ISBN : 2070349101
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 84 notes) Ajouter à mes livres

Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qu... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (18)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par stefferon, le 17 septembre 2011

    stefferon
    Deux ex-agents secrets qui ont refait chacun leur vie, l'une dans la psychologie, l'autre dans la médecine, reprennent du service pour suivre la piste du cambriolage d'un labo en Pologne. Cette affaire va les mener dans le monde de l'ultra-écologie, le bio-terrorisme.
    Rien de transcendant dans le style, le vocabulaire, beaucoup de clichés dans la syntaxe ou dans l'action et même des erreurs, des redondances.... Bref pas terrible, à part de l'action et deux personnages sympa. Tout cela nous mène à nous poser la question écologique : comment peut-on s'en sortir avec 6 milliards d'humains sur Terre alors qu'elle n'est à priori capable de subvenir aux besoins que de seulement 500 millions........ Les "méchants" "proposent" d'éliminer" purement" et "simplement" les pauvres, en commençant par les favelas de Rio de Janeiro ! Heureusement les gentils sont là pour arrêter juste à temps leur bombe bactériologique. Mais l'auteur soulève le problème et nous laisse digérer ça......

    Comment éviter l'implosion de notre monde ? Quand le citoyen lambda ne réalise pas le problème de la pollution, de notre impact sur la planète ? Pourquoi ferait-il des efforts alors que la Chine, bientôt première puissance mondiale pollue à tout va, ne respecte pas les droits de l'homme, gonfle, gonfle, ne ratifie pas les accords de Kyoto ? Que les JO vont se faire chez eux ? Que tous les pays dits "développés" s'enorgueillissent d'implanter leurs usines chez eux ?
    Ou que la fonderie qui est implantée à côté de mon travail pollue tous les jours ? Que mon travail consiste à créer des appareils qui sont assemblées à 80% par des Chinois (on se bat tous les jours pour garder des "miettes" d'assemblage, de travail en France...)
    Hier j'ai vu les images du Pôle Nord et sa glace qui fonde à vue d'oeil ! N'est-il pas un peu tard ?
    J'ai regardé "Une vérité qui dérange"..... ça dérange c'est sûr mais que faire ?
    J'ai quand même acheté la voiture que je voulais : un 4x4 Toyota Rav4, qui émet 173g de CO2 au km. Elle pollue autant qu'un Monospace (voiture de beaucoup de familles), pollue beaucoup moins qu'une poubelle de 15 ans, qu'un camion, qu'un avion.... Dois-je me priver de partir en vacances en avion (qui pollue) ? Dois-je rouler en micro voiture électrique ? Dois-je aller au travail en vélo, faire 10 km matin et soir avec les enfants ? Quel puis-je faire pour les favelas du Brésil, d'Inde, d'Afrique, de France ?
    Je fais ce que je peux avec mes moyens : recyclage, économie des lumières, de l'eau, don d'argent aux resto du coeur ou à l'abbé Pierre, don de vêtements aux Emmaüs....
    C'est déprimant parce que j'ai l'impression que c'est peine perdue.... Quel monde pour nos enfants ?!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par muet-comme-un-carpe-diem, le 23 juillet 2009

    muet-comme-un-carpe-diem
    Récemment, on attirait notre attention dans les médias sur les élections indiennes moins pour disséquer les enjeux actuels de la politique intérieure de ce pays que pour souligner le nombre impressionnant d'électeurs qui se chiffre en centaines de millions.
    Reliquats journalistiques des vues colonialistes des Européens habitués à ne concevoir les autres parties du globe que comme des masses anonymes et non comme des nations à part entière ayant leur propre civilisation, leur propre regard sur le monde ou premiers jalons pédagogiques simplififiés et forcément simplistes pour habituer la population française à accepter que désormais la gestion des affaires mondiales ne peut plus faire l'impasse sur l'avis des pays émergents ?
    Toujours est-il que la crise financière a obligé bon gré mal gré les dirigeants occidentaux à convoquer non plus un G8 mais un G20 qui inclue des pays tels que la Chine, l'Inde, le Brésil.
    Il est encore trop tôt pour savoir si les élites occidentales échapperont à leurs vieux démons impérialistes qui les rendent si âpres à accaparer les ressources mondiales pour leur seul bénéfice. Quitte à soutenir pour ce faire les pires dictatures au nom de la real politic ou à provoquer des conflits armés pour servir leur intérêt comme ce fut le cas pendant les guerres du golfe qui avaient des reflets d'argent.
    Mais d'ores et déjà, les bouleversements financiers ont vu se développer des discours ambivalents voire douteux sur le fait que si les pays émergents copiaient nos modes de vie, les ressources de la planète n'y suffiraient pas.
    Allons-nous vers une opposition larvée entre les uns et les autres pour s'assurer la main mise sur les terres arables, les gisements de gaz et de pétrole ou bien encore les réserves d'eau potable comme bien des indices le laissent supposer ou au contraire vers une collaboration mondiale pour permettre à tous de vivre dignement ?
    Dans ce contexte il me semble intéressant de relire le parfum d'adam de Jean-Christophe Rufin pour savoir si les postures écologiques ne serviront pas d'alibi pour dénoncer le développement des uns afin de maintenir celui des autres. Comme il l'indique dans sa post-face, on est effectivement en droit de se demander si l'on ne va pas assister à un renouveau délétère du malthusianisme qui se déclinerait sous la forme d'une guerre contre les Pauvres.
    Néanmoins, il faudrait que Jean-Christophe Rufin reprenne sa plume pour commenter comment aujourd'hui les enjeux environnementaux sont foulés aux pieds avec l'établissement de véritables droits de polluer et comment des firmes nucléaires font leurs choux gras de la peur du réchauffement de la planète sans que la question du traitement de leurs déchets soit réglée de façon fiable.
    Les concepts d'utilité sociale et de développement durable, de solidarité et de coopération entre les peuples doivent être dans l'esprit de chacun pour faire la nique aux aspirations des capitalistes de tous horizons qui ne voient pas plus loin que leur porte-feuille et qui n'hésiteront pas une seconde à sacrifier les populations si nous ne nous donnons pas les moyens de construire une alternative politique crédible pour que chacun puisse accéder aux mêmes droits quel que soit son continent.

