ISBN : 2070349101
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.35/5 (sur 105 notes) Ajouter à mes livres

Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 04 avril 2012

    100choses
    Ce livre, de par son thème, m'attirait depuis quelques années sans que je n'aie l'occasion de pouvoir le lire. Alors quand il m'a littéralement sauté dans les mains lors de mon dernier passage chez le bouquiniste, je n'ai pas eu le courage de le reposer. Et j'ai fort bien fait, car bien que d'abord un peu impressionnée par ses près de 800 pages, je l'ai finalement dévoré en un tout petit peu plus de deux jours, comme je l'évoquais dans mon dernier TTT. Et non seulement je l'ai dévoré, mais en plus ce fut un immense coup de cœur ! Je vais essayer de vous expliquer tout cela de la façon la plus ordonnée et concise possible, mais je ne garantis rien…
    J'ai tout de suite été captivée par ce roman d'aventure et d'espionnage, mâtiné de thriller, au rythme bien particulier. En effet, malgré quelques poussées d'adrénaline lors de certaines scènes et une tension permanente palpable, on n'a pas vraiment faire à un roman haletant. L'auteur prend le temps de poser descriptions, explications et réflexions. Et pourtant tous ces passages ne font pas vraiment office de digressions. Ils sont parfaitement équilibrés et ont tout à fait leur place dans le roman, le rendant plus crédible, réaliste, plus profond aussi. Si le lecteur se laisse sans peine embarquer par le côté rocambolesque de l'aventure, il est aussi amené à réfléchir aux questions posées par les personnages crées par Jean-Christophe Rufin.
    En effet, il pousse à l'extrême, jusqu'à l'absurde même, les raisonnements de certains écologistes et montre la vanité des actions de certains autres. J'ai trouvé cela très intéressant car cela implique réellement le lecteur et rejoint certaines réflexions que j'avais ébauchées à une époque où je m'étais rapprochée de certains mouvements de ce type, avant de bien vite fuir pour certaines des raisons évoquées dans le livre…Cela est fait avec beaucoup de subtilité, de réalisme (à tel point que l'absurdité de l'extrémisme évoqué ne semble pas si irréaliste que cela…) et bien sûr tout le monde n'est pas mis dans le même panier ; cela-dit certains risquent de se reconnaitre dans certains portraits et pourraient ne pas très bien le prendre…
    Et puis, je me suis sentie particulièrement concernée par toutes ces réflexions sur l'évolution de l'homme, de son mode de vie, la question de la transition à l'agriculture…Je n'étais pas toujours d'accord avec le raisonnement mené, mais justement, j'ai réagi, suis allée fouiner dans mes cours pour vérifier quelques trucs, récupérer des références d'articles à consulter…J'étais contente de pouvoir poser un regard un peu critique sur ce livre, parce que c'est toute la force du truc. Sous couvert d'un raisonnement qui semble terriblement logique et impossible à remettre en question, Jean-Christophe Rufin (ou ses personnages ?) arrive à vous convaincre de tout un tas de chose (c'est la même chose quand on lit l'excellent et passionant Guns, Germs and Steel de Jared Diamond : on se dit mais c'est ça, il a tout à fait raison le coco. Son raisonnement fonctionne à merveille, c'est un génie, j'ai enfin compris. On est parfaitement convaincu, et là on va mettre le nez dans ce que d'autres ont écrit, et ils ont des théories totalement opposées et sont tout aussi convaincants !). Les implications ne sont pas toujours forcément dramatiques, hein, mais j'étais contente d'arriver à prendre du recul, ne pas réussir à me laisser « embobiner » par les belles démonstrations.
