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ISBN : 2070349101
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 271 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Mimimelie, le 30 mai 2013

    Mimimelie
    Je en suis pas en général adepte de thrillers et, voyant que ce livre est classé dans le genre, je me suis surprise en l'appréciant... en fait, l'intrigue en m'a pas paru trépidante, ni même passionnante, en tout cas avec le recul pas du style que je me faisais d'un thriller... Bref, ce qui m'a intéressée en fait ce sont davantage les questions qui sont soulevées ici, sur le devenir de l'humanité. J'avoue bien humblement que jusqu'à cette lecture, je en m'étais guère posée cette question de l'écologie radicale et que ce fut pour moi un peu un coup de massue, eh oui cela arrive à tout âge ! Ceci dit je m'en serais bien passée, non pas que j'aspire à mourir idiote mais bon... croire qu'on a touché le fond et se rendre compte qu'on en est encore loin n'est jamais fort plaisant.
    Il me semble toutefois que la question de la surpopulation aurait pu être davantage développée, de même que les catastrophes qui risquent d'en découler, comme par exemple celle d'une fracture définitive entre riches et pauvres, problème de la faim... mais surtout aurait pu dessiner les alternatives possibles aux solutions radicales. Mais évidemment, ceci n'est pas un essai, mais un thriller j'avais oublié...
    Il n'en laisse pas moins planer une issue néfaste en forme d'une terrible question : Que (qui ?) doit-on sauver ? Au final il m'a laissée plus inquiète que je ne l'étais (pauvre petite mamie qui s'accrochait encore à quelques illusions).
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    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 04 avril 2012

