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ISBN : 2070393933
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 543 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.
Moi, seul. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par peloignon, le 15 janvier 2013

    peloignon
    Rousseau voulait être aimé et il voulait mériter de l'être. Sa grande connaissance des auteurs antiques l'a ainsi tout naturellement entraîné à devenir une personnalité sublime, toujours prêt à défendre les idées les plus contraires à son siècle et aux puissants qui en modelaient les opinions politiques et philosophiques.
    Il vivra ainsi de nombreuses déceptions en amitié et en amour, il devra varier dans ses appartenances religieuses extérieures, il vivra aussi l'exil et à la longue, à forces d'être constamment blessé, il deviendra un vieil homme de plus en plus méfiant des autres, un interprète de plus en plus attentif aux moindres signes qui pourraient indiquer de mauvaises intentions envers sa personne dans son entourage, son pauvre cerveau frôlera le délire paranoïaque, mais sans rien perdre de sa géniale beauté. C'est dans cet état de trouble qu'il accomplira l'étrange projet suivant : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateurs. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi. » (t.1, 21)
    Et il en raconte des choses sur sa personne. Il ne s'épargne rien. Il se montre sans pudeur dans toute sa fragilité et ses maladresses. Il fait de son auditoire une divinité analogue au Dieu chrétien, qui aurait besoin de se faire raconter ce qu'il savait déjà afin de lui accorder la reconnaissance de son bon coeur. Il est bien convaincu lui-même de son bon coeur : « Pour moi, je le déclare honnêtement et sans crainte : quiconque, même sans avoir lu mes écrits, examinera par ses propres yeux mon naturel, mon caractère, mes moeurs, mes penchants, mes plaisirs, mes habitudes, et pourra me croire malhonnête homme, est lui-même un homme à étouffer. »(t.2, 486) Mais il avait un cruel besoin d'être reconnu par un entourage qui le jugeait comme la règle juge toujours l'exception : comme une erreur, comme quelque chose de laid ou de mal.
    Rousseau, on peut être en accord ou non avec ses idées, à mon avis, cela importe peu. Ce qu'il représente pour moi d'extraordinaire, c'est qu'il nous entraîne toujours à des considérations débordantes de bons sentiments, toujours belles et sincères et il me semble qu'on se doit de l'aimer. On le doit à ce que l'on a de meilleur en nous.
    Avec moi, il gagne donc son pari haut la main. Je n'ai aucun doute qu'il ait été un honnête homme, c'est-à-dire une entité imparfaite, mais perfectible et remplie de la meilleure des volontés et des plus beaux sentiments.
    Ceci dit, si je suis convaincu de cela, j'avoue que j'étais gagné d'avance par ses Discours, par son Émile, et surtout par son Héloïse!
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    • Livres 5.00/5
    Par michfred, le 26 février 2015

    michfred
    "Le moi est haïssable" disait Pascal.
    Cela n'a semble-t-il pas empêché Jean Jacques de se lancer intrépidement dans la première autobiographie, digne de ce nom, autocentrée et intimiste, de notre littérature.
    Elle en agace plus d'un par son exhibitionnisme-au propre et au figuré :JJ a en effet exhibé plus que sa souffrance de persécuté, et il s'en vante ingénument!
    Car il y a autant d'ingénuité que de rouerie, autant de sincérité que de mensonge dans ces Confessions- et c'est ce qui rend ce livre passionnant, énervant, délicieux et insupportable à la fois!
    Que ce soient les pages solaires et coquines des cerises, celles plus troubles mais bien croquignolettes de la fessée, les faux remords du ruban volé, les vrais silences des enfants mis à l'assistance publique, les amours aussi opportunistes que torrides avec "Maman", Mme de Warens, la protectrice -et-plus-si-affinités, la recherche éperdue d'un ami qui ne soit ni un sot, ni un envieux, ni un rival...et avec qui se brouiller est l'activité la plus répandue.- il y a tout et son contraire dans les Confessions.
    Il faut ajouter que le fil du récit devient d'un tome à l'autre plus difficile à suivre: J.J. est réellement persécuté dans sa vie littéraire et civile, et le processus d'auto-justification dans lequel il s'est lancé avec ce livre, et qui se contaminera bientôt à tous les autres, le jette en pâture à la détestation..
    Alors il devient de plus en plus parano...et on a du mal à suivre qui est encore son ami, qui ne l'est plus, qui le redevient (plus rare!) Après Voltaire, l'ennemi incarné, si mondain, si rapide, si cruel, il se brouille avec les Grimm, avec Diderot...il perd ses protecteurs, son gîte, son couvert...
    Mais c'est qu'il aime vagabonder, aussi- voyager à la cloche de bois, comme un bohémien: c'est un fugueur depuis la petite enfance où il quitte Genève, son père et son frère...pour courir les routes et l'aventure.
    Ce touche-à-tout de génie, ce grand autodidacte, -avec Diderot le premier "prolétaire" de notre littérature- est aussi un joyeux escroc: il faut relire les pages hilarantes de sa première tentative d' "opéra"- cacophonique et catastrophique! Lui-même en rit encore!
    Un livre magnifique avec tous ses défauts- ou plutôt à cause d'eux!
    S'il vous agace trop, faites un tour du côté de l'essai de Philippe Lejeune, le Pacte autobiographique, ou du côté de Starobinski, La transparence et l'obstacle: je suis sûre qu'ils vous rendront moins sévère, tout attendri et mieux disposé à sa découverte!
    Sacré Jean-Jacques, humain, trop humain, et génial, si génial!
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    • Livres 4.00/5
    Par frandj, le 20 juin 2015