    Toute l'intelligence de Jean-Christophe Rufin est de faire passer ce qui aurait pu être une indigeste leçon, au moyen d'un roman d'espionnage sur fond de complot mondial. On sait dès le début que tout est plus compliqué qu'il n'y parait et que cette libération d'animaux voués à la vivisection n'est qu'une façade pour quelque chose de beaucoup plus important. Ce sont des thèmes auxquels je suis incapable de résister. Jusqu'à 12-13 ans, je rêvais de devenir agent secret (c'est la faute à Mickey Mystère, à Fantômette et aux hors-séries « spécial espion » d'Astrapi, si vous voulez tout savoir-à mon cerveau passablement dérangé aussi, sans doute- !), et je m'entrainais chaque jour dans ce but. J'ai certes fini par mettre ce projet de côté, mais j'ai gardé un goût prononcé pour ce genre de cadres. Alors, forcément, j'ai adoré tourner frénétiquement les pages de mon bouquin pour suivre les péripéties de nos deux héros, avec leur lots de secrets, couvertures, filatures et j'en passe…On ressent leur excitation et ça donne diablement envie de vivre quelque chose de semblable ! Et puis, ça n'a beau être que de la fiction, j'adore ce sentiment de faire partie du petit groupe de « ceux qui savent », qui savent ce qui se trame en réalité dans le monde, comment une catastrophe mondiale a été évitée et étouffée. Je trouve ça follement excitant !!!
    Du côté du style, j'avoue avoir eu une légère frayeur en découvrant que l'auteur avait obtenu le prix Goncourt pour un autre de ses ouvrages…J'avais peur de tomber sur un truc hyper surfait et ampoulé. Et bien pas du tout : Jean-Christophe Rufin écrit super bien, c'est une évidence, mais justement la meilleure preuve c'est que sa plume est hyper fluide. Pas un instant on bute ou accroche. Pas un mot de trop, pas une hésitation, pas une répétition. Chaque terme est choisi avec une précision extrême, le vocabulaire est riche et toujours employé à bon escient, sans approximation de sens. Il y a aussi beaucoup d'humour (jaune…le plus souvent). Il y a quelques très belles images, mais elles ne sont pas en surnombre. le résultat est fluide, simple, hyper accessible. C'est juste un roman parfaitement bien écrit, et c'est jouissif comme sentiment de le réaliser et de savourer ces pages. Il est intéressant aussi de noter comme Jean-Christophe Rufin adapte légèrement syntaxe et vocabulaire à la nationalité de ses personnages. C'est vraiment très léger, afin de maintenir une cohérence globale, mais c'est intéressant dans la mesure où cela participe à la création de l'identité des personnages.
    Et ceux-ci sont bien souvent hauts en couleur, à commencer par Archie ! Mais en fait c'est toute l'équipe de Providence que j'ai aimé, et j'ai été ravie de découvrir qu'il est possible de la retrouver dans un autre roman : katiba, que je lirais sans doute. Quant à Juliette, c'est un personnage complexe et intéressant. Au début, je l'ai beaucoup aimé, je me retrouvais dans certains aspects de son caractère et puis elle part tout à coup en vrille. Plus j'avançais, moins je la comprenais, plus sa naïveté, ses décisions m'agaçaient mais plus elle m'intéressait aussi. Son évolution est très intéressante et son parcours plutôt chaotique est finalement porteur d'espoir. Voilà au moins un personnage qui a fini par trouver sa place dans le monde à la dérive (le nôtre) qui nous est décrit.
    Seul la toute dernière partie, au Brésil, m'a un peu moins plu que le reste. Je me suis un poil ennuyée. J'ai trouvé cette dernière partie un poil longuette, et puis une fois tout révélé, il n' y avait plus qu'à attendre le dénouement : l'affrontement final et le « ménage » qui suit. Bien sûr, cela est nécessaire pour « boucler » le livre, mais mon intérêt était un peu retombé. Pour moi, une fois quittée la Suisse, je savais tout ce que je voulais découvrir. Mais c'est toujours plus ou moins le cas, quelles que soient les circonstances (roman, jeu de piste, chasse au trésor…) le cheminement et la résolution sont bien plus intéressants à mes yeux que leur application, le dénouement qui viennent un peu rompre le rythme, faire retomber toute l'excitation accumulée précédemment. C'est pourtant, objectivement, l'occasion de découvrir de superbes descriptions de la réalité de ce pays, de même que l'on avait découvert, entre autres, le Cap Vert et l'Afrique du Sud, précédemment.
    En bref, un roman fascinant, riche, utile ; 750 pages qui se dévorent pratiquement d'une traite et qui me réconcilient avec ce qu'on appelle la “littérature contemporaine” ! Je suis totalement conquise par la plume de Jean-Christophe Rufin et s'il m'arrive à l'avenir de croiser son nom en librairie, nul doute que je m'y arrêterai ! J'espère avoir réussi à faire passer mon enthousiasme pour ce roman (en revanche, pour la concision, c'est pas vraiment ça…) et vous avoir donné envie de le lire !