    100choses
    Ce livre, de par son thème, m'attirait depuis quelques années sans que je n'aie l'occasion de pouvoir le lire. Alors quand il m'a littéralement sauté dans les mains lors de mon dernier passage chez le bouquiniste, je n'ai pas eu le courage de le reposer. Et j'ai fort bien fait, car bien que d'abord un peu impressionnée par ses près de 800 pages, je l'ai finalement dévoré en un tout petit peu plus de deux jours, comme je l'évoquais dans mon dernier TTT. Et non seulement je l'ai dévoré, mais en plus ce fut un immense coup de cœur ! Je vais essayer de vous expliquer tout cela de la façon la plus ordonnée et concise possible, mais je ne garantis rien…
    J'ai tout de suite été captivée par ce roman d'aventure et d'espionnage, mâtiné de thriller, au rythme bien particulier. En effet, malgré quelques poussées d'adrénaline lors de certaines scènes et une tension permanente palpable, on n'a pas vraiment faire à un roman haletant. L'auteur prend le temps de poser descriptions, explications et réflexions. Et pourtant tous ces passages ne font pas vraiment office de digressions. Ils sont parfaitement équilibrés et ont tout à fait leur place dans le roman, le rendant plus crédible, réaliste, plus profond aussi. Si le lecteur se laisse sans peine embarquer par le côté rocambolesque de l'aventure, il est aussi amené à réfléchir aux questions posées par les personnages crées par Jean-Christophe Rufin.
    En effet, il pousse à l'extrême, jusqu'à l'absurde même, les raisonnements de certains écologistes et montre la vanité des actions de certains autres. J'ai trouvé cela très intéressant car cela implique réellement le lecteur et rejoint certaines réflexions que j'avais ébauchées à une époque où je m'étais rapprochée de certains mouvements de ce type, avant de bien vite fuir pour certaines des raisons évoquées dans le livre…Cela est fait avec beaucoup de subtilité, de réalisme (à tel point que l'absurdité de l'extrémisme évoqué ne semble pas si irréaliste que cela…) et bien sûr tout le monde n'est pas mis dans le même panier ; cela-dit certains risquent de se reconnaitre dans certains portraits et pourraient ne pas très bien le prendre…
    Et puis, je me suis sentie particulièrement concernée par toutes ces réflexions sur l'évolution de l'homme, de son mode de vie, la question de la transition à l'agriculture…Je n'étais pas toujours d'accord avec le raisonnement mené, mais justement, j'ai réagi, suis allée fouiner dans mes cours pour vérifier quelques trucs, récupérer des références d'articles à consulter…J'étais contente de pouvoir poser un regard un peu critique sur ce livre, parce que c'est toute la force du truc. Sous couvert d'un raisonnement qui semble terriblement logique et impossible à remettre en question, Jean-Christophe Rufin (ou ses personnages ?) arrive à vous convaincre de tout un tas de chose (c'est la même chose quand on lit l'excellent et passionant Guns, Germs and Steel de Jared Diamond : on se dit mais c'est ça, il a tout à fait raison le coco. Son raisonnement fonctionne à merveille, c'est un génie, j'ai enfin compris. On est parfaitement convaincu, et là on va mettre le nez dans ce que d'autres ont écrit, et ils ont des théories totalement opposées et sont tout aussi convaincants !). Les implications ne sont pas toujours forcément dramatiques, hein, mais j'étais contente d'arriver à prendre du recul, ne pas réussir à me laisser « embobiner » par les belles démonstrations.
    Toute l'intelligence de Jean-Christophe Rufin est de faire passer ce qui aurait pu être une indigeste leçon, au moyen d'un roman d'espionnage sur fond de complot mondial. On sait dès le début que tout est plus compliqué qu'il n'y parait et que cette libération d'animaux voués à la vivisection n'est qu'une façade pour quelque chose de beaucoup plus important. Ce sont des thèmes auxquels je suis incapable de résister. Jusqu'à 12-13 ans, je rêvais de devenir agent secret (c'est la faute à Mickey Mystère, à Fantômette et aux hors-séries « spécial espion » d'Astrapi, si vous voulez tout savoir-à mon cerveau passablement dérangé aussi, sans doute- !), et je m'entrainais chaque jour dans ce but. J'ai certes fini par mettre ce projet de côté, mais j'ai gardé un goût prononcé pour ce genre de cadres. Alors, forcément, j'ai adoré tourner frénétiquement les pages de mon bouquin pour suivre les péripéties de nos deux héros, avec leur lots de secrets, couvertures, filatures et j'en passe…On ressent leur excitation et ça donne diablement envie de vivre quelque chose de semblable ! Et puis, ça n'a beau être que de la fiction, j'adore ce sentiment de faire partie du petit groupe de « ceux qui savent », qui savent ce qui se trame en réalité dans le monde, comment une catastrophe mondiale a été évitée et étouffée. Je trouve ça follement excitant !!!
    Du côté du style, j'avoue avoir eu une légère frayeur en découvrant que l'auteur avait obtenu le prix Goncourt pour un autre de ses ouvrages…J'avais peur de tomber sur un truc hyper surfait et ampoulé. Et bien pas du tout : Jean-Christophe Rufin écrit super bien, c'est une évidence, mais justement la meilleure preuve c'est que sa plume est hyper fluide. Pas un instant on bute ou accroche. Pas un mot de trop, pas une hésitation, pas une répétition. Chaque terme est choisi avec une précision extrême, le vocabulaire est riche et toujours employé à bon escient, sans approximation de sens. Il y a aussi beaucoup d'humour (jaune…le plus souvent). Il y a quelques très belles images, mais elles ne sont pas en surnombre. le résultat est fluide, simple, hyper accessible. C'est juste un roman parfaitement bien écrit, et c'est jouissif comme sentiment de le réaliser et de savourer ces pages. Il est intéressant aussi de noter comme Jean-Christophe Rufin adapte légèrement syntaxe et vocabulaire à la nationalité de ses personnages. C'est vraiment très léger, afin de maintenir une cohérence globale, mais c'est intéressant dans la mesure où cela participe à la création de l'identité des personnages.
    Et ceux-ci sont bien souvent hauts en couleur, à commencer par Archie ! Mais en fait c'est toute l'équipe de Providence que j'ai aimé, et j'ai été ravie de découvrir qu'il est possible de la retrouver dans un autre roman : Katiba, que je lirais sans doute. Quant à Juliette, c'est un personnage complexe et intéressant. Au début, je l'ai beaucoup aimé, je me retrouvais dans certains aspects de son caractère et puis elle part tout à coup en vrille. Plus j'avançais, moins je la comprenais, plus sa naïveté, ses décisions m'agaçaient mais plus elle m'intéressait aussi. Son évolution est très intéressante et son parcours plutôt chaotique est finalement porteur d'espoir. Voilà au moins un personnage qui a fini par trouver sa place dans le monde à la dérive (le nôtre) qui nous est décrit.
    Seul la toute dernière partie, au Brésil, m'a un peu moins plu que le reste. Je me suis un poil ennuyée. J'ai trouvé cette dernière partie un poil longuette, et puis une fois tout révélé, il n' y avait plus qu'à attendre le dénouement : l'affrontement final et le « ménage » qui suit. Bien sûr, cela est nécessaire pour « boucler » le livre, mais mon intérêt était un peu retombé. Pour moi, une fois quittée la Suisse, je savais tout ce que je voulais découvrir. Mais c'est toujours plus ou moins le cas, quelles que soient les circonstances (roman, jeu de piste, chasse au trésor…) le cheminement et la résolution sont bien plus intéressants à mes yeux que leur application, le dénouement qui viennent un peu rompre le rythme, faire retomber toute l'excitation accumulée précédemment. C'est pourtant, objectivement, l'occasion de découvrir de superbes descriptions de la réalité de ce pays, de même que l'on avait découvert, entre autres, le Cap Vert et l'Afrique du Sud, précédemment.
    En bref, un roman fascinant, riche, utile ; 750 pages qui se dévorent pratiquement d'une traite et qui me réconcilient avec ce qu'on appelle la “littérature contemporaine” ! Je suis totalement conquise par la plume de Jean-Christophe Rufin et s'il m'arrive à l'avenir de croiser son nom en librairie, nul doute que je m'y arrêterai ! J'espère avoir réussi à faire passer mon enthousiasme pour ce roman (en revanche, pour la concision, c'est pas vraiment ça…) et vous avoir donné envie de le lire !

