> Marie-Anne de Kisch (Traducteur)

ISBN : 2746709678
Éditeur : Autrement (2008)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

A regarder les gens présents, je m'aperçus que parmi eux il n'y avait qu'une seule famille qui n'avait pas perdu d'enfant : les Purdy, qui n'en avaient pas. Les Glasser avaient enterré leur bébé le matin même. Et je vis dans les ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    Il était temps que je me remette à un vrai grand récit, à une belle fresque familiale car, en suivant dans le temps toute une galerie de personnages, on se rend compte de la profondeur et de la densité d'une histoire.
    Blake Arbukle a 14 ans lorsque commence le roman. Il rentre précipitamment dans le ranch familial où un funeste événement est arrivé : son grand frère, George, a disparu et s'est sans doute noyé dans les eaux tourmentées de la rivière avoisinante. Comme un malheur n'arrive jamais seul, c'est consécutivement que survient la mort de Katie qui plonge un peu plus la famille dans la tourmente. Blake est obligé de rester au ranch pour pourvoir aux tâches qu'accomplissaient George. Car P'pa et M'ma, bien que de fortes personnalités, ne peuvent pas gérer seuls l'entretien du ranch. Il y a les bêtes à sortir, les bouches à nourrir...
    C'est sans compter sur le second frère, Jack, qui loin d'être de tout renfort, est quelqu'un d'ombrageux, d'instable, sur qui on peut difficilement compter. On garde sur ce personnage un œil méfiant tout au long du récit car on le sent capable du meilleur mais surtout du pire. Il monopolise l'attention, reste bien présent comme pour chiper la vedette au courageux Blake.
    L'histoire couvre la période de 1916 à 1945 et se situe dans le Montana, région qui semble bien aride. C'est donc dans cette partie isolée du monde que l'action se déroule inéluctablement, avec ces paysages qu'on ne peut qu'imaginer. C'est toute une famille qu'on prend plaisir à voir grandir : Blake, à la fin du récit doit avoir une quarantaine d'année. Il y a toute cette évolution, tous ces renversements de situations (Jack l'insaisissable, les deuils, les amours déçus) qui font qu'on suit l'histoire avec avidité. A noter que l'histoire traverse la Grande Dépression et que la famille n'est pas épargnée par la sécheresse et par l'inflation des prix. Cela m'a, sans conteste, rappelé Les raisins de la colère de Steinbeck. Dommage que je n'ai pas noté la page mais Rowland cite d'ailleurs le grand Steinbeck à un moment du récit. J'avais fait le lien de par les descriptions de nature, des petites gens et ai donc été agréablement surprise de retrouver des ingrédients qui me sont chers.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lencreuse, le 19 septembre 2010

    Lencreuse
    Dans la famille Arbuckle, il y a P'pa, M'man et leurs enfants Jack, George, Blake, Bob, Muriel et Katie. La vie au ranch est pénible et chacun aide à son niveau aux travaux pour faire bouillir la marmite. Autour du ranch des Arbuckle, il y a les Grands espaces du Montana : ceux où l'on fait paître les bêtes, où l'on chasse, où surviennent aussi les drames. Comme la mort par noyade de George à l'automne 1916 puis celle foudroyante de Katie à l'été 1917 où moment où l'on vient justement de retrouver le corps de son frère que la rivière a enfin rendu après de longs mois. Et dans ces campagnes d'herbe et de poussière, les voisins parlent et les rumeurs se propagent, comme partout : Jack était avec George lorsqu'il s'est noyé. Que s'est-il passé ? Une question qui va hanter pendant près de trente ans Blake, le narrateur de ce roman-fleuve. Trente ans de vie avec ses mariages, ses morts, ses naissances, ses coups durs et la traversée de la Grande Dépression. Trente ans de labeur et si peu de bonheur, trente ans de dévotion à une terre qui peut se révéler bien ingrate. Pour Blake, ce seront trente ans de « sacrifice » choisi mais parfois bien lourd à porter, trente ans de solitude malgré la vie en famille. Pourtant, en dépit des épreuves, du célibat, des humiliations, Blake sait que sa place est ici, auprès des siens et dans ce ranch.
    Chronique d'une époque, d'une famille et plus encore témoignage de la vie de ces paysans américains, Grands espaces est aussi le portrait d'un homme qui a préféré la terre aux rêves de gloire. Derrière le personnage du sage Blake, Russell Rowland interroge la vie, sondant l'humain à travers les portraits minutieux des portraits des protagonistes. Un livre dense dans lequel j'ai mis un peu de temps à rentrer avant de plonger finalement plutôt agréablement, tantôt oppressée par cette famille taiseuse et ses secrets, tantôt pleine d'empathie pour certains de ses membres et notamment pour la relation complexe de Blake et Rita, sa belle-sœur, amour inaccessible.

    Lien : http://lencreuse.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par livr-esse, le 22 septembre 2010

    livr-esse
    L'histoire :
    Alors qu'il est à l'école à Belle Fourche, Blake apprend la noyade de son frère, Georges. Il prend alors la camionnette postale pour parcourir les kilomètres qui le sépare de sa famille. Outre le chagrin, Blake comprend qu'il ne retournera pas à l'école car le ranch familial va avoir besoin de ses bras. C'est le début d'une vie de labeur, de peines et parfois de joies.
    Au fil des années et des saisons, cette famille de taiseux va s'agrandir. Les frères de Blake et sa soeur vont faire des mariages plus ou moins heureux. Blake, lui, reste seul, dévoué au ranch. le seul sentiment amoureux qu'il ait, est pour Rita la femme de son frère.
    Mon avis :
    On découvre la vie difficile de cette famille qui essaie de vivre grâce à son ranch, et ce malgré la sécheresse ou les intempéries. C'est aussi l'occasion de découvrir leur façon d'appréhender l'isolement, les ranchs étant très éloignés les uns des autres.

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-grands-espaces-57357370.html
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Citations et extraits

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  • Par Melopee, le 11 juin 2011

    A une cinquantaine de mètres de nous, un petit troupeau de moutons s'était rassemblé. Pendant un petit moment, ils broutèrent l'herbe qui poussait à leurs pieds, puis ils nous observèrent. Et soudain, comme si l'un d'entre eux avait senti la mort et l'avait signalée aux autres, ils prirent la fuite, tous ensemble, leurs arrière-trains laineux bondissant, chacun à son rythme. Après cela, nous ne fûmes plus entourés que de calme, d'un silence à peine rompu par la stridulation presque inaudible des sauterelles. Le banc des nuages qui était apparu vers midi était maintenant juste au-dessus de nous et n'en bougeait pas. Le fond de l'air était un peu plus frais, comme s'il risquait de pleuvoir.
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