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2012/04/04/rufin-jean-christop..
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 23 mai 2012

    Ellcrys
    Jean-Christophe Rufin est un des auteurs contemporains que j'aime le plus. Je raffole de ses romans sur fond historique ou ceux qui parle de son travail dans l'humanitaire. J'avais envie, via le challenge Jean-Christophe Rufin que j'organise, de tester le parfum d'adam, présenté comme un thriller.
    J'avoue que même si j'ai apprécié ce gros pavé, il m'a beaucoup moins emballé que ces précédents romans.
    Un cambriolage dans un laboratoire d'expérimentation, Juliette, une jeune écolo libère les animaux séquestrés et dérobe une fiole contenant un mystérieux produit. Elle doit le remettre à un commanditaire.
    Paul est un médecin. Il a ouvert une clinique. Kerry son amie, elle est psy. Tout deux sont des ex-agents de la CIA. Dix avant les faits ce déroulant dans le roman, ils s'étaient promis qu'au besoin, ils reprendraient leur activité d'agent. Aujourd'hui, Archie (leur ancien patron) fait appel à eux, dans le cadre de son agence privé. Paul et Kerry doivent enquêter sur le saccage d'un laboratoire où des animaux étaient capturés et gardés pour des expérimentation.
    Les deux amis se retrouvent à mener l'enquête et iront bien plus loin qu'ils ne se l'imaginaient...
    Avec ce roman, l'auteur nous fait voyager : Suisse, Autrich, Pologne, États-Unis et Brésil. On sent dès le départ que nous allons être balader. du coup, on s'attend à être sans cesse sur les charbons ardents, à l'affût mais par moment, j'avoue avoir trouver l'histoire longue, ennuyeuse. Heureusement, peut de temps après, l'histoire reprenait de plus belle.
    Le personnage qui m'a le plus intéressé a été celui de Juliette. Cette jeune femme naïve change au cours de ce récit, elle évolue, elle est plus réfléchie. C'est un personnage d'une grande richesse très agréable à suivre.
    La relation de Paul et Kerry, ex-amant/partenaire, est assez intrigante. Une tension existe entre eux, ils se cherchent constamment, se fond de l'œil... Mais une fois que l'on prend un de ces personnages seul, je trouve qu'ils ont moins de contenance, moins d'attrait. Ils deviennent plus fade.
    J'ai apprécié découvrir plusieurs pays au court du roman, notamment le Brésil. J'ai aussi beaucoup apprécié cette immersion dans les organisations écologiques. L'écologie est aujourd'hui très présent et voir ce côté-ci de la chose était intéressant.

    En conclusion, même si ce n'est pas mon préféré de l'auteur, j'ai quand même passé un très bon moment avec ce roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par tigrou4145, le 26 mars 2012

    tigrou4145
    Après avoir découvert cet auteur par la lecture de "Katiba" que j'avais beaucoup aimé, j'ai décidé de pousuivre cette découverte en m'attaquant à ce roman présenté comme un "thriller (genre dont je suis fan) planétaire haletant".
    C'est un roman construit sur une base assez classique du genre par une alternance de chapitres consacrés tantôt aux "gentils" tantôt aux "méchants". le style est fluide et ce roman se lit assez facilement.
    Les personnages sont très bien décrits :
    -dans le camp des "gentils" il y a tout d'abord Paul, ancien agent reconverti médecin qui se laisse convaincre de reprendre du service, moyennant une belle petite récompense financière dont sa clinique a fortement besoin, par Archie, une ancienne connaissance qui a monté sa propre agence de renseignements ; puis arrive Kerry, elle aussi ancien agent, reconvertie mère de famille, dotée d'un charisme d'envergure. Ces deux personnages, dont on sent immédiatement qu'ils sont liés par leur "vie" antérieure d'agent secret mènent l'enquête ensemble.
    -dans l'autre camp il y a Juliette, cette jeune fille au lourd passé, ce personnage enigmatique dont on ne sait guère si elle est vraiment "méchante" ou si sa naïveté l'a entraîné dans une aventure qui la dépasse.
    Les descriptions de paysages, des grands espaces américains aux favelas brésiliennes, sont magnifiques et font rêver.
    Ce roman est très agréable à lire dans son ensemble. Cependant, il manque un peu de rythme ; certains passages sont parfois assez longuets et provoquent un "léger" ennui du lecteur (en tous cas le mien).
    Pour conclure, je dirai que ce roman , loin d'être aussi haletant que promis par la quatrième de couverture, est un assez bon thriller mais sans plus.
    Bref, un roman à lire à l'occasion.
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    • Livres 3.00/5
    Par stefferon, le 17 septembre 2011