    frandj
    J’avais lu, il y a fort longtemps, "Les Confessions" de Jean-Jacques Rousseau et j’en avais conservé un souvenir mitigé. C’est pourquoi j’ai désiré les relire maintenant, même si cela demande énormément de temps. Comme chacun sait, cet ouvrage constitue, dans la littérature française, la première autobiographie vraiment digne de ce nom. L’auteur insiste plusieurs fois sur sa volonté de tout révéler sur sa personne. Il écrit par exemple: « Dans l’entreprise que j’ai faite de me montrer tout entier au public, il faut que rien de moi ne lui reste obscur ou caché; il faut que je me tienne incessamment sous ses yeux, qu’il me suive dans tous les égarements de mon cœur, dans tous les recoins de ma vie ». Ce projet est justifié, semble-t-il, par son désir de vérité face à ses nombreux détracteurs, mais aussi par son narcissisme et peut-être par une sorte de masochisme un peu pervers.
    Ce qui m’a surtout intéressé, ce sont les premiers livres qui retracent son enfance et ses années de formation. Avec beaucoup de candeur et un peu de rouerie, Rousseau livre au lecteur de nombreuses anecdotes caractéristiques de sa jeunesse, souvent peu glorieuses, très étonnantes sous la plume d’un auteur du XVIIIème siècle. Il n’hésite pas à détailler ses incohérences et ses petites vilénies. A peine a-t-il commencé la confession de ses erreurs d’enfance qu’il note: « J’ai fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur et fangeux de mes confessions. Ce n’est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c’est ce qui est ridicule et honteux ». Parmi les nombreux passages étonnants ou scabreux de ces premiers livres, il y a par exemple le célèbre aveu au sujet du ruban volé. Mais je retiendrai surtout un épisode qui a lieu dans l’hospice où il est amené à abjurer son protestantisme: un des catéchumènes, homosexuel, le poursuit de ses assiduités alors qu’il est encore très jeune. Rousseau dit ou plutôt suggère tout, sans langue de bois mais dans des termes choisis. Il en est de même pour sa première relation sexuelle avec "Maman" (que le lecteur peut trouver choquante). Le commentaire de Rousseau sur son initiation est franc: « Je me vis pour la première fois dans les bras d’une femme, et d’une femme que j’adorais. Fus-je heureux ? Non, je goûtai mon plaisir. Je ne sais quelle invincible tristesse en empoisonnait le charme. J’étais comme si j’avais commis un inceste ». Un clair pressentiment du complexe d'Oedipe ?
    "Les Confessions" marquent bien l’irruption du JE dans un récit qui se veut absolument authentique. Je trouve passionnant cet éclairage cru que le cher Jean-Jacques jette sur les faits intimes qui ont contribué à sa formation d’homme; il n’est pas exempt de complaisance, mais il me semble précieux. A mon avis, ces premiers livres - vraiment novateurs - pourraient se suffire à eux-mêmes. Rousseau a cru bon de poursuivre son récit bien au-delà de sa jeunesse. L’auteur n’a de cesse de rapporter toutes les intrigues et cabales qui ont rendu si difficile sa vie d’adulte à Paris. J’ai trouvé ces derniers livres moins intéressants, même s’ils renferment d’importantes informations concernant l’histoire intellectuelle et littéraire du XVIIIème siècle. J'ajoute que, vers la fin de ma lecture, je me suis senti las. Cette œuvre est un monument (trop grand ?) que Rousseau a érigé uniquement pour la postérité de sa personne.
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    • Livres 3.00/5
    Par bina, le 14 octobre 2012

