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ISBN : 2290075329
Éditeur : J'ai Lu (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.56/5 (sur 171 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Paru en 1755, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes peut être considéré comme la matrice de l'oeuvre morale et politique de Rousseau : il y affirme sa stature de philosophe, l'originalité de sa voix, la force de son "système".
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LeMalouin, le 21 mai 2014

    LeMalouin
    L'introduction nous explique la fable qui a abouti à la création de la souveraineté raconté en premier par Hobbes ;
    A l'état de nature les hommes entre-tuent comme ils entre-tuent les bêtes : pour survivre.
    Un jour ils prennent conscience du danger vital que représente pour eux ce fonctionnement du plus fort qui mange le plus faible (car on trouve toujours plus fort que soi) et ils décident donc de déléguer cette force à un souverain et ses représentants dans le cadre d'une république.
    Cet instant est l'instant du contrat fondateur.
    Spinoza voit dans ce contrat non pas un consensus mais un rapport de force ou de puissance.
    Le « problème » de la souveraineté est comment le souverain doit ou peut exercer son autorité.
    C'est par le consentement que la philosophie du droit naturel fonde la légitimité du droit à gouverner.
    Pour Pufendorf, c'est un contrat réciproque double qui unit le peuple au souverain (différence avec Hobbes pour qui il n'y a qu'un contrat simple : le souverain n'a pas de contrat avec le peuple).
    Pour lui c'est indispensable car la multitude ne pourrait se gouverner.
    Pour Spinoza la souveraineté n'est pas perpétuel : le pouvoir peut-être repris…
    La vision de Rousseau qui veut une démocratie : c'est le peuple qui décide au sein d'une souveraineté : un souverain à qui l'on s'aliène est une vision utopique.
    L'introduction conclue que la démocratie chez Rousseau est l'habillage populaire de la souveraineté.
    Pour Gérard Maret la démocratie : c'est-à-dire le droit naturel avec la conservation de puissance des individus (ébauché par Spinoza mais qui n'a pu sortir du schéma souverainiste) est à inventer.

    Discours sur l'art et les sciences :
    Première partie :
    J-J commence par dire qu'il regrette de s'être fait connaître par ce qu'il juge un petit texte.
    Ce texte qui a obtenu le premier prix de l'académie de Dijon.
    Il dit également que par ce discours, il ne va pas se faire que des amis.
    Après la barbarie, les lettres et les sciences nous sont arrivés de ces stupides de Musulman dit l'auteur.
    L'état est une nécessité, les lettres et les sciences sont l'écrin qui permet de le supporter (je résume ce que je comprends).
    L'idée de J-J c'est que le progrès : prenons les plats préparés nous rendent dépendant par rapport à notre nature qui était de chasser.
    L'art (de la politesse) cache de fausses vertus selon J-J.
    La société bien polie uniformise les caractères et les comportements, seul des situations exceptionnels font sortir de ses gonds l'homme civilisé : on connait alors (mais trop tard !) à qui on a affaire.
    C'est en fait une charge contre le matérialisme qui corrompt ou en tous les cas qui n'est pas l'essentiel.
    J-J cite quantité de civilisation qui selon lui on périt de trop savoir…
    Et inversement cite les indiens d'Amérique comme exemple de peuple non corrompu par le progrès.
    J-J cite Socrate qui vante l'ignorance…
    J-J trouvait déjà à l'époque qu'on nous inondait de livre : heureusement qu'il n'a pas connu la rentrée littéraire de Septembre.
    Il vaut mieux pratiquer la vertu que l'étudier.
    Et quoi sciences et vertu seraient incompatibles ?
    Ça dépend ce que l'on entend par sciences dit J-J.
    Deuxième partie :
    J-J commence par dire que chaque science est née de nos vices :
    L'astrologie : la superstition…
    L'éloquence de l'ambition
    La physique : d'une vaine curiosité
    La géométrie de l'avarice…
    Parfois agaçant, parfois terriblement actuel : « Que deviendra la vertu, quand il faudra s'enrichir à quelque prix que ce soit…
    Il dénonce l'argent roi, la politique faite par des banquiers…
    Les artistes veulent la célébrité plutôt que la postérité…
    On préfère les beaux discours aux belles actions.
    Les enfants passent trop de temps à se pervertir en regardant les œuvres d'art (aujourd'hui ceux sont les écrans…Que dirait mon Jean-Jacques si y voyait des gosses de trois ans s'abrutir à longueur de temps sur leur tablette ?)
    Pour lui des génies comme Descartes et Newton n'ont pas besoin de précepteurs.
    J-J pense que le seul avantage des livres c'est que les générations futurs verront à quel point les sciences ont fait plus de mal que de bien…
    J-J met Hobbes et Spinoza dans le même sac ce qui est une erreur d'après Gégé.
    Les savants ne devraient pas être trop nombreux, seulement les meilleurs ils éclaireraient le souverain qui œuvrerait pour la félicité de son peuple…
    Sacré J-J toujours aussi idéaliste !
    Restons à notre place, rentrons en nous-même.
    Sachons bien faire plutôt que bien dire.
    A la république de Genève :
    J-J dresse la société idéale.
    Et cette société est celle de Genève.
    J-J rappelle que ceux sont les lois qui créent la liberté.
    Qu'un peuple a besoin de magistrat dont il a confiance.
    « Il est difficile qu'une éducation dont le cœur se mêle reste perdue pour toujours.»

    Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes
    Préface
    J-J explique que pour comprendre les inégalités, il faut d'abord comprendre l'homme et que cela n'est pas chose aisée.
    En effet depuis son état de nature, celui-ci a beaucoup changé.
    Paradoxalement plus on étudie l'homme et moins on le connait.
    J-J dit qu'il y a deux inégalités : celle qui est naturelle dû à l'âge, à la force de chacun…
    Et l'autre politique ou morale qui est autorisée par le consentement des hommes.
    La question est donc pourquoi l'homme fort a accepté de se soumettre au plus faible.
    En oubliant la religion et en se voulant universel, J-J va dérouler l'histoire de l'humanité de l'homme naturel à aujourd'hui en se posant la question où aurions-nous du nous arrêter ?
    Première partie :
    Il ne s'agit pas d'une étude anthromorphopologique.
    L'homme naturel à l'instinct de tous les animaux et n'est pas trop difficile niveau bouffe : il s'en sort donc très bien.
    La nature comme la loi de Sparte fait bien les choses : les robustes survivent et les autre périssent…
    Pour J-J c'est la civilisation qui rend les hommes malades alors qu'avec la vie au grand air on n'est jamais malade (sauf de vieillesse).
    L'animal n'a pas la liberté de s'écarter de son instinct au risque parfois de sa survie, l'homme lui s'en écarte volontiers ce qui met aussi en péril sa survie !
    Autre différence : l'homme peut se perfectionner…
    L'agriculture ne peut se développer à l'état de nature : qui voudrait se fatiguer à cultiver quelque chose dont il ne bénéficiera pas ?
    De même l'art de penser n'est pas naturel : élaborer des idées mais pour les dire à qui ?
    Ensuite J-J se pose la question du début du langage.
    Le sauvage ne pense pas à se suicider : qu'on juge où se trouve la vraie misère…
    Hobbes et Rousseau ne sont pas d'accord : J-J pense que le sauvage n'est pas méchant car aucune passion ne l'énerve alors que Hobbes pense qu'il est mauvais ne sachant pas ce que c'est d'être bon…
    Des lois existent dans la nature et notamment la pitié.
    Toute femme est bonne pour le sauvage.
    C'est parce qu'on s'est compliqué la vie sur ce sujet la aussi qu'il y a des heurts entre les hommes.
    La perfectibilité, les vertus sociales et autres qualités auraient très bien pu ne jamais se développer si l'homme était resté à l'état sauvage.
    Dans la deuxième partie J-J va expliquer les hasards qui ont fait que l'homme a perfectionné sa raison et détérioré l'espèce.et comment l'être sociable est devenu méchant.
    Rousseau est plus singulier que solitaire.
    Les hommes commencent à devenir sédentaires, les techniques s'améliorent et un mal terrible arrive pour J-J : le besoin de propriété.
    Les liens se resserrent, on se fréquente entre cabanes voisines, des sentiments naissent et tout le monde veut de la reconnaissance.
    Ceux qui n'en n'ont pas deviennent mauvais.
    C'est pour Rousseau là qu'il y a confusion : on parle de l'homme sauvage à ce niveau de développement or il n'est déjà plus primitif.
    Selon Locke et ce à quoi souscrit J-J : « il ne saurait y avoir d'injure ou il n'y a point de propriété. »
    Pour J-J c'est l'âge d'or de l'humanité…Outre la propriété c'est la dépendance entre les hommes lorsqu'ils ont commencé à sous-traiter des besoins et donc n'ont plus vécu en total autonomie.
    Ce qui a profondément changé la donne c'est l'invention du fer et la culture du blé : cela crée des richesses et donc des inégalités énormes…
    L'être et le paraître deviennent deux choses différentes.
    Tous les hommes deviennent esclaves les uns des autres.
    Concurrence, rivalité et intérêts opposés apparaissent…Et là ce n'est plus du tout l'âge d'or…
    La richesse c'est comme le loup qui a goûté à la viande et qui ne peut plus s'en passer…
    Comme la vie devenait proprement invivable : on inventa des lois.
    J-J utilise la métaphore de la gangrène : on se coupe un bras (on se prive de certaines libertés) pour conserver ce qui peut encore l'être.
    Ces lois qui donnèrent de nouvelles forces aux riches et de nouvelles entraves aux pauvres.
    La constitution de ces sociétés avec son lot de guerres et de massacres.
    J-J explique ensuite la constitution des lois.
    Dans l'ordre des infractions qui donnent l'idée des lois et les magistrats ensuite que font respecter la loi.
    Les hommes ont choisi de se faire diriger non par amour pour la servitude mais pour se faire protéger.
    L'homme sauvage préfère une orageuse liberté à assujettissement tranquille.
    On ne peut comparer la bienveillance paternelle avec l'autorité d'un chef d'état.
    Les chefs furent légitimés par Dieu.
    Ils devaient être irrévocables sinon ce n'est pas viable.
    Le problème c'est que si les premiers étaient légitimes les autres prenaient ensuite le pouvoir comme un dû.
    Une personne qui gouverne c'est une monarchie, plusieurs une aristocratie et si c'est le peuple : une démocratie.
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  • Par Aela, le 16 février 2011