    stefferon
    Deux ex-agents secrets qui ont refait chacun leur vie, l'une dans la psychologie, l'autre dans la médecine, reprennent du service pour suivre la piste du cambriolage d'un labo en Pologne. Cette affaire va les mener dans le monde de l'ultra-écologie, le bio-terrorisme.
    Rien de transcendant dans le style, le vocabulaire, beaucoup de clichés dans la syntaxe ou dans l'action et même des erreurs, des redondances.... Bref pas terrible, à part de l'action et deux personnages sympa. Tout cela nous mène à nous poser la question écologique : comment peut-on s'en sortir avec 6 milliards d'humains sur Terre alors qu'elle n'est à priori capable de subvenir aux besoins que de seulement 500 millions........ Les "méchants" "proposent" d'éliminer" purement" et "simplement" les pauvres, en commençant par les favelas de Rio de Janeiro ! Heureusement les gentils sont là pour arrêter juste à temps leur bombe bactériologique. Mais l'auteur soulève le problème et nous laisse digérer ça......

    Comment éviter l'implosion de notre monde ? Quand le citoyen lambda ne réalise pas le problème de la pollution, de notre impact sur la planète ? Pourquoi ferait-il des efforts alors que la Chine, bientôt première puissance mondiale pollue à tout va, ne respecte pas les droits de l'homme, gonfle, gonfle, ne ratifie pas les accords de Kyoto ? Que les JO vont se faire chez eux ? Que tous les pays dits "développés" s'enorgueillissent d'implanter leurs usines chez eux ?
    Ou que la fonderie qui est implantée à côté de mon travail pollue tous les jours ? Que mon travail consiste à créer des appareils qui sont assemblées à 80% par des Chinois (on se bat tous les jours pour garder des "miettes" d'assemblage, de travail en France...)
    Hier j'ai vu les images du Pôle Nord et sa glace qui fonde à vue d'oeil ! N'est-il pas un peu tard ?
    J'ai regardé "Une vérité qui dérange"..... ça dérange c'est sûr mais que faire ?
    J'ai quand même acheté la voiture que je voulais : un 4x4 Toyota Rav4, qui émet 173g de CO2 au km. Elle pollue autant qu'un Monospace (voiture de beaucoup de familles), pollue beaucoup moins qu'une poubelle de 15 ans, qu'un camion, qu'un avion.... Dois-je me priver de partir en vacances en avion (qui pollue) ? Dois-je rouler en micro voiture électrique ? Dois-je aller au travail en vélo, faire 10 km matin et soir avec les enfants ? Quel puis-je faire pour les favelas du Brésil, d'Inde, d'Afrique, de France ?
    Je fais ce que je peux avec mes moyens : recyclage, économie des lumières, de l'eau, don d'argent aux resto du coeur ou à l'abbé Pierre, don de vêtements aux Emmaüs....
    C'est déprimant parce que j'ai l'impression que c'est peine perdue.... Quel monde pour nos enfants ?!
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    • Livres 3.00/5
    Par muet-comme-un-carpe-diem, le 23 juillet 2009