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2012/04/04/rufin-jean-christophe-le-pa..
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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 10 août 2014

    Bigmammy
    Un roman d'espionnage diablement bien écrit : l'auteur n'usurpe pas son siège à l'Académie française ! Ses multiples vies antérieures (médecin humanitaire, ambassadeur ...) lui permettent aussi d'aborder un sujet qu'il maîtrise, avec la distanciation indispensable à celui qui veut alerter sans ennuyer.
    Le thème de cet ouvrage est la dérive de l'écologie radicale (deep ecology) vers le terrorisme. A partir d'une prémisse logique « l'homme est une espèce parmi d'autres », certains illuminés tirent une conclusion radicale « pour préserver la nature, il faut impérativement réduire la population et surtout celle des pauvres qui polluent l'environnement ».
    En France, les écolos sont plutôt sympathiques, avec leurs injonctions de tri des déchets et leur répulsion pour l'énergie nucléaire, largement tempérée par leurs querelles intestines. Il en est autrement dans d'autres civilisations – en particulier anglo-saxonnes.
    L'histoire imaginée par Jean-Christophe Rufin transporte le lecteur à travers plusieurs continents : on commence en Pologne, avec le « casse » d'un laboratoire de recherche biologique et la libération de quelques animaux servant de tests, puis on s'envole en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, en France et en Suisse et enfin à Rio, au cœur des favelas accrochées aux pentes abruptes du Corcovado.
    Deux couples se traquent : les bons et les méchants. Les premiers tentent de supprimer des millions de pauvres, les autres de les en empêcher. le héros s'appelle Paul, il est originaire de Louisiane et a repris, après son passage dans les services secrets américains, des études de médecine. Il est neurologue (tiens, tiens, comme l'auteur …) dans une clinique ouverte à tous. Il accepte une mission temporaire pour financer sa clinique, et recrute sa coéquipière préférée, Kerry, une superbe femme à la crinière flamboyante, qui se met en congé de sa famille pour cette mission top secrète.
    L'homme à abattre est Ted, un exalté, manipulé en fait par une camarilla d'adeptes de la décroissance, décidés à mettre en œuvre un projet de jeunesse, y compris par le meurtre de masse. Après tout, il y a toujours des illuminés qui finissent par passer à l'action conforme à leurs écrits, comme Hitler après « Mein Kampf ». Malheur à ceux qui ne les prennent pas au sérieux.
    Un roman dense, écrit de façon fluide et claire, faisant surgir des images précises, un style bien rythmé, plein d'humour, un livre qu'on ne lâche pas après l'avoir commencé, un peu naïf sans doute, mais largement documenté, émanant d'un homme qui sait de quoi il parle et est revenu de bien des illusions. Publié il y a 6 ans déjà, mais de plus en plus actuel si on songe à la fièvre Ebola.
    Bref, le bouquin idéal pour l'été pluvieux que nous connaissons en ce moment, et qui, en plus, fait réfléchir aux problèmes de notre planète. Un livre d'espoir dans le génie humain.