    bina
    Les Confessions, T2, Jean-Jacques Rousseau.
    Voici enfin ma critique pour le deuxième tome des Confessions. La lecture a été plus laborieuse, et le contexte de lecture plus difficile pour me concentrer. J'avais apprécié dans le premier volume la découverte de la personnalité de Jean-Jacques Rousseau, la construction de sa personnalité, mais avec le tome 2, je trouve qu'il évolue vers davantage de paranoïa, sans que je puisse me rendre compte si elle est vraiment justifiée.
    Il est victime de la trahison de ses amis, de calomnies, de médisances. Il cherche donc continuellement à se justifier, en rétablissant l'exactitude, à ses yeux, de certains faits.
    Ses écrits, comme le Contrat social, ou l'Emile, sont prétextes à de nouvelles persécutions, plus sérieuses. Menacé d'arrestation, il doit fuir à l'étranger. Une succession de refuges s'enchaîne, dont une petite île près de Neuchâtel. Il la décrira longuement dans les Rêveries d'un promeneur solitaire. Il va poursuivre sa vie vagabonde en Angleterre, près de Hume (avec qui il va finir par se fâcher), puis de retour en France, à proximité de Gisors, puis de Lyon, puis retour sur Paris. L'émulation intellectuelle de la capitale lui convient. Mais la lecture publique de ses Confessions dans des salons littéraires et mondains entraine une nouvelle interdiction de publication. Les philosophes craignent des révélations qui nuiraient à leur réputation.
    Le T2 sera finalement publié à titre posthume.
    J'ajoute quelques précisions après des recherches et des lectures complémentaires:
    Le genre des ''mémoires'' s'inscrit dans L Histoire, mais chez Rousseau, l'objet des Confessions n'est plus l'extérieur mais l'être intérieur en privilégiant le regard introspectif, la description du moi, saisissant ses mouvements les plus intimes. ''Je puis faire des omissions dans les faits (...) mais je ne puis me tromper sur ce que j'ai senti ni sur ce que mes sentiments m'ont fait faire''. Et cet écrit à valeur de bilan, puisqu'il est écrit lorsque sa vie est derrière lui. c'est une enquête de l'auteur sur lui-même.
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    • Livres 5.00/5
    Par Alvano, le 04 avril 2015

    Alvano
    Cet auteur incroyable qu'est Jean Jacques Rousseau, m'a livré ici tout de lui-même, jusqu'à des faits qu'il faut oser raconter, notamment sa période exhibitionniste. Des recherches ont montré qu'il n'était peut-être pas aussi paranoïaque qu'on l'a décrit, mais bel et bien surveillé. Je n'y vois pas quant à moi, tant de paranoïa. Je vois surtout un homme qui ne sait pas communiquer, avec lequel ses amis communiquent très mal également.
    Je vois un homme qui ne réfléchit pas assez, qui pratique une sorte d'autisme social, sans même imaginer que ses amis ont aussi un coeur et peuvent en être blessés. Dans cette jouissance, cette immédiateté qu'il a de vivre toute chose avec son coeur, ou son instinct plutôt, il finit par croire qu'il est le seul à éprouver des sentiments et à aucun moment, il ne comprend que les autres puissent être guidés par un sentiment tout aussi fort, mais contraire au sien.
    L'abandon de ses enfants, est pour moi la cause majeure de son malaise, peut-être même de ses conflits avec ses amis. Il élude la question, mais il est tout à fait naïf de ne pas imaginer que chacun en parle quand il a le dos tourné. Lui qui analysait tant les hommes, fait preuve d'une "gaucherie incroyable", selon son expression. Car bien entendu en abandonnant ses enfants - ce que je trouve épouvantable - il s'est blessé lui-même, a peut-être détruit leur vie, mais surtout il a détruit la vie de cette femme simple qu'il aimait, au motif qu'elle était de trop basse extraction pour les élever, en somme ... Donc en contradiction totale avec les principes philosophiques qu'il défend par la suite. Bien sûr cela a de quoi choquer ses amis, car il se montre là d'un égoïsme absolu et révèle aussi un mépris de classe nauséabond.
    En tant que lecteur, il me demande au travers de ses confessions, mon pardon, si ce manuscrit passe à travers les siècles. Je le lui accorde volontiers, même si ce n'est pas à moi d'en décider. La première partie est tellement sublime. Un tel auteur, pour moi est pardonné de tout, pour peu qu'il se pardonne lui-même. J'ai tant d'admiration pour lui, que j'aurais souhaité que jamais il ne fasse la bêtise d'abandonner ses enfants. J'aurais souhaité être son ami moi-même, pour communiquer moins bêtement que ne le fit Diderot. le parisianisme que Rousseau dénonce, existe, je l'ai vécu et il a pu fortement le dévoyer. Un livre merveilleux d'un auteur français qui n'a pas d'égal. Je le confesse moi aussi : il fut mon modèle et reste placé sur un piédestal, dans mon panthéon personnel.
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Citations et extraits

