> Gérard Mairet (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253067245
Éditeur : Le Livre de Poche (1996)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.44/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Qu'y a-t-il de naturel en l'homme ? Jean-Jacques Rousseau, dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, publié en 1755, imagine l'humanité dans sa condition primitive, à une époque où elle ne ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par Aela, le 16 février 2011

    Aela
    En 1753, l'Académie de Dijon met au concours le problème suivant :"Quelle est l'origine de l'inégalité des conditions parmi les hommes?" Rousseau reconstitue l'histoire humaine pour identifier le moment fatal, celui où les hommes abandonnent l'état de nature et découvrent la vie en société.
    Il nous dresse le portrait de l'homme "originel" (le "bon sauvage") qui vit en symbiose avec la nature, et qui va être pris par la spirale infernale de l'agriculture, la métallurgie ensuite; Ces deux étapes dans le développement de l'homme vont attiser les passions et la violence, de même que l'instinct de propriété d'où découlent les inégalités.
    Pour Rousseau, l'homme moderne est donc vitime du perfectionnement de ses facultés et des progrès de la vie en société.
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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 11 août 2011

    AmandineMM
    J'ai trouvé intéressant de lire ce discours dont on entend certainement tous parler un jour et dont on lit souvent des extraits, mais rarement l'entièreté. Il est divisé en deux parties: dans la première, il développe longuement sa vision de l'homme naturel/primitif et dans la seconde, il explique comment cet homme est devenu l'homme civilisé de son époque (et aussi de la nôtre). J'ai préféré cette dernière partie, car moins "parasitée" par une série de notes de bas de page ajoutées par Rousseau ultérieurement lorsque son système était mieux établi (il justifie par des citations ce qu'il explique et réfute les critiques qu'on a pu lui faire. C'est intéressant, mais certaines notes sont si longues que j'en perdais le fil de ma lecture) et car comportant une certaine vision historique qui ne manque pas d'intérêt et me semble assez plausible.
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Citations et extraits

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  • Par grisette, le 08 juin 2010

    Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu’ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou à embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique ; en un mot tant qu’ils ne s’appliquèrent qu’à des ouvrages qu’un seul pouvait faire, et qu’à des arts qui n’avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons, et heureux autant qu’ils pouvaient l’être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d’un commerce indépendant : mais dès l’instant qu’un homme eut besoin du secours d’un autre ; dès qu’on s’aperçut qu’il était utile à un seul d’avoir des provisions pour deux, l’égalité disparut, la propriété s’introduisit, le travail devint nécessaire, et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu’il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l’esclavage et la misère germer et croître avec les moissons.

    La métallurgie et l’agriculture furent les deux arts dont l’invention produisit cette grande révolution. Pour le poète, c’est l’or et l’argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes, et perdu le genre humain ; aussi l’un et l’autre étaient-ils inconnus aux sauvages de l’Amérique qui pour cela sont toujours demeurés tels ; les autres peuples semblent même être restés barbares tant qu’ils ont pratiqué l’un de ces arts sans l’autre ; et l’une des meilleures raisons peut-être pourquoi l’Europe a été, sinon plus tôt, du moins plus constamment, et mieux policée que les autres parties du monde, c’est qu’elle est à la fois la plus abondante en fer et la plus fertile en blé.
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  • Par hema6, le 14 février 2011

    Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux en comblant le fossé, eût crié à ses semblables ; Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne.
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  • Par hema6, le 15 février 2011

    A force de voir, on ne peut plus se passer de voir encore. Un sentiment tendre et doux s'insinue dans l'âme, et par la moindre opposition devient une fureur impétueuse : la jalousie s'éveille avec l'amour ; la discorde triomphe et la plus douce des passions reçoit des sacrifices de sang humain.
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  • Par hema6, le 15 février 2011

    L'amour de soi-même est un sentiment naturel qui porte tout animal à veiller à sa propre conservation et qui dirigé dans l'homme par la raison et modifié par la pitié, produit l'humanité et la vertu.
    L'amour propre n'est qu'un sentiment relatif, factice et né dans la société, qui porte chaque individu à faire plus de cas de soi que de tout autre, qui inspire aux hommes tous les maux qu'ils se font mutuellement et qui est la véritable source de l'honneur.
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  • Par hema6, le 14 février 2011

    Je remarque avec un plaisir mêlé d'étonnement et de respect combien ils ont horreur pour les affreuses maximes de ces hommes sacrés et barbares dont l'Histoire fournit plus d'un exemple, et qui, pour soutenir les prétendus droits de Dieu, c'est à dire leurs intérêts étaient d'autant moins avares du sang humain qu'ils se flattaient que le leur serait toujours respecté.
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La chronique de Gérard Collard - Rousseau la comédie des masques
Gérard Collard vous parle aujourd'hui du livre de Olivier Marchal "Rousseau, la comédie des masques" aux éditions Télémaque. Un moyen de découvrir cet écrivain philosophe du XVIIIè siècle sous un autre jour... Un livre que notre libraire-chroniqueur a dévoré... Regardez... La présentation du livre "Rousseau, la comédie des masques" par l'éditeur : Monstre d'égoïsme, misanthrope maladivement paranoïaque, capable d'abandonner sans remords plusieurs de ses enfants... Jean-Jacques ROUSSEAU est aujourd'hui encore sous le coup d'un jugement sans appel sur ses mœurs et sa personnalité. En nous plongeant au cœur bouillonnant de la vie mondaine du XVIIIe siècle, de l'intimité amoureuse et psychologique de ses figures les plus célèbres, Olivier Marchal propose un portrait radicalement nouveau, plus attachant et nuancé, de l'auteur des "Confessions". Alors que ses amis Encyclopédistes lui prédisent un avenir glorieux, Rousseau décide inexplicablement de tourner le dos à son destin. Est-il le jouet de sa propre manipulation ou la victime d'implacables adversaires de l'ombre ? Riche de détails méconnus, souvent puisés dans les écrits mêmes de Jean-Jacques ou de ses contemporains, cette évocation ressuscite Diderot, Thérèse Levasseur, Grimm, d'Alembert, Louise d'Epinay, Madame Dupin, la comtesse d'Houdetot ou Voltaire... Tous acteurs d'une troublante "Comédie des masques", ils semblent prisonniers de leurs personnages et des soubresauts d'un monde finissant, bouleversé par les visions <b>...</b>











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