    Lien : http://www.bigmammy.fr/archives/2014/08/10/30386856.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Chiwi, le 31 décembre 2012

    Chiwi
    Une jeune militante écolo participe au saccage d'un laboratoire en Pologne pratiquant des expériences sur des animaux et dérobe une fiole dont elle ignore le contenu.
    Deux anciens agents de la CIA sont recrutés par une agence de renseignements privé pour enquêter sur le saccage d'un laboratoire en Pologne. Ils vont alors être en contact de la frange écologiste la plus dure.
     
    En France les écolos sont de gentils gusses qui s'écharpent fréquemment pour désigner leur patron au nom de la démocratie. Dans les pays anglo-saxons les militants écolos sont plus radicaux : la violence fait partie de leur action. Ils peuvent aller jusqu'au meurtre. C'est dans ce monde que Jean Christophe Rufin nous plonge et nous amène à réfléchir sur l'action écologique et ses limites. Doit elle aller jusqu' à détruire l'homme car il détruit la nature ? une autre réflexion est amenée, celle sur la croissance et le développement de la population humaine et de son impact sur la nature. Les populations riches doivent elles réduire leurs consommations et ainsi permettre aux pauvres de rattraper leur retard ? Les pauvres doivent- ils disparaître car il est inenvisageable qu'ils puissent avoir un comportement comme celui des populations riches ?
    Ce sont des sujets d'actualité qui sont abordés dans ce thriller et les questions posées nous permettent de réfléchir sur notre rapport de gens du Nord avec les pays du Sud.
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    • Livres 3.00/5
    Par Vermicelia, le 26 mars 2012