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  • Par Adraste, le 30 août 2015

    Le sophisme qui me perdit est celui de la plupart des hommes, qui se plaignent de manquer de force quand il est déjà trop tard pour en user. La vertu ne nous coûte que par notre fautre, et si nous voulions être toujours sages, rarement aurions-nous besoin d'être vertueux. Mais des penchants faciles à surmonter nous entraînent sans résistance ; nous cédons à des tentations légères dont nous pouvions aisément nous garantir, mais dont nous ne pouvons plus nous tirer sans des efforts héroïques qui nous effrayent, et nous tombons enfin dans l’abîme, en disant à Dieu : « Pourquoi m’as-tu-vu fais si faible ? » Mais malgré nous il répond à nos consciences : « Je t'ai fais trop faible pour sortir du gouffre, parce que je t'ai fait assez fort pour n'y pas tomber .»
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  • Par Adraste, le 30 août 2015

    Cet enfant fragile, et par là même porté à se replier sur soi, fut plongé très tôt par son père dans des lectures désordonnées – romanesques ou exaltantes – qui ont favorisé son penchant naturel à vivre dans l'imaginaire (Je devenais le personnage dont je lisais la vie).

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  • Par Adraste, le 30 août 2015

    [...] je ne sais comment j'appris à lire ; je ne me souviens que de mes premières lectures et de leur effet sur moi : c'est le temps d'où je date sans interruption la conscience de moi-même.

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  • Par Oumma, le 05 juillet 2010

    je sens mon coeur et je connais les hommes. je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. si je ne vaux pas mieux, au moins suis-je autre...

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  • Par ladyoga, le 15 septembre 2013

    Ici commence le court bonheur de ma vie ; ici viennent les paisibles mais rapides moments qui m’ont donné le droit de dire que j’ai vécu. Moments précieux et si regrettés ! ah ! recommencez pour moi votre aimable cours ; coulez plus lentement dans mon souvenir, s’il est possible, que vous ne fîtes réellement dans votre fugitive succession. Comment ferai-je pour prolonger à mon gré ce récit si touchant et si simple, pour redire toujours les mêmes choses, et n’ennuyer pas plus mes lecteurs en les répétant, que je ne m’ennuyais moi-même en les recommençant sans cesse ? Encore si tout cela consistait en faits, en actions, en paroles, je pourrais le décrire et le rendre en quelque façon ; mais comment dire ce qui n’était ni dit ni fait, ni pensé même, mais goûté, mais senti, sans que je puisse énoncer d’autre objet de mon bonheur que ce sentiment même ? Je me levais avec le soleil, et j’étais heureux ; je me promenais, et j’étais heureux ; je voyais maman, et j’étais heureux ; je la quittais, et j’étais heureux ; je parcourais les bois, les coteaux, j’errais dans les vallons, je lisais, j’étais oisif, je travaillais au jardin, je cueillais les fruits, j’aidais au ménage, et le bonheur me suivait partout : il n’était dans aucune chose assignable, il était tout en moi-même, il ne pouvait me quitter un seul instant.
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