    muet-comme-un-carpe-diem
    Récemment, on attirait notre attention dans les médias sur les élections indiennes moins pour disséquer les enjeux actuels de la politique intérieure de ce pays que pour souligner le nombre impressionnant d'électeurs qui se chiffre en centaines de millions.
    Reliquats journalistiques des vues colonialistes des Européens habitués à ne concevoir les autres parties du globe que comme des masses anonymes et non comme des nations à part entière ayant leur propre civilisation, leur propre regard sur le monde ou premiers jalons pédagogiques simplififiés et forcément simplistes pour habituer la population française à accepter que désormais la gestion des affaires mondiales ne peut plus faire l'impasse sur l'avis des pays émergents ?
    Toujours est-il que la crise financière a obligé bon gré mal gré les dirigeants occidentaux à convoquer non plus un G8 mais un G20 qui inclue des pays tels que la Chine, l'Inde, le Brésil.
    Il est encore trop tôt pour savoir si les élites occidentales échapperont à leurs vieux démons impérialistes qui les rendent si âpres à accaparer les ressources mondiales pour leur seul bénéfice. Quitte à soutenir pour ce faire les pires dictatures au nom de la real politic ou à provoquer des conflits armés pour servir leur intérêt comme ce fut le cas pendant les guerres du golfe qui avaient des reflets d'argent.
    Mais d'ores et déjà, les bouleversements financiers ont vu se développer des discours ambivalents voire douteux sur le fait que si les pays émergents copiaient nos modes de vie, les ressources de la planète n'y suffiraient pas.
    Allons-nous vers une opposition larvée entre les uns et les autres pour s'assurer la main mise sur les terres arables, les gisements de gaz et de pétrole ou bien encore les réserves d'eau potable comme bien des indices le laissent supposer ou au contraire vers une collaboration mondiale pour permettre à tous de vivre dignement ?
    Dans ce contexte il me semble intéressant de relire le parfum d'adam de Jean-Christophe Rufin pour savoir si les postures écologiques ne serviront pas d'alibi pour dénoncer le développement des uns afin de maintenir celui des autres. Comme il l'indique dans sa post-face, on est effectivement en droit de se demander si l'on ne va pas assister à un renouveau délétère du malthusianisme qui se déclinerait sous la forme d'une guerre contre les Pauvres.
    Néanmoins, il faudrait que Jean-Christophe Rufin reprenne sa plume pour commenter comment aujourd'hui les enjeux environnementaux sont foulés aux pieds avec l'établissement de véritables droits de polluer et comment des firmes nucléaires font leurs choux gras de la peur du réchauffement de la planète sans que la question du traitement de leurs déchets soit réglée de façon fiable.
    Les concepts d'utilité sociale et de développement durable, de solidarité et de coopération entre les peuples doivent être dans l'esprit de chacun pour faire la nique aux aspirations des capitalistes de tous horizons qui ne voient pas plus loin que leur porte-feuille et qui n'hésiteront pas une seconde à sacrifier les populations si nous ne nous donnons pas les moyens de construire une alternative politique crédible pour que chacun puisse accéder aux mêmes droits quel que soit son continent.

    Lien : http://muet-comme-un-carpe-diem.over-blog.com/article-30385342.html
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    Au milieu du village, un petit cours d'eau issu d'une source située un peu plus haut serpentait sur un replat. D'étroits canaux alimentaient des citernes en terre, à côté des maisons. On y puisait l'eau pour les humains et les bêtes. Il ne subsistait évidemment aucune trace du passage du choléra. D'après ce que Paul avait lu, la maladie avait fait neuf malades dans le village et le seul mort de l'épidémie. [...] La nuit était tombée sur le port. Faute de moteurs pour emplir l'air de leur vrombissement, l'espace était occupé par les voix des passants, de lointains accords de guitare venus d'un café voisin et entourant la ville, par les aboiements d'innombrables chiens qui se répondaient de mur en mur à travers les champs. Paul s'étendit sur son lit, déclenchant une cacophonie de ressorts. Une grande tâche jaunâtre, au plafond, témoignait d'une inondation passée. Elle dessinait comme une île avec ses criques, ses caps et même, par ses variations de teinte, ses reliefs. Soudain, Paul se redressa. Une phrase du professeur Champel lui était revenue à la mémoire :
    - Les îles, lui avait-il dit, sont de véritables petits laboratoires.
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  • Par MClo85, le 10 décembre 2010

    ... Les enfants jouent dehors pieds nus. Ils ne sont pas trop mal nourris. On peut penser que la plupart d'entre eux ne sont pas orphelins. Ils sont seulement pauvres, pauvres à un point que nul ne peut imaginer car leur misère n'est pas le fruit d'un cataclysme, d'une chute, mais leur condition prondes et probablement éternelle....
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  • Par MClo85, le 10 décembre 2010

    En effet. ils n'auraient pas survécus là-bas. Dans les campagnes, il existe un équilibre entre le nombre d'êtres humains et les ressources de la terre. Quand la limite des ressources est atteinte, le nombre des hommes stagne ou diminue. C'est la loi de Malthus. Mais ici, il n'y a plus de loi. Le gouvernement ne peut pas se permettre d'affamer les villes. Alors il les nourrit. Plus rien n'arrête la prolifération des pauvres. Leur taux de fécondité reste énorme.
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  • Par oops, le 27 août 2010

    L’écologie ne devrait pas prendre pour cible le fils riche mais le fils pauvre
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Jean-Christophe Rufin à la librairie Galerne du Havre. Pour la parution de son dernier roman, "Grand Cœur".








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