    Vermicelia
    Après avoir découvert cet auteur par la lecture de "Katiba" que j'avais beaucoup aimé, j'ai décidé de pousuivre cette découverte en m'attaquant à ce roman présenté comme un "thriller (genre dont je suis fan) planétaire haletant".
    C'est un roman construit sur une base assez classique du genre par une alternance de chapitres consacrés tantôt aux "gentils" tantôt aux "méchants". le style est fluide et ce roman se lit assez facilement.
    Les personnages sont très bien décrits :
    -dans le camp des "gentils" il y a tout d'abord Paul, ancien agent reconverti médecin qui se laisse convaincre de reprendre du service, moyennant une belle petite récompense financière dont sa clinique a fortement besoin, par Archie, une ancienne connaissance qui a monté sa propre agence de renseignements ; puis arrive Kerry, elle aussi ancien agent, reconvertie mère de famille, dotée d'un charisme d'envergure. Ces deux personnages, dont on sent immédiatement qu'ils sont liés par leur "vie" antérieure d'agent secret mènent l'enquête ensemble.
    -dans l'autre camp il y a Juliette, cette jeune fille au lourd passé, ce personnage enigmatique dont on ne sait guère si elle est vraiment "méchante" ou si sa naïveté l'a entraîné dans une aventure qui la dépasse.
    Les descriptions de paysages, des grands espaces américains aux favelas brésiliennes, sont magnifiques et font rêver.
    Ce roman est très agréable à lire dans son ensemble. Cependant, il manque un peu de rythme ; certains passages sont parfois assez longuets et provoquent un "léger" ennui du lecteur (en tous cas le mien).
    Pour conclure, je dirai que ce roman , loin d'être aussi haletant que promis par la quatrième de couverture, est un assez bon thriller mais sans plus.
    Bref, un roman à lire à l'occasion.
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    Au milieu du village, un petit cours d'eau issu d'une source située un peu plus haut serpentait sur un replat. D'étroits canaux alimentaient des citernes en terre, à côté des maisons. On y puisait l'eau pour les humains et les bêtes. Il ne subsistait évidemment aucune trace du passage du choléra. D'après ce que Paul avait lu, la maladie avait fait neuf malades dans le village et le seul mort de l'épidémie. [...] La nuit était tombée sur le port. Faute de moteurs pour emplir l'air de leur vrombissement, l'espace était occupé par les voix des passants, de lointains accords de guitare venus d'un café voisin et entourant la ville, par les aboiements d'innombrables chiens qui se répondaient de mur en mur à travers les champs. Paul s'étendit sur son lit, déclenchant une cacophonie de ressorts. Une grande tâche jaunâtre, au plafond, témoignait d'une inondation passée. Elle dessinait comme une île avec ses criques, ses caps et même, par ses variations de teinte, ses reliefs. Soudain, Paul se redressa. Une phrase du professeur Champel lui était revenue à la mémoire :
    - Les îles, lui avait-il dit, sont de véritables petits laboratoires.
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  • Par Pavi33, le 20 juin 2012

    Une image m'est venue: celle de deux fils ingrats qui dépouillent leur pauvre mère, la ruinent par leurs caprices. C'est un peu nous avec notre mère-nature,n'est-ce pas? Mais voilà, j'ai imaginé que l'un d'eux se servait de ce qu'il tirait de sa mère pour se rendre autonome, devenir indépendant et riche. L'autre restait brouillon, parasite et misérable. Eh bien, lequel fait le moins de mal à sa mère selon vous? Le riche. Au moins lui s'en va un jour et peut aider sa mère en retour. Le pauvre sera toujours à charge.
    Kerry ne savait pas de quoi elle était excédée: de piétiner les crottes des oies qui jonchaient le sol ou d'entendre ces paraboles écologiques.
    (p:471)
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  • Par Pavi33, le 27 juin 2012

    Elle [Kerry] réfléchit longuement à ce que devait être l'obéissance. Finalement elle parvint à la conclusion qu'Harrow avait raison. La foi n'a rien avoir avec la raison. Quand apparaît un saint-Augustin, c'est que déjà le feu sacré des premiers chrétiens s'est refroidi. Les grands choses ne se font que dans la soumission aveugle, une fois passée la première illumination de la conversion.

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  • Par MClo85, le 10 décembre 2010

    ... Les enfants jouent dehors pieds nus. Ils ne sont pas trop mal nourris. On peut penser que la plupart d'entre eux ne sont pas orphelins. Ils sont seulement pauvres, pauvres à un point que nul ne peut imaginer car leur misère n'est pas le fruit d'un cataclysme, d'une chute, mais leur condition prondes et probablement éternelle....

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  • Par MClo85, le 10 décembre 2010

    En effet. ils n'auraient pas survécus là-bas. Dans les campagnes, il existe un équilibre entre le nombre d'êtres humains et les ressources de la terre. Quand la limite des ressources est atteinte, le nombre des hommes stagne ou diminue. C'est la loi de Malthus. Mais ici, il n'y a plus de loi. Le gouvernement ne peut pas se permettre d'affamer les villes. Alors il les nourrit. Plus rien n'arrête la prolifération des pauvres. Leur taux de fécondité reste énorme.
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