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> Jean-Bertrand Pontalis (Préfacier, etc.)
> Bernard Gagnebin (Éditeur scientifique)
> Marcel Raymond (Éditeur scientifique)
> Catherine Koenig (Auteur du commentaire)

ISBN : 2070393933
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 451 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.
Moi, seul. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par peloignon, le 15 janvier 2013

    peloignon
    Rousseau voulait être aimé et il voulait mériter de l'être. Sa grande connaissance des auteurs antiques l'a ainsi tout naturellement entraîné à devenir une personnalité sublime, toujours prêt à défendre les idées les plus contraires à son siècle et aux puissants qui en modelaient les opinions politiques et philosophiques.
    Il vivra ainsi de nombreuses déceptions en amitié et en amour, il devra varier dans ses appartenances religieuses extérieures, il vivra aussi l'exil et à la longue, à forces d'être constamment blessé, il deviendra un vieil homme de plus en plus méfiant des autres, un interprète de plus en plus attentif aux moindres signes qui pourraient indiquer de mauvaises intentions envers sa personne dans son entourage, son pauvre cerveau frôlera le délire paranoïaque, mais sans rien perdre de sa géniale beauté. C'est dans cet état de trouble qu'il accomplira l'étrange projet suivant : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateurs. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi. » (t.1, 21)
    Et il en raconte des choses sur sa personne. Il ne s'épargne rien. Il se montre sans pudeur dans toute sa fragilité et ses maladresses. Il fait de son auditoire une divinité analogue au Dieu chrétien, qui aurait besoin de se faire raconter ce qu'il savait déjà afin de lui accorder la reconnaissance de son bon cœur. Il est bien convaincu lui-même de son bon cœur : « Pour moi, je le déclare honnêtement et sans crainte : quiconque, même sans avoir lu mes écrits, examinera par ses propres yeux mon naturel, mon caractère, mes mœurs, mes penchants, mes plaisirs, mes habitudes, et pourra me croire malhonnête homme, est lui-même un homme à étouffer. »(t.2, 486) Mais il avait un cruel besoin d'être reconnu par un entourage qui le jugeait comme la règle juge toujours l'exception : comme une erreur, comme quelque chose de laid ou de mal.
    Rousseau, on peut être en accord ou non avec ses idées, à mon avis, cela importe peu. Ce qu'il représente pour moi d'extraordinaire, c'est qu'il nous entraîne toujours à des considérations débordantes de bons sentiments, toujours belles et sincères et il me semble qu'on se doit de l'aimer. On le doit à ce que l'on a de meilleur en nous.
    Avec moi, il gagne donc son pari haut la main. Je n'ai aucun doute qu'il ait été un honnête homme, c'est-à-dire une entité imparfaite, mais perfectible et remplie de la meilleure des volontés et des plus beaux sentiments.
    Ceci dit, si je suis convaincu de cela, j'avoue que j'étais gagné d'avance par ses Discours, par son Émile, et surtout par son Héloïse!
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    • Livres 3.00/5
    Par bina, le 14 octobre 2012

    bina
    Les confessions, T2, Jean-Jacques Rousseau.
    Voici enfin ma critique pour le deuxième tome des Confessions. La lecture a été plus laborieuse, et le contexte de lecture plus difficile pour me concentrer. J'avais apprécié dans le premier volume la découverte de la personnalité de Jean-Jacques Rousseau, la construction de sa personnalité, mais avec le tome 2, je trouve qu'il évolue vers davantage de paranoïa, sans que je puisse me rendre compte si elle est vraiment justifiée.
    Il est victime de la trahison de ses amis, de calomnies, de médisances. Il cherche donc continuellement à se justifier, en rétablissant l'exactitude, à ses yeux, de certains faits.
    Ses écrits, comme Le Contrat social, ou l'Emile, sont prétextes à de nouvelles persécutions, plus sérieuses. Menacé d'arrestation, il doit fuir à l'étranger. Une succession de refuges s'enchaîne, dont une petite île près de Neuchâtel. Il la décrira longuement dans Les rêveries d'un promeneur solitaire. Il va poursuivre sa vie vagabonde en Angleterre, près de Hume (avec qui il va finir par se fâcher), puis de retour en France, à proximité de Gisors, puis de Lyon, puis retour sur Paris. L'émulation intellectuelle de la capitale lui convient. Mais la lecture publique de ses Confessions dans des salons littéraires et mondains entraine une nouvelle interdiction de publication. Les philosophes craignent des révélations qui nuiraient à leur réputation.
    Le T2 sera finalement publié à titre posthume.
    J'ajoute quelques précisions après des recherches et des lectures complémentaires:
    Le genre des ''mémoires'' s'inscrit dans l'Histoire, mais chez Rousseau, l'objet des Confessions n'est plus l'extérieur mais l'être intérieur en privilégiant le regard introspectif, la description du moi, saisissant ses mouvements les plus intimes. ''Je puis faire des omissions dans les faits (...) mais je ne puis me tromper sur ce que j'ai senti ni sur ce que mes sentiments m'ont fait faire''. Et cet écrit à valeur de bilan, puisqu'il est écrit lorsque sa vie est derrière lui. c'est une enquête de l'auteur sur lui-même.
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    • Livres 2.00/5
    Par Iansougourmer, le 07 mars 2013