    Lien : http://muet-comme-un-carpe-diem.over-blog.com/article-30385342.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota
    un bon vieux bouquin comme on les aime, avec de l'action, du suspense, une intrigue joliment menée et qui plus est intéressante, le tout desservi par des personnages crédibles, des détails minutieux, bref, le genre de roman qu'on ne lâche pas facilement tellement on a hâte de savoir la suite.
    En gros, ça commence par le cambriolage d'un laboratoire de recherche, ça nous emmène à travers un peu tous les pays à la recherche d'un espèce d'association qui milite pour exterminer les pauvres (je fais vite, hein!) et ceux qui mènent l'enquête sont employés par une branche parallèle de la CIA, bon c'est un peu compliqué parce que le roman est très dense et très documenté. Faut dire, l'auteur a été médecin et a participé à des opérations secrètes de libération d'otages donc ceci explique cela, il maitrise ces domaines là plutot pas mal. En tout cas c'est très bien. ( mais ça ne se lit qu'une fois)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jacquesdeseingalt, le 04 septembre 2009

    jacquesdeseingalt
    Livre que j'ai lu l'été dernier et que je peux rapprocher de celui décrit dans ce blog "mensonge lobby mediacom" puisque nous suivons deux agents d'une agence de renseignement privés américaine qui enquêtent sur un groupe de radicaux écologiques (écoterrorisme) qui désigne l'espèce humaine comme coupable d'une inéluctable dégradation de la nature, notamment via la surpopulation, à la différence que ce livre est un roman thriller d'aventures.
    Le thème de la surpopulation planétaire me préoccupait beaucoup et je me suis réjouis de le voir clairement ici au centre du livre. L'auteur est très critique envers les malthusiens (politiques prônant la restriction démographique) et semble avoir foi dans l'humanité. Mes doutes n'ont pas été dissipé sur ce sujet car il me semble que la population mondiale explose de manière exponentielle et l'auteur ne propose pas de solutions. Je pense notamment à l'exemple de l'île de Pâques ou de manière générale à la finitude terrestre et des ressources.
    L'auteur est membre de l'académie Française, prix goncourt, médecin et diplomate et je suppose qu'il a lui-même exercé comme agent de la DGSE sous couvert ou en parallèle de ses activités officielles au vu de son parcours sur wikipedia.
    Cette expérience renforce le crédit que le lecteur peut accorder au scénario du livre. Livre de 700 pages que j'ai lu tranquillement sans véritable coupure.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par le-mange-livres, le 16 mars 2011

