Par une nuit orageuse, quatre femmes se retrouvent dans le château de la Duchesse de Vaubricourt. Don Juan, qui les a bafouées autrefois, sera jugé et devra réparer ses torts en épousant Angélique, filleule de la duchesse. À la surprise générale, le séducteur mythique a... > voir plus
Dans cette pièce de Théâtre, Eric-Emmanuel Schmitt s'amuse à revisiter le mythe de Don Juan. Ici, le célèbre séducteur prend une dimension humaine alors qu'il tombe vraiment amoureux pour la première fois. Une ombre de nostalgie plane sur ce texte parsemé de bribes savoureuses d'humour. le texte se déguste lentement et c'est à regret qu'on quitte cet univers très particulier.
Si vous aimez le Théâtre, cette version de Don Juan propose une explication réellement pertinente au libertinage de Dom Juan : des personnages féminin souvent perversifiées par leurs désirs et leurs regrets et parmi elles un Dom Juan léger, presque pur dans son insouciance de l'amour.
Un peu déçu malgré la qualité d'écriture et les nombreuses références de ce livre. Ma déception est sur la fin, où on se trouve face à un trop plein d'informations qui nous brouillent le cerveau. Donc, c'est pour cela que je n'est presque rien compris de cette fin si tragique, il m'a fallu lire le résumé dans le livre pour le comprendre. La meilleure partie de ce livre, selon moi, est le début où on s'intègre facilement dans la peau des personnages. L'intrigue en elle-même est une reprise de Dom Juan, donc il n'y a rien à dire sur ce point. Mais l'originalité de l'auteur est qu'il a rajouté des phénomènes de société qui sont d'actualité.
DON JUAN (sarcastique). Eh bien qui es-tu? Je t'écoute.
SGANARELLE. Je suis moi, et cela me va bien, car quand je m'examine, je me trouve toutes les raisons de m'apprécier. La nature a parfois donné plus de finesse à un visage et plus d'élégance à un corps, mais elle m'a donné à moi une physionomie qui inspire la confiance et un physique qui donne de l'attachement. Quant à l'intelligence, j'en sais plus qu'il n'en faut pour être valet, mais point trop pour souffrir de ma condition. Aucun des mystères de l'humanité ne m'est totalement inconnu, et cependant je ne donne pas dans l'obscur et dans l'impénétrable comme vous: lorsque ma tête a bien travaillé, je la repose, je ne la soumet pas à des exercices trop intensifs qui risquerait de la déranger plus que la satisfaire.
Posez vos pioches et vos aiguilles ! Notre monnaie c’est le plaisir ; prenez le, ici, et sans vergogne, ici, maintenant, et encore et encore ! “ Que se passerait-il ? Plus personne pour travailler, pour suer, pour se battre. Des hommes inactifs, vacant à leurs seuls plaisirs. Plus d’enfants légitimes ou illégitimes, mais une joyeuse marmaille avec trente-six mères et cent vingt pères ! Plus de propriété, plus d’héritage, plus de transmission des biens ou privilèges par le sang, car le sang désormais est brouillé, il coule partout, et le sperme aussi. La vie comme un joyeux bordel, mais sans clients, sans maquerelles, avec rien que des filles ! Vous imaginez la pagaille ? Et l’industrie ? Et le commerce ? Et la famille ? Et les fortunes ? Il n’y aurait plus de pauvres, car la richesse ne serait plus d’argent, mais de plaisir, et tout homme est suffisamment bien doté pour connaître le plaisir.
Je ne sais pas ce que je hais le plus du sommeil ou de la veille... Le sommeil parce que je m'y absente... ou la veille parce que je m'y rencontre. (p.40)
Celui que vous aimez vous apparait comme un poisson dans l'eau ou un oiseau dans l'air. Il a passé un pacte avec la terre : il ne se déplace pas, il glisse ; il ne se couche pas, il s'allonge. C'est un ondin sur la terre même.