    Iansougourmer
    Que dire des Confessions, si ce n'est que ce livre ne m'a procuré qu'un ennui considérable ?
    Ce que je vais dire énervera sans doute les fervents admirateurs de Rousseau. Je tiens à préciser que je fais juste part de ma modeste opinion personnelle !
    Rousseau, dans un des élans lyriques qui semblent caractéristiques à cet auteur, affirme en ce début de livre faire une entreprise inédite et majeure, avec une pompe et une certitude impressionnantes. Las ! Quelle déception ! Les premiers tomes sont d'un ennui sans bornes ! Rousseau se met en tête de nous raconter son enfance puis sa jeunesse avec moultes anecdotes, toutes plus plates les unes que les autres ! Au final, submergé par l'ennui, j'ai lâchement abandonné ma lecture à la fin du du troisième livre... Peut être ai-je agi trop rapidement ?
    En tout cas, le récit de Rousseau n'a pas retenu mon intérêt, tout au plus je reconnais le style brillant de l'auteur, qui fait de lui un grand homme de lettres.

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    • Livres 2.00/5
    Par TCHITAT92, le 02 juillet 2014

    TCHITAT92
    Que de souvenir avec l'Ami Rousseau! Encore que je n'aie guère fraternisé avec lui que par devoir, au sens propre du terme, puisqu'il était au programme du Bac français!
    Qu'en dire?! L'écriture elle-même n'est pas désagréable, ce qui m'a déplu, c'est l'homme, en fait : je l'ai trouvé geignard, égocentrique, suffisant,... J'ai apprécié le penseur, l'écrivain, mais je n'ai pas du tout apprécié la personnalité de l'homme, ses jérémiades, sa conduite avec ses enfants, sa manière de mener ses amours.... mais c'est sans doute la femme, mère de famille, qui parle...
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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 09 février 2012

    olivberne
    Certains diront que raconter sa vie, ça n'a aucun intérêt, encore moins de la lire. Rousseau a montré, en "créanté l'autobiographie, que lire la vie d'un autre, cela permettait de se poser des questions sur soi-même. Dans ses Confessions, on ne s'ennuie pas, il y a des événements simples mais surprenants. On lit avec plaisir, on s'amuse, parfois on le trouve bien mièvre ou benet. C'est un passage obligatoire pour comprendre l'autobiographie et Rousseau.
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Citations et extraits

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  • Par ladyoga, le 15 septembre 2013

    Ici commence le court bonheur de ma vie ; ici viennent les paisibles mais rapides moments qui m’ont donné le droit de dire que j’ai vécu. Moments précieux et si regrettés ! ah ! recommencez pour moi votre aimable cours ; coulez plus lentement dans mon souvenir, s’il est possible, que vous ne fîtes réellement dans votre fugitive succession. Comment ferai-je pour prolonger à mon gré ce récit si touchant et si simple, pour redire toujours les mêmes choses, et n’ennuyer pas plus mes lecteurs en les répétant, que je ne m’ennuyais moi-même en les recommençant sans cesse ? Encore si tout cela consistait en faits, en actions, en paroles, je pourrais le décrire et le rendre en quelque façon ; mais comment dire ce qui n’était ni dit ni fait, ni pensé même, mais goûté, mais senti, sans que je puisse énoncer d’autre objet de mon bonheur que ce sentiment même ? Je me levais avec le soleil, et j’étais heureux ; je me promenais, et j’étais heureux ; je voyais maman, et j’étais heureux ; je la quittais, et j’étais heureux ; je parcourais les bois, les coteaux, j’errais dans les vallons, je lisais, j’étais oisif, je travaillais au jardin, je cueillais les fruits, j’aidais au ménage, et le bonheur me suivait partout : il n’était dans aucune chose assignable, il était tout en moi-même, il ne pouvait me quitter un seul instant.
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  • Par Oumma, le 05 juillet 2010

    je sens mon coeur et je connais les hommes. je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. si je ne vaux pas mieux, au moins suis-je autre...

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  • Par Megh, le 05 avril 2010

    Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l'obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme.

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  • Par Chocapicduo, le 03 août 2012

    A force de querelles, de coups, de lectures dérobées et mal choisies, mon humeur devint taciturne, sauvage ; ma tête commençait à s'altérer, et je vivais en vrai loup-garou. Cependant si mon goût ne me préserva pas des livres plats et fades, mon bonheur me préserva des livres obscènes et licencieux : non que la Tribu, femme à tous égards très accommodante, se fît un scrupule de m'en prêter. Mais pour les faire valoir, elle me les nommait avec un air de mystère qui me forçait précisément à les refuser, tant par dégoût que par honte ; et le hasard seconda si bien mon humeur pudique, que j'avais plus de trente ans avant que j'eusse jeté les yeux sur aucun de ces dangereux livres qu'une belle dame de par le monde trouve incommode, en ce qu'on ne peut, dit-elle, les lire que d'une main.
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  • Par Heafoa, le 28 août 2012

    Tressaillir, pousser un cri, m'élancer à la place qu'elle m'avait marquée ne fut pour moi qu'une même chose: mais ce qu'on aurait peine à croire est que dans cet état je n'osai rien entreprendre au delà, ni dire un seul mot, ni lever les yeux sur elle, ni la toucher même, dans une attitude aussi contrainte, pour m'appuyer un instant sur ses genoux. J'étais muet, immobile, mais non pas tranquille assurément: tout marquait en moi l'agitation, la joie, la reconnaissance, les ardents désirs incertains dans leur objet, et contenus par la frayeur de déplaire, sur laquelle mon jeune cœur ne pouvait se rassurer.
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