarade Pedro de Buchenwald . London était là et avait fait le récit de sa descente aux enfers ....
Commenter  J’apprécie          140

Videos de Patrick Rotman (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Rotman
Octobre 17 - Les coulisses d'une couvertures
autres livres classés : communismeVoir plus
Les plus populaires : Non-fiction Voir plus


Lecteurs (82) Voir plus



Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
7095 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..