    le-mange-livres
    Juliette, jeune professeur de lettres, se laisse convaincre par un petit ami de participer à une opération commando pour le compte d'une association écologiste. Elle doit libérer les animaux utilisés à des fins expérimentales dans un laboratoire polonais, et se saisir d'une mystérieuse ampoule dont elle ne connaît pas le contenu. Sommé de remettre ladite ampoule au responsable du mouvement, elle refuse et choisit de mener sa propre enquête pour mettre à jour les véritables logiques de ce qui prend rapidement les traits d'un effrayant complot planétaire.
    Jean-Christophe Rufin nous propose dans le parfum d'adam une plongée sidérante, et peut-être pas si fantasmée que cela, dans l'univers souterrain de l'écologie radicale. Voilà un roman qui a le mérite de poser des questions intéressantes, qui ouvre parfois des portes.
    J'avais été tentée par le roman en voyant une jeune femme, assise en face de moi dans le tram, dévorer avidement le livre sans même prendre garde à ce qui se passait dans son environnement proche. J'avais qui plus est déjà lu Jean-Christophe Rufin, avec son curieux Rouge Brésil, une histoire de la brève expérience de colonisation française au Brésil au XVIe siècle, narrée par un truchement (un interprète). Sans avoir totalement accroché, j'avais trouvé l'expérience intéressante (par exemple le travail sur la langue).
    C'est le livre de vacances parfait. L'auteur nous balade d'un coin à l'autre du globe, on passe à un rythme effréné de la Pologne à l'archipel du Cap-Vert, des réserves indiennes du Colorado aux favelas de Rio. L'aventure est trépidante, c'est sûr, mais peut-être trop. Certes, on admire la culture et l'humanisme de Rufin, ce globe trotter à la carrière brillante, dans l'humanitaire puis la diplomatie (successivement attaché culturel au Brésil, missionné dans les Balkans, ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie). Mais on a parfois l'impression de "zapper" trop souvent dans une aventure à rebondissements un peu prétextes.
    Je n'ai pas été entièrement séduite ; le propos central autour de l'écologie semble un peu écraser le reste, et se fait, à mon sens, au détriment d'autres aspects. Ainsi plusieurs passages me sont apparus naïfs, voire caricaturaux. le côté "seul contre le complot mondial" est un poil agaçant par moments, et les personnages, manquant d'épaisseur, paraissent peu crédibles et pour moi peu attachants.
    Reste que le roman est bien mené, qu'il est sincère et bien documenté. Il est certain que Rufin sait raconter des histoires, et en ce sens, le livre est plaisant. Mais on perd considérablement en poésie dans ce thriller aventureux. Au final, il faut davantage le prendre comme une réflexion philosophique sur les rapports hommes - nature à l'heure de la montée des préoccupations environnementales. Dans l'ensemble, un bon moment de divertissement, donc.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2010/09/le-parfum-dadam-jean-chr..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    Au milieu du village, un petit cours d'eau issu d'une source située un peu plus haut serpentait sur un replat. D'étroits canaux alimentaient des citernes en terre, à côté des maisons. On y puisait l'eau pour les humains et les bêtes. Il ne subsistait évidemment aucune trace du passage du choléra. D'après ce que Paul avait lu, la maladie avait fait neuf malades dans le village et le seul mort de l'épidémie. [...] La nuit était tombée sur le port. Faute de moteurs pour emplir l'air de leur vrombissement, l'espace était occupé par les voix des passants, de lointains accords de guitare venus d'un café voisin et entourant la ville, par les aboiements d'innombrables chiens qui se répondaient de mur en mur à travers les champs. Paul s'étendit sur son lit, déclenchant une cacophonie de ressorts. Une grande tâche jaunâtre, au plafond, témoignait d'une inondation passée. Elle dessinait comme une île avec ses criques, ses caps et même, par ses variations de teinte, ses reliefs. Soudain, Paul se redressa. Une phrase du professeur Champel lui était revenue à la mémoire :
    - Les îles, lui avait-il dit, sont de véritables petits laboratoires.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par MClo85, le 10 décembre 2010

    ... Les enfants jouent dehors pieds nus. Ils ne sont pas trop mal nourris. On peut penser que la plupart d'entre eux ne sont pas orphelins. Ils sont seulement pauvres, pauvres à un point que nul ne peut imaginer car leur misère n'est pas le fruit d'un cataclysme, d'une chute, mais leur condition prondes et probablement éternelle....
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par MClo85, le 10 décembre 2010

    En effet. ils n'auraient pas survécus là-bas. Dans les campagnes, il existe un équilibre entre le nombre d'êtres humains et les ressources de la terre. Quand la limite des ressources est atteinte, le nombre des hommes stagne ou diminue. C'est la loi de Malthus. Mais ici, il n'y a plus de loi. Le gouvernement ne peut pas se permettre d'affamer les villes. Alors il les nourrit. Plus rien n'arrête la prolifération des pauvres. Leur taux de fécondité reste énorme.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par oops, le 27 août 2010

    L’écologie ne devrait pas prendre pour cible le fils riche mais le fils pauvre
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (18)

Videos de Jean-Christophe Rufin

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jean-Christophe Rufin

Jean-Christophe Rufin - Sept histoires qui reviennent de loin .
Jean-Christophe Rufin vous présente son ouvrage "Sept histoires qui reviennent de loin" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/jean-christophe-rufin-sept-histoires-qui-reviennent-loin-9782070134120.html








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le parfum d'Adam par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (179)

> voir plus

Quiz