    Aela
    En 1753, l'Académie de Dijon met au concours le problème suivant :"Quelle est l'origine de l'inégalité des conditions parmi les hommes?" Rousseau reconstitue l'histoire humaine pour identifier le moment fatal, celui où les hommes abandonnent l'état de nature et découvrent la vie en société.
    Il nous dresse le portrait de l'homme "originel" (le "bon sauvage") qui vit en symbiose avec la nature, et qui va être pris par la spirale infernale de l'agriculture, la métallurgie ensuite; Ces deux étapes dans le développement de l'homme vont attiser les passions et la violence, de même que l'instinct de propriété d'où découlent les inégalités.
    Pour Rousseau, l'homme moderne est donc vitime du perfectionnement de ses facultés et des progrès de la vie en société.
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    • Livres 3.00/5
    Par Pyrah, le 31 octobre 2013

    Pyrah
    Ce "Discours" a été élaboré suite à une question proposée par l'Académie de Dijon à Jean-Jacques Rousseau, à savoir : quelle est l'origine De l'inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la Loi naturelle.
    Pour y répondre, Rousseau divise son "Discours" en deux parties qu'il accompagne de notes parfois laborieuses, chose qu'il reconnaît non sans humour car il propose au lecteur de ne pas les lire, ce qui n'empêche en rien la compréhension de l'oeuvre.
    Une fois passé l'introduction, les notes, la bibliographie et la chronologie, il ne reste plus qu'une centaine de pages qui compose le vif du sujet. La première partie du "Discours" est centrée sur une comparaison classique entre l'Homme sauvage et l'Homme civilisé, puis entre Homme et Animaux. Rousseau met l'accent sur le fait que l'Homme, par sa capacité à vouloir, peut s'affranchir des principes fixés par la Nature, ce que ne peuvent pas faire les animaux. C'est la seconde partie qui répondra concrètement à la question posée. L'inégalité selon Rousseau, qui est propre au monde civilisé, proviendrait de l'apparition de la propriété et des évolutions qui en découlent. Deux phrases résument parfaitement le Discours, je me permets de les retranscrire tant elles sont significatives : "Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire, ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : Gardez-vous d'écouter cet imposteur : vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne. [...] Il suit de cet exposé que l'inégalité étant presque nulle dans l'État de Nature, tire sa force et son accroissement du développement de nos facultés et des progrès de l'Esprit humain, et devient enfin stable et légitime par l'établissement de la propriété et des Lois."
    En raison de sa faible longueur, le "Discours" sur l'origine et les fondements De l'inégalité parmi les hommes se lit assez rapidement et intéressera toute personne soucieuse d'enrichir sa culture personnelle.

    Lien : http://serial-reader.over-blog.com/2013/10/discours-sur-l-origine-et..
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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 11 août 2011

    AmandineMM
    J'ai trouvé intéressant de lire ce discours dont on entend certainement tous parler un jour et dont on lit souvent des extraits, mais rarement l'entièreté. Il est divisé en deux parties: dans la première, il développe longuement sa vision de l'homme naturel/primitif et dans la seconde, il explique comment cet homme est devenu l'homme civilisé de son époque (et aussi de la nôtre). J'ai préféré cette dernière partie, car moins "parasitée" par une série de notes de bas de page ajoutées par Rousseau ultérieurement lorsque son système était mieux établi (il justifie par des citations ce qu'il explique et réfute les critiques qu'on a pu lui faire. C'est intéressant, mais certaines notes sont si longues que j'en perdais le fil de ma lecture) et car comportant une certaine vision historique qui ne manque pas d'intérêt et me semble assez plausible.
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  • Par PiertyM, le 03 octobre 2013

    PiertyM
    Un livre facilement abordable avec des raisonnements des analyses qui évoluent progressivement avec syllogismes qui nous permettent par moment d'arriver à la même déduction que l'auteur. Plusieurs pistes ont été exploitées par Jean-Jacques Rousseau afin de parvenir à interpeller notre conscience sur la fausse rupture entre les valeurs des instincts et celle de la raison, la fausse rupture entre le naturel et le social.
    Je me suis plongée dans cet univers de Rousseau, un bon voyage dans la pensée et on comprend mieux à présent ce qu'on ouï dire: Jean-Jacques Rousseau a dit l'homme est bon à l'étape naturel mais seule la société le déprave.
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Citations et extraits

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  • Par grisette, le 08 juin 2010

    Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu’ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou à embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique ; en un mot tant qu’ils ne s’appliquèrent qu’à des ouvrages qu’un seul pouvait faire, et qu’à des arts qui n’avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons, et heureux autant qu’ils pouvaient l’être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d’un commerce indépendant : mais dès l’instant qu’un homme eut besoin du secours d’un autre ; dès qu’on s’aperçut qu’il était utile à un seul d’avoir des provisions pour deux, l’égalité disparut, la propriété s’introduisit, le travail devint nécessaire, et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu’il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l’esclavage et la misère germer et croître avec les moissons.

    La métallurgie et l’agriculture furent les deux arts dont l’invention produisit cette grande révolution. Pour le poète, c’est l’or et l’argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes, et perdu le genre humain ; aussi l’un et l’autre étaient-ils inconnus aux sauvages de l’Amérique qui pour cela sont toujours demeurés tels ; les autres peuples semblent même être restés barbares tant qu’ils ont pratiqué l’un de ces arts sans l’autre ; et l’une des meilleures raisons peut-être pourquoi l’Europe a été, sinon plus tôt, du moins plus constamment, et mieux policée que les autres parties du monde, c’est qu’elle est à la fois la plus abondante en fer et la plus fertile en blé.
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  • Par hema6, le 15 février 2011

    L'amour de soi-même est un sentiment naturel qui porte tout animal à veiller à sa propre conservation et qui dirigé dans l'homme par la raison et modifié par la pitié, produit l'humanité et la vertu.
    L'amour propre n'est qu'un sentiment relatif, factice et né dans la société, qui porte chaque individu à faire plus de cas de soi que de tout autre, qui inspire aux hommes tous les maux qu'ils se font mutuellement et qui est la véritable source de l'honneur.
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  • Par hema6, le 14 février 2011

    Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux en comblant le fossé, eût crié à ses semblables ; Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne.

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  • Par hema6, le 15 février 2011

    A force de voir, on ne peut plus se passer de voir encore. Un sentiment tendre et doux s'insinue dans l'âme, et par la moindre opposition devient une fureur impétueuse : la jalousie s'éveille avec l'amour ; la discorde triomphe et la plus douce des passions reçoit des sacrifices de sang humain.

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  • Par jeanparapluie, le 24 janvier 2014

    Recherchons la premiére source des desordres de la societé, nous trouverons que tous les maux des hommes leur viennent de l'erreur bien plus que de l'ignorance, et que ce que nous ne savons point nous nuit beaucoup moins que ce que nous croyons savoir. Or quel plus sur moyen de courir d'erreurs en erreurs, que la fureur de savoir tout ? Si l'on n'eut prétendu savoir que la terre ne tournoit pas, on n'eut point puni Galilée pour avoir dit qu'elle tournoit. Si les seuls Philosophes en eussent réclamé le titre, l'Encyclopedie n'eut point eu de persécuteurs.
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